Archives pour la catégorie jeunesse

SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT POUR LA DÉFENSE DE L’IVG!

 

 LE PCF DE NARBONNE A APPELE, AVEC DE NOMBREUSES AUTRES ORGANISATIONS, A SOUTENIR LE RASSEMBLEMENT ORGANISE SAMEDI 8 FEVRIER POUR LA DEFENSE DE L’IVG.

 

A l’appel du Planning familial, de nombreuses associations et  de partis politiques, plus de 300 personnes ont manifesté  de la Médiathèque, à l’Hôtel de ville puis devant la sous-préfecture. En soutien aux femmes espagnoles, mais pas seulement : si le droit à l’avortement n’est pas remis en cause en France, comme il l’est en Espagne par le gouvernement Rajoy, sa mise en application possède de graves lacunes, comme le montre le recensement effectué par le Planning familial : plus de 130 établissements de santé pratiquant l’IVG ont fermé. Les restrictions budgétaires suppriment moyens et personnels. De ce fait, dans certaines zones , le système ne fonctionne pas. Il y a de quoi s’inquiéter : si cette politique se poursuit, bientôt le droit à l’avortement sera menacé en France.

 

Narbonne n’échappe pas à ce constat : d’après le Planning familial, l’absence de médecin, l’impossibilité de recours à l’IVG médicamenteuse, l’orientation de femmes vers d’autres hôpitaux ne facilitent pas le recours à l’IVG !

 

Et dans de nombreux pays d’Europe, des forces réactionnaires, cherchent à promouvoir une vision archaïque de la société, de la famille, et  refusent à la femme le droit de disposer de son corps. Le droit à l’avortement est ainsi de plus en plus menacé.

 

Même, le rapport de Edite Estrela, euro-députée  portugaise, qui demandait la légalisation de l’IVG dans l’U.E. pour éviter que les femmes des pays où la loi est restrictive ne soient  contraintes à avorter à l’étranger ou à recourir à l’avortement clandestin vient d’être rejeté . Or  l’avortement clandestin continue à tuer : 1 femme meurt toutes les 8 minutes d’un avortement dans le monde.

 

Selon E.Estrela, c’est la campagne d’intoxication et de distorsion de son contenu menée par les mouvements religieux et partis de droite contre son   projet qui  l’a fait capoter :

 

les forces conservatrices ont toujours existé  en Europe, mais aujourd’hui, elles sont très écoutées et relayées par l’Union européenne.

 

En France, les anti-mariage pour tous se sont constitués en un mouvement politique qui se bat  contre l’avortement, contre l’homoparentalité, contre l’égalité entre  les femmes  et les hommes : ce mouvement  n’illustre pas seulement l’existence du conservatisme : il est activement politique!

Démonstration a été faite le 8  que les narbonnais ne veulent pas de régression !IMG_0118DSCN3122

 

 

IL FAUT CONTINUER À SE MOBILISER POUR DÉFENDRE LE DROIT DES FEMMES À DISPOSER LIBREMENT DE LEUR CORPS, CONTRE TOUTES LES REMISES EN CAUSE DES MOUVEMENTS RÉACTIONNAIRES QUI EN FRANCE ET EN EUROPE VOUDRAIENT TENIR LE HAUT DU PAVÉ!

 

 

SALAH HAMOURI ENFIN LIBRE

Salah Hamouri dément les propos de Richard Prasquier, président du CRIF

publié le mardi 20 décembre 2011

 

Comité national de soutien à Salah Hamouri

 

Nous avons été bien inspirés, en écrivant dans le dernier communiqué publié saluant la libération de     Salah, que désormais nous le mettions « sous la protection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique

En effet, voici qu’aujourd’hui mardi, deux jours après sa libération, certains médias israéliens – aussitôt repris sans la moindre vérification par Richard Prasquier, le président du CRIF – affirment dans un « tam-tam » assourdissant que Salah aurait déclaré à des journalistes de l’agence Reuters que « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort. »

Naturellement Salah n’a jamais dit ni pensé cela. Il a fait d’ailleurs une mise au point immédiatement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les journalistes de l’agence Reuters qui l’ont interviewé, démentent aussi, enregistrement à l’appui, les propos attribués à Salah.

