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DÉMOCRATIE : ÉTAT D’URGENCE, DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ :LETTRE OUVERTE À NOS ÉLUS

Madame la Députée, Monsieur le Sénateur

Réunis en assemblée générale, les communistes narbonnais vous demandent instamment de vous opposer à la volonté du Président de la République d’inscrire dans la Constitution le projet de loi de déchéance de nationalité qui va être soumis au Parlement, ainsi que celui de constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Ces projets sont totalement anti-démocratiques dans leur mise en place : les citoyens sont exclus du débat, le Parlement menacé de l’être aussi puisque que le gouvernement voudrait procéder par ordonnance sur la réforme pénale qui est en rapport.

Mais de plus, ces deux mesures, totalement inefficaces contre le terrorisme, seraient porteuses de danger pour les libertés individuelles et collectives, et menaceraient de fait l’État de droit .

Ainsi pour la constitutionnalisation de la loi de déchéance de nationalité :
-cette loi, qui existe déjà dans notre droit, n’a jamais empêché le moindre attentat ni dissuadé le

moindre apprenti kamikaze de passer à l’action.

- le projet de l’inscrire dans la Constitution et de l’étendre aux binationaux y compris « ceux nés Français » n’a pas en vue l’utilité et l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme, mais n’est qu’une posture politique, révélatrice d’une dérive guerrière et sécuritaire inquiétante du gouvernement.

Adopter cette mesure serait contraire à nos principes républicains, à notre histoire, à la place qui devrait être la nôtre au niveau international.

Un pays ne choisit pas ses ressortissants sauf pour les cas de naturalisation.
Il ne peut pas non plus créer d’apatrides en vertu des conventions internationales..
Tout Etat constitué est tenu de conférer une personnalité juridique et une citoyenneté à ses ressortissants sans distinction ni appréciation de leur valeur ou de leur mérite.

-cette remise en question du droit du sol puise aux tréfonds de la droite française la plus xénophobe, depuis le gouvernement de Vichy jusqu’aux premières campagnes lepénistes.

Le droit du sol, à savoir le droit de devenir français sous certaines conditions dès lors que l’on naît en France, est un principe presque aussi ancien que la République et avec laquelle il fait corps.
En remettant en cause ce principe, le gouvernement crée une situation d’inégalité entre les citoyens.

Il rompt ainsi avec les valeurs de la gauche, et avec celles de la Révolution française : impliquant une division indigne de l’Etat de droit entre les « citoyens de souche » et plus de 3

millions de bi-nationaux, légitimant à terme une discrimination entre ces 2 catégories, il constitue un message détestable adressé à des populations qui se voient encore un peu plus stigmatisées et porte atteinte à la cohésion sociale et à l’unité nationale.

De même pour la constitutionnalisation de l’état d’urgence :

-la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent,

et d’une atteinte aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien avec des actes terroristes.

- l’état d’urgence est légitime lorsque l’on ne connaît pas l’ampleur des risques en cours. Mais étendre l’état d’urgence dans la durée comme dans les pouvoirs déstabiliserait de fait

l’État de droit !

- en outre, le projet de loi en discussion prévoit non seulement l’extension de l’état d’urgence, mais aussi de transférer aux autorités de police les compétences du juge d’instruction et du juge des libertés. Ce pouvoir judiciaire offre des garanties procédurales à toute personne suspectée, comme aux victimes –notamment, le débat contradictoire- qui n’ existent pas dans l’état d’urgence. . Or, l’état d’urgence permet d’enfermer, de priver de liberté, d’arrêter toute personne sans jugement, quelque fois sur un simple soupçon, C’est l’ouverture sur l’arbitraire…

La Constitution française est faite pour protéger les citoyens.

Par ses projets, le Président Hollande est en train de la transformer négativement en rendant possibles toutes dérives de nature totalitaire.
Modifier la Constitution qui est notre socle commun mérite des débats, de la réflexion. Cela ne peut se faire dans la précipitation. Inclure dans ce texte fondamental l’état d’urgence revient à nier les principes de base de l’Etat de droit : c’est instaurer un état d’exception permanent.

Et c’est inacceptable !
Les mesures pour assurer la sécurité des français existent : elles sont dans le Code pénal.

