Archives pour la catégorie crise

RAIL ASSEZ DU DOUBLE LANGAGE

La section narbonnaise du PCF communique :

Le 16 novembre, le Parlement européen était consulté sur une « refonte du premier paquet ferroviaire » c’est-à-dire sur l’ensemble des textes et directives concernant le rail.

 

Il s’est trouvé une majorité de députés pour pousser encore plus loin sa libéralisation ! Seul le groupe de la Gauche unitaire européenne dont font partie les députés communistes et du PG, a voté contre ! Les députés français de droite et du Parti socialiste ont voté pour ! Les députés Verts se sont abstenus…

Ainsi, le Parlement européen a accentué son choix dogmatique : il ne conçoit le développement du rail que par le renforcement de la concurrence et le démantèlement des entreprises historiques du chemin de fer, offrant aux opérateurs privés la possibilité de venir faire de l’argent sur le réseau ferré national au détriment de l’intérêt général…

Pour tenter d’expliquer leur vote, certains, gênés, parlent de compromis ! Mais de quel compromis s’agit-il quand on mandate la Commission européenne de préparer pour 2012 un texte législatif sur la libéralisation totale du trafic national de voyageurs et la séparation complète de la gestion des infrastructures avec celle de l’exploitation ? N’aurait-on tiré aucune leçon de la privatisation catastrophique de British Rail en Angleterre ? Comment peut-on en France s’opposer à l’ouverture à la concurrence des TER et, dans le même temps, au Parlement européen, voter avec la droite réactionnaire pour plus de privatisation, conduisant à terme à des privatisations ? On peut comprendre la colère des cheminots, notamment ceux de Narbonne qui se sont mobilisés pour dire non à ces orientations…

Ils peuvent compter sur le Front de gauche, cohérent dans son programme partagé comme dans les votes et propositions de ces élus pour combattre ces choix et construire avec les concernés des solutions publiques guidées par l’intérêt général !

ARTICLE DE G.FILOCHE INSPECTEUR DU TRAVAIL

Mr G. Filoche, inspecteur du travail et membre de la direction du P.S. a publié l’article suivant le 12 Décembre

Ce n’est pas possible de ne pas respecter le retour de l’âge de la retraite à 60  ans

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, le 12 décembre, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres ? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans » écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire.

Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ». Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie » balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. La majorité des jeunes confrontés à 25 % de chômage ne trouvent un CDI qu’à 29 ans, cela signifie pour eux une retraite à 70 ans au moins.

« C’est juste impossible »

François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est impossible alors que les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites : c’est impossible pour la gauche de défendre cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de 2010.
 

LES MENSONGES DE L’AUSTÉRITÉ

On croit rêver ! A nouveau, ils nous sortent un plan d’austérité ! Un de plus !

C’est LEUR unique solution ! Nous prennent-ils pour des imbéciles ?

L’austérité, à la Grèce, cela lui a servi à quelque chose? Oui, à l’entrée de l’extrême-droite au gouvernement ! Et à l’Italie, ça a servi ? Oui, au départ de Berlusconi, pour laisser place à Mario Monti ! Et pour continuer la même politique ! Blanc bonnet et bonnet blanc… Les peuples n’en peuvent plus !

Vraiment, jusqu’où iront-ils ? Combien encore veulent-ils écraser par ce rouleau compresseur, combien  de peuples, combien  de travailleurs, qui depuis des décennies, se font laminer pour que les actionnaires touchent encore, et encore, et toujours plus de dividendes .

ILS NOUS MENTENT !

La Dette ?  On n’en parlerait pas  si les gouvernements n’avait pas choisi de la faire exploser en s’imposant d’emprunter aux banques privées, et non plus aux banques centrales, et s’ils n’avaient pas à rembourser à celles-ci des intérêts colossaux !

Depuis 1974, 1200 milliards d’euros ont été versés aux banques, en intérêts !