N’empêche : voici que la haine se répand immédiatement contre Salah et contre sa famille. Un site publie un pamphlet odieux où il est indiqué : « Denise Hamouri peut être fière d’avoir mis au monde un assassin. » Il continue en écrivant : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui mérite de mourir. »

Et Richard Prasquier, une nouvelle fois, apporte de l’eau sale à ce moulin…

Nous en appelons donc aux autorités françaises car ces campagnes de haine sont dangereuses. Elles peuvent atteindre gravement à l’intégrité de Salah et de sa famille. Nous leur demandons formellement de prendre toutes les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances.

Nous demandons aussi solennellement à Richard Prasquier de démentir immédiatement et en personne les propos qu’il a repris à son compte et de s’excuser, sous peine d’encourir les rigueurs de la loi qui sont particulièrement nettes et fermes en matière d’incitation…

Salah est libéré mais ce n’est pas du goût de tous.

Contre ces fauteurs de haine et de troubles, sinon plus, restons unis et vigilants.

 

 

SALAH HAMOURI ENFIN LIBRE dans international 41795349365

 

REFONDER L’ÉCOLE POUR L’ENFANT QUI N’A QUE L’ÉCOLE POUR APPRENDRE

Comment résoudre les problèmes que les élèves en difficulté posent à l’école Par Stéphane Bonnéry, responsable du projet éducatif du PCF, Maître de conférences en Sciences de l’éducation à l’Université Paris-VIII.

La laïcité à l’école est attaquée. Ses adversaires profitent des défaillances du service public d’enseignement, de ses difficultés à répondre aux défis de notre temps. Pour promouvoir l’école publique, nous devons définir un projet qui réponde à ces défis.

L’offensive du privé confessionnel est importante. Plus que sur des convictions religieuses, il recrute sur la peur du manque de qualité de l’école publique. « Supprimer les financements publics de l’enseignement privé » permettrait, certes, de récupérer quelques moyens pour l’école publique, mais ne répondrait pas au cœur du problème. La réponse principale doit être la transformation progressiste de l’école : la construction d’une école capable de permettre à toute une classe d’âge de s’approprier les outils de l’émancipation intellectuelle et le pouvoir que procurent les savoirs.
C’est le défi de l’école unique, avec les mêmes objectifs pour tous depuis la maternelle jusqu’à la fin du collège. Cette école unique reste à construire : depuis les années 1960, l’école accueille bien tout le monde, mais ne crée pas les conditions pour que tous les élèves apprennent et comprennent. Montrer que tous les élèves sont capables d’apprendre dans une école unique transformée, c’est s’attaquer au fonds de commerce du privé qui repose sur la peur de la « baisse du niveau » qu’engendrerait la présence d’enfants de familles populaires.

Pour relever ce défi, il faut refonder l’école selon le modèle de l’enfant, qui n’a que l’école pour apprendre. Ainsi, on couperait l’herbe sous le pied au marché privé qui se développe sur l’aide à la scolarité : l’apprentissage serait entièrement pris en charge par l’école. Cela implique de promouvoir la recherche en éducation, repenser la formation des enseignants et associer ces derniers à la conception de leur pratique. Cela nécessite du temps pour apprendre en classe, au lieu des journées raccourcies que nous propose le ministère sous prétexte de « rythmes » afin d’offrir les après-midi au marché éducatif.
Un autre défi est de donner à tous les moyens d’une réflexion rationnelle. Nombre d’élèves ont du mal à discerner ce qui relève de la croyance et ce qui relève de la science ou de la rationalité. Ils sont alors plus facilement séduits par les prosélytismes de tout bord.

