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Manifestation de samedi 19-07 à Carcassonne: près de 300 personnes

DSCN3549 IMG_0308 IMG_0284 IMG_0299 DSCN3512 DSCN3552 DSCN3522 IMG_0283 IMG_7616[3] DSCN3527Près de 300 personnes, des jeunes,et des moins jeunes, des enfants, des associations, des partis politiques, en soutien au peuple palestinien, aux palestiniens de Gaza bombardés, envahis, massacrés,  en hommage aux enfants assassinés, en appel à la résistance pour dénoncer notre gouvernement,complice, par son soutien à Netanyahu, du génocide qui est train d’être perpétré
  Les représentants des organisations ont exposé  les exigences de cette manifestation : cessez le feu sans conditions, arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem, levée du blocus de Gaza, qu’Israël soit enfin sanctionné pour les crimes qu’il commet ,qu’il soit contraint enfin de se plier au droit international, et à toutes les résolutions de l’ONU prises depuis plus de 60 ans à son encontre, et qu’il n’a jamais respectées.
Ils ont rappelé que le but réel des israéliens dans cette offensive est d’empêcher la création d’un état palestinien viable et de torpiller le gouvernement d’entente nationale qui vient enfin de se créer entre le Hamas et le Fatah.

Ils ont dénoncé les tentatives du Gouvernement et des médias à son service de discréditer les manifestations, en montant en épingle quelques incidents, en laissant les provocateurs intervenir librement, et en interdisant certaines manifestations.
Le défilé à travers la ville  s’est déroulé correctement malgré deux accrochages vite maîtrisés et s’est terminé par l’envoi de ballons porteurs de messages pour les enfants de Gaza et par une collecte de fonds et de fournitures médicales (pansement, bandes,…) pour les palestiniens.
Pour Narbonne : Les participants au rassemblement du samedi 12 juillet envisagent de poursuivre l’action commencée le samedi 12juillet, affaire à suivre.

PALESTINE : La diplomatie française ne peut continuer cette politique du laisser-faire

Par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE

UnknownComme beaucoup, je suis affligé par la manière dont la voix de la France a été portée par François Hollande au plus fort des bombardements israéliens sur Gaza, faisant à ce jour plus de 180 civils tués et 1089 blessés palestiniens. Les déclarations du chef de l’État ont d’abord été explicitement pro-israéliennes, puis marginalement « neutres » renvoyant à tort chacun dos à dos. Elles sont surtout totalement vides d’initiative politique pour contribuer à une solution pacifique.

 

  Cette stratégie meurtrière d’Israël visait à délégitimer l’Autorité palestinienne et affaiblir le nouveau gouvernement mis en place le 2 juin. Rien ne justifiait le déluge de violence de l’armée israélienne qui s’est abattue sur la population civile prise au piège par le blocus à Gaza, mais aussi sur les habitants de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Le gouvernement Netanyahou doit répondre de ses actes devant la communauté internationale laquelle doit impérativement ouvrir la voie à de vraies négociations.

  La diplomatie française ne peut continuer cette « politique du laisser faire ». Aujourd’hui, à l’initiative de l’Égypte, Israël se disait prêt au cessez-le-feu. Il faut saisir cette occasion. La solution est connue : deux peuples-deux Etats souverains, dans les frontières de 1967, Jérusalem-Est pour capitale de l’Etat palestinienne et le respect scrupuleux de toutes les résolutions de l’ONU.

 Seules des sanctions, comme la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et Israël peuvent efficacement contraindre Benyamin Netanyahou à renoncer à la poursuite de la colonisation et engager son pays dans des accords de paix durables.

 La reconnaissance par la France de l’État palestinien et l’appui à l’initiative politique de l’autorité palestinienne dans son effort d’entente nationale mettraient à mal l’impunité dont jouit depuis trop longtemps le gouvernement israélien. C’est avec cet objectif que la diplomatie française doit agir. Car tant que cette impunité durera, tant que l’humiliation et la violence dont les Palestiniens sont la cible dureront, les partisans palestiniens et israéliens de la paix seront fragilisés.

 En France, les usages malsains, intolérants et racistes organisés par certains groupes extrémistes n’ont pas leur place dans le soutien au peuple palestinien. Ils ne peuvent pas non plus servir de prétexte pour étouffer la voix de la France solidaire et pacifiste.

 J’appelle les femmes et les hommes de France épris de paix et de justice à se rassembler partout en France aux initiatives du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens.

Affrontements Rue de la Roquette:un piège qui a permis de ne pas parler de Gaza

Par Michèle Sibony
Union Juive Française pour la Paix

LE PLUS. Dimanche à Paris, en marge d’une manifestation de soutien au peuple palestinien, des heurts ont éclaté entre militants pro-israéliens et pro-palestiniens. Que s’est-il vraiment passé ? Pour Michèle Sibony, membre de l’Union juive française pour la paix et de l’agence média Palestine, il n’a pas été rendu compte fidèlement de la réalité.
Édité par Hélène Decommer

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Commençons par ce qu’il faut dire, et ce qui devrait intéresser tout citoyen comptant sur ses médias pour être correctement informé : la « guerre » de Gaza comme elle est appelée n’est pas une guerre, c’est en réalité l’opération d’éradication du Hamas lancée par le gouvernement israélien à partir de l’enlèvement des trois colons qui a servi de prétexte, mais surtout annoncée dès la constitution d’un gouvernement d’union nationale soutenu par les États-Unis et l’Union européenne.

 Depuis une semaine l’opération militaire « bordure de protection » a déjà fait plus de 200 cents morts, des civils hommes femmes et enfants pour l’essentiel, piégés sur un territoire minuscule, avec la plus haute densité de population du monde. Des centaines de blessés, des écoles des mosquées, des hôpitaux attaqués, tout cela lors de frappes dites chirurgicales. « L’Humanité » a informé du risque d’utilisation par l’armée israélienne d’une arme particulièrement redoutable : le dîme.