On n’en parlerait pas non plus si les gouvernements n’avaient pas été si généreux avec les plus riches : niches fiscales, réductions d’impôts, ça représente 110 milliards d’euros par an !

L’austérité, dont ils vous gavent, et, vous l’avez remarqué, toujours pour vous, jamais pour eux, ce n’est pas la solution, c’est le problème : pour accroître sans cesse les profits des actionnaires, depuis 25 ans, ils piquent dans la poche des travailleurs, vous, les producteurs de richesses,  chaque année, bon an, mal  an, 195 milliards d’euros de plus qu’auparavant ! Si le Smic était au niveau du pouvoir d’achat des années 80, il devrait être à 4000 euros ! Et vous, combien touchez-vous ?

Mais ce qui a été fait par eux, peut-être défait : par nous !

C’est à nous de prendre les rênes, de dire, nous n’en voulons plus. N’écoutons plus les bons docteurs du FMI, ni la Commission européenne, ni les agences de notation ni le gouvernement, ni ceux de droite, ni ceux qui hélas à gauche parfois leur emboîtent le pas : il y a danger, ils risquent de nous achever !

Il y a des moyens pour faire autrement !

Au Front de gauche, nous faisons des propositions. – les profits des banques qui s’accroissent sans cesse : ça suffit ! Il faut un droit d’inventaire sur la dette, traquer la dette illégitime, ou, le cas échéant, mettre fin à son remboursement.

-Ensuite, il faut sortir des griffes des marchés financiers : il faut restaurer un financement direct des Etats par la Banque centrale pour retrouver la maîtrise d’une véritable politique économique, qui investisse dans la production de richesses pour le bien-être des peuples, et non dans la spéculation. Enfin, nous proposons une maîtrise publique du secteur bancaire et financier, par la nationalisation de banques, et la mise en place de nouveaux critères pour le crédit.

Alors disons : non, non, et non, à tous leurs  mensonges disons-leur : allez-vous en, on n’a pas besoin de vous !

C’est ce dont nous pourrons discuter ensemble, lors des prochains ateliers du réseau citoyen avec le Front de gauche.

 

Signé : Jacqueline Rougier

CRISE FINANCIERE

Dominique Plihon « La crise actuelle montre l’échec des politiques d’austérité en Europe »

 

Économiste, président du conseil scientifique d’Attac, Dominique Plihon défend des pistes pour « désarmer les marchés », débattues à l’université des Attac d’Europe.

Chute des Bourses, banques fragilisées, risque de nouvelle récession… Est-on revenu au scénario de la crise de 2008 ?

Dominique Plihon. La situation actuelle est plus grave. En 2008, 
les gouvernements avaient fait 
des plans de sauvetage des banques et des plans de relance, qui ont été à l’origine de l’explosion 
de la dette publique ; aujourd’hui, ce n’est plus possible. D’autre part, la crise actuelle montre l’échec 
des politiques d’austérité 
qui ont été mises en œuvre après 
les plans de relance. Dans la logique néolibérale, ils ont épuisé toutes leurs recettes, et ils sont piégés dans leurs contradictions. Du coup, il y a une grande inquiétude de tous les acteurs, ceux des marchés, mais aussi ceux de la sphère réelle, les ménages et les entreprises, qui font des anticipations pessimistes. On pourrait entrer dans une nouvelle spirale récessive très dangereuse.

Les nouvelles cures d’austérité menacent la croissance. Comment sortir de ce piège?

Dominique Plihon. Pour nous, 
la solution se trouve plus du côté des recettes que des dépenses. 
On ne sortira pas de cette crise 
sans une réforme fiscale. 
En France, cela veut dire boucher tous les trous fiscaux, les « niches », qui représentent 74 milliards d’euros, soit la moitié du déficit. L’essentiel de ces niches visant 
à réduire l’impôt sur les sociétés 
et à favoriser les classes sociales 
les plus aisées. Évidemment, celles-ci ne veulent pas ouvrir un tel chantier. On parle de raboter 
3 ou 5 milliards de niches fiscales, c’est ridicule.

