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Appel du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

URGENCE PALESTINE :
Face aux massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza,
plus que jamais, la solidarité internationale avec le peuple palestinien doit continuer et s’amplifier.

RASSEMBLEMENT SAMEDI 09 AOÛT 2014
17H30 À NARBONNE
SUR LA PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE

Halte à l’agression israélienne ; levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza; protection internationale du peuple palestinien; libération de tous les prisonniers ; sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international ; soutien à la résistance du peuple palestinien ; oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité.

Cet appel est déjà soutenu par: Mouvement de la Paix, MRAP, Cimade, Confédération Paysanne, FSU, Solidaires, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, NPA,…

Merci de faire circuler largement ce message.

Nouvelle manifestation à Narbonne : Halte à l’agression israélienne contre le peuple palestinien, protection internationale pour ce peuple assiégé et massacré, dénonciation de l’immobilisme de l’Europe et du gouvernement français

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Samedi 2 août, malgré la pluie, les narbonnais ont répondu à nouveau  à l’appel du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens et des associations qui le composent.

 Rassemblés devant le hall de l’Hôtel de ville, ils ont manifesté leur soutien au  peuple palestinien et  leur horreur devant le massacre qu’Israël est en train de perpétrer avec l’accord tacite des USA, de l’Europe et du gouvernement français.

Après une  prise de parole au nom du Collectif, les manifestants ont défilé jusqu’à la Sous-préfecture, pour exprimer  à nouveau, par la voix de Jean Costadau,  leur mécontentement à l’égard de la position du gouvernement et de ceux qui le soutiennent, et appeler à une nouvelle  manifestation dans les jours qui viennent,  tant que le Cessez-le-feu   et la fin du blocus  à Gaza ne seront  pas prononcés.

Nombreux étaient ceux qui dénonçaient l’attitude du gouvernement, et lui reprochaient de ne plus représenter la France des Droits de l’Homme. Nombreux étaient les slogans pour appeler à la paix et à la justice en Palestine, pour dénoncer les crimes d’Israël et de ses complices à l’égard du peuple palestinien, pour appeler au cessez-le feu à Gaza, à la fin du blocus, au boycott des produits palestiniens.

Un  tract listant les produits à boycotter a été à nouveau distribué, à la demande des manifestants.

 

Ci-dessous la déclaration de Jean-Louis Burgat, au nom du  COLLECTIF NARBONNAIS POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS

Depuis maintenant plus de trois semaines le massacre auquel se livre l’armée israélienne contre la population de Gaza continue dans sa logique implacable qui vise à écraser un peuple, à lui nier tout droit y compris le droit le plus élémentaire à avoir un Etat, à se gouverner.

 Plus de 1 600 morts (dépassant le nombre de tués de l’opération «Plomb Durci» en 2009) ; d’après l’ONU, les 3 quarts sont des civils dont de nombreux enfants. Sept mille blessés, civils, femmes, enfants, toute une population condamnée à errer dans un champ de ruines sous la menace permanente des bombes. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. .Plus de 230 000 réfugiés palestiniens s’entassent par ailleurs dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza.

         Le Premier ministre israélien a prévenu, l’armée est engagée dans une opération de longue durée. Devant un tel déferlement de violence, un tel acharnement criminel, il a fallu le bombardement d’un des centres de l’ONU situé dans une école, mercredi, dans le camp de réfugiés de Jabaliya (nord de la bande de Gaza), pour qu’ Obama, jusqu’alors silencieux, soit obligé de demander un cessez-le feu sans condition, l’ONU  a fait de même.

Mais quelle efficacité peuvent avoir ces appels alors que les USA et leurs alliés ne cessent de reconnaître la prétendue légitimité d’Israël à nier les droits des Palestiniens ?

