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JEAN-LUC MÉLENCHON À NARBONNE : VIDÉO DE MARGOT GUILLEMOT

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Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l’austérité e

 

 

 

Lettre au président Hollande, déposée à la Sous-préfecture le 12 avril 2014 lors de la Marche contre l'austérité     e  dans antilibéralisme 2014-04-12-11.13.41-300x225

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Les politiques menées plongent notre pays et l’Europe dans une crise sociale, économique, morale et politique de plus en plus profonde
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité… Ça suffit !
Les politiques d’austérité favorisent la montée du populisme et la prospérité des idées réactionnaires…

La volonté d’autres choix s’est clairement exprimée par une très forte abstention aux élections municipales et par une lourde sanction de la politique gouvernementale . Mais, vous avez choisi de ne pas l’entendre… Changer de cap ? Non, avec la nomination de Vals vous voulez aller encore plus vite, encore plus loin, continuer ce qui échoue depuis 30 ans.

Nous sommes dans la rue pour vous dire que l’austérité, ça suffit…
Vous cédez lorsque la droite la plus réactionnaire bat le pavé sur un discours de peur et de haine, mais vous restez inflexible sur votre politique ultralibérale, quand ceux qui par mil- lions ont chassé Sarkozy, ceux qui vous ont élu pour vous attaquer à la finance, pour dire stop au libéralisme s’abstiennent massivement ou vous sanctionnent par le biais des élections municipales ou partielles…

Par votre faute, par votre fuite en avant, par votre pression sur les députés, la démocratie parlementaire est bloquée, la seule solution pour se faire entendre c’est la rue…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir une véritable politique de gauche, de mettre en échec le pacte de responsabilité dicté par le médef, de refuser le Grand Marché Transatlantique que vous mettez en place sans même consulter votre peuple…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir un autre partage des richesses seul à même de pouvoir relancer l’économie et la confiance dans la gauche.

Nous ne croyons plus ni à vos engagements électoraux, ni à la fidélité à des valeurs que vous avez défendues par le passé… Vous avez toujours la possibilité de nous démontrer le contraire, mais il faudrait pour cela que vous changiez de cap à 180 degrés, que vous tourniez le dos au Medef, au CAC 40 pour vous soucier de votre peuple, de ceux qui vous ont élu.

Les manifestants narbonnais du 12 avril 2014

Lettre déposée auprès de MH Fabre, députée de la circonscription, lors de la Marche contre l’austérité

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Mme la députée,

Les politiques menées plongent notre pays et l’Europe dans une crise sociale, économique, morale et politique de plus en plus profonde
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité… Ca suffit !
Les politiques d’austérité favorisent la montée du populisme et la prospérité des idées réaction- naires…

La volonté d’autres choix s’est clairement exprimée par une très forte abstention aux élections municipales et par une lourde sanction de la politique gouvernementale . Mais, ni vous, ni votre gouvernement, ni le président ne voulez entendre…

Changer de cap ? Non, Vals veut aller encore plus vite, encore plus loin, continuer ce qui échoue depuis 30 ans. Hollande a changé de gouvernement pour ne rien changer, et VOUS, vous l’avez voté !

Nous sommes dans la rue pour vous dire que l’austérité, ça suffit…
Hollande cède lorsque la droite la plus réactionnaire bat le pavé sur un discours de peur et de haine, mais il entend rester inflexible sur le cap de sa politique ultralibérale quand ceux qui par millions ont chassé Sarkozy, ceux qui vous ont élu pour vous attaquer à la finance, pour dire stop au libéralisme s’abstiennent massivement ou vous sanctionnent aux élections munici- pales…
Par votre faute, par votre fuite en avant, la démocratie parlementaire est bloquée, la seule solution pour se faire entendre c’est la rue…

Notre voix se fera plus forte afin d’obtenir une véritable politique de gauche, de mettre en échec le pacte de responsabilité dicté par le médef, de refuser le Grand Marché Transatlanti- que, d’obtenir un autre partage des richesses seul à même de pouvoir relancer l’économie et la confiance dans la gauche.

Il est de votre responsabilité, de votre fidélité à vos engagements électoraux que d’y répondre avec nous.

Retrouvez-vous, rejoignez-nous pour mettre en œuvre des réponses à la hauteur des souf- frances sociales et de la détresse des citoyens !

Les manifestants narbonnais du 12 avril 2014

LE BULLETIN D’INFORMATION DES COMMUNISTES DE L’AUDE AVRIL-MAI 2014

LE POINT AVEC LES CELLULES                             Bulletin d’information des Communistes de l’Aude avril- mai 2014

Edito

Cette campagne des municipales, partout en France, acte le retour de la droite et de son extrême. Plus localement, Carcassonne et Narbonne n’échappent pas à cette poussée et basculent à droite. Un fort taux d’abstention, nous montre aussi la défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques locaux. Notre président, lui, continue de faire la sourde oreille puisqu’il nomme à la tête de son nouveau gouvernement Manuel Valls. Il n’écoute pas le désaveu des français et même pire il nous signifie qu’il va continuer. Il se rend à Bruxelles avec son pacte d’ « irresponsabilité » et ses réductions budgétaires, alors que les privés d’emploi ne cessent d’augmenter, et avec eux la misère et la colère.

