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PARIS : 12 avril 2014 MARCHE CONTRE L’AUSTÉRITÉ,POUR LE PARTAGE DES RICHESSES

Lean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras Pierre Laurent, conduisant la marche

Dès 13h, les drapeaux rouges ont envahi la place de la République, à Paris où la statue est affublée d’une banderole portant l’inscription « Hollande ça suffit ! ». D’énormes ballons portant les logos de différentes organisations syndicales flottent dans le ciel en signe de ralliement pour les salariés en lutte. De nombreuses personnalités du monde associatif, des universitaires, des artistes se sont également donné rendez-vous pour marcher ensemble contre l’austérité.
«Quand on est de gauche, on taxe la finance», «Quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord» peut-on lire sur les différentes banderoles tandis qu’un homme portant le masque de Guy Fawkes (Anonymous) tient à bout de bras un carton portant l’inscription « Envoyons Vallser l’austérité »

Dès 14h, en tête du cortège, face à Pierre Laurent  et Jean Luc Mélenchon qui encadrent leur invité d’honneur Alexis Tsipras, le candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, une nuée de micros et de caméras se pressent. « Il y a même Besancenot, dis donc ça fait bien longtemps que l’on ne l’a pas interviewé dans une manif ! », lâche une consœur de l’AFP. Plus étonnant encore que la présence du porte-parole du NPA qui avait appelé à manifester ainsi qu’un collectif d’associations et plusieurs fédérations syndicales, celle de Liêm Hoang Ngoc, membre du Bureau national du PS. Cet économiste qui s’affiche en tête de la marche confirme le « grand trouble dans l’aile gauche du PS », suite à la nomination de Manuel Valls.

C’est en rangs serrés que le cortège s’est ébranlé en direction de la place de la nation. Place Léon Blum, C’est la statue de l’homme d’état qui est mise à contribution avec une pancarte portant ces mots : « Ils sont fous. Même moi, je n’aurais pas voté Valls »

Malgré l’ambiance joyeuse, les visages étaient graves et une certaine ferveur était palpable parmi les manifestants, conscients de l’enjeu de cette mobilisation. « L’heure est grave, on ne peut plus rester sans réagir, me confie une jeune femme. Je ne suis adhérente à aucun parti politique, mais là, il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On a voté pour chasser Sarkozy du pouvoir, ce n’est pas pour avoir la même politique. Il faut un virage à gauche, Hollande le doit à ceux qui l’ont élu. »

Après l’électrochoc des municipales, qui a vu la débâcle du parti socialiste, les forces de gauches sont dans la rue pour récuser le tournant social-démocrate du chef de l’Etat, symbolisé par son Pacte de responsabilité et lui signifier que la nomination de Manuel Valls est un mauvais signal !

Cette marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses»  est donc un grand succès. Plus de 100 000 personnes sont dans la rue annonce Jean-Luc Mélenchon sur twitter. On attend les chiffres de la police….

Mais au-delà des batailles de chiffres à prévoir, le vent d’espoir qui souffle cet après-midi entre République et nation est palpable. Gageons qu’il se traduira dans les urnes le 25 mai prochain lors des élections européennes !

MARCHONS À NARBONNE LE 12 AVRIL!

                                     MARCHONS CONTRE L’AUSTÉRITÉ

               POUR L’ÉGALITÉ ET LE PARTAGE DES RICHESSES

 

       NARBONNE  12 AVRIL 11H HALLES-SOUS-PRÉFECTURE

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé

avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de

sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées

par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement

pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain.

Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à

mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, salaires et

retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les

grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents.

Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs.

Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits :
à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable

et décent..

Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits 

des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers,

les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des

choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise,

les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de

la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de

vote des étrangers… scandalisent.

CHANGER DE GOUVERNEMENT NE SUFFIT PAS,

VITE  L’ALTERNATIVE !

Oui, il est urgent d’aller dans la rue, d’exiger un réel changement de cap, et

la construction d’une alternative sociale, démocratique, écologique

et féministe, fondée sur la solidarité.

Une alternative qui remette au coeur de la politique, l’Humain et le progrès

partagé.

L’alternative aujourd’hui, ce n’est ni Valls Premier ministre, ni le retour de

la droite au pouvoir.