Les uns et les autres veulent faire oublier que l’armée israélienne est une armée d’occupation, qui a exproprié les Palestiniens de leur terre, qui, de guerre en guerre, a réduit le peuple palestinien à survivre dans des camps, des bouts de territoires qui sont autant de prisons à ciel ouvert. Une telle situation dramatique, humiliante n’est pas la conséquence de la seule volonté de l’Etat sioniste, elle est aussi celle des choix des grandes puissances occidentales, en premier lieu les USA, mais aussi la France et l’Europe. Ces dernières veulent garder le contrôle de la région afin d’y maintenir leur domination,  la présence de leurs multinationales, en particulier celles du pétrole, leurs profits. Leur politique vise l’ensemble des peuples, elle est le prolongement sur la scène internationale de la politique antisociale qu’ils mènent contre les travailleurs et la population.

 

La France des Bouygues et autres Dassault, vieille puissance coloniale, a toujours été au premier rang pour faire ce sale boulot  comme aujourd’hui, ce gouvernement qui a ouvertement pris fait et cause pour Israël, ignorant les droits des Palestiniens au mépris même des résolutions de l’ONU.

 

Emporté par son zèle à complaire à Israël, Hollande et son ministre de l’Intérieur ont lancé une campagne ridicule et minable contre le mouvement de solidarité qui a traversé tout le pays. Le plus honteux de cette campagne  c’est qu’elle ose accuser d’antisémitisme ceux qui militent pour l’arrêt des bombardements et la solidarité avec le peuple palestinien victime d’un véritable massacre. Interdiction de plusieurs mainfestations à Paris, inculpation de militants,…

Jusqu’où ira le gouvernement Hollande-Valls pour museler la parole des militants qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien et mettent en cause la politique criminelle du gouvernement israélien ?

 

Alors oui, nous avons un problème avec l’État d’Israël et l’agression sanglante qu’il poursuit contre les Palestiniens, oui nous avons un problème avec la veulerie du gouvernement  Valls, mais en aucun cas avec les Juifs. Nous nous battons pour les droits des Palestiniens, pour la solidarité des peuples, contre l’antisémitisme et toute forme de racisme, contre la guerre, nous nous battons pour que, demain, juifs, palestiniens, arabes puissent vivre, ensemble, pacifiquement dans une société libre.

Dans la situation inhumaine, le danger de mort permanent vécu par le peuple palestinien, oui, nous avons le devoir d’intervenir.

Nous avons un devoir de solidarité internationale, un devoir d’ingérence : en nous mobilisant massivement pour mettre la pression sur les gouvernements partout dans le monde comme nous avons su le faire du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, pour faire cesser le massacre et faire respecter les droits du peuple palestinien violés en permanence par l’État d’Israël.

 

Pour rappel : les 6 exigences du droit international

- fin de l’agression contre le peuple palestinienn ;

- levée complète du blocus instauré sur Gaza en 2006 ;

- ouverture du poste frontalier de Rafah avec l’Égypte ;

- liberté de circulation à la frontière gazaouie avec Israël ;

- autorisation de pêcher jusqu’à 12 milles marins des côtes ;

- libération des prisonniers palestiniens.

 

Notre solidarité doit être aussi active et déterminée qu’est abjecte la passivité et la complicité de la prétendue « communauté internationale », qui regarde sans rien dire l’Etat d’israël massacrer une fois de plus les palestinien-ne-s. Nous devons nous faire l’écho de cette solidarité et de cette détermination ici en France en amplifiant la mobilisation, en poursuivant les manifestations de soutien et en continuant de développer la campagne BDS -Boycott, Désinvestissement, sanctions- contre Israël, seule à même de briser l’impunité de cet État terroriste.

 

Oui La solidarité avec le peuple palestien est légitime, elle doit se poursuivre et s’amplifier. Gaza on t’oublie pas, Palestine vivra, Palestine vaincra.              

