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Massacres en Palestine : une interview de Pierre Stambul, parue sur le site Raïna

IMG_2213Après deux semaines d’intenses raids aériens sur Gaza suivis par une incursion terrestre, le décompte macabre n’en finit pas de distiller l’horreur. Plus de 500 morts dont la moitié sont des enfants de moins de douze ans. Il s’agit de l’agression la plus meurtrière depuis l’opération Plomb Durci en 2008-2009 qui avait fait plus de 1300 morts.
Pierre Stambul, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix nous livre son analyse de la situation .

L’attaque israélienne sur Gaza vient de connaître un tournant dramatique avec le massacre de masse commis dans le quartier de Shayjaya que d’aucuns qualifient de crimes de guerre. Quel commentaire faites-vous par rapport à ces événements ?
Des voix hélas représentatives en Israël poussent au massacre de masse. Jacques Kupfer du Likoud international écrivait quelques jours avant ce massacre : « Si nous voulons mettre un terme à la guerre, nous devons raser Gaza. Gaza doit devenir un champ de ruines d’où ne peuvent sortir que des gémissements. » On est au-delà du crime de guerre. Déjà avant ce massacre les Gazaouis posaient la question : « pourquoi la communauté internationale qui a inculpé les dirigeants serbes ou rwandais ne poursuit-elle pas les dirigeants occidentaux qui ordonnent de tirer sur des enfants, qui font vivre les gens en cage et qui utilisent des armes interdites (uranium appauvri, bombes à fragmentation …) ?
On a vu des images choquantes à Sdérot où des Israéliens venaient admirer les raids sur Gaza. Comment une partie de la société israélienne peut-elle aujourd’hui se réjouir de la mort de centaines de civils dont des enfants ?
En 2008-2009, lors de « Plomb Durci », lors du massacre précédent, l’armée israélienne avait empêché l’entrée des journalistes à Gaza et ceux-ci avaient regardé depuis Sdérot le pilonnage comme on joue à un jeu vidéo. L’anticolonialiste israélien Michel Warschawski vient d’écrire un texte superbe intitulé « vers le fascisme » pour décrire l’évolution de sa société. L’insensibilité à la mort et à la souffrance de « l’autre », du palestinien touche la pseudo-gauche sioniste. Elie Barnavi vient d’évoquer cette guerre en ne parlant que des roquettes tirées depuis Gaza alors que plus de la moitié des mort-e-s sont des femmes, des enfants, des vieillards.
La résistance palestinienne à Gaza est saluée dans le monde entier. L’envoi de roquettes sur Israël est-ce une stratégie efficace étant donnée l’asymétrie des deux parties ?
La population de Gaza n’a pas le choix. Elle est en cage. Le blocus impitoyable dure depuis 7 ans. On manque à Gaza d’eau, de nourriture, d’électricité, de carburant, de ciment, de médicaments … Même quand ils ne ripostent pas, les Gazaouis enterrent leurs mort-e-s : 150 paysa-ne-s tué-e-s en quelques années parce que leurs champs jouxtent la frontière, 11 pêcheurs tués en mer alors qu’ils cherchent juste à ne pas mourir de faim, 650 victimes des exécutions extrajudiciaires. Le droit à la résistance existe dans le droit international. Le Hamas n’est pas toujours très populaire à Gaza, mais le fait de riposter avec des roquettes a l’appui d’une majorité de la population qui ne voit pas d’autre moyen pour en finir avec le blocus.
A Tel-Aviv et à Jérusalem des citoyens israéliens courageux descendent dans la rue pour dénoncer cette agression. Michel Warchawski, journaliste israélien militant pour la paix dit ressentir pour la première fois de la peur face à la « fascisation »de sa société. Qu’en  pensez-vous ?
Ces Israéliens anticolonialistes sont courageux et formidables. Ils me rappellent la petite poignée de Français qui, contre leur propre société, se sont battus pour l’indépendance de l’Algérie alors que la majorité de la population tolérait la torture et les ratonnades. Le sionisme n’est pas seulement une idéologie criminelle, c’est aussi une idéologie suicidaire pour les Juifs qui entretient la peur et l’insensibilité, qui fait croire aux Israéliens que ce sont eux les victimes. Un jour, cette idéologie s’écroulera. On n’en est hélas pas encore là. En tout cas, le fait qu’Israël ait un gouvernement de type OAS n’est pas un hasard. Le sionisme a gommé toutes les différences idéologiques en son sein et ce sont logiquement les plus extrémistes et les plus racistes qui sont à la tête du pays.