Nicolas Sarkozy tente de focaliser 
les débats sur l’imposition de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire…

Dominique Plihon. C’est une aberration politique et économique. Le rôle de l’État, 
c’est de faire de l’investissement 
de long terme et, de ce fait, 
par nature, le budget de l’État 
est déficitaire. La « règle d’or », c’est ramener l’État à un rôle 
où il se contenterait d’avoir 
des fonctions purement régaliennes. Ce serait une formidable régression, que veulent les néolibéraux, et qui contamine certains rangs du parti socialiste. D’autant plus dramatique 
que nous devons faire des dépenses considérables pour opérer 
la transition écologique.

À l’université d’été des Attac d’Europe, qui vient de se tenir à Fribourg, 
vous avez mis en avant la nécessité 
de « désarmer », et non de rassurer, les marchés financiers. Comment 
y parvenir?

Dominique Plihon. Nous sommes devant un problème de démocratie. Dans le monde, il y a une cinquantaine de très grands groupes financiers - à l’image de BNP-Paribas, Goldman Sachs, Citygroup, Deutschebank, etc -, tellement puissants qu’ils ont neutralisé l’ensemble des décideurs, 
les gouvernements et les régulateurs. Ce qui explique pourquoi 
il n’y a pas de réforme vraiment significative. Il s’agit de réduire le pouvoir de ces grands groupes, notamment en fixant une limite 
à leur taille, en séparant 
les activités de banque de détail 
de la banque d’investissement. Nous demandons la constitution d’un pôle public, bancaire et financier, non seulement en France mais 
à l’échelle européenne, regroupant les banques et d’autres acteurs, 
du type de la Caisse des dépôts. Nous allons aussi lancer une campagne pour que les banques coopératives, qui sont devenues des banques quasiment capitalistes, reviennent à leurs missions initiales, financer les PME, les ménages, 
sans prendre de risques.

Quid de votre revendication 
d’une taxation des transactions financières ?

Dominique Plihon. Nous constatons, qu’avec la crise, la pression de l’opinion publique et des mouvements politiques et sociaux, les autorités préparent des textes qui vont dans notre sens. 
La Commission européenne, qui 
a toujours été opposée à toute idée de taxation des transactions, vient de mettre en chantier une directive sur ce sujet. Pour nous, ce doit être un instrument de lutte contre 
la spéculation. Mais la Commission veut en faire un instrument purement budgétaire, avec un taux extrêmement faible, pour abonder le budget européen.

On évoque le risque d’un éclatement de la zone euro…

Dominique Plihon. Elle risque d’imploser, car ses fondements sont viciés à la base. Il faut absolument préserver l’euro, 
mais le réformer de l’intérieur d’une manière radicale, c’est-à-dire avoir des politiques pour désarmer les marchés, un contrôle financier très strict, une véritable politique budgétaire et fiscale 
à l’échelle de l’UE, avec un impôt européen, etc. Le pacte pour l’euro tourne le dos à cette Europe-là.

Entretien réalisé par Yves Housson publié dans l’Humanité du 16 aout

DETTE COMMENT EVITER LE PIÈGE

La section de Narbonne du Parti Communiste français communique :

 

Voulant inscrire «  l’Austérité » dans la Constitution , N Sarkozy affirme que la question de la dette ne serait « ni de droite ,ni de gauche » .

Pourtant , il y a bien une façon de droite de la traiter : tailler dans les budgets utiles voire vitaux pour les populations !

Cela ne règle rien car cette dette n’est pas due à une excès de dépenses sociales mais plutôt à une insuffisance de ressources publiques ….Et son explosion n’est pas seulement liée à la crise : les politiques des gouvernements « Sarkozy » comme la gestion de l’Europe par les dirigeants de droite ou sociaux-démocrates en portent une responsabilité !

Ainsi , par exemple , la baisse des recettes de l’impôt sur les revenus n’est pas seulement une conséquence de la crise . Les mesures gouvernementales en faveur des hauts revenus y ont contribué…..