La nouveauté, ce serait de donner enfin la priorité aux femmes et aux hommes

sur la finance.

Il faut arrêter le Pacte d’(ir)responsabilité. Notre peuple mérite mieux

qu’un choix entre des reculs sociaux.

L’appel national des 200:   Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements, mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

 

 12 AVRIL : NARBONNE MARCHONS 11H HALLES-SOUS-PRÉFECTURE
A L’APPEL de militants syndicaux, associatifs du narbonnais, Union locale
Solidaires, FSU Aude, Collectif contre le grand Marché Transatlantique, Front
de gauche (PCF-PG), NPA…

 

Réaction de Jean-Pierre Maisterra à des propos effarants lus dans la presse de ce jour ( jeudi 20 mars 2014)

« LA GAUCHE, LA DROITE, OUI, IL Y A CLIVAGE »

 

    Je ne peux que réagir aux propos effarants d’un candidat affirmant que le clivage gauche – droite serait dépassé!

Voilà où conduit l’apolitisme!

 

Faut-il lui rappeler qu’une politique de droite s’inscrit dans l’exigence patronale d’une baisse sans fin du  « coût » du travail , s’en prenant ainsi au pouvoir d’achat des salariés et des retraités, programmant la baisse des dépenses sociales, réduisant les missions et les moyens des services publics?

Une politique de gauche devrait au contraire s’attaquer au coût du capital c’est-à- dire aux dividendes des actionnaires et aux intérêts des marchés financiers qui gangrènent notre économie et hypothèquent l’avenir de notre société..

 

Faut-il lui rappeler qu’ une gestion de droite nourrit le clientélisme, bavarde sur la concertation sans jamais la mettre en œuvre, privilégie les opérations de prestige en ignorant les difficultés de vie de nos concitoyens?

Une gestion de gauche devrait s’appuyer sur une démocratie participative en actes, orienter les priorités communales vers le social, l’école et la transition écologique, engager une reconquête de la maîtrise publique dans des domaines comme l’eau, les transports en commun, le traitement des déchets…

 

Si ce candidat a épousé l’inquiétante dérive libérale de son gouvernement, que les électeurs narbonnais de gauche sachent que la liste « Narbonne à gauche » n’a pas perdu ses repères: elle est à gauche par sa démarche, ses positionnements, ses propositions…

Jean Pierre Maisterra, tête de la liste « Narbonne à gauche »

PACTE DE RESPONSABILITÉ : LES CONTRE-PROPOSITIONS DE LA CGT

La « négociation » entre syndicats et patronat sur le pacte de responsabilité a débuté ce vendredi.(28 février 2014)

lepaon_6Un dialogue biaisé puisque le Medef a déjà obtenu son cadeau de plus de 30 milliards, avant les discussions sur les éventuelles contreparties. La CGT arrive à la table pour affirmer son désaccord sur ce pacte et proposer un tout autre projet

« Nous tenons tout d’abord à réaffirmer notre désaccord sur la façon dont le «pacte de responsabilité» a été mis sur la table sans aucune concertation ni avis des organisations syndicales de salariés » débute la CGT dans sa déclaration du jour. « En clair, le président de la République annonce à la télévision qu’il donne un chèque supplémentaire de 30 milliards d’euros aux employeurs et il nous demande aujourd’hui de négocier d’éventuelles contreparties » résume le syndicat, particulièrement remonté. « La CGT n’a pas vocation à gérer le service après-vente du gouvernement. »

La CGT se réaffirme en opposition au «pacte», à la suppression des cotisations familiales comme à la logique de fond, la réduction d’un «coût du travail» qui, ne profite pas à l’emploi, mais aux actionnaires. En plus des cadeaux au Medef, la CGT dénonce la logique de réduction des dépenses publiques qui est non seulement mauvais pour l’économie, mais en plus remet en cause notre modèle social. Avec FO, la FSU et Solidaires, ils manifesteront d’ailleurs le 18 mars pour le dire à nouveau.

Des propositions en nombre

La CGT propose une véritable évaluation des aides publiques, fiscales et sociales aux entreprises.