En France le mouvement de solidarité avec les Palestiniens a connu des épisodes violents. À Barbès, puis à Sarcelles ces incidents ont émaillé les manifestations. Quelle est la responsabilité du gouvernement français dans ces violences ? Pourquoi refuse-t-il d’interdire la LDJ ?
L’attitude de Hollande et de son gouvernement est plus qu’ honteuse. Le soutien appuyé aux crimes de guerre actuels se double aujourd’hui d’une tentative d’interdire les manifestations pour les droits du peuple palestinien. Ce gouvernement reprend entièrement la thèse sioniste selon laquelle critiquer Israël est un acte antisémite. La France est un des très rares pays où la LDJ (Ligue de défense juive), groupuscule raciste très violent, n’est pas interdite. C’est la LDJ qui a provoqué les manifestant-e-s à Paris. Le gouvernement français, par son attitude, mélange sciemment juif, sioniste et israélien. La seule façon d’empêcher une explosion d’antijudaïsme, c’est de faire comme l’UJFP. Manifester avec nos camarades de l’ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) derrière la même banderole : « Juifs et Arabes unis pour la justice en Palestine ». C’est répéter inlassablement que cette guerre est coloniale, qu’elle n’est ni raciale, ni communautaire, ni religieuse, que la seule issue, c’est l’égalité des droits et           le « vivre ensemble ».
Selon vous y a-t-il un lien entre le lobby sioniste pro-israélien et les discours islamophobes en augmentation ces dernières années ?
Oui bien sûr. Israël est l’élève modèle de ceux qui prônent le choc des civilisations, la guerre du « bien » contre le « mal », le mal étant bien sûr les Arabes, les Musulmans, les « bronzés ». Alors que le colonialisme n’est plus « politiquement correct », Israël donne l’exemple d’une « reconquête coloniale ». Pendant plus d’un siècle, l’antisémitisme a été le dénominateur commun de toutes les idéologies d’extrême droite. Aujourd’hui l’islamophobie remplace l’antisémitisme. Les dirigeants de l’extrême droite européenne sont pro israéliens et vont visiter la Knesset ou Yad Vashem. Et nos pseudos intellectuels n’ayant plus le droit de dire « sale arabe » s’en prennent spécifiquement aux Musulmans ou aux « gens d’apparence musulmane ».
Pourquoi les médias français, à quelques exceptions près, continuent de relayer la propagande israélienne ?
Vaste question. La plupart des grands médias ne sont plus indépendants. Leurs propriétaires ne sont pas représentatifs de l’opinion. Et puis, le cliché selon lequel en France « les Juifs sont pour Israël, les Arabes pour la Palestine et le conflit est importé en France » leur plaît. C’est du sensationnel et ça fait vendre. L’honnêteté et la complexité qui les obligeraient à aller à Gaza, à enquêter sur les ravages du blocus, à relayer les rapports quotidiens qui nous arrivent tous les jours de Gaza, ça ne fait pas vendre.
Que faut-il faire pour contraindre Israël à mettre fin à cette tuerie et à lever l’embargo sur Gaza ?
En 66 ans d’existence, Israël n’a été que deux fois (très légèrement) sanctionné : en 1956 sur l’évacuation (déjà) du Sinaï et en 1991 quand Shamir refusait d’ouvrir des négociations. Les deux fois, Israël a cédé. RIEN NE CHANGERA SANS DES SANCTIONS.
La communauté internationale pour l’instant est silencieuse ou complice. C’est à nous, les citoyens et l’opinion publique, de tout faire pour changer la situation. En 2005, 172 associations de la société civile lançaient un appel au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël sur les revendications suivantes : fin de l’occupation, de la colonisation, destruction du mur, fin du blocus de Gaza (le plus urgent aujourd’hui), libération des prisonniers, égalité des droits, droit au retour des réfugiés. Ce boycott doit être total : politique, économique, commercial, universitaire, sportif, syndical, culturel …. Il remporte des succès de plus en plus notables. L’espoir est là : traiter l’Etat israélien comme on a traité l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.
Entretien réalisé par Keltoum Staali

Manifestation de samedi 19-07 à Carcassonne: près de 300 personnes

DSCN3549 IMG_0308 IMG_0284 IMG_0299 DSCN3512 DSCN3552 DSCN3522 IMG_0283 IMG_7616[3] DSCN3527Près de 300 personnes, des jeunes,et des moins jeunes, des enfants, des associations, des partis politiques, en soutien au peuple palestinien, aux palestiniens de Gaza bombardés, envahis, massacrés,  en hommage aux enfants assassinés, en appel à la résistance pour dénoncer notre gouvernement,complice, par son soutien à Netanyahu, du génocide qui est train d’être perpétré
  Les représentants des organisations ont exposé  les exigences de cette manifestation : cessez le feu sans conditions, arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem, levée du blocus de Gaza, qu’Israël soit enfin sanctionné pour les crimes qu’il commet ,qu’il soit contraint enfin de se plier au droit international, et à toutes les résolutions de l’ONU prises depuis plus de 60 ans à son encontre, et qu’il n’a jamais respectées.
Ils ont rappelé que le but réel des israéliens dans cette offensive est d’empêcher la création d’un état palestinien viable et de torpiller le gouvernement d’entente nationale qui vient enfin de se créer entre le Hamas et le Fatah.

