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LA LETTRE DE PIERRE LAURENT AUX ADHÉRENTS

Cher-e- camarade,

Paris, le 6 mars 2014

Si j’ai décidé de t’écrire aujourd’hui, comme à l’ensemble des adhérent(e)s de notre parti, c’est que nous allons vivre dans les semaines à venir des échéances politiques cruciales. Je suis certain que nous pouvons jouer un rôle essentiel. Si ma lettre est un peu longue, je m’en excuse, c’est que les enjeux de la période sont décisifs. J’espère que tu prendras le temps de la lire attentivement et que tu comprendras le caractère exceptionnel de ma démarche.

Les trois mois qui s’annoncent seront d’une intensité toute particulière. Les élections municipales vont avoir lieu dans deux semaines et les élections européennes dans moins de trois mois. Entre temps, François Hollande envisage de remanier son gouvernement pour accélérer l’adoption du pacte dit de « responsabilité » signé avec le Medef. Alors que le pays s’enfonce dans le chômage et les inégalités, ce serait une nouvelle fuite en avant dans les cadeaux au patronat, la baisse du coût du travail, le recul des services publics et de la protection sociale. C’est aussi une fuite en avant politique du pouvoir socialiste qui tourne le dos aux attentes populaires et aux espoirs du peuple de gauche. La droite et l’extrême droite comptent bien exploiter cette situation.

Pour nous, il n est pas question de laisser faire, surtout que la grande majorité de ceux qui ont voulu le changement en 2012 ne se reconnaissent pas dans cette politique. Le temps est venu d’un sursaut populaire de grande ampleur.
Cela appelle de notre part la plus grande mobilisation, mais je crois que nous sommes capables d’ouvrir une nouvelle séquence qui peut aboutir à la structuration d’un large champ de résistance aux politiques d’austérité et à la relance d’une construction politique alternative à gauche.

Dans cette perspective, les élections municipales vont constituer une première étape fondamentale. Depuis le premier jour, les deux objectifs du Parti communiste français ont été clairs : empêcher la droite et l’extrême droite de réaliser leurs rêves de vague bleue ou bleue marine et doter les communes et les majorités municipales de gauche du maximum d’élus communistes et du Front de gauche pour être utiles à combattre l’austérité, à promouvoir des politiques publiques locales d’égalité et de justice. Face à une droite revancharde, à une extrême droite aux aguets, et un gouvernement empêtré dans ses revirements et ses renoncements, il fallait donner des repères à gauche, défendre la nécessité d’engagements clairs pour la commune, les services publics et la démocratie locale. Nous avons fait ce travail commune par commune en construisant des rassemblements divers au premier tour à partir du bilan de l’action municipale et des rapports de force locaux avec comme perspective commune le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour.

Aujourd’hui, le travail accompli est remarquable, l’écho de nos efforts de rassemblement réel et nous pouvons nourrir de sérieux espoirs. Nous présentons des candidats communistes et du Front de gauche dans plus de 7500 communes de plus de 1000 habitants, sans compter les nombreux candidats dans les communes plus petites. Nous pouvons réélire les mairies que nous dirigeons, reconquérir des grandes villes comme Aubervilliers et Montreuil, maintenir et faire progresser le nombre de nos élus sur tout le territoire. Dans plus de 30 communes de plus de 3500 habitants, les communistes aux côtés des citoyens et des autres forces de gauche sont engagés dans une campagne qui peut être victorieuse face à la droite. C’est vrai notamment au Havre, à Calais, à Corbeille Essonne, à Sète, à Alès,à Bolbec, à La Ciotat, à Romilly-sur-Seine, à Thiers, à Sartène…

Tout ce travail, même quand il a provoqué des débats et des accrochages au sein du Front de gauche, sera in fine profitable à tout le Front de gauche, qui verra ses bases et son enracinement progresser. Notre pays, la gauche, le monde du travail, tous ces citoyens qui se sentent aujourd’hui perdus et abandonnés ont besoin d’une force proche d’eux, ancrée dans leur quotidien et dans leurs territoires. Ces dernières jours de campagne s’annoncent donc stratégiques pour le combat politique que nous menons. Nous devons jeter toutes nos forces dans la bataille. Je sais les communistes déjà très largement mobilisés. A toi comme à tous, je demande d’approfondir nos efforts jusqu’au dernier jour.

Je veux maintenant te parler de la bataille que nous devons déployer pour mettre en échec le pacte de responsabilité, expression des politiques d’austérité qui plombent la France et l’Europe. La bataille qui s’ouvre devant nous est loin d’être jouée. Bien au contraire. Le Président de la République ne bénéficie pas d’une majorité populaire dans le pays pour soutenir ce « pacte de dupes » signé avec le Medef au seul profit des actionnaires et cherche à l’imposer à marche forcée, y compris contre une partie des siens. D’ores et déjà les résistances se multiplient, sur tous les bancs de la gauche. Au Front de gauche, bien sûr, mais aussi chez Europe écologie-les Verts et au Parti socialiste. Un quart de la direction du PS a en effet signé une tribune publique dénonçant les fondements de ce pacte. Les courants de gauche du PS « Un monde d’avance » et « Maintenant la gauche » ont voté contre le texte de la direction du PS intitulé «réussir le pacte de responsabilité» pointant leurs désaccords et dénonçant « le caractère néfaste des politiques d’austérité ». Dans le monde syndical, la CGT, FO, la FSU, et Solidaires refusent ce pacte, et des nombreux syndicalistes d’autres confédérations doutent sur le terrain. L’espace du rassemblement contre ce pacte de responsabilité existe. A nous de nous en emparer et de l’élargir au maximum de forces possibles. Si nous y parvenons ce « pacte d’irresponsabilité » pourra être mis en échec.

Cette campagne connaîtra déjà deux temps forts. Le premier aura lieu le 18 mars prochain à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires. Après plusieurs journées d’action isolées, la majorité des syndicats a décidé d’une action commune. Il nous faut œuvrer, à notre échelle et dans nos fonctions respectives au succès de cette journée de mobilisation intersyndicale. Elle marquera une étape importante dans la levée des contestations et dans la construction d’un mouvement social indispensable.

