Archives pour la catégorie services publics

FERROVIAIRE : A réseau « délabré », réforme inadaptée

ZtDHcUoIEdg-3dBoQw8eQRzlHYo@535x354La réforme ferroviaire, en lecture au Sénat, ne désendette pas le rail alors que les besoins d’investissements sur le réseau sont colossaux. Rendues publiques lundi, les conclusions des expertises commandées par la justice au lendemain du déraillement meurtrier de Brétigny-sur-Orge, l’an dernier, font état du « délabrement jamais vu ailleurs » de l’aiguillage, à l’origine de l’accident.

Dans le même temps, la réforme ferroviaire, portée par le gouvernement, entame aujourd’hui et jusqu’à vendredi la deuxième phase de son parcours parlementaire, au Sénat. Ces deux actualités ferroviaires ne sont pas sans dénominateur commun. Car, si personne ne peut plus aujourd’hui ignorer la nécessité d’investir dans la réhabilitation du réseau, la réforme gouvernementale, en laissant de côté la question de la dette de plus de 40 milliards d’euros qui plombe le rail français, ne permet pas ces investissements.

« Certes, les rapports d’expertise pointent le délabrement des appareils de voie concernés. Mais ce n’est pas nouveau. En 2005 déjà, puis en 2012, les audits réalisés par l’École polytechnique de Lausanne alertaient sur le vieillissement inquiétant de l’ensemble du réseau français et particulièrement des lignes très fréquentées comme celles de Brétigny », note Sébastien Gasc, en charge du pôle économique à la CGT cheminots. « L’audit de 2012 évaluait d’ailleurs le retard d’investissements en termes de renouvellement à 1,6 milliard d’euros pour la période 2006-2010 et estimait à 450 millions d’euros annuels l’enveloppe nécessaire pour stopper ce vieillissement », poursuit le syndicaliste.

Non seulement les choix stratégiques opérés par les directions de la SNCF et de RFF depuis des années ne sont pas allés dans ce sens, mais la réforme que le gouvernement a mise sur la table ne répond pas aux exigences d’investissements qui assureraient la sécurité maximale du réseau. La réforme ferroviaire préconise tout juste de stabiliser le montant de la dette alors que les besoins en travaux sont immenses. « La dégradation va très vite. En 2000, 5 % des voies très fréquentées étaient hors d’âge. En 2010, ce taux est monté à 20 % », explique Sébastien Gasc.

Les cheminots dénoncent la politique du « tout-business » de la SNCF

Par ailleurs, « le texte voté par une majorité de députés va exacerber le manque de cohésion entre tous les services de la SNCF, ce qui va accentuer les dysfonctionnements qui pourraient impacter la sécurité des circulations », souligne la CGT cheminots. Les syndicats qui se battent pour une autre réforme du ferroviaire demandent la réunification au sein d’une entreprise publique, unique et intégrée du gestionnaire d’infrastructure et de l’exploitant ferroviaire, séparés depuis 1997, et la création de Réseau Ferré de France (RFF). Or, loin de réunifier le système, la proposition gouvernementale qui arrive aujourd’hui au Sénat, en créant un système à trois établissements publics (Epic), confirme et accentue cette séparation.

Depuis de nombreuses années et particulièrement ces derniers mois, marqués en juin par une grève de grande ampleur, les cheminots dénoncent les dangers de la politique du « tout-business » de la direction de la SNCF, qui se traduit par des suppressions de postes (2 453 prévues pour 2014), la baisse des qualifications, la mise en sous-traitance des chantiers de maintenance… La brigade voies de Brétigny-sur-Orge, chargée d’intervenir sur le secteur est ainsi passée de 19 cheminots en 2005 à seulement 
aujourd’hui.

Marion d’Allard

SNCF : LA GRÈVE EXPLIQUÉE À APHATIE

 