On pourrait rappeler encore que le Conseil des prélèvements obligatoires révélait en octobre dernier un manque à gagner de 172 milliards d’euros (!) pour les finances publiques , dû aux multiples exonérations de contributions fiscales et sociales allouées aux entreprises sans impact positif sur l’emploi !

Y a-t-il un autre traitement possible de gauche ?

Peut-on se contenter de proposer , comme le font certains candidats socialistes , de  « partager l’effort »?

Les salariés, les retraités, les chômeurs ont déjà donné .

Un constat s’impose : partout où l’austérité a été mise en œuvre , la situation s’est dégradée !

En vérité , faire de la dette la question majeure d’une éventuelle relance , c’est déjà tomber dans un piège : celui de l’austérité et donc de la récession économique , de la régression sociale…

Car il y a de bonnes ou mauvaises dettes .

S’endetter pour mener la guerre en Lybie ,c’est du gâchis de fonds publics .

Par contre , s’endetter pour promouvoir le développement humain ( éducation ,formation , recherche…) c’est investir dans l’avenir pour accroître le niveau et l’efficacité de la production de richesses !

Par ailleurs , les réformes fiscales , les plus audacieuses ,si nécessaires soient-elles , ne pourront à elles seules sortir le pays de la crise .

L’essentiel est de ne pas se tromper sur le diagnostic : cette crise est bien celle de la spéculation financière qui fragilise les finances publiques et affaiblit nos potentiels économiques !

C’est sur cette question cruciale d’une rupture avec la dépendance des marchés financiers et des choix d’austérité que la gauche doit se différencier des politiques menées aujourd’hui dans toute l’Europe ,de la France à la Grèce , de la Grande Bretagne à l’Espagne….

Cela implique notamment de revoir fondamentalement les missions et le pouvoir sans contrôle de la Banque Centrale Européenne . De créer dans notre pays un pôle financier public passant par des nationalisations de banques et développant un crédit à taux bonifiés pour les investissements favorables à l’emploi ou à la formation . De transformer radicalement les institutions mondiales et aller vers une nouvelle monnaie commune se dégageant de l’emprise du dollar et de la spéculation .Etc

 

Voilà des propositions et des pistes de réflexion que le Pcf et le Front de gauche mettent en débat pour construire une véritable alternative à gauche!

SOMMET EUROPEEN ET AUSTERITE

Sommet européen : « Rien n’est réglé avec les mesures prises » (Pierre Laurent)

Devant l’exceptionnelle gravité de la crise des dettes publiques en zone euro, les dirigeants européens réunis à Bruxelles refusent une fois de plus de se rendre à l’évidence. Malgré le fiasco des recettes appliquées jusqu’ici, qui ont plusieurs fois échoué et n’ont fait qu’encourager le chantage des marchés financiers, les décisions du sommet européen prises sous la houlette d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy persistent dans une logique unique : préserver les intérêts des grands créanciers, banques et assurances, et des spéculateurs.

Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas faire illusion. Les systèmes de refinancement et de rachat des dettes publiques déjà mis en place sont un peu assouplis devant le risque d’effondrement généralisé du système, mais les mécanismes globaux restent les mêmes. Le rôle de la Banque centrale européenne n’est pas réorienté, les fonds spéculatifs ne sont pas taxés, l’idée d’une taxe bancaire est abandonnée, la création d’un Fonds social et de solidarité pour le développement européen proposé par le Parti de la gauche européenne n’est même pas évoqué.

En échange, c’est aux peuples que l’on va continuer de demander à payer l’addition avec une surenchère irresponsable à l’austérité, des politiques salariales ravageuses, la casse des systèmes de retraite et des services publics, des privatisations généralisées. Les intérêts financiers sont sauvegardés à court terme, mais les Etats et les peuples sont mis à genoux. Rien n’est réglé avec les mesures prises.