De notre côté, avec le Front de gauche, nous avons lancé la préparation d’une grande marche contre l’austérité le 12 avril prochain à Paris, autour de cette idée « trop c’est trop, marchons contre l’austérité ». Un appel unitaire très large de responsables politiques, syndicaux et associatifs sera publié la semaine prochaine. De nombreuses organisations envisagent de s’y associer. Le bureau confédéral de la CGT, tout en se consacrant au terrain syndical, a salué l’intérêt de cette initiative, de cette mobilisation à gauche. Partout dans le pays, nous devons nous engager dans la préparation de cette marche qui peut sonner le réveil de la gauche face à l’enfermement de François Hollande dans les choix d’austérité.

Enfin, il nous faudra aussi mener de front, au cours de cette même période, la campagne des élections européennes. Lancée par la grande marche contre l’austérité du 12 avril, notre campagne sera en cohérence avec le combat contre le pacte de responsabilité. Nous entendons porter un triple message : non à l’austérité et au dumping social en France et en Europe,

non au grand marché transatlantique (GMT), oui à une Europe démocratique de la solidarité. Contre la tentation du repli et de la xénophobie nourris par le Front national, nous porterons la volonté d’une France active et de fronts européens de solidarité capables de refonder une Europe solidaire. Nous voulons des listes du Front de gauche capables de placer les listes anti-austérité à la tête de la gauche dans plusieurs circonscriptions. Portés par la candidature à la commission européenne de notre camarade grec, leader de Syriza, Alexis Tsipras, nous pouvons avec ces élections européennes, frapper un grand coup sur l’échiquier politique national et européen, et renforcer le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen, en gagnant en France plusieurs députés européens en plus des cinq sortants que nous voulons réélire.

Après plusieurs semaines de discussion avec nos partenaires du Front de gauche, nous sommes maintenant engagés dans des discussions concrètes sur notre feuille de route ainsi que sur la constitution des listes. Comme tu le sais, nos camarades du Parti de gauche posaient des conditions à l’ouverture de ces négociations. Le geste des camarades parisiens sur le logo a apaisé le climat national et permis la reprise des discussions. Par ailleurs, le Parti de gauche nous interrogeait sur notre stratégie pour les échéances électorales de 2015. Comme nous l’avions déjà exprimé lors de la rencontre bilatérale PC-PG du 17 janvier dernier, dans ces deux types d’élections, la présentation de candidats est déjà la règle dans notre parti. Nous présentons depuis longtemps des candidats communistes dans la quasi totalité des cantons. Nous avons construit des listes du Front de gauche en 2010 dans la grande majorité des régions. Les enjeux dans les collectivités départementales et régionales conduiront probablement à approfondir les choix dans cette direction, même si, en tout état de cause, ces décisions devront intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique ainsi que d’une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons. En tout état de cause, ces choix devront être débattus et tranchés par les communistes en discutant avec toutes les forces du Front de gauche.

Ces points maintenant éclaircis, les discussions que nous menons avec nos partenaires doivent pouvoir aboutir à une entrée en campagne rapide et efficace au sortir des municipales. Les perspectives qui s’offrent à nous sont encourageantes.

Voilà, cher(e) camarade, ce qui nous attend. Comme tu le vois, notre feuille de route est simple : conforter en toutes circonstances les résistances à l’austérité et unir pour des alternatives de gauche à cette politique. Notre responsabilité est grande dans l’émergence de cette alternative. C’est pourquoi je voulais t’apporter ces quelques éléments d’analyse. Je sais pouvoir compter sur ta mobilisation et sur ton engagement pour relever l’ensemble des défis qui s’offrent à nous.

Reçois, cher(e) camarade, mes fraternelles salutations

     

2, place du Colonel Fabien 75167 Paris Cedex 19 – tel 01 40 40 11 94 – fax 01 40 40 11 91

Pierre Laurent

 

 
 

Pierre Laurent : HAUSSE DU CHÔMAGE,ECHEC DES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ,ET RIPOSTE DE GAUCHE!

 Le secrétaire national du PCF, a vu jeudi dans la nouvelle hausse du chômage annoncée la veille l’échec de politiques appliquées « depuis vingt ans ». Pierre Laurent a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ».

« François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche », a estimé Pierre Laurent ce matin sur BFMTV et RMC. « On donne des aides aux entreprises, on ne contrôle pas l’utilisation de ces aides, on encourage des politiques de rentabilité qui favorisent les dividendes et pas les salaires, on fait baisser la consommation et on se demande pourquoi ça ne marche pas ! », a déploré le responsable communiste. « On voit bien que François Hollande poursuit en la matière la même politique, il propose même d’en rajouter avec le pacte de responsabilité », a poursuivi le sénateur de Paris.

« Faire entendre une vraie voix de gauche »

« Il faut faire complètement autrement », propose le numéro un communiste. Il faut « stopper l’austérité », et « remettre à plat toutes les aides qu’on distribue aux entreprises ». Pierre Laurent a cité le crédit impôt compétitivité avec l’exemple du groupe Auchan qui touchera 120 millions d’euros. « La seule chose qui va augmenter, c’est les dividendes » des actionnaires, a-t-il dit. Il a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ». « Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les choix erronés du gouvernement actuel doivent maintenant s’unir pour faire entendre une vraie voix de gauche », a-t-il insisté.

Voir l’intégralité de l’interview de Pierre Laurent sur BFMTV et RMC (article suivant)

AU PARLEMENT EUROPÉEN : Patrick Le Hyaric : « L’AIDE ALIMENTAIRE SAUVÉE »

aide-alimentaire-sauvée-2-1100x450Le Parlement a adopté aujourd’hui le maintien des financements de l’aide alimentaire européenne.
 
Ce vote représente la fin d’un long processus et d’une bataille politique intense contre ceux qui voulaient réduire ou même supprimer l’aide alimentaire au nom de l’austérité budgétaire. Ce programme qui bénéficie pourtant à plus de 18 millions d’européens devait faire l’objet de coupe drastique de 500 à 350 millions d’euros par an, soit un milliard en moins pour les sept prochaines années.
 
En commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales, où j’ai suivi ce dossier pour mon groupe, et en coordination avec Younous Omarjee qui faisait de même en commission du développement régional, nous nous sommes battus pour maintenir ces financements, mais aussi contre le fatalisme de ceux qui s’accommodaient de cette perte pour les 240 banques alimentaires dépendantes de ces fonds.
 
En portant ce dossier jusqu’en plénière, en juin dernier, nous avons obtenu un positionnement fort du Parlement pour son maintien et une simplification du nouveau Fond européen d’aide au plus démunis, le FEAD. Ce travail, à l’écoute et avec le soutien des organisations de solidarité est désormais mené à son terme avec ce vote. En validant ces négociations avec les représentants des gouvernements européens ce sont donc les nouveaux cadres du FEAD qui sont actés et surtout ses financements.
 
Je me félicite de ce vote qui vient accorder à toutes les organisations de solidarité européennes l’assurance de financements européens jusqu’en 2020.

NON AU MAÏS OGM : un communiqué de Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen et vice-président du groupe GUE-GVN

Malgré l’opposition de 19 pays européens la Commission européenne procède à un coup de force en autorisant un nouveau maïs transgénique, dit TC1507, de la firme américaine Pioneer.

Il s’agit là, une nouvelle fois, d’un violent coup de canif contre les souverainetés populaires et leurs représentants élus.

En effet, cette décision va à l‘encontre de la décision de la majorité des ministres des affaires européennes mais aussi du Parlement européen qui a voté contre la mise sur le marché de ce nouveau maïs il y a quelques semaines.

La Commission européenne veut ainsi se donner un levier supplémentaire pour autoriser de nouvelles plantes transgéniques au sein de l’Union européenne.

Dans la situation actuelle, si la Commission autorise le maïs TC1507, la France devra produire toute une suite d’expertises scientifiques pour justifier une interdiction sur son territoire sous peine de sanction. La Commission fait savoir qu’il suffirait de se ranger derrière sa proposition de révision du système d’autorisation des OGM en Europe pour éviter ces tracas. Avec cette proposition les interdictions nationales seraient certes facilitées, mais les autorisations aussi !

Dans l’Union européenne où les marchandises circulent sans restriction, autoriser localement certains OGM, même dans un des recoins de l’UE, aura automatiquement un impact sur l’ensemble de l’Union européenne. La France pourrait très bien interdire la culture des OGM tout en important, via le marché unique, des produits génétiquement modifiés ou avec des composants génétiquement modifiés.

La décision de la Commission seule est une brèche réglementaire en faveur des OGM contre la mise sur le marché de ce nouveau maïs OGM et nous le combattons. Elle est d’autant plus dangereuse qu’elle affaiblit nos positions sur les OGM et les normes phytosanitaires alors que la Commission négocie en ce moment même l’accord de commerce transatlantique avec les Etats-Unis.

Ceci ouvre donc la porte à l’arrivée massive de produits agricoles nord-américains génétiquement modifiés si nous ne présentons pas un front commun sur cette question.

J’en appelle donc à la mobilisation contre toute révision du cadre européen actuel qui ne fasse pas du principe de sécurité la pierre angulaire de son approche.

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NON AU RACISME ET AUX DISCRIMINATIONS !

Posté le 12 février 2014

Déclaration de Patrick Le Hyaric Député au parlement européen, Vice-président du groupe GUE/NGL

après l’incendie d’un camp de roms à Bobigny

Notre tristesse et notre émotion sont immenses après l’incendie d’un camp de roms dans la ville de Bobigny. Au cours de celui-ci une fillette de huit ans est décédée dans des conditions atroces. Notre colère est d’autant plus grande !
 
Il est urgent d’en finir maintenant avec la vie imposée aux populations roms, aux discriminations qu’elles subissent, à la criminalisation de leurs déplacements au sein même de l’Union européenne. Ils sont contraints de vivre dans des bidonvilles dignes d’un autre siècle, dans des conditions sanitaires déplorables, relégués, rejetés et stigmatisés.
 
Les autorités nationales et particulièrement l’Union européenne ne peuvent continuer à détourner les yeux de ces drames humains et de la vie de ces populations, partie intégrante de l’Europe.
 
Une nouvelle fois, j’adjure les autorités européennes de prendre à bras le corps les enjeux liés à la vie des familles roms en organisant une conférence européenne, associant les gouvernements, les représentants des parlements, des maires, des associations et des représentants de la communauté rom, afin de créer les conditions pour que ces citoyens européens puissent vivre dignement au lieu de leur choix, puissent avoir accès à des logements décents, à l’éducation, à l’emploi et à la santé.
 
D’autre part, un grand plan d’action doit être décidé contre toutes les formes de discrimination, conformément aux principes de liberté de circulation des individus qui sont garantis par les Traités, Conventions et Chartes européennes sur les droits de l’Homme.
 
Toute discrimination, tout propos stigmatisant d’où qu’ils viennent doivent être condamnés fermement. Toutes les législations orientées contre ces populations comme en Hongrie, ou d’autres dispositions comme les quotas de renvois et d’actions de retour forcé contre les roms dans quelque pays que ce soit, les poussant à la clandestinité, doivent être bannies.
 
Enfin, l’Union européenne, en coopération avec les Etats, doit décider d’un grand plan d’éradication de la pauvreté et d’aides conséquentes aux mairies qui le souhaitent pour l’aide à la construction de lieux d’accueil et d’habitat. Des outils existent pour progresser en ce sens, comme par exemple l’utilisation des 20% du fonds social européen destiné à l’inclusion sociale, la mobilisation des fonds de cohésion et maintenant l’utilisation du nouveau fonds européen d’aides aux plus démunis.
 
Au nom des parlementaires de la Gauche unitaire européenne, je demande que les dirigeants nationaux et européens ne restent pas indifférents au  drame de Bobigny et la mort atroce de la petite Mélissa.

SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT POUR LA DÉFENSE DE L’IVG!

 

 LE PCF DE NARBONNE A APPELE, AVEC DE NOMBREUSES AUTRES ORGANISATIONS, A SOUTENIR LE RASSEMBLEMENT ORGANISE SAMEDI 8 FEVRIER POUR LA DEFENSE DE L’IVG.