 

 

 

HALTE AU MASSACRE À GAZA,JUSTICE EN PALESTINE SAMEDI 12 JUILLET À NARBONNE

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Samedi, le Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens s’est rassemblé Place de l’Hôtel de Ville pour dénoncer l’agression israélienne contre le peuple palestinien et exiger du gouvernement, et des élus narbonnais de prendre les mesures à la hauteur de la situation terrifiante à Gaza.

La motion suivante a été lue, et ensuite portée en délégation à la sous-préfecture, et ensuite, sous la forme d’une lettre ouverte, mise dans la boîte aux lettres de la permanence parlementaire des élus Madame Fabre, députée, et Monsieur Courteau sénateur.

 

«  Le bombardement intensif de Gaza depuis 3 jours, avec plus de 600 bombardements, a causé la mort de plus de 104 Palestiniens, blessé près de 690 autres et détruit plus de 130 habitations.

Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement palestinien d’entente nationale, condition pourtant nécessaire  à tout progrès vers une paix juste.

Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se cantonnent une nouvelle fois à « dénoncer l’engrenage de la violence », sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et appelant seulement le gouvernement israélien à « la retenue ». François Hollande vient même d’exprimer sa solidarité à Netanyanu !

L’Union européenne disposerait d’un moyen simple : la suspension de l’accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays. Cet accord est conditionné par le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur qui sont illégaux selon le droit international.

Nous dénonçons cette passivité coupable de nos gouvernants, et vous demandons d’agir pour obtenir des actions concrètes  de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité :

-pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

 

-pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

 

-pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

 

-pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

 

-pour le soutien au gouvernement d’entente nationale

 

Nous sommes prêts à vous rencontrer pour vous exprimer de vive voix nos demandes et nos attentes, ainsi que notre condamnation des prises de position du gouvernement que vous soutenez.

 

Signataires : Collectif narbonnais,  Mouvement de la Paix, Cimade,  Confédération Paysanne, FSU, Solidaires, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, NPA, Attac, UJFP, MRAP, Femmes solidaires, Femmes du Sud Femmes du Nord ensemble pour l’égalité.

 

 

 

 

LETTRE DU PCF GRAND NARBONNE DE JUIN

DERRIERE L’ARRÊTÉ ANTI-MENDICITÉ… UNE SOCIETE SANS HUMANITE !

L’inspiration idéologique de l’arrêté municipal anti-mendicité dont nous avons dénoncé l’ineptie, l’hypocrisie, le cynisme dans la presse locale comme lors de la « Fête de la diversité » de dimanche dernier est à chercher du côté de la droite voire de son extrême…

Il est flagrant que sa raison d’être n’est pas le souci de l’ordre public mais bien la désignation de nouveaux boucs émissaires. Car qui peut croire que la mendicité en centre ville serait responsable des difficultés de l’activité commerciale et non la politique d’austérité avec l’envolée du chômage et la dégradation du pouvoir d’achat du monde du travail?

Cet arrêté s’inscrit dans une logique de rejet, d’exclusion, de division des victimes de la crise que l’on retrouve dans maintes décisions ou propositions du Front National.

C’est le maire FN du Hénin Beaumont qui, avec un arrêté analogue, se lance dans la chasse aux roms … C’est le maire de Béziers qui s’en prend aux pauvres en leur interdisant d’étendre leur linge à la fenêtre… Ce sont les conseillers municipaux de ce même parti qui, à Narbonne, réclament la suppression des subventions communales aux unions
locales syndicales…

La marginalité, la pauvreté, la résistance…
Tout cela doit être mis à l’écart ou réduit au silence!

Voilà leur projet de ville « clean », de ville propre…. En fait, une société sans humanité, sans solidarité !

Cela fait froid dans le dos !

Le point de vue d’un citoyen :

Le comble de cette affaire, c’est que la mairie pourra réclamer le paiement d’une amende de 38 euros au SDF contrevenant !
Qui sera donc obligé de… faire la manche pour payer..?

RIDICULE !

Richard.