 Une connivence médiatico-politique

 Tout cela au moment du sinistre anniversaire de sept ans de siège et d’un blocus illégal aux yeux de toute la communauté internationale privant toute cette population de l’essentiel.

 Au sens strict et précis de toutes les normes du droit international, il s’agit-là de crimes de guerre tels que définis par l’article 8 du statut  la CPI.

 Pardon de ce qui semblerait être une digression, mais qui dit cela en France ? Quel média rappelle ne serait-ce qu’une fois le contexte d’occupation et de colonisation qui enferme le peuple palestinien tout entier ? Qui rappelle que la résistance d’un peuple occupé est un droit ?

 Nous avons assisté depuis le début de cette offensive à une présentation totalement univoque, en adéquation parfaite avec la position de notre propre gouvernement, elle même calquée sur la version israélienne  des événements : Israël est attaqué par des roquettes et a le droit de se protéger par tous les moyens. Disons, pour rester pudiques, que les chiffres des victimes dans les deux camps parlent d’eux même du rapport de forces en jeu.

 Il nous faut, pour pouvoir être clairs, commencer par dénoncer cette connivence médiatico-politique avec Israël, l’ambassade d’Israël en France et les soi-disant représentants de la communauté juive, le CRIF.

 Les manifestants pro-palestiniens sont tombés dans un piège

 La manifestation à Paris du 13 juillet était la première grande manifestation nationale de soutien à la Palestine. Quelques jours avant la manifestation dont le parcours était connu, Barbès-Bastille, les sites de plusieurs groupes juifs d’extrême droite appelaient à un rassemblement de soutien à Israël devant la synagogue de la rue de la Roquette, qui devait servir de bastion et de clé de voûte à l’opération de par sa proximité de la fin du parcours ( on peut trouver ces appels sur le net)

 Le président du consistoire central, Joël Mergui, a affirmé lui à l’AFP que « plusieurs dizaines de manifestants » s’étaient « délibérément » rendus devant la synagogue de la Roquette, non loin de la Bastille, « pour agresser verbalement et physiquement des juifs » réunis dimanche après-midi « pour prier pour la situation en Israël et pour la paix » (sic).

 
Les provocateurs – tous les témoins et les vidéos le montrent – ont été protégés et aidés par la police, ils ont entraîné à coups d’insultes et de fumigènes un petit groupe de manifestants excédés vers la synagogue.

 
Attirés devant la synagogue, les jeunes manifestants sont tombés dans le piège qui a permis :

 1- De ne pas parler de Gaza, et de ce qui s’y joue

2- De ne pas parler de la solidarité française avec la Palestine,

3- De transformer la grave question des crimes commis en ce moment à Gaza, en une opération antisémite méritant sanction, et

4- La sanction est sortie du tiroir où elle était prête : volonté d’interdiction des manifestations de soutien à la Palestine.

 
Il y a d’autres questions à se poser

 Le manque de clarté de la plupart des médias français, tombés dans le même piège, sans doute parce qu’ils n’avaient même pas pris la peine de « couvrir » la manifestation, et qui ont décidé comme on le leur avait soufflé qu’en l’occurrence le seul événement c’était des « heurts antisémites », a largement contribué à la réussite de cette opération.

 
L’un d’eux s’est-il interrogé sur le sens d’un rassemblement destiné à soutenir Israël devant et dans une synagogue ? L’un d’eux a-t-il mentionné que la  grande synagogue de la Victoire recevait il y a un mois un général de l’armée israélienne, qu’elle présentait à ses ouailles pour parler du service militaire en Israël ?

 Il y a ceux qui parlent, repris par le ministre Valls, d’importation du conflit. En réalité, il nous semble qu’on peut se poser la question d’une stratégie concertée, entre le CRIF et l’ambassade d’Israël, qui se résume en quelques phrases simples, mais redoutables : sachant qu’il n’est à l’évidence pas possible de gagner la bataille de la popularité, il s’agit de faire à tout prix diversion et forcer le silence.

 L’antisémitisme est alors tragiquement utilisé quand il existe, comme dans le cas de l’affaire Merah à Toulouse, pour imposer le renforcement des liens avec Israël, et quand il n’existe pas il faut le fabriquer parce qu’il est la meilleure arme, la seule dont on dispose et qui marche à tous les coups pour faire taire sur les crimes en cours à Gaza.

 Qui trouble l’ordre public ? De quel ordre s’agit-il ? Ce sont là les questions que chacun devrait se poser.

d’après : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1224159-affrontements-rue-de-la-roquette……

HALTE AU MASSACRE À GAZA,JUSTICE EN PALESTINE SAMEDI 12 JUILLET À NARBONNE

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Samedi, le Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens s’est rassemblé Place de l’Hôtel de Ville pour dénoncer l’agression israélienne contre le peuple palestinien et exiger du gouvernement, et des élus narbonnais de prendre les mesures à la hauteur de la situation terrifiante à Gaza.

La motion suivante a été lue, et ensuite portée en délégation à la sous-préfecture, et ensuite, sous la forme d’une lettre ouverte, mise dans la boîte aux lettres de la permanence parlementaire des élus Madame Fabre, députée, et Monsieur Courteau sénateur.

 

«  Le bombardement intensif de Gaza depuis 3 jours, avec plus de 600 bombardements, a causé la mort de plus de 104 Palestiniens, blessé près de 690 autres et détruit plus de 130 habitations.

Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement palestinien d’entente nationale, condition pourtant nécessaire  à tout progrès vers une paix juste.

Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se cantonnent une nouvelle fois à « dénoncer l’engrenage de la violence », sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et appelant seulement le gouvernement israélien à « la retenue ». François Hollande vient même d’exprimer sa solidarité à Netanyanu !

L’Union européenne disposerait d’un moyen simple : la suspension de l’accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays. Cet accord est conditionné par le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur qui sont illégaux selon le droit international.

