Archives pour la catégorie Front de gauche

POUR AIDER À UN DÉBAT SEREIN SUR UNE NOUVELLE DYNAMIQUE DU FRONT DE GAUCHE,QUELQUES ÉLÉMENTS D’ANALYSE À PROPOS DES EUROPÉENNES

ELECTIONS EUROPEENNES

Quelques éléments d’analyse
à propos des élections européennes

I – BREF RETOUR SUR LES EUROPÉENNES DE 2009

Les européennes de 2009 s’étaient déroulées huit mois après le déclenchement de la crise financière. Le temps était à la remise en cause du capitalisme et au retour de Keynes, voire de Marx. Elles avaient été marquées par une nouvelle progression de l’abstention et avaient vu la naissance du Front de gauche (FG), du NPA et d’EELV.

Avec le gain de deux députés1, le FG (6,17 % des exprimés en France métropolitaine) progressait de 0,81 %/exprimés par rapport au score du PCF en 2004. Il était talonné par le NPA (4,98 %). Le PS, déstabilisé par l’échec en 2007, avec 16,4 %, s’effondrait au profit d’EELV. Il perdait 12,5 % et 17 députés. EELV atteignait 16,28 %, soit une progression de près de 9 % sur 2004. Le Modem (8,43 %) perdait plus de 3,5 %. L’UMP (27,83 %) gagnait plus de 10 % et continuait à siphonner l’élec- torat FN. Après la présidentielle de 2007, le FN, avec 6,47 % et la perte de 3,3 % et de 4 députés, connaissait un second échec grave. Certains parlaient de « chant du cygne » du FN.

Avec la transformation par la magie médiatique de la crise du capitalisme financier en crise de la dette et de la dépense pu- blique, l’arrivée au pouvoir d’Hollande et la montée en puis- sance du FN, les européennes de 2014 se sont déroulées dans un tout autre contexte que celle de 2009.

II – L’ABSTENTION

Pour la première fois depuis 1994, l’abstention recule d’une eu- ropéenne à l’autre (-2,88 %). Cependant, avec 55,77 % des ins- crits, elle reste majoritaire. Ce recul de l’abstention affecte tous les départements sauf le Val-de-Marne et la Seine-Saint- Denis. Ces deux départements comptent parmi les plus faibles progressions du FN. Dans les zones de force et de progression du FN, la participation électorale augmente de manière consé- quente : Marne + 6,43 %/inscrits, Pyrénées-Orientales

+ 6,38 %, Orne + 6,05 %, Haute-Saône + 5,53%, Vosges
+ 5,45%, Alpes Maritimes + 5,36 %, Var + 5,36 %, Aube + 5,3 %, Haute-Marne + 5,13 %, Gard + 5 %. Les raisons du non-vote af- fiché par les abstentionnistes restent les mêmes que lors des autres scrutins : non intérêt pour l’élection, mécontentement vis-à-vis de la « classe politique » et de son système, mais aussi un profond rejet de l’Union européenne.
III – LE FRONT DE GAUCHE
Avec les élections européennes le FG vivait sa première élec- tion comparable. Sur la France métropolitaine, il passe de
6,17 % à 6,44 % (+ 0,27% et + 152262 voix), mais perd un dé- puté sur la circonscription Nord-Ouest. Sur les sept circons- criptions métropolitaines, il progresse dans cinq et perd dans deux.
Par rapport à 2009, le FG progresse en pourcentage par rapport aux exprimés dans 69 départements et en voix dans 83 d’entre eux. Le FG puise l’essentielle de son électorat chez les 18 à 59 ans et dans les professions intermédiaires. Il séduit 8 % des cadres supérieurs et ouvriers. Seuls 13 % des électeurs qui ont voté pour le FG, ont choisi de le faire pour sanctionner le gou- vernement.
Sur les exprimés, le FG a obtenu le vote de 56 % de ses sympa-

thisants, de 46 % des électeurs de Mélenchon en 2012, de 4 % des sympathisants du PS et 7 % des électeurs de Hollande, 1 % des sympathisants écologistes, 3 % de ceux du Modem et 2 % de ceux du FN. Par contre, 5 % des sympathisants du FG ont voté LO ou NPA, 4 % pour le PS, 16 % pour Nouvelle donne, 3 % pour EELV et 8 % pour le FN. Concernant les électeurs de Mélen- chon en 2012, 2% se sont portés sur LO ou le NPA, 11 % sur le PS, 13 % sur Nouvelle donne, 12 % sur EELV, et 3 % sur le FN2. Le FG est donc très légèrement au-dessus de son étiage de 2009, ce qui n’est pas rien dans le contexte actuel de déroute de la gauche. Mais les potentielles marges de progression sem- blent avoir été phagocytées par Nouvelle donne et l’abstention de nombre d’électeurs gagnés au moment de la présidentielle. Il ne profite pas des forts reculs du NPA, du PS et d’EELV. IV-LENPA