 

NOS RENDEZ-VOUS   : 13-14-15 JUIN PCF FÊTE DE COURSAN

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HOMMAGE A MANDELA

SAMEDI 16H

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La constitution d’une alternative à gauche réunissant forces du Front de gauche, socialistes mécontents, démocrates, syndicalistes devient un impératif et une urgence.

Rassembler ceux qui veulent mettre au pas la finance et ouvrir une nouvelle ère de progrès social et démocratique, puiser des forces dans des luttes coude à coude, rassembler passionné- ment, c’est l’immense chantier qu’il ne faut pas différer…DIMANCHE 16H AVEC F. WURTZ

REFORME TERRITORIALE

DIMANCHE 11H30

AVEC LES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS

Parti Communiste Français  » L’atelier populaire  »
6 Place Belfort 11100 Narbonne Tél : 04 68 41 49 51

Mel : pcfnarbonne@gmail.com

Blog du PCF – Narbonne gauchepopulaire.unblog.fr/

NARBONNE : projet d’arrêté anti-mendicité : allons-nous laisser faire?

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Communiqué du Pcf Narbonne sur le projet d’un arrêté municipal contre la mendicité

Arrêté anti-mendicité: inacceptable!

Il y a quelques jours, la presse locale présentait les grandes lignes d’un arrêté municipal en préparation interdisant la mendicité dans plusieurs secteurs de notre commune. Il devrait entrer en vigueur le 1er juillet pour être opérationnel durant la saison estivale. Le prétexte avancé serait le maintien de l’ordre!

Depuis …aucun démenti…aucune réaction.

Il serait impensable que des voix ne s’élèvent dans notre ville pour manifester une opposition à un tel projet.

 

Cet arrêté n’a aucune raison d’être!

Car quel que soit l’individu qui en est la cause, quelle qu’en soit la forme, tout trouble dans l’espace public est répréhensible et réprimé par la loi: l’arsenal législatif déjà existant est bien suffisant pour rétablir la tranquillité publique en toute circonstance.

 

Il est foncièrement dangereux!

Car il vise la stigmatisation d’une catégorie particulière de personnes socialement fragilisées.

Il fait un amalgame mensonger entre mendicité et agressivité, gommant la réalité d’une pauvreté extrême qui devrait nous rappeler que, dans la crise, personne n’est à l’abri de se retrouver sans rien, suite à des ruptures sociales et familiales!

 

Il est hypocrite et cynique!

Car il ne dit pas son véritable et honteux objectif: cacher la misère qui porterait atteinte, selon certaines bonnes âmes, à l’image touristique de la ville. Ne nous trompons pas! C’est bien de cela qu’il s’agit!

Pour ces gens-là, ce n’est pas l’exclusion qui est gênante mais sa présence visible qui est un témoignage – réquisitoire contre une société de plus en plus inégalitaire au point de jeter certains d’entre nous dans la rue!

L’humanité d’une société ou d’une collectivité se mesure à la façon dont elle traite celles ou ceux qui sont obligés de vivre à la marge?

 

Cet arrêté est inacceptable!

Les communistes tiennent à exprimer publiquement leur indignation.

Ils sont prêts à agir avec tout citoyen, toute association, toute organisation qui refusent une telle décision construite sur le rejet et l’exclusion…

EUROPÉENNES INTERVIEW D’ALEXIS TSIPRAS, candidat de la Gauche européenne à la présidence de la Commission Européenne

 

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ALEXIS TSIPRAS :  » LE SEUL VRAI CHOIX C’EST NOUS, LA GAUCHE EUROPÉENNE, OU ANGELA MERKEL »

La Gauche européenne a le vent en poupe. Ses listes pourraient réaliser de très bonnes performances au Portugal, en Grèce, en Irlande et à Chypre. Et flirter avec les 10 % dans nombre d’autres pays comme la France et l’Espagne. Au total, elle pourrait multiplier quasiment par deux le nombre d’élus (35). Son candidat à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras, pointe, dans un entretien avec L’Humanité Dimanche, les trois axes que défendra son groupe.