Nous dénonçons cette passivité coupable de nos gouvernants, et vous demandons d’agir pour obtenir des actions concrètes  de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité :

-pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

 

-pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

 

-pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

 

-pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

 

-pour le soutien au gouvernement d’entente nationale

 

Nous sommes prêts à vous rencontrer pour vous exprimer de vive voix nos demandes et nos attentes, ainsi que notre condamnation des prises de position du gouvernement que vous soutenez.

 

Signataires : Collectif narbonnais,  Mouvement de la Paix, Cimade,  Confédération Paysanne, FSU, Solidaires, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, NPA, Attac, UJFP, MRAP, Femmes solidaires, Femmes du Sud Femmes du Nord ensemble pour l’égalité.

 

 

 

 

PARIS : 12 avril 2014 MARCHE CONTRE L’AUSTÉRITÉ,POUR LE PARTAGE DES RICHESSES

Lean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Dès 13h, les drapeaux rouges ont envahi la place de la République, à Paris où la statue est affublée d’une banderole portant l’inscription « Hollande ça suffit ! ». D’énormes ballons portant les logos de différentes organisations syndicales flottent dans le ciel en signe de ralliement pour les salariés en lutte. De nombreuses personnalités du monde associatif, des universitaires, des artistes se sont également donné rendez-vous pour marcher ensemble contre l’austérité.
«Quand on est de gauche, on taxe la finance», «Quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord» peut-on lire sur les différentes banderoles tandis qu’un homme portant le masque de Guy Fawkes (Anonymous) tient à bout de bras un carton portant l’inscription « Envoyons Vallser l’austérité »

Dès 14h, en tête du cortège, face à Pierre Laurent  et Jean Luc Mélenchon qui encadrent leur invité d’honneur Alexis Tsipras, le candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, une nuée de micros et de caméras se pressent. « Il y a même Besancenot, dis donc ça fait bien longtemps que l’on ne l’a pas interviewé dans une manif ! », lâche une consœur de l’AFP. Plus étonnant encore que la présence du porte-parole du NPA qui avait appelé à manifester ainsi qu’un collectif d’associations et plusieurs fédérations syndicales, celle de Liêm Hoang Ngoc, membre du Bureau national du PS. Cet économiste qui s’affiche en tête de la marche confirme le « grand trouble dans l’aile gauche du PS », suite à la nomination de Manuel Valls.

C’est en rangs serrés que le cortège s’est ébranlé en direction de la place de la nation. Place Léon Blum, C’est la statue de l’homme d’état qui est mise à contribution avec une pancarte portant ces mots : « Ils sont fous. Même moi, je n’aurais pas voté Valls »

Malgré l’ambiance joyeuse, les visages étaient graves et une certaine ferveur était palpable parmi les manifestants, conscients de l’enjeu de cette mobilisation. « L’heure est grave, on ne peut plus rester sans réagir, me confie une jeune femme. Je ne suis adhérente à aucun parti politique, mais là, il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On a voté pour chasser Sarkozy du pouvoir, ce n’est pas pour avoir la même politique. Il faut un virage à gauche, Hollande le doit à ceux qui l’ont élu. »

Après l’électrochoc des municipales, qui a vu la débâcle du parti socialiste, les forces de gauches sont dans la rue pour récuser le tournant social-démocrate du chef de l’Etat, symbolisé par son Pacte de responsabilité et lui signifier que la nomination de Manuel Valls est un mauvais signal !

Cette marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses»  est donc un grand succès. Plus de 100 000 personnes sont dans la rue annonce Jean-Luc Mélenchon sur twitter. On attend les chiffres de la police….

Mais au-delà des batailles de chiffres à prévoir, le vent d’espoir qui souffle cet après-midi entre République et nation est palpable. Gageons qu’il se traduira dans les urnes le 25 mai prochain lors des élections européennes !

Succès de la Marche contre l’Austérité le 12 avril à Narbonne

Succès de la Marche contre l'Austérité le 12 avril à Narbonne dans antilibéralisme 2014-04-12-11.12.23-300x225

 

Près de 200 à Narbonne, une lettre déposée chez la députée et une en sous préfecture pour Hollande…

Une presse écrite qui ignore en ce dimanche cette première marche pour rappeler aux élus socialistes pour quoi ils ont été élus… 

Être de gauche ce n’est pas que des mots, mais des actes et des choix clairs face au Medef…

Après ces premiers rendez-vous réussis, à Paris près de 100 000 et dans d’autres villes (Marseille, Perpignan, Narbonne…), restons mobilisés pour continuer à rassembler et dans la rue et aux européennes, afin d’imposer une politique de gauche.

Jean-Paul Tournissa PCF-FDG

LE BULLETIN D’INFORMATION DES COMMUNISTES DE L’AUDE AVRIL-MAI 2014

LE POINT AVEC LES CELLULES                             Bulletin d’information des Communistes de l’Aude avril- mai 2014

Edito

Cette campagne des municipales, partout en France, acte le retour de la droite et de son extrême. Plus localement, Carcassonne et Narbonne n’échappent pas à cette poussée et basculent à droite. Un fort taux d’abstention, nous montre aussi la défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques locaux. Notre président, lui, continue de faire la sourde oreille puisqu’il nomme à la tête de son nouveau gouvernement Manuel Valls. Il n’écoute pas le désaveu des français et même pire il nous signifie qu’il va continuer. Il se rend à Bruxelles avec son pacte d’ « irresponsabilité » et ses réductions budgétaires, alors que les privés d’emploi ne cessent d’augmenter, et avec eux la misère et la colère.

Mais cette séquence électorale nous aura permis de nombreux échanges avec toutes les forces progressistes de notre département. Sans l’appui des médias, tous les débats que nous avons menés ont nourri la population d’autres po- -litiques alternatives. En matière d’économie, d’écologie, de territoire nous avons construit pas à pas nos programmes. Nous tenons d’ailleurs, à remercier tous les amis-es cama- rades qui se sont investi lors de cette campagne des municipales.

Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solu- tions, les grands chantiers à engager pour un changement à gauche. Avec les élections européennes, nous comptons bien affirmer notre volonté d’une Europe des peuples, solidaires. La marche du 12 avril s’inscrit dans cette perspecti- -ve et doit faire entendre d’autres voix que celles de la haine de l’autre, du racisme, de la xénophobie. Nous continuons de réclamer avec force une répartition plus juste des richesses.

Alors restons mobilisés, notre combat pour d’autres choix de société reste d’actualité !

Marie-Ange Larruy, Mylène Vesentini Co-responsables départementale

Agenda

12 avril Paris  Marche contre l’austérité

12 avril Narbonne 11 H     Marche contre l’austérité

1er mai

Manifestation- Carcassonne- Narbonne
Fête de la CGT« Floréale » Conques

Européennes: 25 mai 2014

Montage de la fêteJeudi 29 mai, à partir du jeudi 5 juin jusqu’à la fête

13 14 15 juin  Fête du PCF Coursan

MUNICIPALES

Les premiers éléments de ces municipales font clairement apparaître que la gauche dans son ensemble est en net recul. Les victoires du PS dans quelques villes, la reconquête de Montreuil, Saint- Denis, Aubervilliers et la victoire surprise d’ EELV allié au PG à Grenoble ne doivent pas nous faire oublier les nombreuses défaites. Les électeurs n’ont pas fait de détail entre gauche gouvernementale et gauche d’opposition…! Saluons tout de même la réélection de nombreux élu-es, de nombreux maires communistes dès le 1er tour, de nombreuses et nombreux conseillers municipaux communistes et apparenté-es issu-es de listes d’union de la gauche ou de liste Front de gauche.

En Languedoc-Roussillon, dans les PO, les communistes conservent Cabestany et Prades mais perdent Elne. Dans l’Hérault, le maire sortant PG FDG René Revol est réélu à Grabels, François Liberti et son équipe ne parviennent pas à reconquérir Sète. Le PCF-FDG conserve Vendres et d’autres communes. Dans le Gard, le PCF et les maires apparentés conservent la quasi- totalité des communes dont la Grand-Combe et Aramon. A Nîmes, la candidate PCF-FDG passe de 12 à 14%, suite à des flottements du PS qui n’a pas permis le dépôt de la liste de fusion dans les délais. A noter, à Nîmes comme dans de nombreuses grandes villes l’abstention est très élevée (plus de 41%) et les quartiers populaires, où nous réalisons d’habitude nos meilleurs scores, enregistrent des votes très à droite.

Dans l’Aude, les communistes conservent Camplong mais perdent Coursan au profit d’un maire PRG. A Conques, c’est la liste d’union de la gauche qui s’impose sans autre concurrence. A Fabrezan, notre camarade Maurice Séguier et son équipe sont battus. A Caves, Couffoulens, Trausse, les maires sortants PCF avaient indiqué leur souhait de ne pas se représenter.

Carcassonne et Narbonne : aucun élu. Pas de fusion entre les deux tours avec les listes PS. A Narbonne, Jacques Bascou n’a fait aucune démarche auprès de la liste FDG. JeanPierre Maisterra et la liste n’ont pas donné de consigne de vote tant la différence entre les deux projets de gestion de Mouly et Bascou était mince. (…)

La liste Carcassonne la Citoyenne FDG-EELV- ACC11 n’a pas souhaité de fusion de liste et a appelé à la mobilisation pour le vote du 2nd tour. Amandine Carrazoni a clairement appelé à voter J. Claude Perez.

LES ÉLUS  (premiers éléments,  merci de nous faire parvenir les élu-es PCF et Front de Gauche de vos secteurs, nous les ferons connaître dans le prochain bulletin

Lézignan  : Rémi Pénavaire (PCF), cons. municipal Béatrice Arnaud (PCF) Marc Terpin (PG) adj. maireCastel : J-Claude Castillo (PCF), adj. maire

Limoux  : M-Ange Larruy (PCF), adj. maire Sanchez Angel (PCF) adj. maire , Colette Lagoutte (PCF),Isabelle Lapeyre (ap PCF)

Coursan  : opposition Solange Izard (PCF), Marc Bé- teille (pcf), Francis Garaud (PCF), Christine Bousquet (ap PCF)
Camplong :  Serge Lépine (Maire)

Trèbes : Jeannine Garino (PCF) adj. maire, Cathy Cantié (PCF) cons. déléguée Albas Thrithard Guy (PCF) cons. municipal

Conques : Vanessa Ny (PCF), adj. maire

Fabrezan : opposition Maurice Séguier (ap PCF)

Feuilla : Denis Gamet (PCF) cons. municipal

Ferrals : Mendoza Yves ,Lopez Suzanne cons. Municipaux

Argeliers : Patrick Rynders,Lucienne Cayrac, adj. Maire, Nardin Guido, Jean Pierre Mill (PCF) Kabil Jacqueline et Maria Barral (FDG)

Barbaira :Marion Forato (PCF), Bérangère Duclos (ap PCF), Jean-Sébastien Sandoval (ap PCF)

Capendu : MoniqueGressier(PCF)

Lespinassière :Bernadette Sire (FDG)

Nebias :Alain Bonnery (PCF) 1er adj. maire

Ornaison : Sébastien Gasparini (PCF) adj. maire ,Jeanine Largy (PCF)

Port la Nouvelle : Geneviève Bastoul (PCF) cons. municipale
Roquefeuille :Jean-Louis Bousquet, (PCF) adj. maire

StMartin-Lys :FrancineAicart,(FDG)maire Trausse RusselHart(PG)

Villeneuve Minervois Robert Charneaux (PCF) un élu (FDG)

Villalier :Véronique Marcaillou (PCF)

 

 

Les européennes

Le 25 mai nous seront appelés à voter pour élire le nouveau Parlement européen avec ses 74 eurodéputés.