L’extrême gauche et singulièrement le NPA connaissent une vé- ritable déroute. Dans 67 départements où il était présent, le NPA recule partout, passant de 4,99 % à 0,4 % des exprimés (-767 580 voix). Reste à savoir où sont allées ces voix : dans l’abstention, au FG ? Mais il n’est pas à exclure que des voix du NPA se sont dirigées vers le FN, ce que semble indiquer les

27 % de sympathisants de Solidaires ayant voté FN (sondage IFOP-l’Humanité).
V – NOUVELLE DONNE
Cette nouvelle formation politique composite, se réclamant d’un fédéralisme européen keynésien et authentiquement de gauche, formée de socialistes et d’écologistes en rupture de ban, d’ex-compagnons de route du FG et de disciples d’Hessel, a réussi à rassembler 546 359 voix et 2,94 % des exprimés. Un obstacle objectif à ce que le FG rassemble au-delà de son socle européen de 6 % 3. Cette question renvoie aux déficits actuels de capacité du FG à s’élargir, à débattre avec d’autres et à ras- sembler grand angle.

VI- LE PS

Après les élections partielles, les municipales, coincé entre un désaveu de sa politique nationale et une campagne européenne schizophrène sur l’austérité, le PS connaît un nouveau naufrage électoral. Certes, en France métropolitaine, il ne recule que de 2,51 %, passant de 16,41 % à 13,90 % (-189 064 voix), mais ce résultat intervient après celui déjà catastrophique de 2009. Le PS recule dans 88 départements métropolitains, il ne progresse sur 2009 qu’à Paris (+ 4,47%, + 31 832 voix) et en Haute-Vienne (+ 3,04%).

VII – EELV

EELV subit un sévère recul qui doit être relativisé à l’aune de ces résultats exceptionnels de 2009. EELV est en régression sur tous les départements métropolitains (-7,34 % et -1 086 979 voix), passant de 16,28 % à 8,95 %. Elle est pourtant la forma- tion, juste après le FN, qui rassemble le plus ses sympathi-sants (71 %)4.
VIII – LE TANDEM MODEM/UDI
La comparaison entre les listes Modem-UDI de 2014 et les listes Modem de 2009 est brouillée par le fait que l’ancêtre de l’UDI, le Nouveau Centre, faisait liste commune avec l’UMP en

2009. Cependant, les listes Modem-UDI progressent par rapport aux listes Modem dans 56 départements, passant de 8,38 % à 9,93 % (+1,55 % et 428 606 voix). Le cœur de cet électorat se trouve chez les plus de 60 ans et les cadres supérieurs.

IX – L’UMP

L’UMP, contrairement aux municipales et aux élections par- tielles, ne profite pas de la déroute du PS en particulier et de la gauche gouvernementale en général. La fête est à la fois gâ- chée par la forte progression du FN et la résistance des listes Modem-UDI. C’est pourquoi, en dépit de la défaite de la gauche gouvernementale, l’UMP connaît elle aussi un revers en perdant en Métropole (-6,30 %), passant de 27 % à 20,7 %, soit 714 750 voix de moins. L’UMP est en recul dans 93 départements. Si elle a su mobiliser 74 % de ses sympathisants et 58 % des élec- teurs de Sarkozy, il n’en reste pas moins que 11 % de ses sym- pathisants et 15 % des électeurs de Sarkozy de 2012 ont cette fois voté FN.
X-LEFN
Avec 25,18 % des exprimés en France métropolitaine (+18,7 % et 3 579 953 voix), le FN est le vainqueur des élections. Il pro- gresse dans tous les départements. La plus faible des progres- sions est 6,61 % à Paris, la plus forte de 26,62 % dans l’Aisne. Le FN rassemble 30 % des votants chez les moins de 35 ans,
43 % des ouvriers, 38 % des employés et 37 % des chômeurs. Le FN mobilise plus de 90 % de ses sympathisants et des élec- teurs de Marine Le Pen en 2012. Les motivations de vote sont l’immigration, la volonté de sanctionner le gouvernement mais aussi les questions économiques et sociales. Dans ce résultat, les médias dominants en ouvrant en permanence leurs plateaux aux dirigeants du FN portent une responsabilité accablante.
Il ne faut ni banaliser ce résultat en le comparant à la prési- dentielle ou en le relativisant en regard du niveau d’absten- tion, ni paniquer s’imaginant que le FN est aux portes de l’Ély- sée, ni essayer de deviner si la motivation première des élec- teurs du FN est la phobie des étrangers, la détestation du gouvernement ou les questions sociales.
Il faut s’attaquer avant tout aux problèmes politiques graves que pose ce résultat, à savoir :
• L’amalgame dans le discours frontiste entre leur fonds de commerce d’origine raciste, des références historiques aux fi- gures progressistes de l’Histoire de France, et un discours éco- nomique et social parfois pompé intégralement sur le pro- gramme du FG. Cet amalgame est une machine de guerre pour disqualifier toute alternative progressiste au couple infernal social-libéral et libéral-social.
• La question d’une partie de la jeunesse populaire, pour qui le clivage gauche-droite n’a, au vu de leurs expériences sociales et politique, guère de sens et qui est travaillé par le multicul- turalisme à la sauce Dieudonné-Soral.
• L’amalgame entre l’insécurité lié à la délinquance et l’insécu- rité sociale.
• Les questions de nation, souveraineté, citoyenneté, démocra- tie ou, pour parler concrètement, comment je peux exercer ma souveraineté à l’échelle européenne ou mondiale ?
En conclusion, ces élections européennes reproduisent en l’exacerbant un rapport de force qui s’est installé dès les pre- mières élections partielles en décembre 2012. Elles sont l’ex- pression d’une situation politique bloquée et d’une grave crise de régime au niveau national comme européen.μ