Mais cette séquence électorale nous aura permis de nombreux échanges avec toutes les forces progressistes de notre département. Sans l’appui des médias, tous les débats que nous avons menés ont nourri la population d’autres po- -litiques alternatives. En matière d’économie, d’écologie, de territoire nous avons construit pas à pas nos programmes. Nous tenons d’ailleurs, à remercier tous les amis-es cama- rades qui se sont investi lors de cette campagne des municipales.

Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solu- tions, les grands chantiers à engager pour un changement à gauche. Avec les élections européennes, nous comptons bien affirmer notre volonté d’une Europe des peuples, solidaires. La marche du 12 avril s’inscrit dans cette perspecti- -ve et doit faire entendre d’autres voix que celles de la haine de l’autre, du racisme, de la xénophobie. Nous continuons de réclamer avec force une répartition plus juste des richesses.

Alors restons mobilisés, notre combat pour d’autres choix de société reste d’actualité !

Marie-Ange Larruy, Mylène Vesentini Co-responsables départementale

Agenda

12 avril Paris  Marche contre l’austérité

12 avril Narbonne 11 H     Marche contre l’austérité

1er mai

Manifestation- Carcassonne- Narbonne
Fête de la CGT« Floréale » Conques

Européennes: 25 mai 2014

Montage de la fêteJeudi 29 mai, à partir du jeudi 5 juin jusqu’à la fête

13 14 15 juin  Fête du PCF Coursan

MUNICIPALES

Les premiers éléments de ces municipales font clairement apparaître que la gauche dans son ensemble est en net recul. Les victoires du PS dans quelques villes, la reconquête de Montreuil, Saint- Denis, Aubervilliers et la victoire surprise d’ EELV allié au PG à Grenoble ne doivent pas nous faire oublier les nombreuses défaites. Les électeurs n’ont pas fait de détail entre gauche gouvernementale et gauche d’opposition…! Saluons tout de même la réélection de nombreux élu-es, de nombreux maires communistes dès le 1er tour, de nombreuses et nombreux conseillers municipaux communistes et apparenté-es issu-es de listes d’union de la gauche ou de liste Front de gauche.

En Languedoc-Roussillon, dans les PO, les communistes conservent Cabestany et Prades mais perdent Elne. Dans l’Hérault, le maire sortant PG FDG René Revol est réélu à Grabels, François Liberti et son équipe ne parviennent pas à reconquérir Sète. Le PCF-FDG conserve Vendres et d’autres communes. Dans le Gard, le PCF et les maires apparentés conservent la quasi- totalité des communes dont la Grand-Combe et Aramon. A Nîmes, la candidate PCF-FDG passe de 12 à 14%, suite à des flottements du PS qui n’a pas permis le dépôt de la liste de fusion dans les délais. A noter, à Nîmes comme dans de nombreuses grandes villes l’abstention est très élevée (plus de 41%) et les quartiers populaires, où nous réalisons d’habitude nos meilleurs scores, enregistrent des votes très à droite.

Dans l’Aude, les communistes conservent Camplong mais perdent Coursan au profit d’un maire PRG. A Conques, c’est la liste d’union de la gauche qui s’impose sans autre concurrence. A Fabrezan, notre camarade Maurice Séguier et son équipe sont battus. A Caves, Couffoulens, Trausse, les maires sortants PCF avaient indiqué leur souhait de ne pas se représenter.

Carcassonne et Narbonne : aucun élu. Pas de fusion entre les deux tours avec les listes PS. A Narbonne, Jacques Bascou n’a fait aucune démarche auprès de la liste FDG. JeanPierre Maisterra et la liste n’ont pas donné de consigne de vote tant la différence entre les deux projets de gestion de Mouly et Bascou était mince. (…)

La liste Carcassonne la Citoyenne FDG-EELV- ACC11 n’a pas souhaité de fusion de liste et a appelé à la mobilisation pour le vote du 2nd tour. Amandine Carrazoni a clairement appelé à voter J. Claude Perez.

LES ÉLUS  (premiers éléments,  merci de nous faire parvenir les élu-es PCF et Front de Gauche de vos secteurs, nous les ferons connaître dans le prochain bulletin

Lézignan  : Rémi Pénavaire (PCF), cons. municipal Béatrice Arnaud (PCF) Marc Terpin (PG) adj. maireCastel : J-Claude Castillo (PCF), adj. maire

Limoux  : M-Ange Larruy (PCF), adj. maire Sanchez Angel (PCF) adj. maire , Colette Lagoutte (PCF),Isabelle Lapeyre (ap PCF)

Coursan  : opposition Solange Izard (PCF), Marc Bé- teille (pcf), Francis Garaud (PCF), Christine Bousquet (ap PCF)
Camplong :  Serge Lépine (Maire)

Trèbes : Jeannine Garino (PCF) adj. maire, Cathy Cantié (PCF) cons. déléguée Albas Thrithard Guy (PCF) cons. municipal

Conques : Vanessa Ny (PCF), adj. maire

Fabrezan : opposition Maurice Séguier (ap PCF)