Comme vous le savez notre pays est découpé en huit circonscriptions interrégionales. Notre département fait partie
de la région Sud-Ouest, et nous aurons à choisir nos candidats. Avec Jean-Luc Mélenchon comme tête de liste en 2009 nous avions réalisé un score de 8,79%. Nous voulons une autre construction européenne qui soit conforme aux idéaux sociaux, économiques, démocratiques et éthiques de la gauche. Dans cette optique, il est juste de mettre en avant désormais l’objectif de refondation de l’Europe qui souligne l’exigence de transformations très radicales. C’est pourquoi nous portons la candidature d’Alexis Tsipras, comme Candidat au nom du parti de la Gauche européenne à la présidence de la Commission européenne. Nous espérons rapidement dépasser les divergences des composantes du Front de gauche pour commencer enfin notre campagne au plus près des citoyens.

Le grand marché transatlantique

La Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités.
Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.
Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains, il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Partout en Europe, en France des publications, des collectifs se mettent en place pour alerter les populations des dangers graves de cet accord. Dans notre département, Raoul Marc JENNAR est venu nous expliquer la catastrophe qui nous menace si celui-ci était signé. Des collectifs locaux se mettent en place, avec des réunions publiques, diffusion de l’information, et distributions de tracts…Nous comptons bien mener une campagne d’information pour obliger notre gouvernement à reculer et à laisser tomber cet accord mortifère pour tous les peuples.

Marchons le 12 avril
contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Nous vous livrons ici, un extrait de l’appel pour la marche :
« Appuyé par des syndicats, des associations, par le Front de gauche, de nombreuses personna- lités ont pris l’initiative d’une marche nationale, à Paris, le mardi 12 avril, pour exprimer leur refus des politiques injustes et inefficaces menés par notre gouvernement. L’alternative aujourd’hui, ce n’est ni Valls Premier ministre, ni le retour de la droite au pouvoir. La nouveauté, ce serait de don- ner enfin la priorité aux femmes et aux hommes sur la finance. Il est urgent d’aller dans la rue, d’exiger un réel changement de cap, et la construction d’une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Notre peuple mérite mieux qu’un choix entre des reculs sociaux. »
Le parti communiste audois avec le Front de gauche mettra tout en œuvre pour réussir cette initiative. Des départs seront normalement prévus pour Paris soit en covoiturage, soit en bus de Toulouse ou Montpellier. Nous envisageons aussi d’être présents avec d’autres forces progres- sistes, sur les marchés des villes de notre département. Avec les animateurs de vos sections, nous vous tiendrons informés de toutes les possibilités pour que chacune et chacun d’entres vous puisse prendre part à cet évènement!

FÊTE DE COURSAN 2014

Cette année notre fête départementale aura lieu les 13,14 et 15 juin. La participation d’un maxi- mum de communistes à la préparation et à la tenue de celle-ci reste notre atout pour sa réussite. Je vous livre donc le programme de celle-ci afin que chacune et chacun d’entre nous puisse parti- ciper à cet évènement majeur pour notre organisation. Comme chaque année, un espace enfants avec maquillage, jeux, ballade en poneys, nous permettra d’accueillir les familles. Les associa- tions avec qui nous entretenons des liens privilégiés seront aussi présentes sur notre fête. William Carlesso – responsable de la fête

CÔTÉ DÉBATS

Samedi 14 juin : 

-Hommage à Mandela  avec Jaqueline Derens, militante contre l’apartheid, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud (RENAPAS), auteur notamment d’un livre sur Dulcie Septem-
ber, elle a rencontré plusieurs fois Nelson Mandela .

-Expo-photo sur l’investissement des communistes audois dans la bataille pour l’abolition de l’apartheid et la libération de Mandéla.

-Lancement officiel de la campagne audoise pour la libération de Marwan Barghouti, prisonnier politique pacifiste palestinien condamné à la prison à vie qui croupit dans les geôles israéliennes.

Dimanche 15 juin

11heures : Débat avec les élu(e)s communistes et républicains sur le thème :
« Après ces municipales, comment combattre localement les politiques d’austérités? »

15 heures : Débat avec Francis Wurtz ancien député européen, Maïté Mola co-présidente du Parti de la Gauche Européenne : « Quel avenir pour une Europe sociale, des peuples…? »

CÔTÉ FESTIF

Vendredi 13 juin : Les Oldies , groupe local, ouvrent la fête avec le Rock Anglais des Sixties

Samedi 14 juin : 22h00-23h30 DANITO 00h00-01h30 LES GOULAMAS’K

Dimanche 15 juin :  14h30 /15h30 Spectacle de théâtre musical « Louise Michel » par Marie Ruggerri d’après les Mémoires et la correspondance de Louise Michel.

                                         18h00 : Villanova  : humoriste, son spectacle est un instrument de résistance à la pensée unique et d’émancipation intellectuelle : il est un « refus d’adhérer » et constitue un instrument indispensable au service d’une entreprise visant à dessiller les yeux des aveugles volontaires, comme l’explique Daniel Villanova : « Je plaide pour un rire qui prenne le parti des petites gens face à l’oppression et à la violence d’un système social chaque jour plus totalitaire, antihumain, mortifère…

… retrouvez toutes l’actualité du PCF sur notre blog du PCF Aude

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DÉCLARATION DE PIERRE LAURENT DU 3 AVRIL 2014

 

La situation que connaît notre pays est d’une profonde gravité. Elle ne l’est pas seulement parce que notre pays souffre d’un chômage et d’une précarité endémique qui rongent la vie de familles chaque jour plus nombreuses, d’inégalités toujours plus grandes, d’une hémorragie industrielle qui ne s’interrompt pas, d’une crise historique du logement.