« Grévistes jusqu’auboutistes contre gouvernement déterminé » : ainsi le journal de France Inter annonce-t-il, dans ses titres, la situation au cinquième jour de la grève SNCF. Ce n’est pas un éditorial de Dominique Seux ou de François Lenglet, c’est le titre du journal, un titre censé être neutre, impartial, objectif et tout et tout. Et la radio nationale d’enchaîner sur l’inévitable reportage aux portes d’un centre de passage du bac philo (car le reportage sur le malheureux lycéen privé de bac par les jusqu’auboutistes est venu heureusement renouveler le genre de « l’usager pris en otage »). Pas de chance : les malheureux lycéens ont pris leurs disposition, et se sont faits amener en voiture, constate la reporter sur place. Bref, à 8 heures et deux minutes, aucun hara-kiri à signaler. On imagine la déception.
Combien d’auditeurs auront réagi, tant ils sont habitués à entendre que les grévistes sont « jusqu’auboutistes », et le gouvernement « déterminé » ? Le jour où l’on nous annoncera en titres que des grévistes déterminés s’opposent à un gouvernement jusqu’auboutiste, alors quelque chose aura vraiment changé dans ce pays.
Devant la propagande raffinée de France Inter, celle du brave Aphatie offre une cible presque trop facile. On aurait pourtant tort de la négliger. Elle porte. Au réveil, le matinaute est happé par ce tweet du mutlicartes de RTL et Canal+ :
Tweet Aphatie SNCF
Vous avez bien lu : les cheminots grévistes sont bêtes, et délicieusement masochistes. S’ils acceptent de perdre des jours de salaire en faisant grève, c’est par plaisir ou par bêtise, vu qu’ils ne comprennent rien eux-mêmes aux raisons de leur grève. On les excuse : cette grève est dûe à de sombres manoeuvres de la CGT, ou même « au score du Front de gauche aux européennes » (assure Philippe Lefébure, de France Inter, habituellement mieux inspiré, d’après un tuyau anonyme).
Ils ont des excuses. Si les voix du matin ne comprennent rien à la grève des cheminots, c’est sans doute parce que Aphatie écoute Lefébure, qui écoute Aphatie. C’est aussi parce que les deux parties (les jusquauboutistes et les déterminés) s’ingénient à brouiller les pistes. Commençons par le gouvernement, qui répète sur toutes les ondes que la réforme va réunifier SNCF (les trains trop larges, vous vous souvenez ?) et RFF (les quais à raboter). C’est à la fois vrai et faux. Comme on le relevait ici, la réforme est une réforme à la Hollande, censée être à la fois digestible par Bruxelles et acceptable par les syndicats, et qui vise à gruger gentiment les deux, avec cette fusion qui fractionne, ou cette division qui fusionne.
Quant aux cheminots grévistes, s’ils mettent en avant la qualité du service public (et parfois de manière concrète et convaincante, voir ici), ils sont généralement plus discrets sur le second motif de leur grève, les craintes pour leurs conditions de travail, et notamment leurs amplitudes horaires, craintes tellement fondées que même un brûlot jusqu’auboutiste antigrève comme cet article de Slate est obligé de les mentionner. « Amplitudes horaires », ça ne vous dit rien, ce n’est que du verbiage technocratique ? Alors lisez simplement ce post de blog d’un cheminot (eh oui, mauvaise nouvelle, il y a des cheminots qui bloguent)http://blog.sylvainbouard.fr/pourquoi-je-suis-en-greve/ et si vous le pouvez, faites-le passer à Aphatie. Même lui ne pourra pas faire semblant de ne pas comprendre.

Daniel Schneidermann

Succès de la Marche contre l’Austérité le 12 avril à Narbonne

Succès de la Marche contre l'Austérité le 12 avril à Narbonne dans antilibéralisme 2014-04-12-11.12.23-300x225

 

Près de 200 à Narbonne, une lettre déposée chez la députée et une en sous préfecture pour Hollande…

Une presse écrite qui ignore en ce dimanche cette première marche pour rappeler aux élus socialistes pour quoi ils ont été élus… 

Être de gauche ce n’est pas que des mots, mais des actes et des choix clairs face au Medef…

Après ces premiers rendez-vous réussis, à Paris près de 100 000 et dans d’autres villes (Marseille, Perpignan, Narbonne…), restons mobilisés pour continuer à rassembler et dans la rue et aux européennes, afin d’imposer une politique de gauche.

Jean-Paul Tournissa PCF-FDG

Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l’austérité e

 

 

 

Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l'austérité     e  dans antilibéralisme 2014-04-12-11.13.41-300x225

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Les politiques menées plongent notre pays et l’Europe dans une crise sociale, économique, morale et politique de plus en plus profonde
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité… Ça suffit !
Les politiques d’austérité favorisent la montée du populisme et la prospérité des idées réactionnaires…

La volonté d’autres choix s’est clairement exprimée par une très forte abstention aux élections municipales et par une lourde sanction de la politique gouvernementale . Mais, vous avez choisi de ne pas l’entendre… Changer de cap ? Non, avec la nomination de Vals vous voulez aller encore plus vite, encore plus loin, continuer ce qui échoue depuis 30 ans.

Nous sommes dans la rue pour vous dire que l’austérité, ça suffit…
Vous cédez lorsque la droite la plus réactionnaire bat le pavé sur un discours de peur et de haine, mais vous restez inflexible sur votre politique ultralibérale, quand ceux qui par mil- lions ont chassé Sarkozy, ceux qui vous ont élu pour vous attaquer à la finance, pour dire stop au libéralisme s’abstiennent massivement ou vous sanctionnent par le biais des élections municipales ou partielles…

Par votre faute, par votre fuite en avant, par votre pression sur les députés, la démocratie parlementaire est bloquée, la seule solution pour se faire entendre c’est la rue…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir une véritable politique de gauche, de mettre en échec le pacte de responsabilité dicté par le médef, de refuser le Grand Marché Transatlantique que vous mettez en place sans même consulter votre peuple…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir un autre partage des richesses seul à même de pouvoir relancer l’économie et la confiance dans la gauche.

Nous ne croyons plus ni à vos engagements électoraux, ni à la fidélité à des valeurs que vous avez défendues par le passé… Vous avez toujours la possibilité de nous démontrer le contraire, mais il faudrait pour cela que vous changiez de cap à 180 degrés, que vous tourniez le dos au Medef, au CAC 40 pour vous soucier de votre peuple, de ceux qui vous ont élu.

Les manifestants narbonnais du 12 avril 2014

APPEL POUR LA MARCHE DU 12 AVRIL

                                    MAINTENANT ÇA SUFFIT!

MARCHONS CONTRE L’AUSTÉRITÉ POUR L’ÉGALITÉ ET LE PARTAGE

                                             DES RICHESSES

 

  Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.
  En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain.

  Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents.

  Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans-papiers, les Roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent.

  Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

 Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le Président de la République veut désormais faire du  pacte de « responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allégement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la Sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée.

  Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy. Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité.

Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Cet appel a été signé par 200 premières personnalités. Parmi elles de nombreux syndicalistes de plusieurss organisations syndicales, des animatrices et animateurs de mouvements associatifs, des personnalités morales, des actrices et acteurs du monde des arts et de la culture, des universitaires, des responsables de formations politiques et des élus.

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