« Quel contrôle public et social ? Quelle conditionnalité d’attribution ? Quelles sanctions en cas de non-respect des conditions d’attribution ? ». La CGT propose également d’examiner « l’emploi public à l’aune du gain social qu’il représente et non comme une source potentielle d’économies. »

La CGT estime que la définition du volume d’emplois publics doit correspondre à l’identification des besoins sociaux et de la réponse à y apporter. « Ainsi, nous considérons que 100 000 agents supplémentaires seraient nécessaires pour remplir correctement les missions de santé publique. » Autre exemple: « aux finances publiques, 10 % des postes ont été supprimés. Dans le même temps, on estime à 25 % (10 milliards d’euros) l’augmentation de la fraude fiscale… cherchez l’erreur! »

Sur le front de l’emploi toujours, la CGT propose entre autre de faciliter l’accès au financement pour les PME/PMI, une vraie politique de recherche et d’innovation et la création d’un « livret d’épargne développement emploi et industrie ».
Une véritable revalorisation des salaires est également proposée par le syndicat « pour reconnaître à leurs justes valeurs les qualifications et construire de vrais déroulements de carrière. » La CGT réaffirme également que les revenus du travail doivent continuer à financer la protection sociale. « Nous proposons de moduler les cotisations sociales en fonction de la part de la valeur ajoutée sur la  masse salariale et en prenant en compte la politique d’emploi et de salaire menée dans les entreprises. Nous proposons également de mettre à contribution les revenus financiers des entreprises. »

Pierre Laurent : HAUSSE DU CHÔMAGE,ECHEC DES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ,ET RIPOSTE DE GAUCHE!

 Le secrétaire national du PCF, a vu jeudi dans la nouvelle hausse du chômage annoncée la veille l’échec de politiques appliquées « depuis vingt ans ». Pierre Laurent a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ».

« François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche », a estimé Pierre Laurent ce matin sur BFMTV et RMC. « On donne des aides aux entreprises, on ne contrôle pas l’utilisation de ces aides, on encourage des politiques de rentabilité qui favorisent les dividendes et pas les salaires, on fait baisser la consommation et on se demande pourquoi ça ne marche pas ! », a déploré le responsable communiste. « On voit bien que François Hollande poursuit en la matière la même politique, il propose même d’en rajouter avec le pacte de responsabilité », a poursuivi le sénateur de Paris.

« Faire entendre une vraie voix de gauche »

« Il faut faire complètement autrement », propose le numéro un communiste. Il faut « stopper l’austérité », et « remettre à plat toutes les aides qu’on distribue aux entreprises ». Pierre Laurent a cité le crédit impôt compétitivité avec l’exemple du groupe Auchan qui touchera 120 millions d’euros. « La seule chose qui va augmenter, c’est les dividendes » des actionnaires, a-t-il dit. Il a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ». « Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les choix erronés du gouvernement actuel doivent maintenant s’unir pour faire entendre une vraie voix de gauche », a-t-il insisté.

Voir l’intégralité de l’interview de Pierre Laurent sur BFMTV et RMC (article suivant)

La députée de Narbonne choisit de voter pour la casse des droits sociaux et du Code du travail

FLEXIBILITE : ELLE A VOTE !

Disciplinée, elle a voté …

Sans état d’âme, la députée socialiste de Narbonne a approuvé le projet de loi de flexibilisation de l‘emploi, version gouvernementale de l’ANI  (Accord National Interprofessionnel) du 11 janvier 2013 voulu et rédigé par le Medef.

Sans créer les conditions d’une préalable confrontation d’arguments dans sa circonscription, elle s’est positionnée favorablement sur un texte qui met à mal le code du travail, affaiblit les droits des salariés, facilite les procédures de licenciement…

Contrairement à certains parlementaires de son groupe ( 6 ont voté contre, 35 se sont abstenus dont le député de Carcassonne), elle s’est alignée sur l’injonction du ministre du Travail qui a exigé le vote en urgence d’une loi qui doit tout au Medef !

 

En quelques mois, que de décisions ! Que de mauvaises décisions !

Adoption du traité européen (nouvelle camisole pour l’action gouvernementale), vote de la « règle d’or » (étranglant les dépenses publiques et sociales), approbation du  « pacte de compétitivité » ( construit sur le dogme libéral de la baisse du coût du travail),… et maintenant soutien à une loi aggravant la flexibilisation du travail !