Elle est insupportable parce que, face à ces difficultés criantes pour le plus grand nombre, le monopoly financier des grands groupes se poursuit sur le dos du monde du travail, des salariés de toutes conditions, comme sur celui de beaucoup de PME, le chantage du patronat à la baisse des cotisations sociales et des droits du travail ne connaît plus de cesse, les dividendes versées à des actionnaires de plus en plus désintéressés par l’intérêt général continuent de grimper avec constance, et comble du cynisme, comme un très mauvais poisson d’avril, le CAC 40 vient de battre son record annuel, le mardi 1er avril, en dépassant les 4 400 points, un record notamment porté par l’excellente montée des actions des groupes bancaires français.

Mais surtout, oui surtout, la situation est grave et insupportable, parce que les alertes lancées par nos concitoyens continuent d’être ignorées, méprisées. François Hollande qui avait été élu, après les années terribles du gouvernement Sarkozy, pour redresser notre pays, pour enfin l’écouter et le respecter, pour redonner le sens de la justice sociale, continue de tourner le dos à ses électeurs.

Désavoué massivement dans les urnes aux élections municipales, il devrait entendre le message. Non, il vient de nommer Manuel Valls à la tête du gouvernement comme un camouflet de plus infligé aux attentes populaires à gauche. Le pays s’enfonce aussi dans une crise politique, démocratique et institutionnelle qui risque de s’aggraver encore. La France, la gauche sont mises en danger par cette fuite en avant. La droite et l’extrême droite rivalisent de démagogie pour profiter de cette crise en espérant reconquérir tous les pouvoirs. François Hollande a nommé, autour de Manuel Valls, un gouvernement qu’il appelle « de combat » pour mettre en oeuvre à marche forcée un pacte de responsabilité, négocié avec le Medef et un programme de 50 milliards de réduction de dépenses utiles qu’aucune majorité populaire, qu’aucune majorité de gauche n’est, en réalité, prête à soutenir dans le pays.

Le Président de la République utilise les pouvoirs inconsidérés qui lui sont donnés par les institutions de la Ve République pour contourner le message politique adressé par le pays. Cette situation met, une fois de plus, le doigt sur l’anachronisme de ces institutions. Il est temps de reconstruire une nouvelle République, où un Parlement démocratisé, élu à la proportionnelle et rénové dans sa composition, grâce à la modification des modes de scrutins et au changement des pratiques politiques, retrouve le pouvoir de décider la politique nationale, où les droits des citoyens sont renforcés à tous les niveaux de décisions, pour garantir la souveraineté populaire sur ces choix, où le gouvernement est placé sous le contrôle du Parlement et non l’inverse.

Face à cette situation, il y a une urgence : faire respecter les exigences des Français qui veulent le retour de la justice sociale, d’une lutte efficace contre le chômage et les pouvoirs exorbitants de la finance, le retour au centre de toutes les politiques menées de la réponse aux grandes urgences du pays : ce ne peut être seulement des mots, encore moins quand ils sont contredits par les actes.

J’appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d’un nouveau cap politique à gauche, à décider d’agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune.

Aux travailleurs de toutes conditions, aux jeunes, aux abstentionnistes qui ne se reconnaissent plus dans le pouvoir actuel mais se reconnaissent dans les valeurs d’égalité, de justice, de fraternité de la gauche, aux socialistes qui ressentent, je le sais en grand nombre, douloureusement le désastre en cours, aux écologistes qui viennent de décider de sortir du gouvernement, à tous, je dis travaillons ensemble pour reconstruire une feuille de route partagée, une ambition commune, l’espoir d’une alternative politique à gauche.

Les besoins sont immenses, la France a la force d’y répondre.

Ensemble, nous pouvons refuser le pacte de responsabilité imposé par le Medef et les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, en exigeant la remise à plat des politiques d’exonération de cotisations sociales coûteuses et inefficaces pour reconstruire de nouvelles politiques d’emplois, de formations, de services publics.

Ensemble, nous pouvons travailler à de grands programmes de relance de l’investissement public, industriel et de services, adossé à la mobilisation du crédit bancaire, de l’épargne et à un changement de la politique monétaire pour, d’un même mouvement, répondre aux immenses besoins de développement du pays et engager l’indispensable mutation sociale et écologique de tout notre système productif.

Ensemble, nous pouvons exiger l’ouverture de grandes conférences sociales, pour des Etats Généraux de la justice fiscale, la relance des services publics, la réouverture de toutes les négociations salariales, la revalorisation des minimas sociaux.

Ensemble, nous pouvons pousser la France à engager le bras de fer contre les orientations ultra- libérales européennes pour sortir des politiques d’asphyxie austéritaires, et permettre la relance sociale, industrielle et écologique dont les peuples d’Europe ont un besoin commun.

Demain, je serai aux côtés des syndicats et des travailleurs d’Europe à Bruxelles pour la grande manifestation de la CES.

Le sursaut citoyen et populaire de toutes les forces vives de la gauche doit se manifester, sans attendre, et se consolider dans la durée.

C’est dans cet esprit que nous avons initié, avec les forces du Front de gauche et de nombreuses personnalités et responsables syndicaux, associatifs, politiques, culturels, la grande marche du 12 avril contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses.

Cette marche, nous la mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent engager le sursaut politique salutaire dont toute la gauche a besoin, contre la droite et l’extrême droite, pour des politiques de justice. Nous y engageons toutes nos forces. Nous appelons à y participer massivement.

J’appelle tous nos concitoyens, tous ceux qui ont le coeur à gauche, tous ceux qui n’en peuvent plus, étouffent et veulent reconstruire l’espoir, à se joindre au cortège qui défilera de République à Nation, à Paris, le 12 avril, à 14 heures.

Cette dynamique, nous voulons aussi la porter dans les urnes avec tout le Front de gauche et tous ceux qui voudront se joindre à nous, le 25 mai prochain, lors des élections européennes.

Ce jour là, contre l’Europe de l’austérité et des marchés financiers, nous voulons, avec notre candidat commun en Europe : Alexis Tsipras, une victoire de la gauche qui refuse de se plier aux injonctions d’austérité, de déréglementation, de recul des droits sociaux, une victoire pour la refondation sociale et démocratique de l’Europe.