Ils ont dénoncé les tentatives du Gouvernement et des médias à son service de discréditer les manifestations, en montant en épingle quelques incidents, en laissant les provocateurs intervenir librement, et en interdisant certaines manifestations.
Le défilé à travers la ville  s’est déroulé correctement malgré deux accrochages vite maîtrisés et s’est terminé par l’envoi de ballons porteurs de messages pour les enfants de Gaza et par une collecte de fonds et de fournitures médicales (pansement, bandes,…) pour les palestiniens.
Pour Narbonne : Les participants au rassemblement du samedi 12 juillet envisagent de poursuivre l’action commencée le samedi 12juillet, affaire à suivre.

HOMMAGE À MARWAN BARGHOUTI ET SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

LORS DE L’HOMMAGE RENDU À NELSON MANDELA, À  LA FÊTE DU PCF À COURSAN, LE COLLECTIF NARBONNAIS PALESTINE A TENU À RAPPELER LE SOUTIEN QUE LES COMBATTANTS CONTRE L’APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD ONT TOUJOURS APPORTÉ À LA CAUSE PALESTINIENNE, NELSON MANDELA EN TÊTE, LUI QUI AVAIT DÉCLARÉ  » NOUS NE SAVONS QUE TROP BIEN QUE NOTRE LIBERTÉ DEMEURERA INCOMPLÈTE SANS LA LIBERTÉ DES PALESTINIENS »…

Voici la déclaration d’une représentante du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens :

 » Nous réitérons notre soutien à la cause palestinienne et une fois de plus l’écho de l’appel clair et urgent pour la libération de Marwan Barghouthi et tous les prisonniers politiques palestiniens … »

Ainsi s’est exprimé Ahmed Kathrada leader du mouvement anti-apartheid en Afrique du sud, 84 ans, depuis la cellule de Robben Island où il a été détenu pendant des décennies avec Nelson Mandela, Sisulu et tous les combattants anti-apartheid.

C’est de là  qu’il a participé, avec l’épouse de Marwan Barghouti, au lancement de la campagne pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens actuellement détenus dans les geôles israéliennes.

Il est le mieux placé pour montrer combien leur combat pour la liberté est le même que celui qu’il a mené aux côtés de Nelson Mandela : dans les 2 cas, des défenseurs de la liberté et de la justice, qui se battent contre un Etat d’occupation, oppresseur, raciste et injuste, dans les 2 cas, des combattants pour la liberté accusés par un Etat raciste et oppresseur qui leur reproche d’être une « menace pour la sécurité ».

C’est au nom de son propre combat en Afrique du Sud qu’il rend hommage à celui de Marwan Barghouti, et aux 5OOO prisonniers politiques palestiniens à ses côtés, -depuis 1967, il y en a toujours eu dans les prisons israéliennes, 800 000 palestiniens y sont passés- certains y sont depuis plus de 30 ans –record mondial de détention de prisonniers politiques-, jeunes et vieux, femmes et enfants, simples citoyens ou élus du peuple, beaucoup mourant de mauvais traitements, ou de manque de soins médicaux, nombre d’entre eux n’ayant été ni inculpés, ni condamnés, et croupissant en prison pour un temps indéterminé ( la fameuse détention administrative !)

Il est le mieux placé pour saluer la détermination de ces détenus, dont près de 500 sont actuellement en grève de la faim, grève très dure, mettant leur processus de vie en péril : moyen qu’ils utilisent pour dénoncer la situation faite au peuple palestinien par l’état d’Israël.

MARWAN BARGHOUTI défenseur de la paix et symbole de la liberté pour la Palestine

Marwan Barghouti condamné à 5 peines de prison à perpétuité, est un ardent défenseur de la paix. Pour avoir été un leader du Fatah, il a échappé à un assassinat, mais a été capturé ensuite à Ramallah par l’armée israélienne d’occupation et jugé par un tribunal d’occupation.

En prison, il n’a pas cessé d’agir pour la paix : il est le principal maître d’œuvre du document des prisonniers adopté par les leaders palestiniens emprisonnés, qui définit une voie pacifique pour l’unité, la liberté, la paix. En ce sens, il est une personne essentielle  dans la réconciliation Hamas-Fatah, et est devenu pour son peuple le symbole de la liberté pour la Palestine.

Au début de l’année 2014, il a adressé un message à tous ceux qui le soutiennent, les assurant à nouveau de sa détermination et de celle de son peuple, et appelant à nouveau à un mouvement de solidarité international en faveur des palestiniens.

Ce message est clair : Il n’y a rien à attendre de négociations de paix, si elles ne s’appuient pas sur un engagement clair de la puissance occupante à mettre fin à son occupation et à se conformer aux résolutions internationales .

Israël choisit le chemin de la colonisation et de l’oppression (on sait que des permis viennent être autorisés pour la construction de milliers de logements dans des colonies)

Or, occupation et paix sont incompatibles : il en appelle donc à la solidarité internationale, témoignée déjà par de nombreux peuples ( dont le peuple français à qui il rend hommage).