 

A l’appel du Planning familial, de nombreuses associations et  de partis politiques, plus de 300 personnes ont manifesté  de la Médiathèque, à l’Hôtel de ville puis devant la sous-préfecture. En soutien aux femmes espagnoles, mais pas seulement : si le droit à l’avortement n’est pas remis en cause en France, comme il l’est en Espagne par le gouvernement Rajoy, sa mise en application possède de graves lacunes, comme le montre le recensement effectué par le Planning familial : plus de 130 établissements de santé pratiquant l’IVG ont fermé. Les restrictions budgétaires suppriment moyens et personnels. De ce fait, dans certaines zones , le système ne fonctionne pas. Il y a de quoi s’inquiéter : si cette politique se poursuit, bientôt le droit à l’avortement sera menacé en France.

 

Narbonne n’échappe pas à ce constat : d’après le Planning familial, l’absence de médecin, l’impossibilité de recours à l’IVG médicamenteuse, l’orientation de femmes vers d’autres hôpitaux ne facilitent pas le recours à l’IVG !

 

Et dans de nombreux pays d’Europe, des forces réactionnaires, cherchent à promouvoir une vision archaïque de la société, de la famille, et  refusent à la femme le droit de disposer de son corps. Le droit à l’avortement est ainsi de plus en plus menacé.

 

Même, le rapport de Edite Estrela, euro-députée  portugaise, qui demandait la légalisation de l’IVG dans l’U.E. pour éviter que les femmes des pays où la loi est restrictive ne soient  contraintes à avorter à l’étranger ou à recourir à l’avortement clandestin vient d’être rejeté . Or  l’avortement clandestin continue à tuer : 1 femme meurt toutes les 8 minutes d’un avortement dans le monde.

 

Selon E.Estrela, c’est la campagne d’intoxication et de distorsion de son contenu menée par les mouvements religieux et partis de droite contre son   projet qui  l’a fait capoter :

 

les forces conservatrices ont toujours existé  en Europe, mais aujourd’hui, elles sont très écoutées et relayées par l’Union européenne.

 

En France, les anti-mariage pour tous se sont constitués en un mouvement politique qui se bat  contre l’avortement, contre l’homoparentalité, contre l’égalité entre  les femmes  et les hommes : ce mouvement  n’illustre pas seulement l’existence du conservatisme : il est activement politique!

Démonstration a été faite le 8  que les narbonnais ne veulent pas de régression !IMG_0118DSCN3122

 

 

IL FAUT CONTINUER À SE MOBILISER POUR DÉFENDRE LE DROIT DES FEMMES À DISPOSER LIBREMENT DE LEUR CORPS, CONTRE TOUTES LES REMISES EN CAUSE DES MOUVEMENTS RÉACTIONNAIRES QUI EN FRANCE ET EN EUROPE VOUDRAIENT TENIR LE HAUT DU PAVÉ!

 

 

Le pacte budgétaire, présenté au débat de Narbonne le mercredi 26 septembre 2012

 LE PÉRIL DU TSCG, LE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN, ET DE SES TEXTES D’ACCOMPAGNEMENT

PRÉSENTATION FAITE PAR JEAN-PIERRE MAISTERRA

Pour saisir le sens du Traité, il est utile au préalable de le situer :

→ tout d’abord en le plaçant dans une filiation, une construction :

. Acte unique, Maastricht (1992), Pacte de stabilité de 1997, projet de Constitution européenne de 2005 rejetée mais remplacée par le traité de Lisbonne de 2007…

Toujours dans une continuité d’orientation accentuée, aggravée mais jamais dans une rupture !

→ ensuite en l’inscrivant dans une perspective, dans un projet que l’on peut caractériser par trois termes :

1-   fédéralisme au plan politique et institutionnel,

2-   ultra libéralisme dans le domaine économique

3-   autoritarisme voire totalitarisme pour reprendre le qualificatif de Patrick Le Hyaric en terme de fonctionnement et de rapport avec les Etats

→ et enfin en l’articulant avec des dispositions, des dispositifs qui le complètent ; qui font apparaître toute la cohérence des choix qui sous-tendent ce traité :

-je pense au MES adopté par le Conseil européen en février 2012 et dans la foulée par le Parlement français(il est intéressant de rappeler le vote à l’Assemblée nationale : 261 voix UMP/NC     44 contre FG/EELesVerts + 20 socialistes et 133 abstentions, la quasi-totalité du groupe socialiste)

-et je pense aussi à deux règlements européens appelés dans le jargon de Bruxelles « Two Pack » votés le 13 juin 2012- sans qu’aucun journal, aucune radio, aucune chaîne de télévision n’en dise un mot-.

Ces deux règlements instituent déjà une surveillance dans la mise en application du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’UE, alors qu’il n’y a pas eu 12 pays qui l’aient ratifié ( 12 étant le nombre de pays nécessaire pour qu’il entre en vigueur).

Avant d’examiner le texte lui-même, on va commencer par regarder rapidement cet encadrement MES et « Two Pack ».

I- LE MES : MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ

→QU’EST-CE QUE C’EST ?

c’est une sorte de fonds monétaire européen calqué sur le modèle du fonds monétaire international (FMI)

→SA FONCTION ?

Il doit remplacer l’actuel fonds européen de stabilité financière qui -lui- participe aux « plans de sauvetage » (sic) irlandais et grec en imposant à ces pays une violente cure d’austérité ( on est déjà en capacité de juger sur pièces la fonction et l’efficacité d’un tel mécanisme)

→SON FONCTIONNEMENT ?

Il est alimenté financièrement par les Etats qui empruntent sur les marchés financiers et il interviendra sous forme de prêts avec intérêt

ON EST LOIN DE LA SOLIDARITÉ !

Et l’article 136 du MES précise :

« l’accès à toute assistance (sic) financière dans le cadre de ce mécanisme sera soumis à une conditionnalité stricte »

Cette conditionnalité stricte, c’est la réduction des dépenses sociales, la privatisation des services publics, etc., ce qu’on voit déjà en œuvre  en Grèce en Espagne, au Portugal.

Et le texte souligne :

« l’octroi d’une assistance (sic) dans le cadre des nouveaux programmes, en vertu du MES sera conditionné, à partir du 1° mars 2013, à la ratification du TSCG par l’État membre concerné ».