Elle devrait tendre l’oreille …mais du côté gauche.

Les critiques ne manquent pas. Elles se font même entendre à l’intérieur du gouvernement où des ministres commencent enfin à exprimer des doutes sur cette politique de régression sociale.

Il y a d’autres choix  politiques possibles :

- visant une réelle sécurisation de l’emploi et de la formation par la conquête de nouveaux droits et pouvoirs des salariés

- s’attaquant au coût du capital avec notamment une baisse des charges financières des entreprises par la mise en place d’un pôle financier public et de critères sélectifs de crédit

- préconisant une réforme radicale de la fiscalité qui pénaliserait les placements financiers

- promouvant des pôles publics en faveur d’un redressement des filières industrielles et du développement des services publics …

C’est sur ces choix alternatifs que nous continuerons à appeler au rassemblement. Pour une rupture avec les politiques d’austérité qui nous enfoncent dans la récession et le chômage.

Pour une perspective de sortie de crise !

HÔPITAUX PUBLICS : LA SAIGNÉE!

 

 

 

Il y a des annonces qui font froid dans le dos…

Trente cinq mille emplois supprimés dans les hôpitaux français en 2013 , quinze mille autres en 2014 !

Ce n’est pas nous qui l’affirmons mais la Fédération hospitalière de France, porte-parole des hôpitaux publics, qui alerte …

Mais rien d’étonnant pour celles et ceux qui se sont opposés – comme les députés et sénateurs du Front de gauche – à la loi de finance de la Sécurité sociale, votée au Parlement en automne dernier .

La Fédération hospitalière de France ( F H F ) a fait ses comptes . La croissance prévisible des charges des hôpitaux sera de + 3,5 % à effectif constant . Le gouvernement  annonce une baisse des tarifs pris en charge par la Sécu de  – 1,7 % . Selon la F H F , « il résultera mécaniquement de ces décisions soit une forte aggravation du déficit des hôpitaux, soit une suppression d’effectif de l’ordre de 35 000 postes » alors que le volume d‘activité de ces mêmes hôpitaux s‘accroît !

Cette nouvelle réduction drastique des personnels hospitaliers fera suite aux 50 000 emplois déjà supprimés ces cinq dernières années .

Cela se traduira par des départs à la retraite non remplacés, une aggravation des conditions de travail déjà difficiles et une détérioration des conditions d’accueil et de soin !

Par contre, les cliniques lucratives privées sont traitées différemment :

leurs tarifications « sécu » ne baissent que de 0,5 % et elles pourront profiter, contrairement aux hôpitaux, de 500 millions de crédit d’impôt !

Il y a danger pour le système public de santé !

Il est temps de le sortir de la logique d’austérité !

 

Article PCF Narbonne, communiqué à la presse le 28 février 2013

 

LA CAMPAGNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ NE FAIT QUE COMMENCER!

 

Depuis une quinzaine de jours, nous, le « Réseau narbonnais contre l’austérité », créé il y a quelques semaines à l’initiative du Front de gauche , et qui a l’originalité de rassembler des militants communistes , du PG , de Solidaires , de la Fsu , de la CGT  et de simples citoyens qui se sont mobilisés contre la ratification du traité et qui continuent à oeuvrer contre l’austérité , nous faisons signer sur les marchés ,dans les rues , une lettre adressée à nos parlementaires, pour leur dire que ce ne sont pas  les dépenses publiques qui sont à l’origine de la dette, que l’austérité ne va pas régler les problèmes, mais que c’est elle qui les a créés, et c’est elle qui va les augmenter !

Nous leur disons aussi que l’hôpital , le site ferroviaire , le logement social, le pôle de gérontologie de Pech d’Alcy,  les établissements scolaires   …n’ ont pas besoin d’austérité, mais  d’emploi , de financement , d’investissements publics !!

Cette première phase de la campagne contre l’austérité a été très bien reçue.

 » A 4 reprises , durant ces 15 derniers jours , au marché St Paul , devant un centre commercial de l’avenue Anatole France lors d’un rassemblement de cheminots  à l’appel de la CGT , au nouveau marché de St Jean St   Pierre , plusieurs centaines de Narbonnais ont été sollicités .Cela représente des centaines de discussions . Près de 400 ont signé l’adresse aux Parlementaires en quelques heures .