Une justice efficace, qui lutte contre le terrorisme doit savoir ce qu’est le terrorisme, et ne pas mélanger des actions syndicales ou militantes avec les vraies attaques terroristes
La lutte contre le terrorisme nécessite de changer de politique étrangère. Il faut rompre avec le recours systématique à l’intervention militaire sans vision politique, productrice de déstabilisation et de chaos sur lesquels se développent les frustrations et les fanatismes… Il faut tourner le dos à une démarche hypocrite privilégiant le commerce des armes à une diplomatie visant à isoler les puissances qui alimentent et instrumentalisent ce terrorisme !

C’est fort de ces principes que nous vous demandons de vous opposer à ces projets…

On ne s’égare jamais dans les valeurs. Au contraire ne les perdons jamais de vue : elles sont les repères indispensables pour éviter de s’égarer en politique !

Pour les communistes narbonnais
- PCF Narbonne, 6 place Belfort, Narbonne -

APPEL DE SEPT PRIX NOBEL DE LA PAIX, D’INTELLECTUELS ET D’ARTISTES DU MONDE ENTIER

« Vendre des armes à Israël c’est être complice de l’attaque contre Gaza  »   Lundi, 21 Juillet, 2014

 

Sept Prix Nobel de la paix, des intellectuels et des artistes du monde entier appellent à un embargo militaire envers Israël.
« Israël a, une fois de plus, lâché l’entière puissance de son armée contre la population palestinienne prisonnière, particulièrement dans la Bande de Gaza assiégée, dans un acte inhumain et illégal d’agression militaire. La capacité israélienne à lancer impunément des attaques aussi dévastatrices troiuve son origine dans l’existence d’une vaste coopération militaire internationale et de commerce d’armement qu’Israël entretient avec des gouvernements complices à travers le monde. De 2008 à 2019, les États-Unis ont prévu de fournir à Israël une aide militaire d’une valeur de 30 milliards de dollars, tandis que les exportations annuelles d’armements israéliens s’élèvent à des milliards de dollars.

Au cours des années récentes, les pays européens ont exporté des milliards d’euro d’armes en Israël, et l’UE a mis à la disposition d’entreprises militaires israéliennes des bourses de recherche valant des centaines de millions. Des pays émergents comme l’Inde, le Brésil et le Chili accroissent rapidement leurs commerce et coopération militaires avec Israël, en dépit de leurs affirmations de soutien aux droits palestiniens. En important et exportant des armes d’Israël et en facilitant le développement de la technologie militaire israélienne, les gouvernements envoient de fait un message clair d’approbation de l’agression militaire israélienne, y compris de ses crimes de guerre et de ses possibles crimes contre l’humanité.

La technologie militaire israélienne est commercialisée avec le label « testé sur le terrain » et elle est exportée mondialement. Le commerce des armes et les liens de recherches militaires conjointes avec Israël sont un encouragement à l’impunité dans la commission de violations graves de la législation internationale et facilitent l’enracinement du système israélien d’occupation, de colonisation et de négation systématique des droits palestiniens. Nous appelons les Nations unies et les gouvernements à travers le monde à prendre des mesures immédiates pour imposer un embargo militaire complet et légalement contraignant envers Israël semblable à celui qui a été imposé à L’Afrique du Sud durant l’apartheid. »