Cet appel à solidarité comporte 3 points :

-d’abord mettre au centre des préoccupations internationales la question palestinienne, en faire le symbole de la lutte contre l’occupation et l’oppression, contre l’injustice et la négation des droits, contre les murs contre l’apartheid à travers le monde

-ensuite dépasser les différends politiques et les séparations géographiques dans une solidarité avec les populations opprimées en Palestine, à Gaza, camp à ciel ouvert ,plus d’1 million de personnes condamnées à y rester et à y vivre de façon inhumaine – un pêcheur tué à nouveau au large par l’armée israélienne-la colonisation qui se poursuit partout en Cisjordanie, à Jérusalem, les déplacements imposés aux populations du Naqab, le siège de la faim et de la mort dans les camps de réfugiés en Syrie

-enfin, accentuer la pression internationale sur Israël : par le boycott,et l’isolement de l’occupant israélien en s’inspirant de l’expérience de l’ Afrique du sud, par l’intervention auprès des instances et juridictions internationales, pour qu’elles prennent leurs responsabilités et enfin condamnent Israël et l’obligent par des sanctions à se conformer au droit international : l’Europe notamment doit agir concrètement et ne pas se contenter de condamner en paroles.

Car des 3 scénarios possibles pour l’avenir :

1-un Etat pour tous les citoyens, sur toute la Palestine historique,

2- ou 2 Etats vivant côte à côte sur les frontières de 1967

3- ou la poursuite de ce conflit et l’apartheid,

Marwan Barghouti dit clairement :

« Notre peuple ne tolèrera pas l’apartheid, et le monde qui vient de rendre hommage au symbole de la liberté Nelson Mandela ne peut tolérer que ce régime terrible puisse renaître en Palestine après sa défaite en Afrique du Sud »

 

Nelson Mandela et la Paix

Pièce jointe

 

JEAN ORTIZ NOUS PARLE DES RÉVOLUTIONS EN AMÉRIQUE DU SUD

Samedi 15 décembre, les Amis de l’Humanité 11 ont invité à Narbonne  Jean Ortiz pour une Conférence –débat sur l’Amérique latine, et les changements que de nombreux pays, dont le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur …connaissent en ce moment.

Nous avons pu l’interviewer à l’issue de la soirée.

Q- Tu dis qu’il y a une désinformation organisée sur ce qui se passe en Amérique latine, une diabolisation de Chavez et qu’il est important de mieux comprendre les changements qui se produisent là-bas : pourquoi cette  désinformation, et même, cette manipulation d’information ?

 Jean Ortiz – L’Europe est en train de vivre ce qu’a vécu l’Amérique latine dans les années 1990, à la suite du « Consensus de Washington », thérapie de choc qui lui a été  imposée par le Fonds monétaire international (FMI) la Banque mondiale, etc …  sous l’égide des USA.

Au nom de la lutte contre les déficits publics, ils ont poussé à la destruction des services publics , à la diminution drastique des investissements publics et des budgets sociaux, à la libre circulation des capitaux, à l’ouverture des frontières, aux privatisations… bref, à tout ce que les gouvernements européens veulent maintenant imposer aux Etats européens par le biais du nouveau Traité européen Merkosyllande.

Or, on sait maintenant que ces politiques ultra-libérales « d’ajustement structurel » ont conduit l’Amérique latine à la ruine : en 2001, il y a eu en Argentine la faillite des banques, la ruine des petits épargnants … Le fameux « corralito » … des millions d’Argentins perdirent leurs économies, leurs biens, leurs emplois ; cela a eu des impacts criminels sur la population – – tous les jours, des enfants mouraient de faim- Les populations se sont soulevées (Argentine, Équateur, Bolivie…), ont chassé des présidents ;  les dégâts sociaux, humains, ont été considérables.

Cette faillite des politiques imposées à l’Amérique latine  par le néo-libéralisme a conduit à son rejet massif, radical. La légitimité du modèle néo-libéral a été contestée violemment. Au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, de véritables insurrections populaires ont eu lieu contre les pouvoirs en place.  En 1989, à Caracas, le président social-démocrate Carlos Andres Perez a fait tirer sur le peuple qui protestait contre la hausse des tarifs publics, des transports (3000 morts) ; en Équateur,  la « CONAIE » (Confédération des nations indigènes de l’Équateur) a organisé des soulèvements  qui ont forcé plusieurs présidents à fuir ;  en Bolivie, il y a eu de nombreux morts pendant ce que l’on a appelé la « guerre du gaz, la guerre de l’eau » (la lutte contre les efforts de privatisations de ces ressources naturelles ) : l’expérience de ces pays nous montre la faillite d’un système, celui qu’on veut nous imposer maintenant, et ensuite, qu’il est vraiment possible de faire autrement, s’il y a VOLONTÉ POLITIQUE.

Q- Comment est-on passé des insurrections populaires aux gouvernements actuels qui se réclament du socialisme ?

La victoire électorale de Chavez au Venezuela en 1998 a eu des effets de contagion, a ouvert une nouvelle étape.