Nous jugeons indispensable et urgente l’entrée en lice des listes du Front de gauche, car le bulletin de vote Front de gauche, le 25 mai prochain, sera le seul bulletin qui dit clairement non à l’Europe de la finance, non au dumping social, à la mise en concurrence, aux salaires au rabais, oui à la protection et au développement des droits sociaux, de notre industrie, de nos coopérations.

Le Conseil national du PCF unanime a transmis, hier, à ses partenaires une offre pour la constitution des listes respectueuses de toutes les forces du Front de gauche, avec la volonté d’aboutir d’ici la fin de cette semaine.

L’enjeu et les responsabilités du Front de gauche sont immenses. Le groupe de la GUE-NGL auquel nous sommes rattachés, peut devenir le troisième ou le quatrième groupe du Parlement européen. C’est un défi et une chance.

Les forces démocratiques françaises ont une part essentielle à apporter à ce résultat. Ne tardons plus. C’est notre appel pressant. Le PCF est, pour sa part, d’ores et déjà, totalement motivé et engagé.

Avec le Front de gauche, nous avons rassemblé des forces lors des élections municipales. Après les résultats de ces élections, le PCF reste, avec le Front de gauche, la troisième force politique en terme de municipalités et d’élus locaux. Très loin devant le FN, présenté abusivement par les médias, comme le grand vainqueur du scrutin municipal.

Nous dirigeons, après ce résultat, malgré nos pertes et avec des gains significatifs, comme Aubervillers et Montreuil, 149 villes de plus de 3 500 habitants.

Ces forces et ces élus, dans tout le pays, sont et seront des points d’appui solides et indispensables pour toutes nos batailles.

 

LA LETTRE DE PIERRE LAURENT AUX ADHÉRENTS

Cher-e- camarade,

Paris, le 6 mars 2014

Si j’ai décidé de t’écrire aujourd’hui, comme à l’ensemble des adhérent(e)s de notre parti, c’est que nous allons vivre dans les semaines à venir des échéances politiques cruciales. Je suis certain que nous pouvons jouer un rôle essentiel. Si ma lettre est un peu longue, je m’en excuse, c’est que les enjeux de la période sont décisifs. J’espère que tu prendras le temps de la lire attentivement et que tu comprendras le caractère exceptionnel de ma démarche.

Les trois mois qui s’annoncent seront d’une intensité toute particulière. Les élections municipales vont avoir lieu dans deux semaines et les élections européennes dans moins de trois mois. Entre temps, François Hollande envisage de remanier son gouvernement pour accélérer l’adoption du pacte dit de « responsabilité » signé avec le Medef. Alors que le pays s’enfonce dans le chômage et les inégalités, ce serait une nouvelle fuite en avant dans les cadeaux au patronat, la baisse du coût du travail, le recul des services publics et de la protection sociale. C’est aussi une fuite en avant politique du pouvoir socialiste qui tourne le dos aux attentes populaires et aux espoirs du peuple de gauche. La droite et l’extrême droite comptent bien exploiter cette situation.

Pour nous, il n est pas question de laisser faire, surtout que la grande majorité de ceux qui ont voulu le changement en 2012 ne se reconnaissent pas dans cette politique. Le temps est venu d’un sursaut populaire de grande ampleur.
Cela appelle de notre part la plus grande mobilisation, mais je crois que nous sommes capables d’ouvrir une nouvelle séquence qui peut aboutir à la structuration d’un large champ de résistance aux politiques d’austérité et à la relance d’une construction politique alternative à gauche.

Dans cette perspective, les élections municipales vont constituer une première étape fondamentale. Depuis le premier jour, les deux objectifs du Parti communiste français ont été clairs : empêcher la droite et l’extrême droite de réaliser leurs rêves de vague bleue ou bleue marine et doter les communes et les majorités municipales de gauche du maximum d’élus communistes et du Front de gauche pour être utiles à combattre l’austérité, à promouvoir des politiques publiques locales d’égalité et de justice. Face à une droite revancharde, à une extrême droite aux aguets, et un gouvernement empêtré dans ses revirements et ses renoncements, il fallait donner des repères à gauche, défendre la nécessité d’engagements clairs pour la commune, les services publics et la démocratie locale. Nous avons fait ce travail commune par commune en construisant des rassemblements divers au premier tour à partir du bilan de l’action municipale et des rapports de force locaux avec comme perspective commune le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour.

Aujourd’hui, le travail accompli est remarquable, l’écho de nos efforts de rassemblement réel et nous pouvons nourrir de sérieux espoirs. Nous présentons des candidats communistes et du Front de gauche dans plus de 7500 communes de plus de 1000 habitants, sans compter les nombreux candidats dans les communes plus petites. Nous pouvons réélire les mairies que nous dirigeons, reconquérir des grandes villes comme Aubervilliers et Montreuil, maintenir et faire progresser le nombre de nos élus sur tout le territoire. Dans plus de 30 communes de plus de 3500 habitants, les communistes aux côtés des citoyens et des autres forces de gauche sont engagés dans une campagne qui peut être victorieuse face à la droite. C’est vrai notamment au Havre, à Calais, à Corbeille Essonne, à Sète, à Alès,à Bolbec, à La Ciotat, à Romilly-sur-Seine, à Thiers, à Sartène…

Tout ce travail, même quand il a provoqué des débats et des accrochages au sein du Front de gauche, sera in fine profitable à tout le Front de gauche, qui verra ses bases et son enracinement progresser. Notre pays, la gauche, le monde du travail, tous ces citoyens qui se sentent aujourd’hui perdus et abandonnés ont besoin d’une force proche d’eux, ancrée dans leur quotidien et dans leurs territoires. Ces dernières jours de campagne s’annoncent donc stratégiques pour le combat politique que nous menons. Nous devons jeter toutes nos forces dans la bataille. Je sais les communistes déjà très largement mobilisés. A toi comme à tous, je demande d’approfondir nos efforts jusqu’au dernier jour.