Yann Le Pollotec secteur Élections du PCF

  1. MarieChristineVergiatdanslacirconscriptionSud-Estet Jean-Luc Mélenchon dans la circonscription Sud-Ouest. Notons que ce gain intervenait alors que la France, en ap- plication du Traité de Nice, perdait 6 sièges de député par rapport à 2004. En 2014, elle a regagné deux sièges qui fu- rent attribués à la seule circonscription Île-de-France en raison de l’ajout des Français expatriés à cette circonscrip- tion.
  2. SourceIPSOSsondagedeveilledescrutin.
  3. Avantl’émergencedeNouvelledonne,leFrontdegauche

    était donné dans les sondages à un niveau entre 9 % et

    10 %.

  4. Sondage IPSOS veilledescrutin.

Les électeurs de Mélenchon de 2012 sont aussi « abstentionnistes » que ceux de Hollande, les sympathisants actuels du FG ont été avec les partisans de l’UDI les plus mobilisés pour voter. Pour la mouvance de l’extrême droite, c’est le phénomène inverse, ce sont plus les électeurs de 2012 de Le Pen que les sympathisants du FN qui sont allés aux urnes.

 

Patrick Le Hyaric, député européen de la GUE : Et pendant ce temps les bombes tombent dans un silence assourdissant

timthumb.phpDepuis 3 jours, le gouvernement israélien a déclenché son opération « Haie de protection » sur la bande de Gaza qui vit sous blocus inhumain depuis 2006.
 
Chaque jour qui passe est encore plus meurtrier que le jour précédent. Le gouvernement israélien dit avoir bombardé 840 cibles dans le cadre de cette campagne, notamment des sites de tirs de roquettes et les logements de membres du Hamas ou du Djihad islamique que l’Etat hébreu considère comme des centres de commandement des activistes palestinien. Cette opération militaire de grande ampleur, se justifierait selon Netanyahou, pour répondre aux nombreux tirs de roquettes dirigés contre les principales villes d’Israël, notamment Tel-Aviv, Jérusalem ou encore Haïfa.  Heureusement, elles ont soit été arrêtées par le système de défense « Dôme de fer », soit se sont écrasées dans des endroits où elles n’ont fait aucune victime.
 
Par contre, le bilan à Gaza est déjà très lourd et vient contredire la version officielle des autorités israéliennes. Ce n’est pas le Hamas qui est visé par des frappes chirurgicales, c’est tout un peuple qui vit sous les bombes et donne du travail aux nombreux chirurgiens gazaouis qui opèrent dans des conditions très précaires.
 
Au moins  85 personnes ont été tuées dont 14 femmes et 25 enfants, plus de 764 blessés dont plusieurs dizaines se trouvent dans un état grave. 103 maisons, 12 mosquées, 20 bâtiments publics, 22 coopératives agricoles et 6 centres éducatifs sont totalement détruits. 10 écoles et 4 clubs sportifs se trouvent très endommagés.
 
Le gouvernement israélien envisage le pire. Sous pression des personnalités politiques les plus droitières et extrémistes de son gouvernement,  le Premier ministre Netanyahou peut intervenir militairement au sol dans Gaza. Le rappel de plus de 20.000 à 40.000 réservistes laisse craindre que cette solution soit bien envisagée. La dernière opération militaire au sol, c’était « Plomb durci »  pendant l’hiver 2008-2009 et les victimes se comptaient par milliers.
 