Feuilla : Denis Gamet (PCF) cons. municipal

Ferrals : Mendoza Yves ,Lopez Suzanne cons. Municipaux

Argeliers : Patrick Rynders,Lucienne Cayrac, adj. Maire, Nardin Guido, Jean Pierre Mill (PCF) Kabil Jacqueline et Maria Barral (FDG)

Barbaira :Marion Forato (PCF), Bérangère Duclos (ap PCF), Jean-Sébastien Sandoval (ap PCF)

Capendu : MoniqueGressier(PCF)

Lespinassière :Bernadette Sire (FDG)

Nebias :Alain Bonnery (PCF) 1er adj. maire

Ornaison : Sébastien Gasparini (PCF) adj. maire ,Jeanine Largy (PCF)

Port la Nouvelle : Geneviève Bastoul (PCF) cons. municipale
Roquefeuille :Jean-Louis Bousquet, (PCF) adj. maire

StMartin-Lys :FrancineAicart,(FDG)maire Trausse RusselHart(PG)

Villeneuve Minervois Robert Charneaux (PCF) un élu (FDG)

Villalier :Véronique Marcaillou (PCF)

 

 

Les européennes

Le 25 mai nous seront appelés à voter pour élire le nouveau Parlement européen avec ses 74 eurodéputés.

Comme vous le savez notre pays est découpé en huit circonscriptions interrégionales. Notre département fait partie
de la région Sud-Ouest, et nous aurons à choisir nos candidats. Avec Jean-Luc Mélenchon comme tête de liste en 2009 nous avions réalisé un score de 8,79%. Nous voulons une autre construction européenne qui soit conforme aux idéaux sociaux, économiques, démocratiques et éthiques de la gauche. Dans cette optique, il est juste de mettre en avant désormais l’objectif de refondation de l’Europe qui souligne l’exigence de transformations très radicales. C’est pourquoi nous portons la candidature d’Alexis Tsipras, comme Candidat au nom du parti de la Gauche européenne à la présidence de la Commission européenne. Nous espérons rapidement dépasser les divergences des composantes du Front de gauche pour commencer enfin notre campagne au plus près des citoyens.

Le grand marché transatlantique

La Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités.
Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.
Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains, il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Partout en Europe, en France des publications, des collectifs se mettent en place pour alerter les populations des dangers graves de cet accord. Dans notre département, Raoul Marc JENNAR est venu nous expliquer la catastrophe qui nous menace si celui-ci était signé. Des collectifs locaux se mettent en place, avec des réunions publiques, diffusion de l’information, et distributions de tracts…Nous comptons bien mener une campagne d’information pour obliger notre gouvernement à reculer et à laisser tomber cet accord mortifère pour tous les peuples.

Marchons le 12 avril
contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Nous vous livrons ici, un extrait de l’appel pour la marche :
« Appuyé par des syndicats, des associations, par le Front de gauche, de nombreuses personna- lités ont pris l’initiative d’une marche nationale, à Paris, le mardi 12 avril, pour exprimer leur refus des politiques injustes et inefficaces menés par notre gouvernement. L’alternative aujourd’hui, ce n’est ni Valls Premier ministre, ni le retour de la droite au pouvoir. La nouveauté, ce serait de don- ner enfin la priorité aux femmes et aux hommes sur la finance. Il est urgent d’aller dans la rue, d’exiger un réel changement de cap, et la construction d’une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Notre peuple mérite mieux qu’un choix entre des reculs sociaux. »
Le parti communiste audois avec le Front de gauche mettra tout en œuvre pour réussir cette initiative. Des départs seront normalement prévus pour Paris soit en covoiturage, soit en bus de Toulouse ou Montpellier. Nous envisageons aussi d’être présents avec d’autres forces progres- sistes, sur les marchés des villes de notre département. Avec les animateurs de vos sections, nous vous tiendrons informés de toutes les possibilités pour que chacune et chacun d’entres vous puisse prendre part à cet évènement!

FÊTE DE COURSAN 2014

Cette année notre fête départementale aura lieu les 13,14 et 15 juin. La participation d’un maxi- mum de communistes à la préparation et à la tenue de celle-ci reste notre atout pour sa réussite. Je vous livre donc le programme de celle-ci afin que chacune et chacun d’entre nous puisse parti- ciper à cet évènement majeur pour notre organisation. Comme chaque année, un espace enfants avec maquillage, jeux, ballade en poneys, nous permettra d’accueillir les familles. Les associa- tions avec qui nous entretenons des liens privilégiés seront aussi présentes sur notre fête. William Carlesso – responsable de la fête

CÔTÉ DÉBATS

Samedi 14 juin : 

-Hommage à Mandela  avec Jaqueline Derens, militante contre l’apartheid, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud (RENAPAS), auteur notamment d’un livre sur Dulcie Septem-
ber, elle a rencontré plusieurs fois Nelson Mandela .

-Expo-photo sur l’investissement des communistes audois dans la bataille pour l’abolition de l’apartheid et la libération de Mandéla.

-Lancement officiel de la campagne audoise pour la libération de Marwan Barghouti, prisonnier politique pacifiste palestinien condamné à la prison à vie qui croupit dans les geôles israéliennes.

