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CÔTE D’IVOIRE BIS

Côte d’Ivoire : La question de la démocratie et de la paix durable reste entière (PCF)
Le soutien des forces françaises à l’arrestation, ce jour, de Laurent Gbagbo par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire donne tout lieu de s’inquiéter des traces que laissera, dans le pays et sur le continent, le choix fait par la France de la confrontation militaire. L’action politique et diplomatique multilatérale était et reste la seule à même d’ouvrir la voie de la réconciliation et de la reconstruction de l’unité nationale ivoirienne.

Les armes ont parlé et des crimes ont été commis des deux côtés. La stratégie guerrière laisse entiers les enjeux d’une paix durable, de la démocratie en Côte d’Ivoire et la souveraineté du peuple ivoirien.

Le Parti communiste français, soucieux de l’intérêt et de la sécurité du peuple ivoirien, exprime sa vive préoccupation et exige du gouvernement français qu’il n’entreprenne rien qui puisse faire obstacle à un rétablissement de la paix et de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 11 avril 2011.

CÔTE D’IVOIRE

 

De Corrine Dufka

SPÉCIALISTE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST AU SEIN D’HUMAN RIGHT WATCH

Quand Toulepleu, Doké, Duékoué et Guiglo, dans l’Ouest, sont tombés aux mains des forces pro-Ouattara, en mars, plus de 800 habitants de l’ethnie Guéré ont subi de terribles exactions, selon des témoignages recueillis pas l’ONG Human Right Watch près du Libéria.

Que s’est-il passé autour de Duékoué?

Corinne Dufka. Ce fut terrible. Des centaines de personnes ont été arrachées de leurs maisons. A Bakoubli, près de Toulepleu, des hommes ont été tués devant leur famille et une femme a été violée devant ses enfants. Notre rapport montre que des massacres ont été commis par le camp Ouattara. Il complète les rapports déjà publiés sur les tueries dont se sont rendues coupables les forces de Laurent Gbagbo, comme à Bloléquin.

Pensez-vous que ces atrocités continuent aujourd’hui ?

C.D-Chaque jour, nous recevons des informations sur des exactions à Abidjan. Mais l’espace laissé aux équipes humanitaires sur place s’est fortement réduit, car des distributions d’aides ont fait l’objet d’attaques. Sur le reste du territoire, comme à San Pedro, nous manquons d’informations. Les exactions peuvent continuer car l’impunité n’a cessé de croître depuis dix ans. Les meurtres, tortures et viols, ont commencé à partir des années 2000 lors de la répression politique et ont continué lors du conflit armé de 2002-2003. Or, personne n’a été poursuivi malgré l’installation d’une mission de maintien de la paix et d’une commission d’enquête. Combattre cette impunité et lancer un processus de réconciliation doivent être les priorités d’Alassane Ouattara.

Quel impact pourrait avoir une guerre civile prolongée?

C.D- Une victoire d’Ouattara n’est pas synonyme de stabilité. Des pro-Bagbo pourraient lancer une nouvelle rébellion.L’impact pourrait être très sérieux sur la région, car les Etats voisins comme le Libéria ou la Sierra Leone et la Guinée sont des démocraties très fragiles. Le chômage massif grossit les rangs des mercenaires qui font circuler les armes. L’arrivée de nombreux réfugiés au Libéria et au Ghana aggrave le risque de déstabilisation.