Alors non, rien ne peut justifier une telle représailles qui s’abat sur tout un peuple. Le silence étourdissant des principales chancelleries et l’indifférence totale de la « communauté internationale » jusqu’à tard hier soir étaient insupportables.
 
Le communiqué de presse de l’Elysée est impardonnable et en rupture avec les orientations traditionnelles de la France. Il n’y a ici aucune symétrie possible entre une puissance occupante et un pays occupé. Pourtant François Hollande « a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé (à Netanyahou) que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces. ».
 
Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Il faut absolument que le mouvement de solidarité internationale fasse pression sur les gouvernements pour qu’il oblige le gouvernement israélien à cesser cette attaque. Et qu’ensuite la communauté internationale et les Nations Unies contraignent le même gouvernement à respecter le droit international, qui seul peut établir une paix juste et durable au Proche-Orient.

Européennes : déclarations le 25 mai de Pierre Laurent et J.Luc Mélenchon

http://www.dailymotion.com/video/x1wpy7z

EUROPÉENNES INTERVIEW D’ALEXIS TSIPRAS, candidat de la Gauche européenne à la présidence de la Commission Européenne

 

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ALEXIS TSIPRAS :  » LE SEUL VRAI CHOIX C’EST NOUS, LA GAUCHE EUROPÉENNE, OU ANGELA MERKEL »

La Gauche européenne a le vent en poupe. Ses listes pourraient réaliser de très bonnes performances au Portugal, en Grèce, en Irlande et à Chypre. Et flirter avec les 10 % dans nombre d’autres pays comme la France et l’Espagne. Au total, elle pourrait multiplier quasiment par deux le nombre d’élus (35). Son candidat à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras, pointe, dans un entretien avec L’Humanité Dimanche, les trois axes que défendra son groupe.

Qu’est-ce que peuvent changer ces élections européennes, dans un climat de forte défiance et de désenchantement vis-à-vis du projet européen ? Qu’apporterait un bon score du PGE ?

Alexis Tsipras. Nous devons désavouer par les urnes ceux qui ont imposé l’austérité, non pour solutionner la dette colossale de l’euro zone, car ils l’ont aggravée, mais pour réorganiser les économies européennes sur le modèle du capitalisme néolibéral.

Cette fois, le vote des citoyens européens va influencer l’évolution, non seulement de chaque pays isolément, mais de l’Europe dans son ensemble. Ces élections ont une importance historique. C’est le référendum d’une vie. Parce que l’Europe se trouve à un carrefour décisif. Ou elle continuera avec de l’austérité, du chômage et de la pauvreté pour de nombreuses années, avec moins de démocratie, ou elle changera de cap, avec du développement, de la justice et du travail décent, avec plus de démocratie. Notre sort tient dans notre vote. Et le seul vrai choix c’est nous, la Gauche européenne ou Angela Merkel. Plus forte la Gauche européenne sortira des urnes, plus profondément sera ébranlé le rapport de forces actuel en Europe qui impose l’austérité permanente. Plus forts nous serons, plus grande sera notre possibilité de négocier la fin immédiate de l’austérité et le rétrécissement de l’état social, au profit du monde du travail et de la culture dans toute l’Europe. Les premiers à se rendre aux urnes doivent être les victimes de cette crise, les jeunes et les femmes. Que les pionniers du changement en Europe soient issus des chômeurs. Parce que, dans quelques jours, nous avons une occasion qui ne se présente qu’une seule fois par génération, celle de rendre l’Europe meilleure. Nous devons la saisir.

HD. Vous avez multiplié les déplacements en Europe, comment appréciez-vous la situation économique et sociale de l’UE ?

Alexis Tsipras. La gestion de la crise a accentué la crise ellemême. Elle a aggravé le problème initial qu’elle était supposée résoudre, à savoir la dette colossale de la zone euro, tandis que parallèlement la crise s’amplifiait et passait de purement financière à sociale, humanitaire et environnementale. Et conduisait au recul de la démocratie. En quatre ans, l’Europe d’après-guerre a été déstructurée. Les conséquences de cette gestion sont visibles. Un chômage très élevé chez les jeunes frappe tous les pays d’Europe, tandis que, sous la menace du chômage, la précarité de l’emploi par la violation des droits du travail devient la règle. Il y a une pauvreté, une récession dramatique, une perte importante de revenus, un démantèlement de l’État providence et des droits collectifs, une accentuation des inégalités et la redistribution de richesses et de puissances au profit de l’oligarchie financière.