Dimanche 15 juin

11heures : Débat avec les élu(e)s communistes et républicains sur le thème :
« Après ces municipales, comment combattre localement les politiques d’austérités? »

15 heures : Débat avec Francis Wurtz ancien député européen, Maïté Mola co-présidente du Parti de la Gauche Européenne : « Quel avenir pour une Europe sociale, des peuples…? »

CÔTÉ FESTIF

Vendredi 13 juin : Les Oldies , groupe local, ouvrent la fête avec le Rock Anglais des Sixties

Samedi 14 juin : 22h00-23h30 DANITO 00h00-01h30 LES GOULAMAS’K

Dimanche 15 juin :  14h30 /15h30 Spectacle de théâtre musical « Louise Michel » par Marie Ruggerri d’après les Mémoires et la correspondance de Louise Michel.

                                         18h00 : Villanova  : humoriste, son spectacle est un instrument de résistance à la pensée unique et d’émancipation intellectuelle : il est un « refus d’adhérer » et constitue un instrument indispensable au service d’une entreprise visant à dessiller les yeux des aveugles volontaires, comme l’explique Daniel Villanova : « Je plaide pour un rire qui prenne le parti des petites gens face à l’oppression et à la violence d’un système social chaque jour plus totalitaire, antihumain, mortifère…

… retrouvez toutes l’actualité du PCF sur notre blog du PCF Aude

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PATRICK LE HYARIC : MAUVAISE RÉPONSE À UNE DÉBÂCLE

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Ce n’est pas un petit avertissement, c’est une débâcle infligée au pouvoir de M. Hollande. L’électorat de gauche en s’abstenant a sciemment refusé d’aller inverser la courbe qui s’était dessinée au premier tour. C’est cette abstention de la gauche qui a permis à la droite, avec l’apport des voix d’extrême-droite, d’accéder à la direction de plus de cent-cinquante villes et au parti de la famille Le Pen de gagner près de quinze municipalités. C’est dire si le moment est grave et inquiétant. Au lieu d’en tenir compte et de répondre aux demandes de justice sociale qui se sont exprimées dans les urnes et encore plus dans leur silence, le Président de la République n’entend que l’assourdissant tintamarre de la droite, de son extrême et du MEDEF  en nommant M. Valls qui incarnerait « l’ordre et l’autorité à Matignon ». Celui-là même qui a fustigé les lois de réduction du temps de travail ou la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche sur l’amnistie sociale. Celui qui a placé au cœur de l’agenda politique ces derniers mois, les thématiques revenant à légitimer celles du parti de l’extrême-droite. En choisissant celui qui, lors de la primaire socialiste, n’a réalisé qu’un peu plus de 5%, F. Hollande signifie, avec un certain cynisme,  qu’il fait un pas de plus dans le libéralisme économique. Il risque ainsi de transformer les défaites en désastre pour nos concitoyens et pour la gauche. C’est un pas de plus dans le brouillage des repères, dans la décapitation des valeurs universelles qui fondent notre République.

Déjà les élections municipales confirment sa fragmentation politique. Pour nombre de nos concitoyens, l’extrême droite s’y est banalisée ce qui rend la situation encore plus préoccupante.

Le Front de gauche et les communistes ont aussi subi la désaffection de la gauche dans des mairies qu’ils animaient tandis qu’Europe Ecologie-Les Verts résiste plutôt bien, tout en étant dans la majorité gouvernementale.  Ce sont des forces avec lesquelles il faudra compter, à condition qu’elles aient l’ambition de se mettre au diapason des attentes populaires, tant du point de vue de la nature des changements à apporter dans la vie de nos concitoyens que dans leur pratique politique et leur rapport aux institutions. C’est ce à quoi appelle le très haut niveau de l’abstention dans une élection locale, qui jusque là mobilisait plutôt davantage que les autres scrutins. Cette donnée essentielle témoigne du niveau de défiance, de ras le bol, d’écœurement qui parcourt le pays. Il porte en germe une crise de la politique, voir une crise politique aux lourdes conséquences.

Un ouvrier, un employé, un petit paysan ou artisan, un retraité, un demandeur d’emploi, ne reconnait plus ce pouvoir comme étant de son côté, mais du côté des puissants. Toutes les forces politiques sont interrogées et mises en cause. La remobilisation des citoyennes et citoyens de gauche passe par leur respect, l’écoute de leurs angoisses et de leur désir de participer aux choix, et par un net changement de cap en faveur de la justice et la solidarité.

C’est d’un nouveau projet progressiste, alternatif, dont ils ont besoin, auquel ils souhaiteraient être associés. L’obstination à appliquer le programme de réduction de cinquante milliards de crédits publics pour les transférer aux grandes entreprises, sans contrepartie pour l’emploi, va à l’encontre d’un projet de gauche.

Les électrices et les électeurs en ont assez de voter pour une gauche qui ne tient pas ses engagements, qui, une fois élue, ne cesse d’invoquer la dette ou Bruxelles pour justifier l’austérité et le chômage, avec une calculette à la place du cœur. Or, le gouvernement de M. Hollande, comme le gouvernement sarkozyste, enferme les populations dans cette tenaille, en tenant le même discours selon lequel on ne peut pas faire une autre politique. Une gauche authentique doit-elle d’abord écouter les grondements des marchés financiers et les diktats de Bruxelles ou les aspirations populaires ? Si elle cède aux premiers, elle n’est plus reconnue comme étant la gauche par un peuple qui dès lors déserte les urnes ! Pour renouer les fils qui ont été rompus, il faut affronter la finance et l’Europe de l’argent-roi, en mobilisant les populations.