→→ Le MES et  le TSCG sont liés, se complètent

→→ Et le MES donne un aperçu de ce qu’est le TSCG

II-LE « TWO PACK »

En amont du Traité, il y a le MES.

Et en aval, il y a ces deux règlements votés en juin 2012 au Parlement européen avant même que le traité soit ratifié par un nombre d’Etats suffisant à son application.

UN RAPPEL :

Dans le système législatif européen, il existe deux dispositions : la directive et le règlement

La directive est une loi transmise aux parlements nationaux qui la transposent dans leur droit national : il y a dans ce cas des possibilités de « marge de manœuvre ».

Le règlement, lui, s’applique – s’impose-  à tous le États, sans débat, ni au Parlement, ni au gouvernement.

Ici, il est question de règlement, c’est-à-dire, d’une disposition plus coercitive.

 Je me contenterai de noter l’intitulé de ces deux règlements : il est explicite !

- 1-« Règlement établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets des plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro »

→Suivi, évaluation des projets des plans budgétaires, ( donc sur une suite de budgets avant qi’ils ne soient votés)

→Correction des déficits : en un mot : c’est la surveillance au niveau européen !

-2- « Règlement relatif au renforcement de la surveillance budgétaire et -économique des États membres connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière au sein de la zone euro »

→Surveillance renforcée de votre budget et de votre économie si vous ne rentrez pas dans le cadre de la stabilité financière défini par le dit traité.

III-LE TRAITÉ, C’EST UN CONTRAT

Le mot « État » n’est pratiquement pas employé, il est systématiquement remplacé par : « partie contractante ». Un contrat en seize articles.

On va s’arrêter sur certains d’entre eux, sur certaines formulations si on veut saisir l’importance du traité.

 L’ARTICLE 1 formule l’objet du contrat qui est l’intitulé même du traité :

« Stabilité, coordination, gouvernance ».

Ce contrat vise à adopter un ensemble de règles destinées :

-  à favoriser la discipline budgétairestabilité

-  à renforcer la coordination des politiques économiques

-  à améliorer la gouvernance de la zone euro

Il porte sur le budget, l’économie, la monnaie.

Mesurons son importance !

6 articles portent sur la stabilité budgétaire : c’est  « le pacte budgétaire »

L’ARTICLE 3 est clair sur le contenu de ce pacte ( « la règle d’or ») :

→Il fixe d’entrée la règle  principale devant être appliquée par les États :

«  La situation budgétaire des administrations publiques est en équilibre ou en excédent » : par administration publique que faut-il entendre ?

Il ne s’agit  pas seulement de  l’État. Mais aussi : la Sécu ? les hôpitaux ? les services publics ? les collectivités territoriales ?

→Il précise ce qu’on doit entendre par cette règle en revisitant les critères de Maastricht qui dictaient les limites de l’endettement ( 60% du PIB)

et celles du déficit (3% du PIB ramenés avec ce traité à 0,5% du PIB)

→Il dicte les modalités pour arriver à ces objectifs :

ARTICLE 3 encore  : « Les parties contractantes veillent à assurer une convergence rapide vers leur objectif… » … »Le calendrier de cette convergence sera proposé par la Commission européenne »

→Il ajoute plus loin :

« Les règles énoncées – c’est-à-dire l’équilibre budgétaire – prennent effet dans le droit national au plus tard un an après l’entrée en vigueur du traité au moyen de dispositions contraignantes, permanentes, de préférence constitutionnelles … »

Ainsi sont résumées toutes les modalités :

-rapidité dans la mise en œuvre

-obligation sous la contrainte

-impossibilité de revenir en arrière

Et si l’État ou l’administration publique n’y arrive pas, cet article 3 précise :

« Un mécanisme de correction est déclenché  si des écarts importants sont constatés par rapport à la règle »

« Ce mécanisme comporte l’obligation pour la partie contractante (l’État) de mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts sur une période déterminée ».

« Automatiquement », « obligation » : pas de négociation, pas de pause.

On retrouve toujours l’obligation, le temps imposé, le cadre de la règle avec (ça, c’est nouveau !) la mise en place au niveau national d’institutions indépendantes chargées de vérifier cette règle d’équilibre budgétaire.

Et cette disposition se traduit dans la loi organique qui vient d’être adoptée par la création d’un « Haut conseil des finances publiques » composé par moitié de personnalités désignées par le Parlement et pour autre moitié de magistrats siégeant à la Cour des comptes et qui aura ce rôle de surveillance de l’évolution des dépenses publiques, de déclenchement des mécanismes de correction.

1° niveau de surveillance (niveau national) : une structure de magistrats !

On verra par la suite les autres niveaux de surveillance.

Deux autres dispositions sont à retenir :

D’abord pour la dette (article 4)

Si elle est supérieure à 60% du PIB, le rythme de réduction est fixé à un vingtième par an

Prenons la situation de la France : sa dette publique est de l’ordre de 89% du PIB, soit 29 points de PIB au-dessus de la limite fixée par le traité. Donc, obligation de réduire dès 2013 cette différence d’un vingtième. Cela représente 28 milliards d’euros à trouver ! (selon les calculs de Patrick Le Hyaric)

Et 28 milliards représentent le financement du régime des retraites par répartition pour un départ de tous à taux plein dès l’âge de 60 ans.                                        Voilà un choix qui mérite débat !

 →Ensuite le suivi du pacte (du contrat)

Si la Commission européenne constate qu’un État enregistre un déficit excessif, cet État fera l’objet d’une procédure (article 5) l’obligeant «  à mettre en place un programme de partenariat budgétaire et économique comportant une description détaillée des réformes structurelles à établir et à mettre en œuvre pour assurer une correction effective et durable de son déficit excessif ».

Ce programme de réformes structurelles sera présenté pour approbation au Conseil de l’Union et à la Commission européenne qui fera elle-même (art 7) des recommandations à l’État concerné et présentera en temps utile un rapport concernant les disposition à adopter.

Si la Commission conclut dans son rapport que ledit État n’a pas respecté les dispositions avancées, elle pourra saisir la Cour de justice de l’Union européenne qui, par arrêt, contraindra l’État à prendre les mesures dictées.