HD. Quels seront les grands axes de votre politique ? Qu’allez-vous défendre au Parlement européen ?

Alexis Tsipras. Tout d’abord, ma candidature, au nom de la Gauche européenne, à la présidence de la Commission européenne, dépasse le clivage Nord-Sud. Elle unit les peuples et les pays que la gestion de la crise néolibérale divise. La Gauche européenne a pour objectif une Europe démocratique, sociale et écologique. Nous nous battrons pour mettre en pratique la réorganisation démocratique des institutions de l’Union européenne, le remaniement écologique de la production et la réforme du cadre européen en matière d’immigration. Ce sont les trois grands axes de notre politique. Dans ce contexte : – nous soutenons l’abolition immédiate de l’austérité et des mémorandums et la relance coordonnée de l’ensemble des économies européennes ; – nous voulons une véritable Banque centrale européenne, agissant comme prêteur en dernier ressort, non seulement pour les banques mais aussi pour les États ; – nous croyons que l’Europe a besoin de sa propre loi Glass-Steagall, afin de séparer les activités commerciales et d’investissement des banques, et d’éviter cette fusion dangereuse de risques en une seule entité incontrôlée ; – nous voulons une législation européenne efficace pour taxer les activités économiques et entrepreneuriales offshore ; – nous soutenons la résolution collective, fiable et décisive de la crise de la dette de la zone euro par l’organisation d’une conférence européenne de la dette, similaire à celle organisée à Londres en 1953 pour la dette de l’Allemagne. À la place d’une Europe qui redistribue les revenus aux riches et la peur aux pauvres, nous proposons notre propre Europe de la solidarité, de la sécurité économique et sociale, de l’emploi et de la prospérité.

 

HD. Quelles sont, selon vous, les premières mesures d’urgence à prendre au niveau de la gouvernance européenne ?

Alexis Tsipras. Libérer l’Europe de l’austérité sera une victoire au symbolisme puissant et aux prolongements politiques profonds. Par conséquent : – nous devrons retirer la Commission européenne de l’institution de la troïka, dans chaque pays où elle est en application ; – nous devrons geler les négociations avec les États-Unis sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TAFTA) ; – nous devrons abolir le cadre institutionnel de la gouvernance économique imposé par le rapport actuel des forces politiques en Europe. Parallèlement, nous commencerons la réorganisation démocratique de la Commission européenne, en assurant la transparence de son fonctionnement, mais aussi la participation des citoyens à la prise des décisions qui les concernent, afin de faire face au déficit démocratique.

HD. Est-il possible de mettre en échec le TAFTA que vous évoquiez à l’issue du scrutin européen ?

Alexis Tsipras. Ce traité conduit à la dévalorisation de la démocratie. Nous ne pouvons concevoir un traité commercial qui donne la priorité à des investisseurs privés par rapport aux gouvernements démocratiquement élus, quand ils jugent que leurs « droits » sont touchés par un changement de la politique économique et d’investissement. Avec la Gauche européenne à la présidence de la Commission européenne il n’y aura pas d’accord commercial avec un tel contenu. Et il est évident que nous ferons appel au référendum pour des choix cruciaux pour la vie des citoyens de l’Union.

HD. Quelle est votre position sur l’euro ?

Alexis Tsipras. Comme vous le savez, l’abandon de la monnaie commune et la concurrence monétaire entre les États et les peuples de l’Europe ne sont pas notre choix. Nous ne sortirons de la crise ni par une dévaluation interne, comme le veulent les mémorandums, ni par une dévaluation monétaire. Nous sortirons de la crise par l’effacement de dettes et par un nouveau pacte social, avec un new deal européen pour financer la croissance, renforcer l’emploi et la cohésion sociale.

HD. Les libéraux européens citent l’Espagne, l’Italie et la Grèce comme des symboles de la réussite des politiques d’austérité, qu’avez-vous envie de leur répondre ?