Notre République doit pouvoir respirer grâce à la maturation d’un nouvel âge de la démocratie, impliquant de sortir de cette monarchie élective où le Parlement est bâillonné et le gouvernement aux ordres du Palais de l’Elysée avec des citoyens réduits au rang de sujets spectateurs. Le problème n’est pas que le casting de l’équipe gouvernementale ou la pédagogie de celle-ci, mais de savoir si on va enfin écouter le peuple et faire de la politique avec lui et pour lui ?

Femmes et hommes de gauche, de toute la gauche et de l’écologie politique, faites-vous entendre au nom même de vos valeurs originelles et de votre refus de la catastrophe annoncée pour le pays, les communes et pour la gauche elle-même.

Une première occasion vous en sera  fournie le 12 avril prochain dans une grande marche populaire contre l’austérité, le pacte de responsabilité et le chômage, pour d’autres choix à gauche et pour transformer l’Europe.

 

 

 

EUROPE : UN MARCHÉ TRANSATLANTIQUE PORTEUR DE DANGERS

Derrière un vocabulaire policé il s’agit bien plus qu’un simple accord de libre-échange. Il s’agit d’un changement de société.

Les pays européens et les Etats-Unis ne partagent pas les mêmes valeurs.

Le pire étant que les gouvernements et l’UE acceptent d être manipulés par les multinationales européennes qui considèrent ne pas pouvoir accéder au marché « états-unien ».

Et pour cela ils sont prêts à brader l’ensemble des règles sociales, économiques et de protection des normes de la culture, de l’agriculture, etc. Un exemple : aux USA, l’appréciation des risques sanitaires est très éloignée du principe de précaution.

Même sur les droits de l’enfant, les Etats-Unis n’ont pas considéré qu’il était nécessaire de le ratifier.

Mais le pire est que malgré les alertes du Parlement européen, venues du groupe de la Gauche unie et des Verts, malgré les prises de position des parlementaires de gauche y compris socialistes, le gouvernement français, à l’image de la Commission européenne, a décidé de passer outre.

Au cours de sa visite aux USA, le Président de la République a plaidé pour l’accélération du processus de négociation.

L’une des mesures prévues par l’accord parmi les plus scandaleuses est la création d’un « mécanisme de règlement des différends ». Il serait donc possible qu’un conflit entre entreprises des deux continents soit réglé par un tribunal arbitral qui échapperait aux Etats.

Un exemple : depuis la signature de l’accord entre USA, Canada et Mexique, 30 fois le Canada a été attaqué, 5 fois le Mexique et dans tous les cas les entreprises américaines ont gagné.

Quant aux plaintes portées par les entreprises canadiennes et mexicaines, aucune n’a abouti. Déjà aux Etats-Unis deux oppositions s’expriment, celle du lobby agricole et industriel américain qui a peur de perdre ses aides fédérales, mais aussi le monde de la culture et les antilibéraux qui, eux, souhaiteraient plutôt que ce soit les USA qui se rapprochent de la logique européenne.

Suite à la parution du livre de Patrick Le Hyaric, le PCF a abordé ce sujet à son université d’été et dans toutes ses réunions qui ont concerné l’Europe. Il contribue à la réflexion du collectif national contre cet accord qui rassemble de plus en plus d’associations, de syndicats agricoles ou de salariés comme des partis politiques de gauche, PCF, PG, Verts et l’ensemble du Front de gauche. Le silence de la presse sur le sujet est assourdissant. Cette opposition de notre part figure dans la plateforme du PCF et du PGE mais aussi du Front de gauche et dans la déclaration des principaux partis membres de la GUE-NGL au Parlement européen.

Nous pouvons mettre en échec cet accord néfaste en créant ou en participant à des collectifs locaux ou départementaux. Déjà deux conseils régionaux à l’initiative du FDG, et des Verts ont voté une motion pour demander l’arrêt des négociations.

Il faut amplifier le mouvement et éclairer nos concitoyens sur le caractère néfaste de cet accord. Ne pas admettre que les négociations soient secrètes. Nous pouvons décortiquer les bribes de texte à notre disposition. Comme en 2005 au moment du débat sur le traité constitutionnel, c’est en éclairant nos concitoyens, en leur donnant des clés de compréhension que nous pourrons convaincre.

Cette première bataille peut être gagnée si nous inversons le rapport de forces en France et en Europe.

Rupture, refondation, avons-nous dit. Eh bien ce combat est notre premier exercice. Les Français et les Européens ne peuvent accepter cette accélération du processus d’inscription dans le marbre de « la concurrence libre et non faussée. »

Gilles Garnier, membre de l’Exécutif national

Parti communiste français Paris, le 19 mars 2014

LA LETTRE DE PIERRE LAURENT AUX ADHÉRENTS

Cher-e- camarade,

Paris, le 6 mars 2014

Si j’ai décidé de t’écrire aujourd’hui, comme à l’ensemble des adhérent(e)s de notre parti, c’est que nous allons vivre dans les semaines à venir des échéances politiques cruciales. Je suis certain que nous pouvons jouer un rôle essentiel. Si ma lettre est un peu longue, je m’en excuse, c’est que les enjeux de la période sont décisifs. J’espère que tu prendras le temps de la lire attentivement et que tu comprendras le caractère exceptionnel de ma démarche.