Et si l’État persiste dans un refus, la Commission pourra ressaisir la Cour de justice pour demander des sanctions financières.

Pire, si la Commission ne le fait pas, un autre État de la zone euro aura la possibilité de saisir la Cour de justice pour exiger ces sanctions pour non-respect du pacte de stabilité.

                       Voilà la solidarité sur laquelle se construit cette union   européenne !

 

 Quant à la partie économique, si elle s’intitule « coordination et convergence des politiques économiques », de fait elle porte sur le contrôle de ces politiques économiques telles que les définit le Traité de Lisbonne qui consacrait « la concurrence libre et non faussée » ou « l’ouverture des services d’intérêt général » à cette concurrence …

 → Ce contrôle passe par le rappel des objectifs économiques : article 9

-renforcement de la compétitivité

-renforcement de la stabilité financière (pacte budgétaire)

-soutien aux finances publiques (MES ; règle d’or)

- promotion de l’emploi ( ? Aujourd’hui, l’UE compte 20 millions de chômeurs soit un taux de 11% !  et 25% en Espagne !)

Dans l’article 10, il est rappelé qu’il n’est pas question de « porter atteinte au marché intérieur » européen basé sur la libre circulation des capitaux et des marchandises, fonctionnant sur des dumping sociaux, salariaux et fiscaux.    COMMENT AGIR CONTRE LES DÉLOCALISATIONS DANS CES CONDITIONS ?

→Enfin, l’article 11 stipule que « les États veillent à ce que toutes les grandes réformes de politique économique qu’ils envisagent d’entreprendre soient débattues au préalable » sous le contrôle des institutions de l’UE.

               Voilà  l’art et la manière de verrouiller un système !

 Quant à la gouvernance de la zone euro, j’ai retenu que, lors des sommets, outre les chefs d’État et de gouvernement participent :

-le président de la Commission européenne

- le président de la Banque centrale européenne

-quant au président du Parlement européen (qui est la seule institution européenne élue) il « peut être invité à être entendu » (article 12) :

-il est –ou non- invité,

-et seulement pour être entendu,

-et surtout pas pour prendre part aux décisions !

C’est le reflet du fonctionnement « démocratique » de l’actuelle construction européenne !

 IV- LE PACTE DE CROISSANCE

L’idée est totalement contradictoire avec le pacte d’austérité budgétaire.

Quelques remarques :

1- A l’opposé du TSCG, il n’a aucune valeur contraignante

2- Il n’est qu’une annexe de décisions du Conseil européen avec un contenu ultra libéral inquiétant, portant par exemple sur

→ « la réforme du marché du travail »

→ « ou le développement du libre-échange intégral avec notamment le projet du marché transatlantique

3- Quant à la partie « Stimuler le financement de l’économie », elle concerne en théorie la mobilisation de 120 milliards d’euros ( qui était déjà inscrite dans les conclusions du Conseil européen du 30 janvier 2012)

→ À comparer avec les 1000 milliards de dollars injectés par les USA dans leur plan de relance,

et les 4500 milliards d’euros que les États ont déboursés depuis 2008 pour sauver le système bancaire !

→ Et il faut s’interroger sur les critères qui seront choisis pour leur utilisation : rappelons le discours du président de la Banque européenne le 28 juin 2012, cité par le journal Les Échos «  Nous effectuons une analyse très poussée de la rentabilité financière et économique des projets que nous finançons » ( !)

__________________________________

 

 

 


 

 

LA CAMPAGNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ NE FAIT QUE COMMENCER!

 

Depuis une quinzaine de jours, nous, le « Réseau narbonnais contre l’austérité », créé il y a quelques semaines à l’initiative du Front de gauche , et qui a l’originalité de rassembler des militants communistes , du PG , de Solidaires , de la Fsu , de la CGT  et de simples citoyens qui se sont mobilisés contre la ratification du traité et qui continuent à oeuvrer contre l’austérité , nous faisons signer sur les marchés ,dans les rues , une lettre adressée à nos parlementaires, pour leur dire que ce ne sont pas  les dépenses publiques qui sont à l’origine de la dette, que l’austérité ne va pas régler les problèmes, mais que c’est elle qui les a créés, et c’est elle qui va les augmenter !

Nous leur disons aussi que l’hôpital , le site ferroviaire , le logement social, le pôle de gérontologie de Pech d’Alcy,  les établissements scolaires   …n’ ont pas besoin d’austérité, mais  d’emploi , de financement , d’investissements publics !!

Cette première phase de la campagne contre l’austérité a été très bien reçue.

 » A 4 reprises , durant ces 15 derniers jours , au marché St Paul , devant un centre commercial de l’avenue Anatole France lors d’un rassemblement de cheminots  à l’appel de la CGT , au nouveau marché de St Jean St   Pierre , plusieurs centaines de Narbonnais ont été sollicités .Cela représente des centaines de discussions . Près de 400 ont signé l’adresse aux Parlementaires en quelques heures .

Et nous avons  constaté que l’attente était forte.

De plus en plus de gens s’interrogent et sont inquiets devant les mesures qui sont prises, et celles qui auraient dû l’être et qui ne le sont pas.

Et ils sont d’accord pour dire : ce n’est pas pour faire cela que nous vous avons élus : il faut faire autrement !

Nous  nous faisons leur relais :  publiquement, nous nous adressons au gouvernement, aux élus : qu’attendez-vous, pour écouter ceux qui vous ont élus, le peuple de gauche ? Quand allez-vous vous décider à nous écouter ?

