Archives pour la catégorie viticulture

COMPTE RENDU MEETING DU 17

COMPTE RENDU ATELIERS

Divers ateliers se sont tenus avant le meeting

Voici les premiers compte rendus

ATELIER « AGRICULTURE , ECOLOGIE »

Ce qu’on peut en retenir :

De vifs échanges entre passionné(e )s sur les modes de production !

1) Mais un constat unanime :

Que l’on soit viticulteur sur une exploitation « familiale » dans le Narbonnais , maraicher aux abords de Narbonne ou paysan « écolo »……

Que l’on ait une pratique agricole « classique » , « raisonnée » ou « alternative »….

une question primordiale est celle du revenu (intégrant les couvertures sociales ).

Aujourd’hui , il est difficile de vivre de son exploitation agricole !

Le marché joue sur les prix , sur la concurrence internationale (basée sur le dumping social) , sur la dérèglementation (projet de libéralisation des droits de plantation pour la vigne )…..pour éliminer les paysans , favoriser l’industrialisation de l’agriculture, concentrer les exploitations (alors que de jeunes paysans souhaitant s’installer ont du mal à trouver des terres )….

2) Autre unanimité : quelle ambition donner à notre agriculture ? Répondre aux besoins alimentaires des populations .Refuser qu’elle devienne source de spéculation et de profit au détriment de la santé des populations , du bien-être des paysans , du devenir de la nature…

3) Autre remarque (portée par une syndicaliste de la CGT) : les petits exploitants et les salariés agricoles ont des intérêts convergents …..

La discussion renvoie au programme partagé .Quelques extraits :

« …inverser le processus de concentration de l’agriculture….. »

« …soutenir l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations ,y compris par le biais de réserves foncières , notamment à proximité des villes »

«…. juste rémunération du travail agricole : les pratiques de la grande distribution seront encadrées au moyen de prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximums »

«…. soutien aux filières alternatives labellisées ,vivrières , courtes , de proximité , biologiques… »

«… agir pour l’adoption d’une politique agricole commune ,cohérente avec l’objectif de souveraineté alimentaire , centrant la production sur la réponse aux besoins du marché intérieur plutôt qu’aux échanges sur le marché international sur la base du moins-disant social et environnemental »

«…. mettre en œuvre un plan de transition écologique de l’agriculture… »

(lire les pages 50 , 51 ,52 du programme  « L’Humain d’abord » )

 

ATELIER REINDUSTRIALISATION-TRANSPORTS

Merci à Francis Garaud, Patric Castey, Christophe Garetta, Jacques Goncet et JPierre Mill

La discussion a confirmé le bien fondé d’un atelier liant ces deux problématiques. Une vingtaine de participants, cheminots, comurex…

Ce qu’il ressort de l’atelier : impossible de parler de développement industriel sans aborder d’abord les transports (SNCF, mer, canaux, routier).

Remise en cause de la suppression du wagon unique de fret qui est un coup porté aux futures implantations économiques. (chaque perte d’emploi sncf est une perte d’emploi industriel)

De même, on ne peut pas ignorer les déplacements des salariés et l’offre quasiment inexistante de transport ferroviaire…

Ainsi, à partir de la ligne de Bize,

-                    transport voyageurs dans le sens Bize-Narbonne, près de 300000 personnes dans le secteur,1000 lycées étud + 8000 salariés /jour viennent de ce secteur au volant de leur véhicule (peu de co-voiturage)… Attention à la volonté du Conseil Régional d’acheter la ligne ou de la faire gérer par un privé… OFP ?)

-                    besoin de consolider liaisons fret pour avenir comurex , zone du Truilhas qui apparaît comme étant la zone d’extension à privilégier pour mettre en place de nouvelles implantations d’entreprises (rail-canaux)

-                    Danger pour la comurex de rester isolée sur ce site, que devient le terrain de Total (micron-couleur) ?

La ZAEC de Salles

Débat contradictoire sur la pertinence d’une zone où

-                    il n’y aurait pas de débouché rail donc pas pertinente car que du routier…

-                    une rocade et une sortie d’autoroute, permettraient les liaisons locales et régionales pour transformation de produits agricoles (circuits courts)…

-                    y créer une zone mixte, logement et industriel

Unanimité pour refuser une zone touristique avec des capitaux étrangers ou pas…

Abandon zone St Germain et Zone Ste Louise par Bascou (qui mise tout sur le tourisme et commerce)

-                    sur la première, le logement social serait très faible et il y aurait surtout du commerce et de l’artisanat, la plate forme SNCF étant jetée aux oubliettes…

-                    au moment de la discussion, certains ne partageaient pas notre analyse de voir cette zone vouée aux promoteurs… Depuis, l’indépendant de mercredi reprend les propos de Bascou qui précisent que l’aire pour les voyageurs serait temporaire et que ces terrains sont acquis par des promoteurs (notre analyse dénonçant la volonté du maire de revoir le PLU pour changer la destination de cette zone se précise…).