Signataires :
Adolfo Peres Esquivel (Prix Nobel de la Paix, Argentine),  Ahdaf Soueif (auteur, Egypte/Royaume Uni),  Aki Olavi Kaurismäki (réalisateur de cinéma, Finlande), Alice Walker (écrivaine, Etats-Unis), Archévêque Desmond Tutu (Prix Nobel de la Paix, Afrique du Sud), Betty Williams (Prix Nobel de la Paix, Irlande), Boots Riley (rappeur, poète, producteur d’art, États-Unis), Brian Eno (musicien, Royaume Uni),  Caryl Churchill (auteur dramatique, Royaume Uni), Chris Hedges (journaliste, prix Pullitzer 2002, États-Unis), Cynthia McKinney (femme politique, militante, États-Unis), David Palumbo-Liu (universitaire, États-Unis), Etienne Balibar (philosophe, France), Federico Mayor Zaragoza (ancien Directeur général d’UNESCO, Espagne), Felim Egan (peintre, Irlande), Frei Betto (théologien de la libération, Brésil), Gillian Slovo (écrivaine, Royaume Uni/Afrique du Sud),  Githa Hariharan (écrivaine, Inde), Giulio Marcon (parlementaire, Gauche, écologie et liberté, Italie), Hilary Rose (enseignante, Royaume Uni), Ilan Pappe (historien, Israël), Ismail Coovadia, (ancien ambassadeur d’Afrique du Sud en Israël), James Kelman (écrivain, Écosse), Janne Teller (écrivaine, Danemark), Jeremy Corbyn (membre du Parlement, Labour, Royaume Uni), Joanna Rajkowska (artiste, Pologne), Jody Williams (Prix Nobel de la Paix, États-Unis), John Berger (artiste, Royaume Uni), John Dugard (ancien juge à la Cour internationale de Justice, Afrique du Sud), John McDonnell (membre du Parlement, Labour, Royaume Uni), John Pilger (journaliste et cinéaste, Australie), Judith Butler (philosophe, Etats-Unis), Juliane House (universitaire, Allemagne), Karma Nabulsi (Université d’Oxford, Royaume Uni/Palestine), Ken Loach (cinéaste, Royaume Uni), Kool AD (Victor Vazquez, musicien, États-Unis), Liz Lochhead (poétesse nationale d’Écosse, Royaume Uni), Luisa Morgantini (ancienne vice-présidente du Parlement européen, Italie), Mairead Maguire (Prix Nobel de la Paix, Irlande), Michael Mansfield (avocat, Royaume Uni), Michael Ondaatje (auteur, Canada/Sri Lanka), Mike Leigh (écrivain et réalisateur, Royaume Uni), Naomi Wallace (auteure dramatique, scénariste, poétesse, États-Unis), Noam Chomsky (universitaire, essayiste, États-Unis),  Nurit Peled (universitaire, Israël), Prabhat Patnaik (économiste, Inde), Przemyslaw Wielgosz (rédacteur en chef, « Monde Diplomatique », édition polonaise, Pologne), Raja Shehadeh (écrivain et avocat, Palestine), Rashid Khalidi (universitaire, écrivain, Palestine/États-Unis), Richard Falk (ancien rapporteur spécial de l’ONU pour les Territoires palestinien occupés, Etats-Unis), Rigoberta Menchú (Prix Nobel de la Paix, Guatemala), Roger Waters (musicien, Royaume Uni),  Ronnie Kasrils (ancien ministre, Afrique du Sud), Rose Fenton (Centre du monde libre, Royaume Uni), Sabrina Mahfouz (écrivaine, Royaume Uni), Saleh Bakri (acteur, Palestine), Sir Geoffrey Bindman (avocat, Royaume Uni), Slavoj Zizek (essayiste, Slovénie), Steven Rose (universitaire, Royaume Uni), Tom Leonard (écrivain, Ecosse), Tunde Adebimpe (musicien, Etats-Unis), Victoria Brittain (journaliste, Royaume Uni), Willie van Peer, (universitaire, Allemagne), Zwelinzima Vavi (secrétaire général de la centrale syndicale COSATU, Afrique du Sud).

 

Appel initialement paru le 18 juillet 2014 dans le quotidien britannique The Guardian.

Traduction Michel Muller pour L’Humanité.

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DEUX JOURS D’ÉCLAIRAGE : éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité du 9 juillet

Unknown
C’est maintenant le Figaro qui semble dresser la feuille de route du gouvernement en la calquant sur celle d’un Medef qui en exige désormais toujours plus.
Manuel Valls peut toujours faire mine  de se prévaloir de l’adoption à l’Assemblée du budget rectificatif de la Sécurité sociale, malgré l’abstention de plus de trente députés socialistes et de la moitié des écologistes, mais où est sa victoire ?

Dans le fait d’avoir réussi à faire passer un texte réduisant les prestations sociales pour profiter au patronat ? D’organiser un transfert de la richesse publique vers le capital privé, en gelant les retraites et en s’en prenant à ce formidable acquis de civilisation que reste la Sécurité sociale au service de la santé de tous ? Le premier ministre s’est senti obligé de jurer dur comme fer aux députés socialistes qu’il menait « une politique de gauche », tout en les appelant à ne pas « accorder de portée excessive » au départ de la FSU, de la CGT et de FO de la conférence sociale, évoquant à propos de la pénibilité « un prétexte d’organisations syndicales ».

On avait l’impression de lire le Figaro du matin, dont l’éditorialiste écrivait que « la CGT et FO se placent définitivement dans le camp des forces antédiluviennes » et que « Manuel Valls et François Hollande devraient se dire bon débarras (…), peu importe à l’avenir l’avis de MM. Lepaon et Mailly ».