-Parce que c’est  insupportable pour beaucoup de devoir constater que ce gouvernement et ses élus- nos élus- écoutent en priorité les très grands patrons, leurs actionnaires, les défenseurs des intérêts de la finance. (Et d’une façon jugée par certains  scandaleuse : les ministres se succédant à l’Université d’été du Médef ; plus récemment,  le 1° ministre recevant les très grands patrons du privé en plein examen parlementaire du projet de budget ; ou encore, le gvt faisant volte-face en qqs heures et annulant la seule mesure fiscale un peu nouvelle, la  taxe des entreprises à la revente, pour faire plaisir à quelques entrepreneurs voraces, plutôt vautours que pigeons)

-Cela n’a pas plu à beaucoup, non plus, que Le Traité austéritaire ait été voté, à la sauvette, malgré les demandes de débat. Et sans négociation véritable,  et que ce soit le  même que celui qui avait été proposé par Sarkozy et toute la droite ( d’ailleurs la droite a su rappeler que ces ratifications, TSCG, loi organique, n’étaient  que l’aboutissement de ce qui avait été fait par le gouvernement précédent !) et qu’il ait été voté avec la droite par la majorité gouvernementale, par nos élus ! à quoi sert d’avoir changé de gouvernement ?( Le fameux Pacte de croissance ne change rien à l’affaire, il  n’est qu’une goutte d’eau dans le magma austéritaire du Traité : nombreux ont été les divers spécialistes à le montrer, même s’ils ne sont pas relayés par les médias dominants.)

-Alors qu’on voit que les implications de ces textes sont désastreuses pour les finances publiques ;aujourd’hui, on en constate malheureusement  les conséquences sur le budget de la Sécurité sociale.

Parlons de cette loi :( examinée en 4 jours ! Des amendements proposés par les députés Front de gauche, mais aucun –si, un seul, une demande de rapport sur les PPP- retenu ! ) :   c’est au nom de l’austérité qu’ont été reconduites toutes les mesures prises par le gouvernement Sarkozy , mesures qui aggravent les conditions d’accès aux soins ; mesures qui avaient pourtant scandalisé la gauche, y compris Marisol Touraine, qui avait critiqué ces prélèvements en leur reprochant d’accroître l’inégalité en matière de santé .La même, aujourd’hui ministre renonce à ses belles idées, et au nom de la rigueur, applique le plan voulu par Sarkozy ! Et applique  la même logique de rigueur aux crédits pour l’hôpital qui va conduire à supprimer 15000 à 20000 emplois selon la CGT alors que les hospitaliers souffrent de manque de personnel !

- Pourtant, des mesures autres auraient pu être prises, celles qui ont été proposées par les députés Front de gauche : notamment taxer les revenus des placements financiers des banques et des entreprises au même niveau que la cotisation sur les salariés : ça rapporterait beaucoup, ça taxerait de l’argent qui ne sert à rien sauf à la spéculation, et cela sans toucher les investissements …mais ces mesures ont été écartées : trop sévères pour les entreprises : oui, mais en revanche, le gouvernement a choisi de taxer les retraités : 0,3% réclamés à plusieurs millions de retraités à partir d’avril au nom du financement de l’aide à l’autonomie : mesure scandaleuse, comme si on instaurait une taxe spécifique sur les chômeurs pour financer le RSA !

Ce manque de courage politique, on le retrouve en ce qui concerne la situation des entreprises : des pans entiers de notre économie sont  en train d’être liquidés et au lieu de soutenir les salariés en lutte, le gouvernement, les élus, au nom de la rigueur et de l’austérité, -ou de peur de gêner les grands groupes ?-  refusent d’intervenir alors qu’il a depuis des mois fourni des subventions aux groupes qui aujourd’hui, licencient et/ou ferment des sites jugés pourtant rentables !

A Narbonne, comme partout, des emplois ont disparu, et d’autres sont en train de disparaître, faute d’investissement public : par exemple, sur le site ferroviaire, ; le seul établissement public de retraite va devoir augmenter les pensions des résidents pour la même raison, ni l’Etat, ni le Conseil général ne pouvant investir dans les travaux ; les logements sociaux sont dans un état lamentable…

Ce n’est pas ce que l’on veut, ce n’est pas pour cela qu’on a voté pour eux !

Il faut donc se mobiliser et mobiliser pour que ce gouvernement, nos élus, changent de stratégie !

D’abord, qu’ils tournent un peu la tête, un peu plus vers la gauche, et les yeux aussi : il n’y a pas qu’une seule solution, pour sortir de la crise, celle qu’on nous présente depuis des mois comme la vérité, le rabâchage du « réalisme économique » qui n’est rien d’autre en réalité que l’intérêt et l’appétit des actionnaires et des grands patrons. Qu’ils se tournent  enfin vers les forces vives du pays, ceux qui le font vivre par leur travail, leur intelligence et leur savoir-faire , les salariés qui se battent pour maintenir leur outil de production en état de marche, qui font des propositions pour sortir leur entreprise de la liquidation.

Et il faut entendre ces propositions, en débattre, avec eux, Après tout, certains élus actuels, candidats pendant la campagne, avaient pris des engagements ,ils étaient d’accord  sur certaines propositions, qu’ils avaient soutenues,( par exemple la loi contre les licenciements boursiers ; que les députés du Ft de g viennent de redéposer à l’AN. ; loi qui interdirait à l’entreprise qui a distribué des dividendes dans l’année écoulée d’avoir recours à des licenciements économiques et la contraindrait, si elle passait outre , à rembourser toute aide publique quel qu’en soit le type  – exonération , crédit  ,  subvention ,etc.), et d’autres propositions encore avaient été faites, avec lesquelles ils étaient tombés d’accord : (Montebourg en Savoie,  aux salariés de Rio Tinto Alcan ) nationalisations, moratoire sur les licenciements, etc.

Qu’ils retrouvent leur mémoire du temps de la campagne !

 De nombreux salariés sont concernés par ces mesures ,comme ceux de PSA Aulnay, comme ceux de Petroplus à Petit Couronne, comme ceux de Fralib, de Sanofi à Montpellier, ou plus près de nous de Pilpa à Carcassonne : ils ont besoin que nous tous nous agissions pour que nos élus, le gouvernement, les entendent, nous entendent .

Et nous ne sommes pas seuls : -Au Parlement,  la bataille va se poursuivre dans les débats sur le budget 2013 et la loi de programmation 2013-2017, les premiers textes à devoir appliquer les dispositions du Traité budgétaire.

- partout en France, des collectifs, des réseaux comme le nôtre se développent.

-Se créent  des fronts communs de luttes entre entreprises : par exemple  chez Arcelor-Mittal des syndicats français, belge, et luxembourgeois ont adressé des courriers à leur gouvernement pour leur demander d’intervenir et de faire un front commun avec eux contre la direction, en appellent  à un mini-sommet européen

-au niveau européen : une grande journée d’action pour l’emploi et la solidarité en Europe est organisée par la CESet5 organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa y participent le 14 novembre 2012

OUI, LA CAMPAGNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ NE FAIT QUE COMMENCER!