Qu’est-ce que peuvent changer ces élections européennes, dans un climat de forte défiance et de désenchantement vis-à-vis du projet européen ? Qu’apporterait un bon score du PGE ?

Alexis Tsipras. Nous devons désavouer par les urnes ceux qui ont imposé l’austérité, non pour solutionner la dette colossale de l’euro zone, car ils l’ont aggravée, mais pour réorganiser les économies européennes sur le modèle du capitalisme néolibéral.

Cette fois, le vote des citoyens européens va influencer l’évolution, non seulement de chaque pays isolément, mais de l’Europe dans son ensemble. Ces élections ont une importance historique. C’est le référendum d’une vie. Parce que l’Europe se trouve à un carrefour décisif. Ou elle continuera avec de l’austérité, du chômage et de la pauvreté pour de nombreuses années, avec moins de démocratie, ou elle changera de cap, avec du développement, de la justice et du travail décent, avec plus de démocratie. Notre sort tient dans notre vote. Et le seul vrai choix c’est nous, la Gauche européenne ou Angela Merkel. Plus forte la Gauche européenne sortira des urnes, plus profondément sera ébranlé le rapport de forces actuel en Europe qui impose l’austérité permanente. Plus forts nous serons, plus grande sera notre possibilité de négocier la fin immédiate de l’austérité et le rétrécissement de l’état social, au profit du monde du travail et de la culture dans toute l’Europe. Les premiers à se rendre aux urnes doivent être les victimes de cette crise, les jeunes et les femmes. Que les pionniers du changement en Europe soient issus des chômeurs. Parce que, dans quelques jours, nous avons une occasion qui ne se présente qu’une seule fois par génération, celle de rendre l’Europe meilleure. Nous devons la saisir.

HD. Vous avez multiplié les déplacements en Europe, comment appréciez-vous la situation économique et sociale de l’UE ?

Alexis Tsipras. La gestion de la crise a accentué la crise ellemême. Elle a aggravé le problème initial qu’elle était supposée résoudre, à savoir la dette colossale de la zone euro, tandis que parallèlement la crise s’amplifiait et passait de purement financière à sociale, humanitaire et environnementale. Et conduisait au recul de la démocratie. En quatre ans, l’Europe d’après-guerre a été déstructurée. Les conséquences de cette gestion sont visibles. Un chômage très élevé chez les jeunes frappe tous les pays d’Europe, tandis que, sous la menace du chômage, la précarité de l’emploi par la violation des droits du travail devient la règle. Il y a une pauvreté, une récession dramatique, une perte importante de revenus, un démantèlement de l’État providence et des droits collectifs, une accentuation des inégalités et la redistribution de richesses et de puissances au profit de l’oligarchie financière.

HD. Quels seront les grands axes de votre politique ? Qu’allez-vous défendre au Parlement européen ?

Alexis Tsipras. Tout d’abord, ma candidature, au nom de la Gauche européenne, à la présidence de la Commission européenne, dépasse le clivage Nord-Sud. Elle unit les peuples et les pays que la gestion de la crise néolibérale divise. La Gauche européenne a pour objectif une Europe démocratique, sociale et écologique. Nous nous battrons pour mettre en pratique la réorganisation démocratique des institutions de l’Union européenne, le remaniement écologique de la production et la réforme du cadre européen en matière d’immigration. Ce sont les trois grands axes de notre politique. Dans ce contexte : – nous soutenons l’abolition immédiate de l’austérité et des mémorandums et la relance coordonnée de l’ensemble des économies européennes ; – nous voulons une véritable Banque centrale européenne, agissant comme prêteur en dernier ressort, non seulement pour les banques mais aussi pour les États ; – nous croyons que l’Europe a besoin de sa propre loi Glass-Steagall, afin de séparer les activités commerciales et d’investissement des banques, et d’éviter cette fusion dangereuse de risques en une seule entité incontrôlée ; – nous voulons une législation européenne efficace pour taxer les activités économiques et entrepreneuriales offshore ; – nous soutenons la résolution collective, fiable et décisive de la crise de la dette de la zone euro par l’organisation d’une conférence européenne de la dette, similaire à celle organisée à Londres en 1953 pour la dette de l’Allemagne. À la place d’une Europe qui redistribue les revenus aux riches et la peur aux pauvres, nous proposons notre propre Europe de la solidarité, de la sécurité économique et sociale, de l’emploi et de la prospérité.