Les élèves en difficulté ne posent pas de problèmes à l’école : ils posent les problèmes que l’école doit résoudre pour avoir une plus grande utilité sociale dans la formation du citoyen. Ainsi ces élèves ont-ils du mal à construire un point de vue réflexif, en pensant qu’ils ne peuvent qu’« exprimer leur ressenti » de façon brute. Ils ont du mal à voir en quoi l’expérimentation ou l’étude de documents d’information avec des protocoles rigoureux peut les conduire à évoluer dans leur réflexion et à ne pas accepter les idées convenues comme des vérités. Les idées d’un auteur, les consignes d’un enseignant leur apparaissent comme des paroles d’autorité auxquelles il faudrait se soumettre, et non comme des points de vue capables d’alimenter leur propre réflexion, des arguments rationnels leur permettant de se confronter au réel et de réfléchir sur leurs pratiques. Les élèves bien formés à réfléchir et à débattre à partir d’arguments rationnels sont de toute évidence bien plus préparés à ne pas être séduits par la « croyance » et les paroles d’autorité. Force est de constater que le bilan actuel de l’école publique est insuffisant en la matière, même s’il n’est pas non plus un échec total.
Le gouvernement et ceux qui se rangent à son idée de couper l’école unique en deux, avec le socle commun pour les uns et le programme complet pour les autres, renoncent de fait à développer ces dispositions intellectuelles chez tous les jeunes. Tous les élèves sont capables de réflexion et d’échanges argumentés, mais ils ne le sont pas à n’importe quelles conditions. Pour que les élèves qui n’ont que l’école pour s’approprier la culture savante puissent accéder à la réflexion critique et nourrir une pensée personnelle, la question du temps est essentielle. Les lamentations télévisuelles sur le trop grand nombre d’heures d’enseignement en France « oublient » que ce n’est pas par hasard : la France est l’un des seuls pays où l’égalité est une mission de l’école. La scolarité unique jusqu’à la fin du collège, quels que soient le territoire et la population, est aussi une des conditions pour développer dès le plus jeune âge la réflexion (en même temps que la mémorisation, au lieu de les opposer) et préparer tous les élèves à entrer au lycée et au-delà.
Pour relever le défi de la laïcité aujourd’hui, réorientons l’école afin de mettre en œuvre la formule de Brecht : « La culture est une arme, il faut armer le peuple. »

Stéphane Bonnéry

LA FRANCE CONTINUERA-T-ELLE À SE TAIRE SUR LE CAS DE SALAH HAMOURI ?

DEUX POIDS DEUX MESURES

Le jeune Français, Salah Hamouri a été condamné à sept ans de prison par le tribunal militaire israélien de Judée, siégeant en Cisjordanie occupée par Israël. Il s’agit d’une décision politique puisque aucun élément matériel n’a été versé aux débats. Ce que l’on reproche en fait à notre jeune compatriote, c’est son opposition à l’occupation. Cette situation a entraîné un vaste mouvement de solidarité citoyenne en France. Mais qu’en est-il des autorités politiques de notre pays ? On peut résumer l’opinion du gouvernement et du président de la République par la conclusion d’un courrier de Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères : « Les autorités françaises accordent une attention constante à la situation de Salah Hamouri et ne se satisfont pas de son maintien en détention. Il ne leur appartient pas, néanmoins, d’intervenir ou même de commenter les procédures judiciaires d’un État souverain. »                                                                                                                    Autrement dit l’attention gouvernementale est silencieuse et l’on ne commente pas une décision d’un « tribunal militaire d’exception » israélien.                                                                                                                                                                                                                                    Comment expliquer dans ces conditions que le cas de Florence Cassez, que tous les Français connaissent pour peu qu’ils regardent la télévision, écoutent la radio ou ouvrent un journal, fasse l’objet d’un traitement gouvernemental en contradiction absolue à celui réservé à Salah Hamouri

Pas d’intervention pour l’un, « affaire d’État » pour l’autre ! On ne commente pas la décision pour l’un, on exprime son « indignation » pour l’autre. Madame Alliot-Marie devant l’Assemblée nationale déclare explorer « toutes les voies diplomatiques et juridiques qui permettraient de faire respecter le droit ». Elle parle d’un « montage policier et de la violation de la présomption d’innocence qui ont émaillé le procès de Florence Cassez ». En revanche, pas un mot sur la procédure suivie contre Salah Hamouri, sur la légitimité d’un tribunal militaire siégeant en territoires occupés alors même que cette occupation est condamnée par la quasi-totalité des pays du monde. Pas un mot sur l’indigence du dossier à charge. Pas un mot sur cette parodie de justice.