 

 

 

 

 

 

NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

LE CHOIX POLITIQUE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 

La section de Narbonne du PCF communique :

La décision rendue  , jeudi  , par le Conseil Constitutionnel à propos du nouveau traité européen  est purement politique …

La vocation de cette institution est de veiller au respect des principes de la Constitution . Or elle n’a trouvé rien à redire à un texte qui remet en cause l’un de ces principes fondamentaux : la souveraineté de notre peuple et de ses représentants élus !

Le traité de Maastricht avait été apprécié autrement et soumis alors à référendum .

Non seulement ce nouveau traité introduit la fameuse « règle d’or » avec un taux toléré de déficit abaissé à 0,5% – aggravant ainsi le « corset » de Maastricht – , mais il développe surtout  toute une série de dispositions de surveillance et d’intervention , antidémocratiques et donc anticonstitutionnelles .

Il donne le pouvoir à des institutions extérieures au pays , dont la Commission de Bruxelles , de décider du budget national , de le rectifier si elles le jugent nécessaire , de contrôler la nature des recettes et des dépenses…Or l’un des fondements de notre démocratie est précisément la responsabilité du Parlement d’ élaborer le budget de la Nation , de lever l’impôt , d’en répartir les fruits …

C’est le plus important transfert de compétences qu’on puisse imaginer pour un Etat !

Quand on sait que ce transfert a pour objectif d’imposer la réduction des dépenses sociales et publiques c’est-à-dire « l’austérité à perpétuité » , on est en droit de penser que le Conseil Constitutionnel a oublié sa fonction  pour privilégier des considérations politiques!

Ajoutons que ce traité n’est pas qu’un un pacte budgétaire : il porte aussi  sur «  la coordination des politiques économiques » qui est une véritable immixtion  dans les choix  économiques des gouvernements ,  conditionnant toute réforme dans ce domaine à l’autorisation des institutions européennes Avec un tel traité , comment voter par exemple une loi « anti licenciement boursier » !

Cette surprenante décision ne parviendra pas à étouffer le nécessaire débat sur les moyens de sortir l’Europe de la crise !

Ce traité ne peut être adopté en catimini à la faveur d’une séance extraordinaire du Parlement en septembre .

Chacun est devant ses responsabilités!

Nous continuons à réclamer , avec encore plus de force , un débat et un référendum sur ce nouveau traité européen !

Pour signer la pétition:

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?pli=1&formkey=dHUzNk8tQmNKb0tqdzdYZEpoNlBIVFE6MQ#gid=0

 

 

 

NON AU NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

Après la capitulation le 21 février de la quasi totalité des députés ps dont Bascou et Dupré (Pérez étant absent !),

Il peut encore être mis en échec le 28, si tous les sénateurs de gauche  s’y opposent

Oui, parce que nous sommes solidaires du peuple grec, nous dénonçons le 9ème « plan d’aide»qui accroit la pauvreté et le désespoir par la des politiques d’austérité et de précarité voulues par la troïka des (fmi, banque centrale européenne ,et union européenne) et largement orientée par le duo infernal sarkozy-merkel au service des marchés financiers.

Aujourd’hui, c’est à tous les peuples d’europe qu’ils veulent s’en prendre avec les nouveaux dispositifs qu’ils viennent d’inventer : le M.E.S. (mécanisme européen de stabilité financière) assorti du nouveau traité européen.

Le M.E.S. est annoncé comme un dispositif de soutien aux états européens en difficulté. Sauf qu’ il contient implicitement les germes il ouvre la voie au prochain traité qui instaure d’une règle d’or obligeant les états de l’U.E. à respecter la limite de 0,5% de déficit public. Généralisée à l’échelle de l’union européenne : pour pouvoir à terme bénéficier des aides du mécanisme européen de stabilité, les etats doivent s’engager à accepter la rigueur budgétaire contenue dans le nouveau traité européen (traité tscg ou traité merkel-sarkozy). Ce qui priverait les citoyens de leur souveraineté, et placerait notre leur gouvernement sous la domination directe des marchés financiers prévoyant même des sanctions automatiques pour les etats qui ne respecteraient pas ces dispositions. Avec le transfert du pouvoir budgétaire des parlements nationaux vers la commission européenne, où siège des commissaires non-élus, ce serait la remise en cause de la souveraineté populaire.

Sarkozy pressé de faire voter ce dispositif, l’a présenté au vote de l’assemblée nationale le 21 février.

Il est très grave que ce dispositif n’ait pas fait l’objet d’un rejet massif de tous les députés de gauche, et que ceux du P.S., sauf quelques-uns, aient choisi de s’abstenir, dont Jacques Bascou.la position de l’abstention est absurde : on n’a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé !

Nous revivons le triste scénario de 2008, où un traité, rejeté par référendum a été voté en congrès à Versailles, du fait de l’abstention massive où l’on a pu voir un traité, (celui de Lisbonne) imposé à tout un peuple, par l’autoritarisme de Sarkozy soutenu par l’abstention massive des parlementaires socialistes, alors même que la souveraineté populaire l’avait rejeté en 2005.

Le P.S. n’a pas retenu les leçons de l’histoire ou n’a pas voulu les retenir ! C’est une trahison envers les audois qui dans leur grande majorité ont rejeté ce genre de traité !

Le front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont les seuls à dénoncer le danger des ces deux dispositifs, et à en montrer l’absurdité

C’est pourquoi, le front de gauche du narbonnais interpelle solennellement monsieur le sénateur Courteau : il faut doit voter, le 28 février, contre le mes. Ce qui se passe en Grèce est inacceptable, et ce qui se prépare à travers les accords merkel-sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression.la banque centrale européenne doit aider à relancer la croissance et l’emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant – au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les états et leurs services publics, leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d’intérêt usuraires.

Avec les citoyens de toute l’Europe, à l’appel des syndicats européens, manifestons le 29 fév a 10h30 devant la mediatheque  de Narbonne

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