 

HD. Quelles sont, selon vous, les premières mesures d’urgence à prendre au niveau de la gouvernance européenne ?

Alexis Tsipras. Libérer l’Europe de l’austérité sera une victoire au symbolisme puissant et aux prolongements politiques profonds. Par conséquent : – nous devrons retirer la Commission européenne de l’institution de la troïka, dans chaque pays où elle est en application ; – nous devrons geler les négociations avec les États-Unis sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TAFTA) ; – nous devrons abolir le cadre institutionnel de la gouvernance économique imposé par le rapport actuel des forces politiques en Europe. Parallèlement, nous commencerons la réorganisation démocratique de la Commission européenne, en assurant la transparence de son fonctionnement, mais aussi la participation des citoyens à la prise des décisions qui les concernent, afin de faire face au déficit démocratique.

HD. Est-il possible de mettre en échec le TAFTA que vous évoquiez à l’issue du scrutin européen ?

Alexis Tsipras. Ce traité conduit à la dévalorisation de la démocratie. Nous ne pouvons concevoir un traité commercial qui donne la priorité à des investisseurs privés par rapport aux gouvernements démocratiquement élus, quand ils jugent que leurs « droits » sont touchés par un changement de la politique économique et d’investissement. Avec la Gauche européenne à la présidence de la Commission européenne il n’y aura pas d’accord commercial avec un tel contenu. Et il est évident que nous ferons appel au référendum pour des choix cruciaux pour la vie des citoyens de l’Union.

HD. Quelle est votre position sur l’euro ?

Alexis Tsipras. Comme vous le savez, l’abandon de la monnaie commune et la concurrence monétaire entre les États et les peuples de l’Europe ne sont pas notre choix. Nous ne sortirons de la crise ni par une dévaluation interne, comme le veulent les mémorandums, ni par une dévaluation monétaire. Nous sortirons de la crise par l’effacement de dettes et par un nouveau pacte social, avec un new deal européen pour financer la croissance, renforcer l’emploi et la cohésion sociale.

HD. Les libéraux européens citent l’Espagne, l’Italie et la Grèce comme des symboles de la réussite des politiques d’austérité, qu’avez-vous envie de leur répondre ?