Alexis Tsipras. Je réponds par quelques chiffres qui prouvent que l’austérité néolibérale en Grèce est un crime. Selon les éléments de la Commission européenne, la pauvreté en Grèce est hors de contrôle : 34,6 % de la population grecque est menacée par la pauvreté et l’exclusion sociale. Ce pourcentage a augmenté de cinq points durant la période 2008-2012. C’est le quatrième plus haut taux dans l’Union européenne derrière la Roumanie, la Bulgarie et la Lettonie. La pauvreté des travailleurs concerne 15 % de la population. Six personnes sur dix ne vont jamais chez leur médecin parce qu’elles n’ont pas d’argent. Trois millions de personnes, sur une population totale de onze millions, n’ont pas d’assurance santé. 40 % de la population économise sur la nourriture pour acheter ses médicaments. Selon le rapport de l’Institut du travail de la GSEE pour 2013, à la fin de l’année, le chômage a atteint le niveau de 1961, soit environ 30 %. En 2014, il atteindra 31,5 %. Le niveau de vie des citoyens s’est dégradé d’au moins 50 % par rapport à celui de 2008 à cause de la diminution des salaires, des retraites, et aussi à cause des charges fiscales. La demande intérieure a diminué de 31,3 % entre 2009 et 2013, revenant au niveau de 1999. En quatre ans d’application, le mémorandum a plongé l’économie grecque dans une récession profonde et qui perdure. Concrètement, la récession due au mémorandum a dépassé 2,2 % rien qu’en 2013, contre une récession totale de 3,3 % pour 2008 à 2009. Globalement, la Grèce a perdu plus d’un quart du revenu national d’avant la crise. Pour 2014, l’OCDE prévoit une récession de 0,3 % pour l’année et reporte la croissance à 2015 – et ça sous conditions. Ce même mémorandum a propulsé la dette publique à un niveau très élevé, sans précédent et non viable. Il l’a augmentée d’environ 50 % en pourcentage du PIB. Elle atteint aujourd’hui 176 % du PIB.

HD. Quelles leçons tirez-vous de la crise ukrainienne ?

Alexis Tsipras. L’Europe, malheureusement, expérimente à nouveau en Ukraine l’arsenal de la guerre froide.

 

Elle a très vite oublié qu’elle en a été la plus grande victime. Comme elle a aussi oublié aussi que ses fondateurs l’avaient conçue pour être le garant de la paix dans l’Europe d’après-guerre. Et le chemin de la paix c’est le dialogue, pas les sanctions. C’est pourquoi nous demandons à toutes les parties impliquées, à l’OTAN, aux États-Unis et à la Russie, d’éviter tout mouvement d’escalade de la crise. Toutes les parties doivent immédiatement cesser les menaces et l’usage de la force. Et pour qu’il n’y ait pas de nouvelles annexions en violation du droit international, il faut que cessent immédiatement les opérations de la garde nationale dans l’est de l’Ukraine. Que les néonazis soient écartés du gouvernement de transition de l’Ukraine. Que les forces de l’OTAN se retirent des pays voisins de la Russie. Que les forces russes se retirent des frontières de l’Ukraine. Un nouvel Helsinki est urgent, une nouvelle conférence pour la création d’un système de sécurité collective en Europe, avec la participation de la Russie dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Une conférence sans gagnants ni perdants. L’Ukraine unifiée, éventuellement sous la forme d’une fédération si ses citoyens le choisissent, peut être un pont entre l’Est et l’Ouest. L’Union européenne n’a pas à pousser l’Ukraine à choisir un camp.

 

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JEAN-LUC MÉLENCHON À NARBONNE : VIDÉO DE MARGOT GUILLEMOT

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EUROPÉENNES : 600 À NARBONNE AVEC JL MÉLENCHON, MARIE-PIERRE VIEU ET DAVID HERMET!

mélenchon à narbonne 29-4-2014 047 copie mélenchon à narbonne 29-4-2014 096 copie mélenchon à narbonne 29-4-2014 135 copieLa salle, les escaliers, le balcon ont été envahis, beaucoup sont restés debout

David Hermet,  Marie-Pierre Vieu   JL mélenchon se sont succédé  pour montrer  à partir de l’exemple d’Alstom,

 

cmélenchon à narbonne 29-4-2014 019 copie

comment  les richesses produites par le travail en France – 2000 milliards d’euros par an- sont  pompées par les grands groupes industriels et la finance, et qu’il est  légitime que l’Etat nationalise aujourd’hui  le groupe pour rendre aux contribuables ce que les actionnaires depuis des années  leur ont pris  et  éviter que des secteurs décisifs pour  l’indépendance économique de la France, les transports, l’énergie,  tombent entre les mains de grands groupes étrangers qui n’ont comme objectif qu’un maximum de profit en un minimum de temps.

Le 25 mai, les français comme tous les européens auront à voter : un vote qui n’aura pas de conséquences directes sur  les gouvernements européens en place, mais un vote qui aura une importance considérable pour toute l’Europe dans les semaines qui suivront. Car :

Vont-ils voter pour un Parlement européen qui reconduira la politique menée par une Commission européenne ( composée de personnes non élues, choisies par des gouvernements néo-libéraux aux ordres de la finance internationale) qui poursuivra le choix  d’un libre-échange avec  les USA, et le dogme de la concurrence libre et non faussée, ( ce qui est en cours avec les négociations du Grand Marché Transatlantique),Ou vont-ils voter  pour des députés qui se battront pour défendre les intérêts des peuples, les droits et les espoirs des travailleurs  qui produisent les richesses, et qui partout en Europe sont laissés pour compte, précarisés, humiliés, et comme en Grèce, abandonnés.