Et nous avons  constaté que l’attente était forte.

De plus en plus de gens s’interrogent et sont inquiets devant les mesures qui sont prises, et celles qui auraient dû l’être et qui ne le sont pas.

Et ils sont d’accord pour dire : ce n’est pas pour faire cela que nous vous avons élus : il faut faire autrement !

Nous  nous faisons leur relais :  publiquement, nous nous adressons au gouvernement, aux élus : qu’attendez-vous, pour écouter ceux qui vous ont élus, le peuple de gauche ? Quand allez-vous vous décider à nous écouter ?

-Parce que c’est  insupportable pour beaucoup de devoir constater que ce gouvernement et ses élus- nos élus- écoutent en priorité les très grands patrons, leurs actionnaires, les défenseurs des intérêts de la finance. (Et d’une façon jugée par certains  scandaleuse : les ministres se succédant à l’Université d’été du Médef ; plus récemment,  le 1° ministre recevant les très grands patrons du privé en plein examen parlementaire du projet de budget ; ou encore, le gvt faisant volte-face en qqs heures et annulant la seule mesure fiscale un peu nouvelle, la  taxe des entreprises à la revente, pour faire plaisir à quelques entrepreneurs voraces, plutôt vautours que pigeons)

-Cela n’a pas plu à beaucoup, non plus, que Le Traité austéritaire ait été voté, à la sauvette, malgré les demandes de débat. Et sans négociation véritable,  et que ce soit le  même que celui qui avait été proposé par Sarkozy et toute la droite ( d’ailleurs la droite a su rappeler que ces ratifications, TSCG, loi organique, n’étaient  que l’aboutissement de ce qui avait été fait par le gouvernement précédent !) et qu’il ait été voté avec la droite par la majorité gouvernementale, par nos élus ! à quoi sert d’avoir changé de gouvernement ?( Le fameux Pacte de croissance ne change rien à l’affaire, il  n’est qu’une goutte d’eau dans le magma austéritaire du Traité : nombreux ont été les divers spécialistes à le montrer, même s’ils ne sont pas relayés par les médias dominants.)

-Alors qu’on voit que les implications de ces textes sont désastreuses pour les finances publiques ;aujourd’hui, on en constate malheureusement  les conséquences sur le budget de la Sécurité sociale.

Parlons de cette loi :( examinée en 4 jours ! Des amendements proposés par les députés Front de gauche, mais aucun –si, un seul, une demande de rapport sur les PPP- retenu ! ) :   c’est au nom de l’austérité qu’ont été reconduites toutes les mesures prises par le gouvernement Sarkozy , mesures qui aggravent les conditions d’accès aux soins ; mesures qui avaient pourtant scandalisé la gauche, y compris Marisol Touraine, qui avait critiqué ces prélèvements en leur reprochant d’accroître l’inégalité en matière de santé .La même, aujourd’hui ministre renonce à ses belles idées, et au nom de la rigueur, applique le plan voulu par Sarkozy ! Et applique  la même logique de rigueur aux crédits pour l’hôpital qui va conduire à supprimer 15000 à 20000 emplois selon la CGT alors que les hospitaliers souffrent de manque de personnel !

- Pourtant, des mesures autres auraient pu être prises, celles qui ont été proposées par les députés Front de gauche : notamment taxer les revenus des placements financiers des banques et des entreprises au même niveau que la cotisation sur les salariés : ça rapporterait beaucoup, ça taxerait de l’argent qui ne sert à rien sauf à la spéculation, et cela sans toucher les investissements …mais ces mesures ont été écartées : trop sévères pour les entreprises : oui, mais en revanche, le gouvernement a choisi de taxer les retraités : 0,3% réclamés à plusieurs millions de retraités à partir d’avril au nom du financement de l’aide à l’autonomie : mesure scandaleuse, comme si on instaurait une taxe spécifique sur les chômeurs pour financer le RSA !

Ce manque de courage politique, on le retrouve en ce qui concerne la situation des entreprises : des pans entiers de notre économie sont  en train d’être liquidés et au lieu de soutenir les salariés en lutte, le gouvernement, les élus, au nom de la rigueur et de l’austérité, -ou de peur de gêner les grands groupes ?-  refusent d’intervenir alors qu’il a depuis des mois fourni des subventions aux groupes qui aujourd’hui, licencient et/ou ferment des sites jugés pourtant rentables !