Entretien réalisé par P.Du

PAS D’UNANIMITÉ AU PALAIS BOURBON

Article de l’humanité

Les députés de la majorité et du PS ont parlé d’une même voix en faveur de l’intervention   militaire en Libye, seuls les élus PCF, solidaires avec ce peuple, s’y sont opposés.   «Nous ne conduisons pas une   guerre mais une opération   de protection des populations   libyennes conformément   à la résolution 1973 votée par   le Conseil de sécurité de l’ONU », s’est   défendu Francois Fillon, premier ministre.   Il intervenait en ouverture du débat sur   l’intervention en Libye, hier après-midi,   à l’Assemblée nationale.   Affirmant que « le colonel Kadhafi   avait décidé de noyer dans le sang » la révolte   du peuple libyen, le chef du gouvernement   concluait qu’il n’y avait pas d’autre   solution « que le recours à la force », option   validée selon lui par la communauté internationale   sous l’égide de l’ONU, mais   aussi les organisations régionales comme   la Ligue arabe. Précisant qu’il s’agissait de   mettre en oeuvre « toute la résolution 1973   et rien que la résolution », il précisait : « Il   n’est pas question d’une force d’occupation   au sol. »   Jean-Marc Ayrault, président du groupe   socialiste, devait approuver « la décision   de la France d’intervenir en Libye dans le   cadre de l’ONU pour éviter un massacre   de populations innocentes ». Il a cependant   souligné que la résolution 1973 « doit être   notre seul cap ». Craignant « un plan militaire   caché » qu’il dénonce par avance,   le député affirmera : « Nous ne sommes   ni des libérateurs, ni des croisés, c’est aux   Libyens d’oeuvrer à leur victoire. » Cette   belle unanimité a volé en éclats quand le   porte-parole des députés communistes   Roland Muzeau est monté à la tribune. Il   a annoncé que « notre voix ne s’associera   pas à la vôtre pour soutenir, dans un unanimisme   béat et aveugle, l’intervention   en Libye ». Exprimant sa solidarité avec   le peuple libyen, le député fustigera « la   fiction » d’un accord de toute la communauté   internationale quand nombre de pays   sont opposés à l’option militaire. Rappelant   les soutiens de nos gouvernants aux   dictateurs arabes, Roland Muzeau a aussi   dénoncé « le mythe des guerres propres   et des frappes chirurgicales », ainsi que   le risque « d’un engrenage avec toutes les   conséquences désastreuses pour les populations   civiles ». Et de prévenir : « Nous ne   cautionnerons pas la moindre intervention   qui ne viserait qu’à faire main basse sur   le pétrole libyen en instrumentalisant son   peuple, en passant par la scission du pays. »

MAX STAAT

LA FRANCE CONTINUERA-T-ELLE À SE TAIRE SUR LE CAS DE SALAH HAMOURI ?

DEUX POIDS DEUX MESURES

Le jeune Français, Salah Hamouri a été condamné à sept ans de prison par le tribunal militaire israélien de Judée, siégeant en Cisjordanie occupée par Israël. Il s’agit d’une décision politique puisque aucun élément matériel n’a été versé aux débats. Ce que l’on reproche en fait à notre jeune compatriote, c’est son opposition à l’occupation. Cette situation a entraîné un vaste mouvement de solidarité citoyenne en France. Mais qu’en est-il des autorités politiques de notre pays ? On peut résumer l’opinion du gouvernement et du président de la République par la conclusion d’un courrier de Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères : « Les autorités françaises accordent une attention constante à la situation de Salah Hamouri et ne se satisfont pas de son maintien en détention. Il ne leur appartient pas, néanmoins, d’intervenir ou même de commenter les procédures judiciaires d’un État souverain. »                                                                                                                    Autrement dit l’attention gouvernementale est silencieuse et l’on ne commente pas une décision d’un « tribunal militaire d’exception » israélien.                                                                                                                                                                                                                                    Comment expliquer dans ces conditions que le cas de Florence Cassez, que tous les Français connaissent pour peu qu’ils regardent la télévision, écoutent la radio ou ouvrent un journal, fasse l’objet d’un traitement gouvernemental en contradiction absolue à celui réservé à Salah Hamouri

Pas d’intervention pour l’un, « affaire d’État » pour l’autre ! On ne commente pas la décision pour l’un, on exprime son « indignation » pour l’autre. Madame Alliot-Marie devant l’Assemblée nationale déclare explorer « toutes les voies diplomatiques et juridiques qui permettraient de faire respecter le droit ». Elle parle d’un « montage policier et de la violation de la présomption d’innocence qui ont émaillé le procès de Florence Cassez ». En revanche, pas un mot sur la procédure suivie contre Salah Hamouri, sur la légitimité d’un tribunal militaire siégeant en territoires occupés alors même que cette occupation est condamnée par la quasi-totalité des pays du monde. Pas un mot sur l’indigence du dossier à charge. Pas un mot sur cette parodie de justice.

Ce qui me paraît extrêmement choquant, ce n’est évidemment pas la mobilisation gouvernementale pour la défense de Florence Cassez mais bien l’indifférence totale envers notre compatriote Salah Hamouri. Doit-on en conclure qu’il existe des catégories hiérarchisées entre les Français ? Que certains États sont souverains et d’autres non ? Que les principes de notre République, nos « fondamentaux » sont d’une application à géométrie variable ? Si un tel « deux poids, deux mesures » devait se confirmer, cela serait extrêmement grave pour la crédibilité de la politique judiciaire et extérieure de la France. Aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger.

Daniel Voguet

DES PAROLES AUX ACTES ???

Le 25 Juin 2009 le groupe communiste au Conseil Régional déclarait:

« Les élus communistes de la Région Languedoc-Roussillon ne cautionneront pas l’entrée de produits illégaux provenant des colonies israéliennes en territoire palestinien

L’annonce de l’installation prochaine de la société israélienne AGREXCO sur le port de Sète ne peut avoir la caution du groupe communiste.