A partir de ce moment, on voit un retournement de conjoncture : le « Consensus de Caracas », et non plus le « Consensus de Washington », grand retournement de conjoncture, marque un changement considérable : un véritable « changement d’époque ».

Ensuite, avec la victoire de Évo Morales, en Bolivie, de Rafael Correa en Équateur, toute une série d’élections est gagnée par la gauche.

Q- Qu’ont de « gauche » et de « socialiste », les politiques conduites par ces gouvernements ?

J.O.- Dans leur diversité, elles ont un point commun : elles rétablissent la primauté du politique. Le rôle de l’État est revendiqué, élargi, renforcé, investi massivement  dans les services publics, les budgets sociaux, la santé, l’augmentation des salaires. Du coup,  l’Amérique latine vit aujourd’hui avec un taux de croissance inédit et résiste mieux à la crise que tous les autres continents : parce qu’on a remis le politique aux commandes, dans l’état, dans tous les secteurs de la société, dans la maîtrise des ressources naturelles, notamment, parce qu’on a nationalisé ce qui avait été privatisé dans les années 1990 ;  parce qu’également, on a travaillé à une intégration continentale équilibrée, mutuellement avantageuse, « juste », sans aliénation de souveraineté nationale, tout le contraire des accords de « libre-échange » prônés par l’Union européenne ( notamment pour le Pérou et la Colombie, en ce moment) et qui ne sont rien d’autre que le moyen de piller les ressources des pays qu’on prétend développer !

C’est là que réside l’espoir  pour nous européens : on peut faire autrement que subir la crise et l’austérité, en sortant de ce que nous impose la  logique dictée par l’impérialisme américain, l’Europe du fric et le capitalisme financier international. Et c’est pour cela que les gouvernements actuels, américain ou européens imposent la désinformation en ce qui concerne l’Amérique latine, injurient, insultent ses gouvernants, qui refusent le capitalisme, et ont choisi le socialisme.

Q- Il y aurait alors un « modèle »,  pour un socialisme du 21° siècle, en Amérique latine ?

J.O.- Les gens qui impulsent ces changements sont très critiques par rapport aux expériences des pays ex « socialistes » d’Europe de l’Est qu’ils ont analysées et ne veulent se référer à aucun moment à un soi-disant-modèle. Notamment,  ils rejettent l’idée de gouvernement  par le Parti sans le peuple, l’étatisation excessive, la notion de socialisme d’état . Pour autant,  le passif du « socialisme réel » n’invalide pas la nécessité d’une alternative socialiste, qui est à inventer : c’est un « socialisme du 21° siècle », qu’il faut comprendre comme  à la fois horizon, chemin, à inventer,  à tracer, et chantier. Le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur… sont des laboratoires, leurs expériences sont des tâtonnements, mais le cap est bien fixé : un socialisme, oui, mais endogène, interculturel, issu des racines et des valeurs des communautés indiennes, des « libertadors », de la « théologie de la libération », et du marxisme.

Q- Cette référence à Marx est-elle compatible avec les autres valeurs auxquelles se réfèrent ces peuples, et leurs gouvernants ? Par exemple, on prie, en ce moment, pour la santé de Chavez, au Venezuela…

J.O.-La référence à Marx est une composante, parmi d’autres.

Chavez se déclare marxiste, ET chrétien.

Et ce socialisme qui est à inventer, doit se nourrir des valeurs des communautés, parce que, dans ces pays, la communauté est la base de  la société.  Cela n’a rien à voir avec le communautarisme au sens européen.

Par exemple, au Venezuela, depuis Chavez, dans les villages, il y a à la base les « conseils communaux «  qui prennent les décisions. C’est eux  qui reçoivent les budgets, qui les gèrent, qui choisissent les priorités, qui débattent, et leurs responsables sont révocables à tout moment. Ils vont devenir en 2012-2013 les communes socialistes… …

Pour l’interview  et pour les Amis de l’Huma 11 : : Jacqueline Rougier

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SYRIEN

A l’appel du Mouvement de la Paix, en solidarité avec le peuple syrien
nous organisons une manifestation ce jeudi 16 février, à partir de 18h à la place Carnot à Carcassonne
Il est urgent de se mobiliser pour défendre la liberté de chacun.