A Narbonne, comme partout, des emplois ont disparu, et d’autres sont en train de disparaître, faute d’investissement public : par exemple, sur le site ferroviaire, ; le seul établissement public de retraite va devoir augmenter les pensions des résidents pour la même raison, ni l’Etat, ni le Conseil général ne pouvant investir dans les travaux ; les logements sociaux sont dans un état lamentable…

Ce n’est pas ce que l’on veut, ce n’est pas pour cela qu’on a voté pour eux !

Il faut donc se mobiliser et mobiliser pour que ce gouvernement, nos élus, changent de stratégie !

D’abord, qu’ils tournent un peu la tête, un peu plus vers la gauche, et les yeux aussi : il n’y a pas qu’une seule solution, pour sortir de la crise, celle qu’on nous présente depuis des mois comme la vérité, le rabâchage du « réalisme économique » qui n’est rien d’autre en réalité que l’intérêt et l’appétit des actionnaires et des grands patrons. Qu’ils se tournent  enfin vers les forces vives du pays, ceux qui le font vivre par leur travail, leur intelligence et leur savoir-faire , les salariés qui se battent pour maintenir leur outil de production en état de marche, qui font des propositions pour sortir leur entreprise de la liquidation.

Et il faut entendre ces propositions, en débattre, avec eux, Après tout, certains élus actuels, candidats pendant la campagne, avaient pris des engagements ,ils étaient d’accord  sur certaines propositions, qu’ils avaient soutenues,( par exemple la loi contre les licenciements boursiers ; que les députés du Ft de g viennent de redéposer à l’AN. ; loi qui interdirait à l’entreprise qui a distribué des dividendes dans l’année écoulée d’avoir recours à des licenciements économiques et la contraindrait, si elle passait outre , à rembourser toute aide publique quel qu’en soit le type  – exonération , crédit  ,  subvention ,etc.), et d’autres propositions encore avaient été faites, avec lesquelles ils étaient tombés d’accord : (Montebourg en Savoie,  aux salariés de Rio Tinto Alcan ) nationalisations, moratoire sur les licenciements, etc.

Qu’ils retrouvent leur mémoire du temps de la campagne !

 De nombreux salariés sont concernés par ces mesures ,comme ceux de PSA Aulnay, comme ceux de Petroplus à Petit Couronne, comme ceux de Fralib, de Sanofi à Montpellier, ou plus près de nous de Pilpa à Carcassonne : ils ont besoin que nous tous nous agissions pour que nos élus, le gouvernement, les entendent, nous entendent .

Et nous ne sommes pas seuls : -Au Parlement,  la bataille va se poursuivre dans les débats sur le budget 2013 et la loi de programmation 2013-2017, les premiers textes à devoir appliquer les dispositions du Traité budgétaire.

- partout en France, des collectifs, des réseaux comme le nôtre se développent.

-Se créent  des fronts communs de luttes entre entreprises : par exemple  chez Arcelor-Mittal des syndicats français, belge, et luxembourgeois ont adressé des courriers à leur gouvernement pour leur demander d’intervenir et de faire un front commun avec eux contre la direction, en appellent  à un mini-sommet européen

-au niveau européen : une grande journée d’action pour l’emploi et la solidarité en Europe est organisée par la CESet5 organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa y participent le 14 novembre 2012

OUI, LA CAMPAGNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ NE FAIT QUE COMMENCER!

 

 

 

 

 

 

COMPTE RENDU MEETING DU 17

COMPTE RENDU ATELIERS

Divers ateliers se sont tenus avant le meeting

Voici les premiers compte rendus

ATELIER « AGRICULTURE , ECOLOGIE »

Ce qu’on peut en retenir :

De vifs échanges entre passionné(e )s sur les modes de production !

1) Mais un constat unanime :

Que l’on soit viticulteur sur une exploitation « familiale » dans le Narbonnais , maraicher aux abords de Narbonne ou paysan « écolo »……

Que l’on ait une pratique agricole « classique » , « raisonnée » ou « alternative »….

une question primordiale est celle du revenu (intégrant les couvertures sociales ).