Ou encore :

Vont-ils choisir d’élire par leur vote à la présidence de la Commission européenne,  un Martin Schulz, choisi par les socialistes européens- et français- pour les représenter, et qui se fait un mérite de co-gérer l’Allemagne avec la droite de Mme Merkel ?

Ou vont-ils voter pour un José Bové, qui vient d’affirmer par écrit qu’il soutient tous les Traités européens existants, et avec eux la loi de la concurrence libre et non faussée , comme l’ont fait tous les gouvernements européens jusque là,  de droite et de gauche, Sarkozy et Hollande y compris ?

Le Front de gauche, et son équivalent au niveau européen – la GUE- a choisi, quant à lui pour candidat à cette Commission européenne, Alexis Tsipras, leader grec de Syriza, force de gauche qui s’oppose résolument depuis des  années, à la mise à sac  du pays par l’oligarchie financiaire internationale : ils sont en passe de recueillir 28 à 30 % des voix : un espoir pour toutes les forces européennes de Front de gauche.

Voter pour le Front de gauche aux européennes, c’est  voter avec les forces de gauche européennes de la GUE contre une austérité  imposée à toute l’Europe,

pour une Europe des droits économiques,sociaux et politiques, élargis aux droits de tous les humains,

solidaire de tous les peuples en souffrance .

VOTEZ LE 25 MAI : UN SEUL TOUR

POUR DIRE : NON À L’AUSTÉRITÉ, OUI AU PARTAGE DES RICHESSES

NON AU GMT, NON AUX PRIVILÈGES EXORBITANTS ACCORDÉS  À LA FINANCE

OUI AU RESPECT ET À LA RÉMUNÉRATION DU TRAVAIL

OUI À UNE EUROPE DES DROITS SOCIAUX,ÉCONOMIQUES, POLITIQUES

OUI À L’HUMAIN D’ABORD

 

 

 

Meeting à Narbonne avec JL Mélenchon : Refonder l’Europe

Lettre du PCF du narbonnais  :

CONTRE L’EUROPE DE LA FINANCE ET DE L’AUSTÉRITÉ,

L’HUMAIN D’ABORD

Les élections européennes du 25 mai 2014 seront décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l’austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays. A juste titre, les politiques d’austérité et la méthode autoritaire employée pour les faire appliquer font aujourd’hui l’objet d’un rejet massif des peuples. Des millions de femmes et d’hommes se mobilisent contre ces choix qui dégradent leurs conditions de vie et de travail, qui attaquent leurs droits sociaux et politiques. Il faudra, de cette colère, faire émerger un espoir, celui de celles et ceux qui n’ont pas renoncé au changement et au progrès humain.

« NOUS POUVONS PRENDRE LA BASTILLE DU NEOLIBERALISME QU’EST L’EUROPE ACTUELLE »

ALEXIS TSIPRAS,

Candidat du Front de gauche et de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne

RENDEZ-VOUS MARDI 29 AVRIL 20H NARBONNE

PALAIS DU TRAVAIL

 

RÉUNION PUBLIQUE

avec  Jean-Luc MÉLENCHON ,  Marie-Pierre VIEU    et 

David HERMET

 

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PARIS : 12 avril 2014 MARCHE CONTRE L’AUSTÉRITÉ,POUR LE PARTAGE DES RICHESSES

Lean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Dès 13h, les drapeaux rouges ont envahi la place de la République, à Paris où la statue est affublée d’une banderole portant l’inscription « Hollande ça suffit ! ». D’énormes ballons portant les logos de différentes organisations syndicales flottent dans le ciel en signe de ralliement pour les salariés en lutte. De nombreuses personnalités du monde associatif, des universitaires, des artistes se sont également donné rendez-vous pour marcher ensemble contre l’austérité.
«Quand on est de gauche, on taxe la finance», «Quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord» peut-on lire sur les différentes banderoles tandis qu’un homme portant le masque de Guy Fawkes (Anonymous) tient à bout de bras un carton portant l’inscription « Envoyons Vallser l’austérité »

Dès 14h, en tête du cortège, face à Pierre Laurent  et Jean Luc Mélenchon qui encadrent leur invité d’honneur Alexis Tsipras, le candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, une nuée de micros et de caméras se pressent. « Il y a même Besancenot, dis donc ça fait bien longtemps que l’on ne l’a pas interviewé dans une manif ! », lâche une consœur de l’AFP. Plus étonnant encore que la présence du porte-parole du NPA qui avait appelé à manifester ainsi qu’un collectif d’associations et plusieurs fédérations syndicales, celle de Liêm Hoang Ngoc, membre du Bureau national du PS. Cet économiste qui s’affiche en tête de la marche confirme le « grand trouble dans l’aile gauche du PS », suite à la nomination de Manuel Valls.