Je veux maintenant te parler de la bataille que nous devons déployer pour mettre en échec le pacte de responsabilité, expression des politiques d’austérité qui plombent la France et l’Europe. La bataille qui s’ouvre devant nous est loin d’être jouée. Bien au contraire. Le Président de la République ne bénéficie pas d’une majorité populaire dans le pays pour soutenir ce « pacte de dupes » signé avec le Medef au seul profit des actionnaires et cherche à l’imposer à marche forcée, y compris contre une partie des siens. D’ores et déjà les résistances se multiplient, sur tous les bancs de la gauche. Au Front de gauche, bien sûr, mais aussi chez Europe écologie-les Verts et au Parti socialiste. Un quart de la direction du PS a en effet signé une tribune publique dénonçant les fondements de ce pacte. Les courants de gauche du PS « Un monde d’avance » et « Maintenant la gauche » ont voté contre le texte de la direction du PS intitulé «réussir le pacte de responsabilité» pointant leurs désaccords et dénonçant « le caractère néfaste des politiques d’austérité ». Dans le monde syndical, la CGT, FO, la FSU, et Solidaires refusent ce pacte, et des nombreux syndicalistes d’autres confédérations doutent sur le terrain. L’espace du rassemblement contre ce pacte de responsabilité existe. A nous de nous en emparer et de l’élargir au maximum de forces possibles. Si nous y parvenons ce « pacte d’irresponsabilité » pourra être mis en échec.

Cette campagne connaîtra déjà deux temps forts. Le premier aura lieu le 18 mars prochain à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires. Après plusieurs journées d’action isolées, la majorité des syndicats a décidé d’une action commune. Il nous faut œuvrer, à notre échelle et dans nos fonctions respectives au succès de cette journée de mobilisation intersyndicale. Elle marquera une étape importante dans la levée des contestations et dans la construction d’un mouvement social indispensable.

De notre côté, avec le Front de gauche, nous avons lancé la préparation d’une grande marche contre l’austérité le 12 avril prochain à Paris, autour de cette idée « trop c’est trop, marchons contre l’austérité ». Un appel unitaire très large de responsables politiques, syndicaux et associatifs sera publié la semaine prochaine. De nombreuses organisations envisagent de s’y associer. Le bureau confédéral de la CGT, tout en se consacrant au terrain syndical, a salué l’intérêt de cette initiative, de cette mobilisation à gauche. Partout dans le pays, nous devons nous engager dans la préparation de cette marche qui peut sonner le réveil de la gauche face à l’enfermement de François Hollande dans les choix d’austérité.

Enfin, il nous faudra aussi mener de front, au cours de cette même période, la campagne des élections européennes. Lancée par la grande marche contre l’austérité du 12 avril, notre campagne sera en cohérence avec le combat contre le pacte de responsabilité. Nous entendons porter un triple message : non à l’austérité et au dumping social en France et en Europe,

non au grand marché transatlantique (GMT), oui à une Europe démocratique de la solidarité. Contre la tentation du repli et de la xénophobie nourris par le Front national, nous porterons la volonté d’une France active et de fronts européens de solidarité capables de refonder une Europe solidaire. Nous voulons des listes du Front de gauche capables de placer les listes anti-austérité à la tête de la gauche dans plusieurs circonscriptions. Portés par la candidature à la commission européenne de notre camarade grec, leader de Syriza, Alexis Tsipras, nous pouvons avec ces élections européennes, frapper un grand coup sur l’échiquier politique national et européen, et renforcer le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen, en gagnant en France plusieurs députés européens en plus des cinq sortants que nous voulons réélire.

Après plusieurs semaines de discussion avec nos partenaires du Front de gauche, nous sommes maintenant engagés dans des discussions concrètes sur notre feuille de route ainsi que sur la constitution des listes. Comme tu le sais, nos camarades du Parti de gauche posaient des conditions à l’ouverture de ces négociations. Le geste des camarades parisiens sur le logo a apaisé le climat national et permis la reprise des discussions. Par ailleurs, le Parti de gauche nous interrogeait sur notre stratégie pour les échéances électorales de 2015. Comme nous l’avions déjà exprimé lors de la rencontre bilatérale PC-PG du 17 janvier dernier, dans ces deux types d’élections, la présentation de candidats est déjà la règle dans notre parti. Nous présentons depuis longtemps des candidats communistes dans la quasi totalité des cantons. Nous avons construit des listes du Front de gauche en 2010 dans la grande majorité des régions. Les enjeux dans les collectivités départementales et régionales conduiront probablement à approfondir les choix dans cette direction, même si, en tout état de cause, ces décisions devront intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique ainsi que d’une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons. En tout état de cause, ces choix devront être débattus et tranchés par les communistes en discutant avec toutes les forces du Front de gauche.

Ces points maintenant éclaircis, les discussions que nous menons avec nos partenaires doivent pouvoir aboutir à une entrée en campagne rapide et efficace au sortir des municipales. Les perspectives qui s’offrent à nous sont encourageantes.

Voilà, cher(e) camarade, ce qui nous attend. Comme tu le vois, notre feuille de route est simple : conforter en toutes circonstances les résistances à l’austérité et unir pour des alternatives de gauche à cette politique. Notre responsabilité est grande dans l’émergence de cette alternative. C’est pourquoi je voulais t’apporter ces quelques éléments d’analyse. Je sais pouvoir compter sur ta mobilisation et sur ton engagement pour relever l’ensemble des défis qui s’offrent à nous.

Reçois, cher(e) camarade, mes fraternelles salutations

     

2, place du Colonel Fabien 75167 Paris Cedex 19 – tel 01 40 40 11 94 – fax 01 40 40 11 91

Pierre Laurent

 

 
 

NARBONNE À GAUCHE : COMBATTRE LA DÉRIVE LIBÉRALE

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