Fraternellement.
Amandine Carrazoni
Secrétaire départementale PCF

Syrie : il est urgent d’agir pour une solution politique
Le Mouvement de la Paix réaffirme toute sa solidarité au peuple syrien qui mène une lutte courageuse, principalement pacifique pour la justice et la démocratie et se heurte à la féroce répression du régime de Bachar El Assad.
Aujourd’hui nous sommes très inquiets des risques d’instrumentalisation internationale, de militarisation et de guerre civile.
Le Mouvement de la Paix écoute avec attention les mouvements de résistance syriens, notamment de l’intérieur, lorsqu’ils disent que la militarisation de la situation contribuerait à priver le peuple syrien de sa révolution, et lorsqu’ils appellent à négocier une issue politique avec l’ensemble des composantes du pays.
Dans ce contexte le Mouvement de la Paix s’oppose à toute intervention militaire.
Pour le Mouvement de la Paix, la guerre et la violence ne résolvent rien mais accroissent les souffrances des populations. Le plus souvent les interventions militaires sont motivées par des intérêts économiques et géostratégiques, éloignées des intérêts des peuples. On le constate en Afghanistan, en Irak, en Libye.
La France et la communauté internationale doivent agir d’urgence et avec fermeté pour faire cesser les massacres et pour favoriser une solution politique négociée dans le cadre de l’ONU. Cette solution doit permettre au peuple syrien de décider démocratiquement de son avenir.
Le Mouvement de la Paix s’associe à la manifestation organisée le 11 février à 14h (métro Temple) à Paris par le Collectif urgence solidarité Syrie.

Le Mouvement de la Paix
Paris, le 9 février 2012

Appel commun des organisations

Manifestation de soutien de la lutte pacifique du peuple syrien à Paris et en régions.
À Paris, samedi 11 Février 2012 à 14h : départ métro Temple, rue de Turbigo en direction de la Place des Victoires.

À quelques pas de là, nous pourrons exprimer notre solidarité avec la révolution syrienne dans le cadre du GLOBAL DAY organisé par Amnesty International sur l’ensemble des révolutions arabes.
Ce sera une journée de partage et de soutien à un peuple qui affronte la mort depuis plus de dix mois avec une audace et une ténacité imbattables.

Saluons le courage des journalistes syriens et étrangers qui, munis de leur téléphones, continuent encore, et de ceux qui ont perdu la vie. Rendons hommage au journaliste Gilles Jacquier, épris de libre expression et victime des ennemis de la liberté de parole le 11 janvier 2012.
Soyons solidaires avec le peuple Syrien, manifestons notre engagement solidaire envers ce peuple déterminé et inventif, participons à la manifestation de soutien.

Manifestation à l’initiative de : Smart-France, Souria Houria, Collectif Urgence Solidarité Syrie, Comités locaux de coordination LCC, Comités locaux de coordination à l’étranger LCCabroad, Le Comité de Coordination de Paris pour le Soutien à la Révolution Syrienne,

SNESUP-FSU, EELV, NPA, PCF, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Sortir du Colonialisme, Cedetim/Ipam, Union Syndicale Solidaires, Intercollectif des révolutions arabes, MRAP, FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), ATMF, CGT, FSU, CFDT, LDH, REMDH, Mouvement de la paix, Sup’Recherche-UNSA, SNPTES-UNSA, Union UNSA-Recherche, Collectif Rupture féministe, association UNION POUR LA TUNISIE UNI’T …

SALAH HAMOURI ENFIN LIBRE

Salah Hamouri dément les propos de Richard Prasquier, président du CRIF

publié le mardi 20 décembre 2011

 

Comité national de soutien à Salah Hamouri

 

Nous avons été bien inspirés, en écrivant dans le dernier communiqué publié saluant la libération de     Salah, que désormais nous le mettions « sous la protection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique

En effet, voici qu’aujourd’hui mardi, deux jours après sa libération, certains médias israéliens – aussitôt repris sans la moindre vérification par Richard Prasquier, le président du CRIF – affirment dans un « tam-tam » assourdissant que Salah aurait déclaré à des journalistes de l’agence Reuters que « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort. »

Naturellement Salah n’a jamais dit ni pensé cela. Il a fait d’ailleurs une mise au point immédiatement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les journalistes de l’agence Reuters qui l’ont interviewé, démentent aussi, enregistrement à l’appui, les propos attribués à Salah.

N’empêche : voici que la haine se répand immédiatement contre Salah et contre sa famille. Un site publie un pamphlet odieux où il est indiqué : « Denise Hamouri peut être fière d’avoir mis au monde un assassin. » Il continue en écrivant : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui mérite de mourir. »

Et Richard Prasquier, une nouvelle fois, apporte de l’eau sale à ce moulin…

Nous en appelons donc aux autorités françaises car ces campagnes de haine sont dangereuses. Elles peuvent atteindre gravement à l’intégrité de Salah et de sa famille. Nous leur demandons formellement de prendre toutes les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances.

Nous demandons aussi solennellement à Richard Prasquier de démentir immédiatement et en personne les propos qu’il a repris à son compte et de s’excuser, sous peine d’encourir les rigueurs de la loi qui sont particulièrement nettes et fermes en matière d’incitation…

Salah est libéré mais ce n’est pas du goût de tous.

Contre ces fauteurs de haine et de troubles, sinon plus, restons unis et vigilants.

 

 

SALAH HAMOURI ENFIN LIBRE dans international 41795349365

 

CRISE FINANCIERE

Dominique Plihon « La crise actuelle montre l’échec des politiques d’austérité en Europe »

 

Économiste, président du conseil scientifique d’Attac, Dominique Plihon défend des pistes pour « désarmer les marchés », débattues à l’université des Attac d’Europe.