Les trois mois qui s’annoncent seront d’une intensité toute particulière. Les élections municipales vont avoir lieu dans deux semaines et les élections européennes dans moins de trois mois. Entre temps, François Hollande envisage de remanier son gouvernement pour accélérer l’adoption du pacte dit de « responsabilité » signé avec le Medef. Alors que le pays s’enfonce dans le chômage et les inégalités, ce serait une nouvelle fuite en avant dans les cadeaux au patronat, la baisse du coût du travail, le recul des services publics et de la protection sociale. C’est aussi une fuite en avant politique du pouvoir socialiste qui tourne le dos aux attentes populaires et aux espoirs du peuple de gauche. La droite et l’extrême droite comptent bien exploiter cette situation.

Pour nous, il n est pas question de laisser faire, surtout que la grande majorité de ceux qui ont voulu le changement en 2012 ne se reconnaissent pas dans cette politique. Le temps est venu d’un sursaut populaire de grande ampleur.
Cela appelle de notre part la plus grande mobilisation, mais je crois que nous sommes capables d’ouvrir une nouvelle séquence qui peut aboutir à la structuration d’un large champ de résistance aux politiques d’austérité et à la relance d’une construction politique alternative à gauche.

Dans cette perspective, les élections municipales vont constituer une première étape fondamentale. Depuis le premier jour, les deux objectifs du Parti communiste français ont été clairs : empêcher la droite et l’extrême droite de réaliser leurs rêves de vague bleue ou bleue marine et doter les communes et les majorités municipales de gauche du maximum d’élus communistes et du Front de gauche pour être utiles à combattre l’austérité, à promouvoir des politiques publiques locales d’égalité et de justice. Face à une droite revancharde, à une extrême droite aux aguets, et un gouvernement empêtré dans ses revirements et ses renoncements, il fallait donner des repères à gauche, défendre la nécessité d’engagements clairs pour la commune, les services publics et la démocratie locale. Nous avons fait ce travail commune par commune en construisant des rassemblements divers au premier tour à partir du bilan de l’action municipale et des rapports de force locaux avec comme perspective commune le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour.

Aujourd’hui, le travail accompli est remarquable, l’écho de nos efforts de rassemblement réel et nous pouvons nourrir de sérieux espoirs. Nous présentons des candidats communistes et du Front de gauche dans plus de 7500 communes de plus de 1000 habitants, sans compter les nombreux candidats dans les communes plus petites. Nous pouvons réélire les mairies que nous dirigeons, reconquérir des grandes villes comme Aubervilliers et Montreuil, maintenir et faire progresser le nombre de nos élus sur tout le territoire. Dans plus de 30 communes de plus de 3500 habitants, les communistes aux côtés des citoyens et des autres forces de gauche sont engagés dans une campagne qui peut être victorieuse face à la droite. C’est vrai notamment au Havre, à Calais, à Corbeille Essonne, à Sète, à Alès,à Bolbec, à La Ciotat, à Romilly-sur-Seine, à Thiers, à Sartène…

Tout ce travail, même quand il a provoqué des débats et des accrochages au sein du Front de gauche, sera in fine profitable à tout le Front de gauche, qui verra ses bases et son enracinement progresser. Notre pays, la gauche, le monde du travail, tous ces citoyens qui se sentent aujourd’hui perdus et abandonnés ont besoin d’une force proche d’eux, ancrée dans leur quotidien et dans leurs territoires. Ces dernières jours de campagne s’annoncent donc stratégiques pour le combat politique que nous menons. Nous devons jeter toutes nos forces dans la bataille. Je sais les communistes déjà très largement mobilisés. A toi comme à tous, je demande d’approfondir nos efforts jusqu’au dernier jour.

Je veux maintenant te parler de la bataille que nous devons déployer pour mettre en échec le pacte de responsabilité, expression des politiques d’austérité qui plombent la France et l’Europe. La bataille qui s’ouvre devant nous est loin d’être jouée. Bien au contraire. Le Président de la République ne bénéficie pas d’une majorité populaire dans le pays pour soutenir ce « pacte de dupes » signé avec le Medef au seul profit des actionnaires et cherche à l’imposer à marche forcée, y compris contre une partie des siens. D’ores et déjà les résistances se multiplient, sur tous les bancs de la gauche. Au Front de gauche, bien sûr, mais aussi chez Europe écologie-les Verts et au Parti socialiste. Un quart de la direction du PS a en effet signé une tribune publique dénonçant les fondements de ce pacte. Les courants de gauche du PS « Un monde d’avance » et « Maintenant la gauche » ont voté contre le texte de la direction du PS intitulé «réussir le pacte de responsabilité» pointant leurs désaccords et dénonçant « le caractère néfaste des politiques d’austérité ». Dans le monde syndical, la CGT, FO, la FSU, et Solidaires refusent ce pacte, et des nombreux syndicalistes d’autres confédérations doutent sur le terrain. L’espace du rassemblement contre ce pacte de responsabilité existe. A nous de nous en emparer et de l’élargir au maximum de forces possibles. Si nous y parvenons ce « pacte d’irresponsabilité » pourra être mis en échec.

