Archives pour la catégorie europe

« Marcelin Camplong » défend la viticulture contre le libéralisme

Le 10 juin, notre ami Serge Lépine, Maire de Camplong et Vice-Président national du Mouvement d’Organisation et de Défense des Exploitations Familiales (MODEF), a fait une intervention en faveur de la viticulture au Conseil Économique et Social. Intervention qui détonne dans le fond comme dans la forme : moins lisse que ses collègues du syndicalisme dit « majoritaire », il a mis l’accent sur les véritables causes politiques de la crise et a repris à son compte l’exigence d’Etats généraux de la viticulture qu’avait lancé notre camarade Henry Garino l’an passé (cf. son interview sur ce blog) ; plus rugueux et plus authentique qu’un Jean-Michel LeMétayer de la FNSEA (nettement plus à gauche aussi !), il a su mettre en oeuvre ses capacités tribuniciennes au service de sa cause… tant et si bien que la presse l’a dorénavant surnommé « Marcelin-Camplong » ! Voici le contenu de son intervention…

Patric ROUX

 

slepine.jpgConseil Économique et Social

Intervention de Serge LÉPINE au nom du MODEF sur le rapport « La vigne et le vin, un atout pour la France » présenté par Mr J-P BASTIAN.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers, Chers collègues.

Monsieur le Rapporteur, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai travaillé sur ce rapport concernant la vigne et le vin : atout pour la France, parce qu’il est selon moi une urgence que le Conseil se penche sur la question de notre viticulture tant la crise qui sévit est vive. Vous le comprendrez aujourd’hui, je m’exprimerai au nom d’une viticulture qui souffre, qui perd en moyenne 1000 € à l’hectare en raison des cours du vin qui sont en chute libre depuis des années. Cette situation est révoltante et insupportable alors que les vignerons veulent vivre dignement du fruit de leur travail, l’Etat Français les laissent tomber et l’Europe leur offre comme porte de sortie un énième plan d’arrachage pendant que les vignerons trinquent la grande distribution s’en met plein les poches, avec des marges sur le vin de 33 à 38 % sans parler des marges arrières. Il est dommage que le rapport et l’avant projet d’avis n’évoquent pas ces questions, je le regrette. S’il y a souvent eu des crises importantes dans son histoire, la crise du phylloxera restant la plus célèbre, la dernière en date désagrège des cadres économiques régionaux jusque là solides et revêt des contours qui en font toute l’originalité : j’entends par là le fait que dans un contexte d’une érosion des parts de marchés à l’exportation, d’un fléchissement de la consommation intérieure, d’un gonflement des stocks suivis d’une diminution des cours, l’extrême libéralisation du marché et le recul de l’intervention publique en font une crise à nulle autre pareille dans l’histoire de cette filière : nous parlons ici d’une crise structurelle.

 

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Prix de l’essence et racket pétrolier

Ceux qui se lèvent tôt prennent souvent leur voiture. Ils paieront leur essence de plus en plus cher et « ça ne va pas s’arranger » leur a promis Sarkozy. Tout juste a-t-il consenti un fonds d’aide (encore faut-il voir à l’usage) à ceux qui sont les plus plongés dans la misère.

Pour les autres, 85% des Français, ils paieront plein pot l’augmentation du baril de brut mais aussi les profits faramineux des compagnies pétrolières, les bénéfices des fonds spéculatifs qui jouent les carburants à la hausse et l’envolée de la TVA ou de la taxe sur les produits pétroliers.

racket.jpg

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Hausse des carburants : le casse-tête à méditer

sanstitre21.jpg

En 2000, nous avions un dollar à 1.20 euros et un baril de pétrole à 60 dollar, soit le baril à 72 euros. Nous payions alors le gazole 82 centimes le litre.

A la mi mai 2008, nous avons un dollar à 45 centimes d’euros et le baril de pétrole à plus de 130 dollars, soit moins de 60 euros ! Où est l’erreur ?

Alors, très chères « vaches à lait », on peut se poser la question : si en Europe le baril est moins cher qu’en 2000… pourquoi le gazole est-il au moins 50 % plus cher qu’en 2000 ? Il y en a qui doivent se remplir les poches ?


L’ombre du 13 mai 1958 sur la réforme constitutionnelle

constitution.jpgUne tribune de Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis, maire honoraire de Montreuil.

 

En ce cinquantième anniversaire de la création de la Vème République et de l’adoption de sa Constitution, on constate que les conditions, pourtant singulières, dans lesquelles ce nouveau régime fût mis en place ne sont guère évoquées. Le coup de force de 1958 est occulté, notamment par les grandes manœuvres autour de la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l’Etat.

Mais il est toujours dangereux de vouloir jeter le voile de l’oubli sur l’histoire, même et surtout, quand il s’agit d’épisodes douloureux et néfastes pour la démocratie et la République. En effet, tant par les circonstances historiques de sa mise en place que par le contenu des institutions, par rapport aux deux précédentes Républiques qu’avait connues la France, la Vème République est profondément différente.

Le coup de force militaire et militant qui a servi de tremplin au général de Gaulle pour revenir au pouvoir, et imposer des institutions à sa guise, a marqué de façon indélébile la Vème République.C’est des éléments hostiles à toute négociation avec les Algériens et jusqu’au-boutistes, refusant de voir que la décolonisation était inéluctable et juste, qu’est venue l’impulsion qui a porté de Gaulle au pouvoir. La France et l’Algérie l’ont payé au prix fort de quatre années de guerre, de traumatismes, de divisions, de haine et de dizaines de milliers de morts ainsi que de l’exil pour les pieds noirs.