Chute des Bourses, banques fragilisées, risque de nouvelle récession… Est-on revenu au scénario de la crise de 2008 ?

Dominique Plihon. La situation actuelle est plus grave. En 2008, 
les gouvernements avaient fait 
des plans de sauvetage des banques et des plans de relance, qui ont été à l’origine de l’explosion 
de la dette publique ; aujourd’hui, ce n’est plus possible. D’autre part, la crise actuelle montre l’échec 
des politiques d’austérité 
qui ont été mises en œuvre après 
les plans de relance. Dans la logique néolibérale, ils ont épuisé toutes leurs recettes, et ils sont piégés dans leurs contradictions. Du coup, il y a une grande inquiétude de tous les acteurs, ceux des marchés, mais aussi ceux de la sphère réelle, les ménages et les entreprises, qui font des anticipations pessimistes. On pourrait entrer dans une nouvelle spirale récessive très dangereuse.

Les nouvelles cures d’austérité menacent la croissance. Comment sortir de ce piège?

Dominique Plihon. Pour nous, 
la solution se trouve plus du côté des recettes que des dépenses. 
On ne sortira pas de cette crise 
sans une réforme fiscale. 
En France, cela veut dire boucher tous les trous fiscaux, les « niches », qui représentent 74 milliards d’euros, soit la moitié du déficit. L’essentiel de ces niches visant 
à réduire l’impôt sur les sociétés 
et à favoriser les classes sociales 
les plus aisées. Évidemment, celles-ci ne veulent pas ouvrir un tel chantier. On parle de raboter 
3 ou 5 milliards de niches fiscales, c’est ridicule.

Nicolas Sarkozy tente de focaliser 
les débats sur l’imposition de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire…

Dominique Plihon. C’est une aberration politique et économique. Le rôle de l’État, 
c’est de faire de l’investissement 
de long terme et, de ce fait, 
par nature, le budget de l’État 
est déficitaire. La « règle d’or », c’est ramener l’État à un rôle 
où il se contenterait d’avoir 
des fonctions purement régaliennes. Ce serait une formidable régression, que veulent les néolibéraux, et qui contamine certains rangs du parti socialiste. D’autant plus dramatique 
que nous devons faire des dépenses considérables pour opérer 
la transition écologique.

À l’université d’été des Attac d’Europe, qui vient de se tenir à Fribourg, 
vous avez mis en avant la nécessité 
de « désarmer », et non de rassurer, les marchés financiers. Comment 
y parvenir?

Dominique Plihon. Nous sommes devant un problème de démocratie. Dans le monde, il y a une cinquantaine de très grands groupes financiers - à l’image de BNP-Paribas, Goldman Sachs, Citygroup, Deutschebank, etc -, tellement puissants qu’ils ont neutralisé l’ensemble des décideurs, 
les gouvernements et les régulateurs. Ce qui explique pourquoi 
il n’y a pas de réforme vraiment significative. Il s’agit de réduire le pouvoir de ces grands groupes, notamment en fixant une limite 
à leur taille, en séparant 
les activités de banque de détail 
de la banque d’investissement. Nous demandons la constitution d’un pôle public, bancaire et financier, non seulement en France mais 
à l’échelle européenne, regroupant les banques et d’autres acteurs, 
du type de la Caisse des dépôts. Nous allons aussi lancer une campagne pour que les banques coopératives, qui sont devenues des banques quasiment capitalistes, reviennent à leurs missions initiales, financer les PME, les ménages, 
sans prendre de risques.

Quid de votre revendication 
d’une taxation des transactions financières ?

Dominique Plihon. Nous constatons, qu’avec la crise, la pression de l’opinion publique et des mouvements politiques et sociaux, les autorités préparent des textes qui vont dans notre sens. 
La Commission européenne, qui 
a toujours été opposée à toute idée de taxation des transactions, vient de mettre en chantier une directive sur ce sujet. Pour nous, ce doit être un instrument de lutte contre 
la spéculation. Mais la Commission veut en faire un instrument purement budgétaire, avec un taux extrêmement faible, pour abonder le budget européen.

On évoque le risque d’un éclatement de la zone euro…

Dominique Plihon. Elle risque d’imploser, car ses fondements sont viciés à la base. Il faut absolument préserver l’euro, 
mais le réformer de l’intérieur d’une manière radicale, c’est-à-dire avoir des politiques pour désarmer les marchés, un contrôle financier très strict, une véritable politique budgétaire et fiscale 
à l’échelle de l’UE, avec un impôt européen, etc. Le pacte pour l’euro tourne le dos à cette Europe-là.

Entretien réalisé par Yves Housson publié dans l’Humanité du 16 aout

SOMMET EUROPEEN ET AUSTERITE

Sommet européen : « Rien n’est réglé avec les mesures prises » (Pierre Laurent)

Devant l’exceptionnelle gravité de la crise des dettes publiques en zone euro, les dirigeants européens réunis à Bruxelles refusent une fois de plus de se rendre à l’évidence. Malgré le fiasco des recettes appliquées jusqu’ici, qui ont plusieurs fois échoué et n’ont fait qu’encourager le chantage des marchés financiers, les décisions du sommet européen prises sous la houlette d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy persistent dans une logique unique : préserver les intérêts des grands créanciers, banques et assurances, et des spéculateurs.

Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas faire illusion. Les systèmes de refinancement et de rachat des dettes publiques déjà mis en place sont un peu assouplis devant le risque d’effondrement généralisé du système, mais les mécanismes globaux restent les mêmes. Le rôle de la Banque centrale européenne n’est pas réorienté, les fonds spéculatifs ne sont pas taxés, l’idée d’une taxe bancaire est abandonnée, la création d’un Fonds social et de solidarité pour le développement européen proposé par le Parti de la gauche européenne n’est même pas évoqué.

En échange, c’est aux peuples que l’on va continuer de demander à payer l’addition avec une surenchère irresponsable à l’austérité, des politiques salariales ravageuses, la casse des systèmes de retraite et des services publics, des privatisations généralisées. Les intérêts financiers sont sauvegardés à court terme, mais les Etats et les peuples sont mis à genoux. Rien n’est réglé avec les mesures prises.

La seule solution durable est de rompre avec la logique actuelle, en abandonnant le pacte de stabilité et le pacte de super-austérité de l’euro +, et en lançant un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire. Tourner le dos à la solidarité, soit par une sortie solitaire de l’euro, soit par le renforcement de mécanismes fédéralistes autoritaires, serait suicidaire.

Le Parti communiste va poursuivre son combat contre les choix européens actuels et refusera leur inscription dans la Constitution par le biais du système de la « règle d’or ». Nous proposons de taxer durement la spéculation, d’instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, de mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d’assurances, tous les fonds spéculatifs.

Toute perspective de mise en défaut de la Grèce doit être écartée. Le Fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés doit être remplacé par un Fonds européen qui finance le développement social et solidaire des pays européens. Le contrôle de la BCE doit être  repris par les Parlements pour mettre à nouveau la politique monétaire et du crédit au service de la créations d’emplois utiles à répondre aux besoins sociaux et écologiques urgents et à venir. Hors de cette remise en cause radicale, tout discours sur la sortie de crise est un dangereux leurre. Le mensonge des gouvernements européens doit cesser.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

COUP DE FORCE

COUP DE FORCES ISRAÉLIEN À L’ENCONTRE DU « DIGNITÉ-AL KARAMA » :

Le bateau « Dignité Al Karama » transporte 16 passagers, de 6 nationalités, non armés et non violents. Ce « petit poucet » de la « Flottille de la Liberté II » ne constitue en aucune façon une menace pour qui que ce soit.

Comme les autres bateaux de la Flotille, il s’est donné pour mission de briser le blocus illégal imposé par Israël au peuple palestinien de Gaza et de faire respecter le droit international.

Le samedi 16 juillet,il avait fini par l’emporter sur les mille obstacles dont il avait été l’objet de la part des autorités grecques, il avait quitté le port de Kastellorizo, en Grèce, et atteint les eaux internationales.

A son bord, en plus des militants français, se trouve une délégation qui représente toutes les campagnes internationales menées dans le cadre de la Flottille de la liberté II «Restez humains».

Ce matin à 9 heures, toutes les communications avec le bateau « Dignité-Al Karama »ont été coupées par l’armée israélienne qui l’a encerclé dans les eaux internationales. Une fois de plus, le gouvernement israélien a commis un acte de piraterie en arraisonnant ce bateau et ses passagers.

Leur seul tort était de se diriger vers Gaza pour apporter la solidarité internationale contre le blocus.

Le déploiement de commandos militaires israéliens montre clairement la logique militaire de la politique israélienne qui ne parle que le langage de la force ! Aucune nouvelle des passagers, il y a de quoi être inquiet sur leur devenir.

Au gouvernement français, nous demandons de prendre ses responsabilités, de protéger les passagers et d’appeler Israël à ne pas recourir à la violence. Dans l’impossibilité de les

contacter, nous demandons au gouvernement l’envoi de radars pour localiser le bateau.

Une délégation de la Coalition française sera reçue en ce sens au Ministère des affaires étrangères cet après-midi. Face à ce coup de force, la Campagne française « Un bateau pour Gaza »appelle à se mobiliser dès aujourd’hui dans tout le pays, à interpeller tous les élus pour qu’ils interviennent auprès des pouvoirs publics et à protester auprès de l’Ambassade d’Israël. Les biens et les personnes doivent pouvoir arriver librement et durablement dans la bande de Gaza sans autorisation israélienne, que ce soit par la mer ou par la terre et les airs. Le bateau Dignité-AlKarama et ses passagers doivent être libre d’aller à Gaza.

A Paris, un rassemblement est prévu ce soir Mardi à 18 h 30 au métro Franklin Roosevelt à Paris, à 18 h00 Place de la Comédie à Montpellier

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