Sur la difficulté de créer de nouvelles entreprises

Des atouts, le port, le rail, l’autoroute, les canaux, des terres en friche à reconquérir pour des productions agricoles variées dont certaines pourraient être transformées sur place…

Si pas d’investisseurs…

Coopératives d’exploitants agricoles et d’artisans, industriels ? Rôle des collectivités locales, de quels outils se doter ?

Importance d’un pôle financier et bancaire public pour financer ces investissements

La transformation pour l’éco-construction apparaîtrait plus judicieuse sur le secteur de Lézignan, déjà des entreprises et une formation CFA (demander formations complémentaires (du CAP au BTS) pour le lycée polyvalent…

Sur le transport des voyageurs

Pas d’entente entre région-départements-agglo, alors que même couleur politique , ni avec la SNCF, + concurrentiels que complémentaires ! Le SCOT n’a jamais envisagé de cohérence territoriale…

La CGT propose un syndicat départemental mixte des transports (des avantages)

24 mai à 17H états généraux du ferroviaire à Narbonne

Regret qu’il n’y ait pas d’association d’usagers de la SNCF sur Narbonne

Les TAC trains auto-couchettes disparaissent (-25% du trafic) car tarifs prohibitifs (idem pour wagons comurex prix X 4 en 5ans

A suivre…

« Marcelin Camplong » défend la viticulture contre le libéralisme

Le 10 juin, notre ami Serge Lépine, Maire de Camplong et Vice-Président national du Mouvement d’Organisation et de Défense des Exploitations Familiales (MODEF), a fait une intervention en faveur de la viticulture au Conseil Économique et Social. Intervention qui détonne dans le fond comme dans la forme : moins lisse que ses collègues du syndicalisme dit « majoritaire », il a mis l’accent sur les véritables causes politiques de la crise et a repris à son compte l’exigence d’Etats généraux de la viticulture qu’avait lancé notre camarade Henry Garino l’an passé (cf. son interview sur ce blog) ; plus rugueux et plus authentique qu’un Jean-Michel LeMétayer de la FNSEA (nettement plus à gauche aussi !), il a su mettre en oeuvre ses capacités tribuniciennes au service de sa cause… tant et si bien que la presse l’a dorénavant surnommé « Marcelin-Camplong » ! Voici le contenu de son intervention…

Patric ROUX

 

slepine.jpgConseil Économique et Social

Intervention de Serge LÉPINE au nom du MODEF sur le rapport « La vigne et le vin, un atout pour la France » présenté par Mr J-P BASTIAN.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers, Chers collègues.

Monsieur le Rapporteur, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai travaillé sur ce rapport concernant la vigne et le vin : atout pour la France, parce qu’il est selon moi une urgence que le Conseil se penche sur la question de notre viticulture tant la crise qui sévit est vive. Vous le comprendrez aujourd’hui, je m’exprimerai au nom d’une viticulture qui souffre, qui perd en moyenne 1000 € à l’hectare en raison des cours du vin qui sont en chute libre depuis des années. Cette situation est révoltante et insupportable alors que les vignerons veulent vivre dignement du fruit de leur travail, l’Etat Français les laissent tomber et l’Europe leur offre comme porte de sortie un énième plan d’arrachage pendant que les vignerons trinquent la grande distribution s’en met plein les poches, avec des marges sur le vin de 33 à 38 % sans parler des marges arrières. Il est dommage que le rapport et l’avant projet d’avis n’évoquent pas ces questions, je le regrette. S’il y a souvent eu des crises importantes dans son histoire, la crise du phylloxera restant la plus célèbre, la dernière en date désagrège des cadres économiques régionaux jusque là solides et revêt des contours qui en font toute l’originalité : j’entends par là le fait que dans un contexte d’une érosion des parts de marchés à l’exportation, d’un fléchissement de la consommation intérieure, d’un gonflement des stocks suivis d’une diminution des cours, l’extrême libéralisation du marché et le recul de l’intervention publique en font une crise à nulle autre pareille dans l’histoire de cette filière : nous parlons ici d’une crise structurelle.