 En effet, implantée dans des colonies en territoire palestinien déclarées illégales par la communauté internationale, cette société en exporte les productions. L’Union Européenne précise pour sa part : « Les produits provenant des colonies israéliennes dans les territoires sont interdits d’importation au sein de l’Union. Par ailleurs, les produits provenant des territoires ne sauraient être labellisés comme israéliens ».

Or, il y a quelques mois encore, AGREXCO débarquait ses produits agricoles à Marseille et provisoirement aujourd’hui en Italie. Présente dans toute la chaîne de distribution en France et en Europe, elle vise à faire de Sète sa plate-forme essentielle d’entrée sur l’Europe.

 Nous demandons que :

- Les règles érigées par l’Union européenne soient scrupuleusement appliquées.

- La traçabilité des produits soit établie et vérifiée par les services d’Etat compétents.

- Le port de Sète lui-même soit exigeant dans ses contrôles.

- Le gouvernement français fasse respecter les accords commerciaux entre l’Europe et Israël qui excluent la commercialisation des produits provenant des colonies.

 En l’état actuel donc AGREXCO ne doit pas venir à Sète, pas plus qu’ailleurs. Les élus communistes de la Région par leurs votes et par leurs actes participeront à ce refus.

 S’il est indispensable de construire un terminal fruitier à Sète, il ne peut se faire au préjudice d’un peuple bafoué et au mépris du droit international.

 La solidarité des élus communistes de la Région Languedoc-Roussillon envers le peuple palestinien en lutte pour la reconnaissance de ses droits est totale mais aussi envers les progressistes israéliens qui œuvrent au quotidien pour la paix. Elle repose sur des principes : deux peuples – deux états, arrêt immédiat de la colonisation, respect des résolutions de l’ONU et du droit européen.

 Des élus communistes français dont Jean-Paul BORE, Vice-Président de la Région Languedoc-Roussillon, Michel PASSET, Président du Groupe Communiste au Conseil Municipal de Montpellier, François LIBERTI, Vice-Président du Conseil Général de l’Hérault, se sont récemment rendus en Palestine et en Israël, pour que soient développées des solidarités actives au travers de jumelages. Des conférences se sont tenues à leur retour.

 A l’heure où de nouvelles perspectives semblent s’ouvrir dans cette région du monde comme vient de le confirmer un récent discours du Président OBAMA, notre solidarité au peuple palestinien et aux forces de paix israéliennes doit s’exprimer avec plus de force encore »

This entry was posted on Jeudi, juin 25th, 2009 at 05:36 and is filed under Paix Internationalisme. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site. »

 

Or depuis ces mêmes élus désavoués par 80% des communistes de la région décidèrent de rester sur les listes « fréchistes » contre les listes « Front De Gauche ».

Il y a quelques jours un huissier mandaté par le Tribunal de Commerce de montpellier constatait l’évidente irrégularité de certaines marchandises importées à Séte par Agrexco


Dernière minute /DEPÊCHE AFP : France: l’Israélien Agrexco accusé d’exporter illégalement des produits des colonies

 

  PARIS, 18 fév 2011 (AFP) – Des associations françaises ont accusé vendredi, constat d’huissier à l’appui, le groupe Agrexco-Carmel, principal exportateur israélien de fruits et légumes, d’exporter illégalement des produits issus des colonies dans les territoires palestiniens.

Ce constat d’huissier, établi sur le port de Sète (sud), « fait clairement apparaître que Agrexco débarque des produits provenant des colonies illégales et fraude sur l’origine des produits, les documents de certification d’origine les présentant comme provenant d’Israël », dénonce la coalition contre Agrexco qui regroupe des associations, syndicats et partis de gauche.


   Ce collectif rappelle dans son communiqué que la Cour européenne de justice a jugé en février 2010 que les marchandises originaires des colonies israéliennes en Cisjordanie « ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel accordé par l’Union européenne à Israël ».


   Le 25 janvier, un huissier de justice, mandaté par le tribunal de commerce de Montpellier qui avait été saisi par le syndicat Confédération paysanne, s’est rendu sur le port de Sète, où les fruits et légumes d’Agrexco sont débarqués depuis octobre 2010 à raison d’un bateau par semaine.
   Dans l’échantillon de documents douaniers saisis ce jours-là, l’un d’entre eux porte sur des conteneurs de dattes provenant de Gilgal et Peza’el, des colonies israéliennes en Cisjordanie, et ne comprend pas, contrairement à d’autres, la mention « préférence non sollicitée » qui signifie que l’exportateur renonce à bénéficier des préférences tarifaires.