Alexis Tsipras. Je réponds par quelques chiffres qui prouvent que l’austérité néolibérale en Grèce est un crime. Selon les éléments de la Commission européenne, la pauvreté en Grèce est hors de contrôle : 34,6 % de la population grecque est menacée par la pauvreté et l’exclusion sociale. Ce pourcentage a augmenté de cinq points durant la période 2008-2012. C’est le quatrième plus haut taux dans l’Union européenne derrière la Roumanie, la Bulgarie et la Lettonie. La pauvreté des travailleurs concerne 15 % de la population. Six personnes sur dix ne vont jamais chez leur médecin parce qu’elles n’ont pas d’argent. Trois millions de personnes, sur une population totale de onze millions, n’ont pas d’assurance santé. 40 % de la population économise sur la nourriture pour acheter ses médicaments. Selon le rapport de l’Institut du travail de la GSEE pour 2013, à la fin de l’année, le chômage a atteint le niveau de 1961, soit environ 30 %. En 2014, il atteindra 31,5 %. Le niveau de vie des citoyens s’est dégradé d’au moins 50 % par rapport à celui de 2008 à cause de la diminution des salaires, des retraites, et aussi à cause des charges fiscales. La demande intérieure a diminué de 31,3 % entre 2009 et 2013, revenant au niveau de 1999. En quatre ans d’application, le mémorandum a plongé l’économie grecque dans une récession profonde et qui perdure. Concrètement, la récession due au mémorandum a dépassé 2,2 % rien qu’en 2013, contre une récession totale de 3,3 % pour 2008 à 2009. Globalement, la Grèce a perdu plus d’un quart du revenu national d’avant la crise. Pour 2014, l’OCDE prévoit une récession de 0,3 % pour l’année et reporte la croissance à 2015 – et ça sous conditions. Ce même mémorandum a propulsé la dette publique à un niveau très élevé, sans précédent et non viable. Il l’a augmentée d’environ 50 % en pourcentage du PIB. Elle atteint aujourd’hui 176 % du PIB.

HD. Quelles leçons tirez-vous de la crise ukrainienne ?

Alexis Tsipras. L’Europe, malheureusement, expérimente à nouveau en Ukraine l’arsenal de la guerre froide.

 

Elle a très vite oublié qu’elle en a été la plus grande victime. Comme elle a aussi oublié aussi que ses fondateurs l’avaient conçue pour être le garant de la paix dans l’Europe d’après-guerre. Et le chemin de la paix c’est le dialogue, pas les sanctions. C’est pourquoi nous demandons à toutes les parties impliquées, à l’OTAN, aux États-Unis et à la Russie, d’éviter tout mouvement d’escalade de la crise. Toutes les parties doivent immédiatement cesser les menaces et l’usage de la force. Et pour qu’il n’y ait pas de nouvelles annexions en violation du droit international, il faut que cessent immédiatement les opérations de la garde nationale dans l’est de l’Ukraine. Que les néonazis soient écartés du gouvernement de transition de l’Ukraine. Que les forces de l’OTAN se retirent des pays voisins de la Russie. Que les forces russes se retirent des frontières de l’Ukraine. Un nouvel Helsinki est urgent, une nouvelle conférence pour la création d’un système de sécurité collective en Europe, avec la participation de la Russie dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Une conférence sans gagnants ni perdants. L’Ukraine unifiée, éventuellement sous la forme d’une fédération si ses citoyens le choisissent, peut être un pont entre l’Est et l’Ouest. L’Union européenne n’a pas à pousser l’Ukraine à choisir un camp.

 

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HOLLANDE-VALLS : L’AUSTÉRITÉ SANS HÉSITATION

HOLLANDE – VALLS

L’AUSTERITE SANS HESITATION

50 milliards de coupes budgétaires, les cadeaux aux patrons qui continuent, les services publics à la moulinette… plus personne ne peut décemment nommer de gauche le pacte de responsabilité du gouvernement. A l’assemblée nationale, l’hostilité à ce projet a traversé tous les groupes de gauche, y compris le groupe socialiste. Tous les députés Front de gauche et une grande majorité d’EELV ont voté contre. 41 députés socialistes ont refusé de le cautionner. Ce plan n’a pu passer qu’avec la complicité du centre. La droite en a fait l’éloge. Pas étonnant, il s’inscrit dans le droit fil de la politique de Nicolas Sarkozy.

Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

 

A la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l’affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d’une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d’or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d’euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d’égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n’y aura pas  « d’apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d’installer la confiance », c’est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite : celle d’une austérité à perpétuité.