Ce qui me paraît extrêmement choquant, ce n’est évidemment pas la mobilisation gouvernementale pour la défense de Florence Cassez mais bien l’indifférence totale envers notre compatriote Salah Hamouri. Doit-on en conclure qu’il existe des catégories hiérarchisées entre les Français ? Que certains États sont souverains et d’autres non ? Que les principes de notre République, nos « fondamentaux » sont d’une application à géométrie variable ? Si un tel « deux poids, deux mesures » devait se confirmer, cela serait extrêmement grave pour la crédibilité de la politique judiciaire et extérieure de la France. Aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger.

Daniel Voguet

LA RETRAITE EST AUSSI UNE AFFAIRE DE JEUNES

Avec l’appel lancé début mai par 19 organisations de jeunesse politiques, syndicales et d ’éducation populaire, les jeunes montrent bien que la question des retraites est aussi la leur. Quel est cet appel ?
« Nous refusons d’être les grands oubliés d’un débat qui nous concerne. Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisations ou un recul de l’âge légal de départ à la retraite : nous finançons les pensions d’aujourd’hui, nous refusons d’avoir à épargner en plus pour nos vieux jours dans des fonds de pension qui peuvent être ruinés du jour au lendemain ».
Car demander à la jeunesse de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante, conduisant cette génération à vivre moins bien que celle de ses parents est inacceptable. D’autant que la richesse produite dans notre pays augmente régulièrement : mais depuis 30 ans, la part de cette richesse qui revient aux salaires diminue, au profit des revenus des actionnaires et de la finance, c’est-à-dire, du capital.
Il en résulte pour le monde du travail une pauvreté accrue dont les jeunes sont les premières victimes. Selon une étude de l’INSEE en avril 2010 concernant les revenus du patrimoine, ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui ont le niveau de vie moyen le plus faible et c’est parmi les jeunes adultes que le taux de pauvreté est le plus élevé.
Car on l’oublie trop souvent, la retraite c’est d’abord une affaire d’emplois et de revenus. Etre salarié pauvre ou précaire, c’est à coup sûr subir une retraite de peau de chagrin.
C’est ce que les jeunes refusent. Ils exigent la validation des années d’étude, de formation, des périodes de stage et aussi des périodes d’inactivité forcée dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite.
Les jeunes savent aussi que des solutions en matière de financement existent, en particulier, la mise à contribution des revenus financiers pour laquelle ils prennent résolument parti dans leur appel.
Aujourd’hui, les revenus financiers des banques et des entreprises, soit 260 milliards d’euros en 2008 sont exclus du financement.
Oui, l’inquiétude du lendemain chez les jeunes est forte et légitime, elle est en résonance directe avec celle de tous ceux : salariés, privés d’emploi, retraités, qui souffrent de plus en plus des méfaits d’un système capitaliste inhumain, qui n’ouvre sur aucun avenir.
Alors, oui,  « la retraite c’est l’affaire de tous »,
METTRE EN COMMUN LA RESISTANCE NECESSAIRE : NOUS, COMMUNISTES, NOUS PENSONS QUE TOUS ENSEMBLE C’EST POSSIBLE.
De la part de la section du PCF de Narbonne

Lycéens dans la rue…

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Contre la casse de l’école, la mobilisation des lycéennes, des lycéens et des enseignants s’amplifie pour faire échec au plan de rigueur éducative de Darcos, véritable guerre à l’avenir engagée par le Président Sarkozy et son gouvernement.

Plus d’infos ? : téléchargez le Tract : Lycées à la rue, lycéens dans la rue ! PDF – 237.3 ko

Manifestations lycéens : Quand la jeunesse parle d’avenir, Darcos répond réduction des coûts

http://www.dailymotion.com/video/x51295

 

Aujourd’hui, dans Le Parisien, Xavier Darcos oppose une fin de non-recevoir aux revendication du mouvement étudiant en usant d’un paternalisme pour le moins poussiéreux. Quand les lycéens parlent d’avenir et de solidarité, le Ministre répond « suppression de postes ». Non, ce n’est pas archaique de refuser les suppressions de postes pour diminuer le nombre d’élève par classe quand on a pour objectif un enseignement de qualité. A l’évidence, cette jeunesse fait preuve de maturité, et d’une lucidité qui devrait conduire Xavier Darcos à faire preuve d’un peu plus d’humilité.