Cette campagne connaîtra déjà deux temps forts. Le premier aura lieu le 18 mars prochain à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires. Après plusieurs journées d’action isolées, la majorité des syndicats a décidé d’une action commune. Il nous faut œuvrer, à notre échelle et dans nos fonctions respectives au succès de cette journée de mobilisation intersyndicale. Elle marquera une étape importante dans la levée des contestations et dans la construction d’un mouvement social indispensable.

De notre côté, avec le Front de gauche, nous avons lancé la préparation d’une grande marche contre l’austérité le 12 avril prochain à Paris, autour de cette idée « trop c’est trop, marchons contre l’austérité ». Un appel unitaire très large de responsables politiques, syndicaux et associatifs sera publié la semaine prochaine. De nombreuses organisations envisagent de s’y associer. Le bureau confédéral de la CGT, tout en se consacrant au terrain syndical, a salué l’intérêt de cette initiative, de cette mobilisation à gauche. Partout dans le pays, nous devons nous engager dans la préparation de cette marche qui peut sonner le réveil de la gauche face à l’enfermement de François Hollande dans les choix d’austérité.

Enfin, il nous faudra aussi mener de front, au cours de cette même période, la campagne des élections européennes. Lancée par la grande marche contre l’austérité du 12 avril, notre campagne sera en cohérence avec le combat contre le pacte de responsabilité. Nous entendons porter un triple message : non à l’austérité et au dumping social en France et en Europe,

non au grand marché transatlantique (GMT), oui à une Europe démocratique de la solidarité. Contre la tentation du repli et de la xénophobie nourris par le Front national, nous porterons la volonté d’une France active et de fronts européens de solidarité capables de refonder une Europe solidaire. Nous voulons des listes du Front de gauche capables de placer les listes anti-austérité à la tête de la gauche dans plusieurs circonscriptions. Portés par la candidature à la commission européenne de notre camarade grec, leader de Syriza, Alexis Tsipras, nous pouvons avec ces élections européennes, frapper un grand coup sur l’échiquier politique national et européen, et renforcer le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen, en gagnant en France plusieurs députés européens en plus des cinq sortants que nous voulons réélire.

Après plusieurs semaines de discussion avec nos partenaires du Front de gauche, nous sommes maintenant engagés dans des discussions concrètes sur notre feuille de route ainsi que sur la constitution des listes. Comme tu le sais, nos camarades du Parti de gauche posaient des conditions à l’ouverture de ces négociations. Le geste des camarades parisiens sur le logo a apaisé le climat national et permis la reprise des discussions. Par ailleurs, le Parti de gauche nous interrogeait sur notre stratégie pour les échéances électorales de 2015. Comme nous l’avions déjà exprimé lors de la rencontre bilatérale PC-PG du 17 janvier dernier, dans ces deux types d’élections, la présentation de candidats est déjà la règle dans notre parti. Nous présentons depuis longtemps des candidats communistes dans la quasi totalité des cantons. Nous avons construit des listes du Front de gauche en 2010 dans la grande majorité des régions. Les enjeux dans les collectivités départementales et régionales conduiront probablement à approfondir les choix dans cette direction, même si, en tout état de cause, ces décisions devront intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique ainsi que d’une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons. En tout état de cause, ces choix devront être débattus et tranchés par les communistes en discutant avec toutes les forces du Front de gauche.

Ces points maintenant éclaircis, les discussions que nous menons avec nos partenaires doivent pouvoir aboutir à une entrée en campagne rapide et efficace au sortir des municipales. Les perspectives qui s’offrent à nous sont encourageantes.

Voilà, cher(e) camarade, ce qui nous attend. Comme tu le vois, notre feuille de route est simple : conforter en toutes circonstances les résistances à l’austérité et unir pour des alternatives de gauche à cette politique. Notre responsabilité est grande dans l’émergence de cette alternative. C’est pourquoi je voulais t’apporter ces quelques éléments d’analyse. Je sais pouvoir compter sur ta mobilisation et sur ton engagement pour relever l’ensemble des défis qui s’offrent à nous.

Reçois, cher(e) camarade, mes fraternelles salutations

     

2, place du Colonel Fabien 75167 Paris Cedex 19 – tel 01 40 40 11 94 – fax 01 40 40 11 91

Pierre Laurent

 

 
 

Pierre Laurent : HAUSSE DU CHÔMAGE,ECHEC DES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ,ET RIPOSTE DE GAUCHE!

 Le secrétaire national du PCF, a vu jeudi dans la nouvelle hausse du chômage annoncée la veille l’échec de politiques appliquées « depuis vingt ans ». Pierre Laurent a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ».