 

CONTRE LA LOI DE LA FINANCE EN FRANCE COMME EN EUROPE

L’HUMAIN D’ABORD

LE 25 MAI VOTONS FRONT DE GAUCHE

 

JEAN-LUC MÉLENCHON À NARBONNE : VIDÉO DE MARGOT GUILLEMOT

Image de prévisualisation YouTube

EUROPÉENNES : 600 À NARBONNE AVEC JL MÉLENCHON, MARIE-PIERRE VIEU ET DAVID HERMET!

mélenchon à narbonne 29-4-2014 047 copie mélenchon à narbonne 29-4-2014 096 copie mélenchon à narbonne 29-4-2014 135 copieLa salle, les escaliers, le balcon ont été envahis, beaucoup sont restés debout

David Hermet,  Marie-Pierre Vieu   JL mélenchon se sont succédé  pour montrer  à partir de l’exemple d’Alstom,

 

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comment  les richesses produites par le travail en France – 2000 milliards d’euros par an- sont  pompées par les grands groupes industriels et la finance, et qu’il est  légitime que l’Etat nationalise aujourd’hui  le groupe pour rendre aux contribuables ce que les actionnaires depuis des années  leur ont pris  et  éviter que des secteurs décisifs pour  l’indépendance économique de la France, les transports, l’énergie,  tombent entre les mains de grands groupes étrangers qui n’ont comme objectif qu’un maximum de profit en un minimum de temps.

Le 25 mai, les français comme tous les européens auront à voter : un vote qui n’aura pas de conséquences directes sur  les gouvernements européens en place, mais un vote qui aura une importance considérable pour toute l’Europe dans les semaines qui suivront. Car :

Vont-ils voter pour un Parlement européen qui reconduira la politique menée par une Commission européenne ( composée de personnes non élues, choisies par des gouvernements néo-libéraux aux ordres de la finance internationale) qui poursuivra le choix  d’un libre-échange avec  les USA, et le dogme de la concurrence libre et non faussée, ( ce qui est en cours avec les négociations du Grand Marché Transatlantique),Ou vont-ils voter  pour des députés qui se battront pour défendre les intérêts des peuples, les droits et les espoirs des travailleurs  qui produisent les richesses, et qui partout en Europe sont laissés pour compte, précarisés, humiliés, et comme en Grèce, abandonnés.

Ou encore :

Vont-ils choisir d’élire par leur vote à la présidence de la Commission européenne,  un Martin Schulz, choisi par les socialistes européens- et français- pour les représenter, et qui se fait un mérite de co-gérer l’Allemagne avec la droite de Mme Merkel ?

Ou vont-ils voter pour un José Bové, qui vient d’affirmer par écrit qu’il soutient tous les Traités européens existants, et avec eux la loi de la concurrence libre et non faussée , comme l’ont fait tous les gouvernements européens jusque là,  de droite et de gauche, Sarkozy et Hollande y compris ?

Le Front de gauche, et son équivalent au niveau européen – la GUE- a choisi, quant à lui pour candidat à cette Commission européenne, Alexis Tsipras, leader grec de Syriza, force de gauche qui s’oppose résolument depuis des  années, à la mise à sac  du pays par l’oligarchie financiaire internationale : ils sont en passe de recueillir 28 à 30 % des voix : un espoir pour toutes les forces européennes de Front de gauche.

Voter pour le Front de gauche aux européennes, c’est  voter avec les forces de gauche européennes de la GUE contre une austérité  imposée à toute l’Europe,

pour une Europe des droits économiques,sociaux et politiques, élargis aux droits de tous les humains,

solidaire de tous les peuples en souffrance .

VOTEZ LE 25 MAI : UN SEUL TOUR

POUR DIRE : NON À L’AUSTÉRITÉ, OUI AU PARTAGE DES RICHESSES

NON AU GMT, NON AUX PRIVILÈGES EXORBITANTS ACCORDÉS  À LA FINANCE

OUI AU RESPECT ET À LA RÉMUNÉRATION DU TRAVAIL

OUI À UNE EUROPE DES DROITS SOCIAUX,ÉCONOMIQUES, POLITIQUES

OUI À L’HUMAIN D’ABORD

 

 

 

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