   « Nous avons maintenant la preuve factuelle de ce que nous dénonçions depuis longtemps », a indiqué à l’AFP Christophe Perrin, de l’association La Cimade. « Nous allons pouvoir poursuivre notre action judiciaire contre Agrexco ».
   Ces organisations avaient déjà lancé en septembre une action en justice contre Agrexco devant le tribunal de commerce de Créteil, en région parisienne.


   La direction d’Agrexco France n’a pu être jointe. Fin décembre, l’ambassade d’Israël en France avait défendu Agrexco en soulignant que le groupe avait un « partenariat de plus de 30 ans » avec des producteurs palestiniens de la bande de Gaza dont elle distribue les produits (fraises, fleurs, herbes aromatiques) en Europe.
   far/thm


LE PEUPLE EGYPTIEN NE DOIT PAS SE FAIRE VOLER SA REVOLUTION

Le soulèvement populaire en Egypte pour demander le départ de Moubarak et la fin de son régime a rassemblé des millions de personnes à travers le Pays au cours de ces derniers jours.

Comme en Tunisie, le peuple, et principalement, la jeunesse, manifestent leur refus de la dictature, de la corruption, de la misère. Il exprime sa révolte contre 30 ans de pouvoir d’Hosni Moubarak, de répression systématique, de censure, de manipulation des élections.

Face à cette révolte légitime, Moubarak répond, comme le tunisien Ben Ali, par la répression brutale : mercredi, ses partisans, nervis, hommes de main, dont des policiers en civil, ont chargé les manifestants, ont multiplié provocations et affrontements pour inciter à une répression à grande échelle. Selon l’ONU, il y aurait plus de 300 morts, des centaines de blessés et d’arrestations. Hosni Moubarak assassine son propre peuple.
Des journalistes ont été interpellés, insultés, arrêtés, battus, et empêchés de faire leur travail d’’information : beaucoup étaient encore aux mains de la police militaire jeudi. Comme certains journalistes l’ont dit, le gouvernement égyptien a comme stratégie d’éliminer les témoins de ses actes.

Par ce recours à la violence, le dictateur espère-t-il vraiment renverser la situation, en faisant le chantage à la guerre civile ? Cherche-t-il à se raccrocher à ses anciens amis et protecteurs qui pendant des années lui ont apporté compréhension et assistance ? Et quelle assistance !
Pour prendre la mesure de cette «assistance»on peut aller sur le site de l’ambassade de France en Egypte : y figurent, au titre de la «coopération» les sessions de formation de policiers égyptiens à ce qu’ils appellent : « la gestion des foules»…Ce que Michèle Alliot-Marie avait précisément proposé à Ben Ali!

Ce soutien des Européens se fait sous l’égide des USA pour des raisons purement stratégiques et géopolitiques. L’Egypte, lieu stratégique, aux confins d’Israël, voie de passage vers l’Océan Pacifique , longtemps dominée par les puissances coloniales européennes, est passée sous le contrôle américain.
Moubarak a été l’homme de cette soumission aux USA, soumission politique, et aussi économique : il a adopté le plan dévastateur du FMI, l’a plié aux impératifs de la mondialisation libérale, faisant régner la rigueur, l’austérité, par la force et la répression, comptant sur l’épouvantail de l’islamisme pour justifier la répression auprès des Occidentaux. Mais le modèle de l’islamisme qui a trouvé son apogée dans al Quaïda, a perdu des points : les manifestants le montrent : ils veulent une autre voie : en dehors des règles du FMI qui les ont affamé, et de la charia qui oppriment d’autres jeunes, par exemple ceux d’Iran .

Ils veulent la liberté, la démocratie et le respect des droits de l’homme.
Le prix Nobel de la Paix , Mohammed El Baradei a assuré dimanche : « ce que nous avons commencé ne pourra pas être remis en cause » Mais le parti du dictateur – hélas, membre de l’Internationale socialiste, -ses nervis et ses réseaux sont lancés contre le peuple égyptien : nous demandons à notre gouvernement et à tous les gouvernements qui ont été et sont par leur silence , complices de la dictature, à mettre en échec ces entreprises de déstabilisation et d’engendrement de la violence, à appeler les autorités égyptiennes à l’arrêt de la répression , au respect des libertés et des droits fondamentaux du peuple égyptien.

Ce peuple ne doit pas se faire voler sa révolution .

Allocution de J.P.Mill devant la sous préfecture de Narbonne le 5 Février

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