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Libéralisation du fret ferroviaire : danger !

cheminot.jpgDepuis mars 2006, l’ouverture du FRET à la concurrence n’a pas augmentée la part modale transportée par fer. Elle se résume à un abaissement des règles de sécurité et à un nivellement par le bas des conditions de travail des salariés du ferroviaire.

Deux ans après le bilan est accablant et les incidents sur le réseau ferré national se multiplient de façon exponentielle.

Derniers exemples en date sur notre région : en février au Boulou un train d’une entreprise privée, après un non-respect de la signalisation, a franchi un passage à niveau, obligeant un camion à reculer du passage ou il était engagé. En avril, un train de l’entreprise Veolia n’a pu s’arrêter à un signal d’arrêt obligatoire en Gare de Montauban. La collision avec un train de voyageur a été évitée de justesse grâce à la réactivité et la vigilance de l’aiguilleur SNCF.

Une semaine après cet incident, la direction de la SNCF veut autoriser cette même entreprise à assurer un trafic à Trèbes en prenant possession durant ces dessertes du poste d’aiguillage de la gare et lui permettant ainsi de manipuler des installations de sécurité (signalisation, aiguilles) sur les voies de circulation des trains de voyageurs TER, TGV, GL…

Pour légitimer sa décision, la direction de la SNCF se réfugie derrière le ministère des transports qui délivre des certificats de circulation aux entreprises privées, le ministère se réfugiant lui-même derrière les directives européennes au nom de la concurrence libre et non faussée. Les victimes d’une éventuelle catastrophe ferroviaire dont on voit s’écrire chaque jour un peu plus le scénario ne pourront hélas se réfugier derrière personne. Visiblement, le sinistre exemple anglais, avec ses accidents ferroviaires en série, n’a pas servi de leçon !

Les tenants du libéralisme, Sarkozy en tête, viendront sans doute s’émouvoir en nous parlant de fatalité. Il n’y aura pas plus de fatalité là dedans qu’il n’y en a dans la crise financière et alimentaire actuelle car tout ceci est le résultat de politiques uniquement tournées vers le profit et les intérêts privés plutôt que vers l’humain et le bien collectif.

Après avoir offert sur un plateau d’argent le secteur de l’énergie à son ami PDG de Veolia Suez, notre président lui sert actuellement le secteur du transport ferroviaire

Le PCF de l’AUDE appelle la population à se mobiliser en participant au rassemblement organisé par les cheminots CGT en gare de Narbonne le Mercredi 7 mai à 10h30.

Lire l’appel de la CGT Cheminot


Crise des subprimes (suite)

stopfinanc.jpgNous avons récemment mis en ligne un article intitulé : « Où va mener la crise des subprime ? ». Nous vous avions également invité à signer en ligne une pétition « Stop Finance ».

Trop souvent, nous signons des pétitions sans savoir ce qu’elles deviennent. Nous avons donc pris le parti de vous tenir informé des suites de votre engagement…

Pour en savoir plus…

Euromanifestation pour les salaires

 

lubjana.jpg L’évènement n’a pas de précédent. Venus de l’ensemble des pays de l’Union européenne, à l’appel de la CES, près de 40 000 manifestants sont attendus dans les rues de Ljubljana, capitale de la Slovénie, qui assure depuis peu la présidence de l’UE. 


Partout confrontés à un même mal, nommé baisse du pouvoir d’achat, ils porteront la même demande : augmentation des salaires. Un message à destination du patronat, mais aussi des dirigeants des pays européens, dont les ministres de l’Économie et des Finances, seront réunis au même moment à Ljubljana. Des euromanifs, on en avait déjà vu, à Bruxelles, Strasbourg ou Luxembourg : pour l’emploi, contre la « libéralisation » de secteurs comme les transports ferroviaires, contre la directive Bolkestein, etc. Pour les salaires, jamais.

 

 

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Où va mener la crise des « subprime » ?

grillebourse.jpgLa violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la planète.

Où va mener la crise des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.

Premier horizon : la crise des crédits immobiliers américains n’est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines. Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales. Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel évènement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de danger pour l’année qui vient.

 

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Nos vies valent mieux que leurs profits !

 » Toutes les trois minutes et demi, quelqu’un meurt au sein de l’union Européenne de causes liées au travail  » selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

De quoi donner le vertige !

L’agence précise qu’environ 50 000 de ces décès annuels peuvent être imputés à l’utilisation de substances dangereuses. A quand une résolution européenne plaçant résolument la vie avant la Bourse ?

Traité Sarkozy : un référendum s’impose !

référendum

 

Destiné à se substituer aux traités actuels, le Traité dit simplifié (Traité Sarkozy) n’existe que parce que le Traité Constitutionnel Européen a été rejeté par le vote des peuples français et néerlandais. À l’exception de quelques symboles, il en reprend toutes les dispositions : politiques, sociales, économiques et financières, environnementales, de défense…

Comme en 2005, les Français doivent être saisis de tous les termes du débat et pouvoir choisir pour ou contre, souverainement par leur vote. Seul le suffrage universel peut avoir la légitimité de décider sur un point que le suffrage universel a tranché. C’est une exigence démocratique élémentaire, portée aujourd’hui par une majorité de nos concitoyens. C’est aussi la condition pour sortir l’Union européenne de la crise de confiance qu’elle connaît : sa construction ne peut être que l’oeuvre de ses peuples. Or, Sarkozy a décidé de faire ratifier ce traité par la voie parlementaire, dès le mois de janvier 2008. Nous demandons à Nicolas Sarkozy de revenir sur cette décision et d’organiser un référendum, précédé d’un grand débat national, sur l’adoption de ce traité.

Il n’est, quel que soit son choix (OUI ou NON), du pouvoir de personne d’empêcher les citoyennes et les citoyens de décider de leur destin.

Nous exigeons un référendum !

Pour signer la pétition, un clic…

 

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