Aujourd’hui , il est difficile de vivre de son exploitation agricole !

Le marché joue sur les prix , sur la concurrence internationale (basée sur le dumping social) , sur la dérèglementation (projet de libéralisation des droits de plantation pour la vigne )…..pour éliminer les paysans , favoriser l’industrialisation de l’agriculture, concentrer les exploitations (alors que de jeunes paysans souhaitant s’installer ont du mal à trouver des terres )….

2) Autre unanimité : quelle ambition donner à notre agriculture ? Répondre aux besoins alimentaires des populations .Refuser qu’elle devienne source de spéculation et de profit au détriment de la santé des populations , du bien-être des paysans , du devenir de la nature…

3) Autre remarque (portée par une syndicaliste de la CGT) : les petits exploitants et les salariés agricoles ont des intérêts convergents …..

La discussion renvoie au programme partagé .Quelques extraits :

« …inverser le processus de concentration de l’agriculture….. »

« …soutenir l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations ,y compris par le biais de réserves foncières , notamment à proximité des villes »

«…. juste rémunération du travail agricole : les pratiques de la grande distribution seront encadrées au moyen de prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximums »

«…. soutien aux filières alternatives labellisées ,vivrières , courtes , de proximité , biologiques… »

«… agir pour l’adoption d’une politique agricole commune ,cohérente avec l’objectif de souveraineté alimentaire , centrant la production sur la réponse aux besoins du marché intérieur plutôt qu’aux échanges sur le marché international sur la base du moins-disant social et environnemental »

«…. mettre en œuvre un plan de transition écologique de l’agriculture… »

(lire les pages 50 , 51 ,52 du programme  « L’Humain d’abord » )

 

ATELIER REINDUSTRIALISATION-TRANSPORTS

Merci à Francis Garaud, Patric Castey, Christophe Garetta, Jacques Goncet et JPierre Mill

La discussion a confirmé le bien fondé d’un atelier liant ces deux problématiques. Une vingtaine de participants, cheminots, comurex…

Ce qu’il ressort de l’atelier : impossible de parler de développement industriel sans aborder d’abord les transports (SNCF, mer, canaux, routier).

Remise en cause de la suppression du wagon unique de fret qui est un coup porté aux futures implantations économiques. (chaque perte d’emploi sncf est une perte d’emploi industriel)

De même, on ne peut pas ignorer les déplacements des salariés et l’offre quasiment inexistante de transport ferroviaire…

Ainsi, à partir de la ligne de Bize,

-                    transport voyageurs dans le sens Bize-Narbonne, près de 300000 personnes dans le secteur,1000 lycées étud + 8000 salariés /jour viennent de ce secteur au volant de leur véhicule (peu de co-voiturage)… Attention à la volonté du Conseil Régional d’acheter la ligne ou de la faire gérer par un privé… OFP ?)

-                    besoin de consolider liaisons fret pour avenir comurex , zone du Truilhas qui apparaît comme étant la zone d’extension à privilégier pour mettre en place de nouvelles implantations d’entreprises (rail-canaux)

-                    Danger pour la comurex de rester isolée sur ce site, que devient le terrain de Total (micron-couleur) ?

La ZAEC de Salles

Débat contradictoire sur la pertinence d’une zone où

-                    il n’y aurait pas de débouché rail donc pas pertinente car que du routier…

-                    une rocade et une sortie d’autoroute, permettraient les liaisons locales et régionales pour transformation de produits agricoles (circuits courts)…

-                    y créer une zone mixte, logement et industriel

Unanimité pour refuser une zone touristique avec des capitaux étrangers ou pas…

Abandon zone St Germain et Zone Ste Louise par Bascou (qui mise tout sur le tourisme et commerce)

-                    sur la première, le logement social serait très faible et il y aurait surtout du commerce et de l’artisanat, la plate forme SNCF étant jetée aux oubliettes…

-                    au moment de la discussion, certains ne partageaient pas notre analyse de voir cette zone vouée aux promoteurs… Depuis, l’indépendant de mercredi reprend les propos de Bascou qui précisent que l’aire pour les voyageurs serait temporaire et que ces terrains sont acquis par des promoteurs (notre analyse dénonçant la volonté du maire de revoir le PLU pour changer la destination de cette zone se précise…).