« François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche », a estimé Pierre Laurent ce matin sur BFMTV et RMC. « On donne des aides aux entreprises, on ne contrôle pas l’utilisation de ces aides, on encourage des politiques de rentabilité qui favorisent les dividendes et pas les salaires, on fait baisser la consommation et on se demande pourquoi ça ne marche pas ! », a déploré le responsable communiste. « On voit bien que François Hollande poursuit en la matière la même politique, il propose même d’en rajouter avec le pacte de responsabilité », a poursuivi le sénateur de Paris.

« Faire entendre une vraie voix de gauche »

« Il faut faire complètement autrement », propose le numéro un communiste. Il faut « stopper l’austérité », et « remettre à plat toutes les aides qu’on distribue aux entreprises ». Pierre Laurent a cité le crédit impôt compétitivité avec l’exemple du groupe Auchan qui touchera 120 millions d’euros. « La seule chose qui va augmenter, c’est les dividendes » des actionnaires, a-t-il dit. Il a assuré qu’il y avait « beaucoup de mécontentement » parmi les socialistes eux-mêmes. « Avec le Front de gauche, nous avons décidé d’inviter l’ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars » pour « préparer une riposte de gauche ». « Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les choix erronés du gouvernement actuel doivent maintenant s’unir pour faire entendre une vraie voix de gauche », a-t-il insisté.

Voir l’intégralité de l’interview de Pierre Laurent sur BFMTV et RMC (article suivant)

MUNICIPALES : ENFIN LA LISTE À GAUCHE!

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ELECTIONS MUNICIPALES:A propos des déclarations de Jacques Bascou:

UN CITOYEN RÉAGIT AUX PROPOS DE JACQUES BASCOU DANS L’INDÉPENDANT:

GESTION ET POLITIQUE SONT INSÉPARABLES

 

« JE NE PEUX RESTER SANS REAGIR

Je ne sais si vous avez pris connaissance de l’interview de J. Bascou au journal L’Indépendant…

  Ses propos sont un chef d’oeuvre de conversion à… l’apolitisme. Et l’apolitisme, à Narbonne, on sait ce que cela vaut!

  Jugez par vous-même.

  L’Indépendant du mercredi 18 septembre:

                      « Question: Les écologistes, le Front de gauche?

                        Réponse de Bascou: Je ne crois plus aux accords d’appareils politiques, les électeurs sont au-dessus de ça, ils sont majeurs.         

Et puis, ce ne sont pas les partis politiques qui vont gérer la mairie.                        

 La seule et vraie question posée aux Narbonnais c’est, voulez-vous continuer avec Bascou ou pas? »

 Un tel dénigrement des partis politiques, je l’ai déjà lu dans le passé mais….sous la plume des Mouly, Madaule ou Pujau!  Et j’ai souvenir que la gauche unanime répondait par une référence: le rôle des partis dans la promotion de la citoyenneté ou dans la confrontation démocratique sur les enjeux de société. Que de chemin parcouru depuis! Pas dans le bon sens.

De tels propos  pourraient prêter à sourire venant d’une personne qui a fait toute sa carrière dans et grâce à un parti que je ne qualifierai pas d’ « appareil » par respect de ses militants

Mais malheureusement, ils s’inscrivent dans un discours idéologique aujourd’hui banalisé qui vise à discréditer partis et politiques -même celle qui ne se contente pas de gouvernance mais cherche à construire des alternatives à tous les niveaux  notamment à l’échelon communal.

Ils seront ressentis comme méprisants par ces hommes et ces femmes, adhérents d’un parti, quel qu’il soit, et qui, du moins pour ceux que je côtoie, n’attendent aucun profit personnel de leur engagement mais qui dépensent sans compter temps, énergie, réflexion pour faire avancer leurs points de vue, leurs convictions dans le débat démocratique, toujours avec le souci de l’intérêt général!

 Et parce qu’ils seraient membres d’un parti, ces hommes et ces femmes n’auraient rien à apporter à la gestion de notre ville!

 Faut-il encore rappeler que gestion et politique sont liées. « Narbonne ne se gère pas sous cloche » écrivait, avec juste raison, un ancien candidat socialiste. Oui, hier comme aujourd’hui, les choix gouvernementaux sur la décentralisation, les diminutions des dotations, le logement, les services publics… ne sont pas et ne seront pas sans conséquence sur la gestion de la ville!

 Quant à l’enjeu de l’élection municipale, penser qu’il se réduit pour Narbonne à « avec ou contre Bascou »: quelle prétention! Et quelle pauvreté dans cette présentation égocentrique du scrutin!

 Osons poser les questions foncièrement politiques dont cette élection est porteuses:

          La commune va-t-elle accepter ou résister aux choix d’austérité? Comment va-t-elle se positionner face à une décentralisation qui réduit ses prérogatives et éloigne les citoyens des instances de décision? Comment faire vivre une démocratie participative active qui serait le moteur d’une future gestion? Quelle priorité d’investissements va-t-on définir? Comment mettre un terme à un clientélisme insupportable? Etc

 Ce que je retiens de cette interview qui ne fait que confirmer une dérive, c’est la responsabilité du Front de gauche dans la constitution d’une liste qui, bien ancrée à gauche, mettra en débat la question essentielle de l’alternative en terme de gestion et de politique dans l’intérêt des Narbonnais. »

    Jean-Pierre Maisterra

 

 

                                                                                                                                                                                      « 

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