Le PCF exprime son soutien total aux lycéens, étudiants et enseignants qui se mobilisent et participera aux nombreuses mobilisations.


Répulsifs anti-jeunes : basta !

antijeuneLe Parisien daté d’aujourd’hui, révèle la commercialisation d’un répulsif sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités envisagent de s’en équiper. Après le spray anti-SDF, le boitier anti-jeune vient allonger la liste honteuse des répulsifs destinés à exclure des catégories de la population de certains lieux. Cette façon de traiter les jeunes comme des parasites est non seulement choquante, mais elle est aussi dangereuse car elle crée les conditions techniques de politiques locales de ségrégation.

Elles portent atteinte aux libertés, et visent à remplacer l’action publique de prévention par un armement technologique individuel qui revient à faire sa propre loi. De telles armes de dissuasion urbaine doivent être interdites dans les plus brefs délais.

 

Que la France honore ce jeune homme, c’est justice. Il appartient à notre peuple.


youngsarko.gif Et il faut se réjouir que tous les lycéens découvrent avec émotion jusqu’à quel sacrifice a conduit le choix de la Résistance, l’attachement à des valeurs d’émancipation humaine. Cette première décision du président est bien choisie. Mais… Le calcul de Nicolas Sarkozy n’est cependant pas d’amplifier l’écho du message de Guy Môquet. Il a entrepris, dès l’orée de sa campagne électorale d’anesthésier les symboles de la gauche en les­ «panthéonisant ». Mais comment l’image de ce jeune communiste pourrait-elle se marier avec la conception de droite de la nation, excluant les étrangers ?

Cette figure lumineuse est à l’opposée de la face obscure de 1a planète UMP, celle où les vieilles idées de l’extrême droite sont accommodées avec ses restes.

Le nouveau président de la République croit-il également pouvoir domestiquer la mémoire d’un Jaurès qui tonnait que « le communisme doit être l’idée directrice de tout le mouvement» ? Ou qui ironisait à l’intention des amis du nouvel occupant de l’Élysée: «Parce que le millionnaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé. »

Il a été arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’est. Bien avant l’invasion de l’URSS par les nazis, Guy Môquet avait été dénoncé parce que, avec ses camarades de la Jeunesse Communiste, il distribuait des tracts dans les cinémas ou manifestait contre l’occupation et la collaboration. Son père, cheminot et député communiste, était alors déporté au bagne de Maison-Carrée en Algérie et des policiers français gardaient cet élu du Front Populaire dressé contre les cent familles capitalistes qui contrôlaient la France, engagé contre le fascisme qui depuis des années menaçait l’Europe.

Le môme de Paris, chahuteur et frondeur, qui allait être fusillé avec d’autres otages communistes, avait une vision de l’avenir et une espérance de révolution qui l’avaient conduit à écrire sur les .murs de la baraque de Châteaubriant: « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir… »

Un seul mot manquait dans l’hommage rendu par nouveau président : le mot communiste ». Celui-ci lui fait-il encore si peur ? En tout cas, c’était la fierté de Guy Môcquet d’appartenir à ce parti. Tout comme la nôtre, pour perpétuer sa mémoire…

On n’achète pas l’histoire comme certains hommes, avec un portefeuille…

Le rideau de fumée des ralliements ne peut non plus masquer le sens de la nomination de François Fillon à Matignon.

Le bras droit de Nicolas Sarkozy est un homme adroit et à droite. Il a pour tâche de faire ingurgiter sans spasme la potion des réformes ultralibérales. Il y pense depuis longtemps.

Après l’expérience des retraites et de l’éducation, il est certain d’avoir trouvé la recette.

Parmi les ingrédients – et même si cela donne quelques aigreurs à des sarkozystes déçus – figurent les opérations de débauchage au sein d’un PS affaibli par ses tentations centristes, les appâts présentés aux radicaux de gauche et le brouillage des repères.

Les footings au sortir de l’Elysée ou les poses glamour de la prise de fonction ne peuvent faire oublier aux salariés, aux syndicalistes, aux jeunes… qu’il leur faudra résister dans les années qui viennent et que, comme le déclarait Raymond Aubrac : « Résister, c’est aussi créer. »

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