Sur la difficulté de créer de nouvelles entreprises

Des atouts, le port, le rail, l’autoroute, les canaux, des terres en friche à reconquérir pour des productions agricoles variées dont certaines pourraient être transformées sur place…

Si pas d’investisseurs…

Coopératives d’exploitants agricoles et d’artisans, industriels ? Rôle des collectivités locales, de quels outils se doter ?

Importance d’un pôle financier et bancaire public pour financer ces investissements

La transformation pour l’éco-construction apparaîtrait plus judicieuse sur le secteur de Lézignan, déjà des entreprises et une formation CFA (demander formations complémentaires (du CAP au BTS) pour le lycée polyvalent…

Sur le transport des voyageurs

Pas d’entente entre région-départements-agglo, alors que même couleur politique , ni avec la SNCF, + concurrentiels que complémentaires ! Le SCOT n’a jamais envisagé de cohérence territoriale…

La CGT propose un syndicat départemental mixte des transports (des avantages)

24 mai à 17H états généraux du ferroviaire à Narbonne

Regret qu’il n’y ait pas d’association d’usagers de la SNCF sur Narbonne

Les TAC trains auto-couchettes disparaissent (-25% du trafic) car tarifs prohibitifs (idem pour wagons comurex prix X 4 en 5ans

A suivre…

« RÉINDUSTRIALISATION » CELA CONCERNE AUSSI LE NARBONNAIS

Aujourd’hui  -et en espérant que cela ne se limite pas à un effet de manche le temps d’une campagne électorale – , la notion de  « ré -industrialisation  du territoire » a retrouvé toute  une place dans le discours  de certains partis ou élus qui l’avaient ignorée voire dénigrée ces dernières années …

Une économie , créatrice de richesses et d’emplois stables , prenant en compte les enjeux écologiques et d’aménagement équilibré du territoire , ne peut  se développer uniquement à partir des services et du tourisme . Elle a besoin aussi de l’industrie comme de l’agriculture !

Or pour être crédible , cette ré- industrialisation passe en premier lieu par un refus des suppressions d’emplois décidées ou programmées dans les différents secteurs industriels.

Et dans le Narbonnais , de telles situations ne manquent pas…

Telle la base logistique d’Intermarché au cœur d’une stratégie capitalistique  de fusion d’activités et de délocalisation  s’accompagnant de perte     d’emplois ..

Telle l’usine Lafarge de Port La Nouvelle , victime d’investissements portuaires (réalisés avec l’argent public de la Région) s’inscrivant dans une logique d’importation de ciment au détriment de l’activité locale…

Telle la Comurhex ,inquiète de l’avenir de la filière nucléaire..

Ou encore le site ferroviaire narbonnais qui ces  dix dernières  années a perdu près de 200 emplois  (35 suppressions en 2012 ) et dont les potentialités de développement s’étiole avec l’abandon du transport des marchandises dit « wagon isolé »  et  certains choix municipaux comme la renonciation de la création d’un pôle logistique sur la zone de St Germain …

Observons que ces décisions sont prises sans une concertation réelle avec les salariés et leurs représentants qui sont pourtant en capacité d’avancer des propositions alternatives de développement tenant compte de l’intérêt général avec ses dimensions sociales et écologiques ..

Et qu’elles sont guidées par une recherche de rentabilité financière immédiate avec des stratégies libérales de délocalisation , de mise en concurrence , de réduction d’emplois…

Ce sont ces orientations qu’il faut remettre en cause en donnant aux salariés droits et pouvoirs sur les politiques de leurs  groupes , en renforçant les missions et les moyens des entreprises publiques et en créant de nouveaux pôles publics dans des certains secteurs industriels comme l’énergie et les transports  , en lançant  des plans industriels pour rétablir sur le territoire national des productions aujourd’hui délocalisées …

Forts de cette réflexion et avec une volonté de la confronter avec toutes les forces qui  agissent concrètement pour l’emploi dans le Narbonnais , nous avons répondu à l’interpellation de l’union locale CGT que nous rencontrons mardi  14 mars  .

 

JEAN PAUL TOURNISSA candidat du Front de gauche à  l’élection législative

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