C’est maintenant le Figaro qui semble dresser la feuille de route du gouvernement en la calquant sur celle d’un Medef qui en exige désormais toujours plus. L’UMP est dans la panade, sans doute, mais elle ne saurait faire mieux que cette politique et une question majeure est désormais posée aux Français. Que faire avec une droite qui donne le spectacle que l’on sait et un gouvernement qui renie son histoire, ses bases sociales, sa vocation et ceux qui l’ont élu ? On a vu ce qui se passait aux élections municipales et à qui cette situation profitait, mais ce n’est pas une fatalité. Ce qui vient de se passer en deux jours avec la conférence sociale et le vote à l’Assemblée éclaire crûment l’urgence et
la nécessité d’une reconstruction à gauche.

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RÉFORME TERRITORIALE : LE SÉNAT SE PRONONCE POUR UN RÉFÉRENDUM

Hier après-midi, les groupes CRC, RDSE et UMP ont adopté la motion qui réclame une consultation populaire.
Après que le Conseil constitutionnel a validé le projet de loi de réforme territoriale, le débat a repris, hier après-midi, au Sénat sur la « motion référendaire » déposée par les groupes communiste, RDSE (radicaux) et UMP. Après plusieurs heures de débats, au cours desquels le socialiste Philippe Kaltenbach a appelé à « repousser cette motion, car nous ne sommes pas sur une question essentielle », une majorité de sénateurs s’est prononcé pour. Le texte transmis à l’Assemblée nationale devait y venir en séance en début de nuit.

Des collectivités sous tutelle

« Ce moment est solennel », a insisté Éliane Assassi, la présidente du groupe communiste (CRC), rappelant que « 58 % des Français sont favorables au référendum ». « Le seul objectif réel de cette réforme, poursuit-elle, c’est la création de grandes régions européennes au service du marché. Face à ce rouleau compresseur libéral, la démocratie et l’intérêt général sont peu de chose. » Pour la sénatrice de Seine-Saint-Denis, ce projet va de pair avec les textes à venir à l’automne, soit notamment « avec la suppression de la clause de compétence générale, qui aboutirait à mettre des collectivités sous tutelle ».

Un peu plus tôt dans la matinée, le premier ministre, Manuel Valls, avait affirmé que « cette réforme va se faire malgré tous les conservatismes », et pour lui, le texte restera « inscrit à l’ordre du jour du Sénat, au mois de juillet, et s’il le faut au mois d’août ». Mais il en fallait plus sans doute pour intimider les sénateurs qui, depuis la tribune de la Chambre haute, se sont exprimés. Comme le Varois Pierre-Yves Collombat (RDSE) qui déplore « que l’on se préoccupe du contenant (les nouveaux territoires – NDLR) avant de s’interroger sur le contenu (les attributions et compétences – NDLR) ». Pour Christian Bourquin (RDSE), il s’agirait d’un « référendum d’intérêt national » car « la souveraineté appartient au peuple ». Ce qui ne plaît pas au socialiste Michel Delebarre, rapporteur de la « commission spéciale » sur la réforme : « Un référendum, ce serait soumettre un texte bloqué aux électeurs », argue-t-il. Côté UMP, Bruneau Retailleau annonce le soutien de son groupe à la motion au motif que le gouvernement « propose un bouleversement improvisé de l’organisation du territoire, une réforme arbitraire conçue dans la panique d’après les élections municipales ». Ce qu’a contesté avec vigueur, avant le scrutin, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s’en prend « aux procédures d’enlisement car la volonté du gouvernement est que cette réforme se fasse, avec un bon texte, aux yeux des gens, de l’Europe… ». Bref, tout un programme.

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LA « BELLE AUDE », LA NOUVELLE VIE DES PILPA

Article de la Dépêche 03/05/2014

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Ça y est, les premières crèmes glacées produites par La Belle Aude, la coopérative montée par 19 ex-salariés de Pilpa, sont commercialisées. Un challenge économique, mais surtout une belle aventure humaine.

À mesure que Daniel colle les étiquettes sur les pots de 550 ml remplis à la main par Stéphane, Bernard engouffre les cagettes de crèmes glacées estampillées «La Belle Aude» dans le freezer, un surgélateur où les glaces vont subitement descendre de – 5 à – 30°. Une opération vitale pour éviter la formation de cristaux d’eau.