 

(suite…)

4 questions du TRAVAILLEUR CATALAN sur la viticulture à Henry GARINO Conseiller Régional du Languedoc Roussillon

HG

1 – Certains comparent la crise de la viticulture à celle de 1907. Quelle est votre appréciation?
HG : De l’avis même de nombreux représentants de la profession, la viticulture traverse une de ses plus graves crises. Elle se caractérise par la mévente et une chute sans précédent du revenu des vignerons ; moins 40%. Ils perdent en moyenne 1000 euros à l’hectare. Beaucoup sont proches du dépôt de bilan et des centaines d’entres eux ne vivent que grâce au RMI. Cette situation est injuste et inacceptable pour les vignerons et les acteurs de la filière qui ont fait d’énormes efforts pour améliorer la qualité des vins du Languedoc-Roussillon. Il est injuste de ne pouvoir vivre de son labeur alors que la grande distribution engrange des marges sur le vin de 30 à 35%. Il est inacceptable de préconiser un arrachage massif alors que la consommation mondiale augmente. Les mots de la crise en 1907 étaient fraude, misère et désordre, ceux de 2007 sont détresse, RMI, abandon, année blanche, trésorerie exsangue, ….. Cette crise risque de provoquer des dégâts sociaux, humains et environnementaux qui peuvent plomber lourdement l’économie régionale.

2 – Concrètement quelles aides apporte le Conseil Régional aux viticulteurs en difficulté ?
HG : Les aides directes aux vignerons en difficulté se traitent au niveau des départements par le biais de cellules de crise dans lesquelles travaillent le Conseil Général, la Chambre d’Agriculture et les organisations syndicales et professionnelles. L’’aide directe c’est le RMI pour les plus en difficultés, et les autres interventions c’est la fameuse année blanche avec notamment le report des dettes et l’exonération du foncier non bâti.
La Région intervient au niveau du développement et de la restructuration de la viticulture avec d’importants moyens budgétaires consacrés à la promotion. Dans son budget économie rurale et littorale la Région a mis une enveloppe spécifique de 400 000 euros pour le programme d’accompagnement de la viticulture inscrit au CPER 2007/2013. Ce programme vient en complément des enveloppes consacrées aux OCAGER (Opérations Concertées d’Aménagement et de Gestion de l’Espace Rural) à vocation restructuration viticole. A cela s’ajoutent 600 000 euros d’investissements immatériels destinés au renforcement du management et au recrutement de commerciaux. La Région intervient également dans le programme PACTE pour l’installation en agriculture. Enfin, dans le cadre des négociations du CPER (Contrat de Projets Etat/Région) sur le volet viticole je suis intervenu pour que l’Etat revoie à la hausse ses engagements. Ils sont passés de 18 millions d’euros à 29 millions d’euros. Pour sa part la Région s’est engagée à hauteur de 34,80 millions d’euros et l’Europe (FEADER) 23,70 millions d’euros.

3 – Le Conseil Régional investit beaucoup pour la « promotion à l’international » de nos produits notamment avec la marque « Sud de France ». Quelles retombées peut-on attendre ?
HG : La promotion des vins constitue l’un des axes majeurs de la politique régionale de soutien à la viticulture. Le Languedoc-Roussillon 1ier vignoble du monde devait se doter d’un budget de promotion à la hauteur de ses conditions afin d’être très présent sur le marché mondial du vin. Pour l’année 2007 la Région a voté un budget promotion de 12.3 millions d’euros. Le fer de lance pour aller à la conquête de ce marché mondial c’est la marque unificatrice « Sud de France ». L’objectif est avec l’ouverture d’une quinzaine de Maisons de la Région dans le monde de faire connaître et découvrir la diversité et la qualité de nos vins.
Tout cet investissement de la Région devrait permettre d’accroître les ventes à l’export. Il y a des premiers signes de retombées avec le Vietnam, la Chine et d’autres pays. Il faudra bien entendu faire une évaluation de toute cette campagne de promotion.

4 – Les mesures à prendre pour sauver la viticulture ne dépassent-elles pas le cadre régional ?
HG : C’est évident la Région ne peut que soutenir et accompagner les acteurs de la filière avec des moyens budgétaires qui sont certes limités. C’est pourquoi depuis l’été 2006 nous réclamons la tenue des Etats Généraux de la viticulture afin qu’au niveau national soit rapidement pris des mesures pour sauvegarder et développer la viticulture française. Cette proposition des communistes fait son chemin. La pétition pour ces Etats Généraux a obtenu plus de 1900 signatures dont celles de 500 élus venant d’une centaine de communes de la région. Il faut exiger du nouveau gouvernement la convocation de ces Etats Généraux avant les prochaines vendanges.

NDLR : la pétition pour les Etats Généraux de la Viticulture peut être signée en ligne. Rendez-vous à la rubrique « Pétitions en ligne » .

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