C’est en rangs serrés que le cortège s’est ébranlé en direction de la place de la nation. Place Léon Blum, C’est la statue de l’homme d’état qui est mise à contribution avec une pancarte portant ces mots : « Ils sont fous. Même moi, je n’aurais pas voté Valls »

Malgré l’ambiance joyeuse, les visages étaient graves et une certaine ferveur était palpable parmi les manifestants, conscients de l’enjeu de cette mobilisation. « L’heure est grave, on ne peut plus rester sans réagir, me confie une jeune femme. Je ne suis adhérente à aucun parti politique, mais là, il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On a voté pour chasser Sarkozy du pouvoir, ce n’est pas pour avoir la même politique. Il faut un virage à gauche, Hollande le doit à ceux qui l’ont élu. »

Après l’électrochoc des municipales, qui a vu la débâcle du parti socialiste, les forces de gauches sont dans la rue pour récuser le tournant social-démocrate du chef de l’Etat, symbolisé par son Pacte de responsabilité et lui signifier que la nomination de Manuel Valls est un mauvais signal !

Cette marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses»  est donc un grand succès. Plus de 100 000 personnes sont dans la rue annonce Jean-Luc Mélenchon sur twitter. On attend les chiffres de la police….

Mais au-delà des batailles de chiffres à prévoir, le vent d’espoir qui souffle cet après-midi entre République et nation est palpable. Gageons qu’il se traduira dans les urnes le 25 mai prochain lors des élections européennes !

Succès de la Marche contre l’Austérité le 12 avril à Narbonne

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Près de 200 à Narbonne, une lettre déposée chez la députée et une en sous préfecture pour Hollande…

Une presse écrite qui ignore en ce dimanche cette première marche pour rappeler aux élus socialistes pour quoi ils ont été élus… 

Être de gauche ce n’est pas que des mots, mais des actes et des choix clairs face au Medef…

Après ces premiers rendez-vous réussis, à Paris près de 100 000 et dans d’autres villes (Marseille, Perpignan, Narbonne…), restons mobilisés pour continuer à rassembler et dans la rue et aux européennes, afin d’imposer une politique de gauche.

Jean-Paul Tournissa PCF-FDG

Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l’austérité e

 

 

 

Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l'austérité     e  dans antilibéralisme 2014-04-12-11.13.41-300x225

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Les politiques menées plongent notre pays et l’Europe dans une crise sociale, économique, morale et politique de plus en plus profonde
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité… Ça suffit !
Les politiques d’austérité favorisent la montée du populisme et la prospérité des idées réactionnaires…

La volonté d’autres choix s’est clairement exprimée par une très forte abstention aux élections municipales et par une lourde sanction de la politique gouvernementale . Mais, vous avez choisi de ne pas l’entendre… Changer de cap ? Non, avec la nomination de Vals vous voulez aller encore plus vite, encore plus loin, continuer ce qui échoue depuis 30 ans.

Nous sommes dans la rue pour vous dire que l’austérité, ça suffit…
Vous cédez lorsque la droite la plus réactionnaire bat le pavé sur un discours de peur et de haine, mais vous restez inflexible sur votre politique ultralibérale, quand ceux qui par mil- lions ont chassé Sarkozy, ceux qui vous ont élu pour vous attaquer à la finance, pour dire stop au libéralisme s’abstiennent massivement ou vous sanctionnent par le biais des élections municipales ou partielles…

Par votre faute, par votre fuite en avant, par votre pression sur les députés, la démocratie parlementaire est bloquée, la seule solution pour se faire entendre c’est la rue…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir une véritable politique de gauche, de mettre en échec le pacte de responsabilité dicté par le médef, de refuser le Grand Marché Transatlantique que vous mettez en place sans même consulter votre peuple…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir un autre partage des richesses seul à même de pouvoir relancer l’économie et la confiance dans la gauche.

Nous ne croyons plus ni à vos engagements électoraux, ni à la fidélité à des valeurs que vous avez défendues par le passé… Vous avez toujours la possibilité de nous démontrer le contraire, mais il faudrait pour cela que vous changiez de cap à 180 degrés, que vous tourniez le dos au Medef, au CAC 40 pour vous soucier de votre peuple, de ceux qui vous ont élu.

Les manifestants narbonnais du 12 avril 2014

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