Autour de la table, ils sont six et la bonne humeur est de mise. Six des dix-neuf sociétaires coopérateurs de La Fabrique du Sud, la Scop née des cendres de Pilpa. «À l’annonce de la fermeture du site de Carcassonne, en juillet 2012, on était 124», se souvient Christophe Barbier. Après plusieurs mois de lutte syndicale contre ces licenciements boursiers, l’ancien secrétaire du comité d’entreprise est devenu président du conseil d’administration de la Scop. Maxime Jarne, le délégué syndical, en est aujourd’hui le directeur. Président, directeur… Des titres pompeux répondant à une obligation légale mais qui ne traduisent pas la réalité sociale de la situation.

À titre indicatif, l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire est infime : de 1 250 € à 1900 €. Et si certains ont consenti à perdre du salaire, c’est qu’ils ont cru à l’aventure humaine. «Cette lutte nous a soudés. J’ai cru à ce collectif parce qu’on ne s’est jamais battus pour de l’argent mais pour l’emploi, pour maintenir l’activité», insiste Bernard Fabre.

Chez Pilpa, il était assistant qualité. Aujourd’hui, il a élargi son champ de compétences à la recherche et développement. Il a notamment bossé sur l’élaboration des produits.

«je sors grandi et fier»

Devenu responsable de l’organisation et du programme de production, Stéphane Alaux souligne à quel point ce projet de Scop a radicalement changé la manière de travailler et l’esprit d’équipe : «Avant, les cadences étaient importantes. On est passés de 2 400 pots à l’heure à 1 500 pots par jour. D’une production industrielle à une production artisanale. Chacun est responsabilisé. On fait 7 heures-19 heures et on mange ensemble. Je sors grandi et fier de cette histoire, c’était un gros challenge.»

La Fabrique du Sud commercialise aujourd’hui douze parfums et continue d’étendre sa gamme, notamment en prévision des fêtes de fin d’année. Seuls des produits nobles et locaux (quand c’est possible) entrent dans la composition des produits. Ainsi, les glaces à la pêche et à la poire (70 % de fruit) proviennent de Somail Fruits, à Sallèles-d’Aude.

Une dizaine de supermarchés de l’Aude et les PO ainsi que quelques commerces carcassonnais sont déjà conquis. «On table sur 500 000 € de chiffre d’affaires cette année en visant l’Aude et les départements limitrophes pour monter à 2,20 M€ avec commercialisation dans tout le Grand Sud la deuxième année», explique Christophe Barbier. Le marché national, ce sera pour 2016. Si tout va bien, la production sera passée de 150 000 à 700 000 pots par an.

 

Pilpa : deux ans de lutte acharnée Le chiffre : 650 Avant de commercialiser leurs premières glaces sous la marque «La Belle Aude», les ex-Pilpa ont connu deux années passablement agitées. Le 6 juillet 2012, alors que l’entreprise Pilpa réalise des profits, la direction du groupe R & R Ice cream annonce la fermeture pure et simple du site en prévision d’un tassement du marché des crèmes glacées. La lutte du pot de glace contre le pot de fer va durer près de deux ans. Deux ans d’un combat syndical acharné qui aura permis l’annulation d’un plan social, le soutien de la population et des élus, la production de glaces s’arrête définitivement sur le site en octobre 2013 pour les 99 personnes qui y travaillent encore. Auparavant, deux événements ont changé la donne : en janvier 2013, l’Agglo de Carcassonne rachète l’usine pour 1,70 M€. Trois mois plus tard, le fonds d’investissement américain Oaktree revend le groupe R & R Ice cream à PAI, un homologue français moins expéditif qui décide de soutenir le projet de Scop. Une Scop qui a pris possession des lieux en janvier 2014 et lance son activité, notamment grâce à l’aide de 1,10 M€ versée par l’ancienne direction.

J.-L. D.-C.

Belle Aude 

 

 

RENDEZ-VOUS MUGUET DU 1° MAI

UnknownLes communistes  de Narbonne seront

 

                                        devant les Barques ce jeudi 1° mai

 

                        à partir de 9h 30  pour vendre

 

              le  traditionnel  muguet de lutte

 

PROCHAINS RENDEZ-VOUS :

29 AVRIL : MEETING AVEC J-L MÉLENCHON

1° MAI : MUGUET-MANIF

11 MAI :  FÊTE DE LA CGT À ST OBRE

15 MAI : MANIF

Le FN : ce parti unique des matinales radiophoniques…

 Le Front national, parti d’extrême droite qui aime tant se déguiser en parti « anti-système », a démontré ce matin qu’il était bien implanté dans le système médiatique.
On avait beau changer de fréquence sur sa radio, tour à tour, il y avait Ravier (FN) sur France Info, Philippot (FN) sur France Inter et Le Pen (FN) à RMC et BFM-TV.
Le FN est en passe de devenir le parti unique des matinales radiophoniques !

Et que l’on ne nous parle pas de coïncidence. Le CSA a pointé « certains déséquilibres non encore compensés » dans ses relevés, en précisant même que 43 % du temps d’antenne de BFM TV consacrés à l’enjeu national des élections municipales étaient squattés par le parti d’extrême droite entre le 10 février et le 7 mars 2014. Un chiffre effarant, à mettre en regard avec le sort médiatique fait au PCF, pourtant 3e parti en terme d’élus municipaux, présentant des candidats sur 7 500 listes contre moins de 600 pour le FN.

Au soir du premier tour dimanche, si le FN fait un score important, le PCF invite certains médias à balayer devant leur porte. A force de jouer avec le feu, il finit par prendre. Les électeurs ont un bon moyen de déjouer ce mauvais scénario. Ils disposent pour cela d’un atout maître : leur bulletin de vote. En votant pour les listes du Front de gauche et de large rassemblement soutenues par le PCF, ils feront tort aux Cassandre de tous bords qui annoncent un succès du FN tout en l’organisant. Ils feront œuvre de démocratie

Parti communiste français, le 19 mars 2014

DÉCLARATION DE LA LISTE « NARBONNE À GAUCHE » POUR LE 2° TOUR DES MUNICIPALES

Communiqué de la liste « Narbonne à gauche », publié dans la presse partiellement

 

   Dans une élection marquée par une hausse de l’abstention (  la participation a reculé de 6,50% !) et un nombre de listes plus important, la liste citoyenne « Narbonne à gauche », impulsée par le Front de gauche, progresse en pourcentage (+ 1%) et en voix (+131voix) par rapport à l’élection municipale de 2008.

   Elle obtient 7,12% des suffrages et 1 621 voix… Dans 10 bureaux de vote, elle se situe même entre 9 et 12%!

   Ces résultats confirment l’existence dans notre ville d’une force d’alternative politique, réellement ancrée à gauche.

   Ils concrétisent plusieurs mois de campagne riches en rencontres, en échanges, en initiatives autour de propositions concrètes donnant priorité au social et à la transition écologique, visant la reconquête de la maîtrise publique dans de nombreux domaines…

    Nous remercions chaleureusement les Narbonnaises et les Narbonnais qui, en votant pour notre liste, ont choisi de dire NON à l’austérité et ont voulu promouvoir la citoyenneté, la solidarité, l’écologie et un vivre-ensemble construit sur des valeurs progressistes…

 

    La liste du maire sortant, soutenue par les partis de la majorité gouvernementale, est en échec : il perd 3404 voix soit près de 12%!

    Elle est sanctionnée sur son bilan, sa démarche et la dérive libérale de son gouvernement…

 

     Constatons encore que l’extrême-droite obtient son résultat non pas sur un programme, encore moins sur une personnalité : sa campagne a été d’une affligeante pauvreté politique !  Mais seulement sur la déception, la colère, l’écœurement nourris par les choix d’austérité et par l’abandon des promesses du pouvoir en place.

     En outre, ceux qui, dans leur calcul politicien, voulaient jouer avec le Front national pour affaiblir la droite peuvent réfléchir : à Narbonne, les trois listes de droite obtiennent ensemble près de 45%!

 

  Pour le second tour, nous notons

         – que les deux autres listes, au regard de leurs propos pendant la campagne, ne répondent pas à notre positionnement anti-austérité, à notre exigence de démocratie participative en actes, à nos priorités sociales et écologiques, à nos objectifs de maîtrise publique…

          - qu’il n’y a pas de danger de victoire de l’extrême droite…

 

Ainsi dans la cohérence de notre démarche et, par respect pour la capacité d’analyse de nos électeurs, nous ne donnerons aucune consigne de vote pour ce deuxième tour à Narbonne….

 

Par contre, nous comptons poursuivre la dynamique que nous avons su initier durant cette dernière période.

Nous continuerons d’être présents dans le débat municipal.

Nous continuerons à rassembler pour une alternative à gauche notamment dans les prochains mois lors de l’échéance européenne.

« NARBONNE À GAUCHE  » AVEC JEAN-PIERRE MAISTERRA

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