La seule solution durable est de rompre avec la logique actuelle, en abandonnant le pacte de stabilité et le pacte de super-austérité de l’euro +, et en lançant un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire. Tourner le dos à la solidarité, soit par une sortie solitaire de l’euro, soit par le renforcement de mécanismes fédéralistes autoritaires, serait suicidaire.

Le Parti communiste va poursuivre son combat contre les choix européens actuels et refusera leur inscription dans la Constitution par le biais du système de la « règle d’or ». Nous proposons de taxer durement la spéculation, d’instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, de mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d’assurances, tous les fonds spéculatifs.

Toute perspective de mise en défaut de la Grèce doit être écartée. Le Fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés doit être remplacé par un Fonds européen qui finance le développement social et solidaire des pays européens. Le contrôle de la BCE doit être  repris par les Parlements pour mettre à nouveau la politique monétaire et du crédit au service de la créations d’emplois utiles à répondre aux besoins sociaux et écologiques urgents et à venir. Hors de cette remise en cause radicale, tout discours sur la sortie de crise est un dangereux leurre. Le mensonge des gouvernements européens doit cesser.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

POUR RÉPONDRE AUX IDÉES TOUTES FAITES

Expression directe avril 2011 – 5 minutes 

ALLOCATAIRES DU R.S.A. VOUS NE CONNAISSEZ PAS LAURENT WAUQUIEZ

 

LAURENT WAUQUIEZ le premier de la classe Sarko, en charge des Affaires européeenes. a annoncé que:

-pour un couple, «le cumul de tous les minima sociaux », c’est-à-dire le RSA et sans doute faisait-il allusion à l’aide au logement et aux allocations familiales ce qui suppose que le couple ait des enfants -. «devrait être limité à 75 % du SMIC» :

Il faut faire travailler gratuitemeot, cinq heures par semaine, les allocataires du RSA.

1 ) WAUQUIEZ MENT ! Il y a, héIas, belle lurette, et pour le malheur des allocataires, que le RSA (467 euros mensuels pour une personne seule, 70O euros pour un couple) ne représente plus que 43 % du SMIC (en 1988 le RMI était à 50.%). Quant aux couples avec enfant les allocations familiales sont comprises dans le RSA

 

2) WAUQUIEZ EST UN MAQUIGNON. Qui veut livrer au marché du travail, fût-il public de la main-d’œuvre gratuite » quitte à priver d’emploi ceux qui aujoud’hui en vivent. Mais au fait qui est ce Laurent Wauquiez pour traiter avec autant de mépris et de morgue ces femmes et ces hommes déjà privés d’accès au droit le plus èlémentaire qu’est le droit au travail et diminuer en plus des allocations qui ne permettent déjà plus de survivre,comme le rappelle pertinemment l’ association ATD Quart Monde ?

If est le fils d’un ancien directeur d’lndosuez Seandlnavie et gérant d’une société de conseil en investissement, et donc le rejeton d’une longue lignée d’industriels qui ont fait fortune en exploitant le travail de milliers de salariés depuis 1865. Ce pedigree dit tout et explique tout. Double peine, donc, pour les allocataires du RSA, dans lesquels Laurent Wauquiez voit d’abominables profiteurs quand ils ne sont que les victimes d’un svstème que lui et ses ancêtres exploiteurs de pères en fils perpétuent depuis la fin de 1865. C’est à cette date Que les Wauquiez se sont lancés dans le business. Génération après génération.La dynastie a constitué une balle fortune et offert à leurs fils, petits-fils et enfin arrière-petits-fils tous les moyens pourqu’à leur tour ils pètent dans la soie et qu’ils soutiennent les leurs et le système.

S’il ya en France des profiteurs qu’il faut mettre au travail, ce sont les actionnaires qui se gavent de dividendes sans en ramer une. Liliane Bettencourt qui prend 450 millions d’euros par an sans lever le petit doigt est l’arbre qui cache la forêt (de profiteurs). La millième des plus riches parmi les riches a vu son revenu augmenter de 32,7 % par an depuis que Sarkozy est au pouvoir Voilà le seul « cancer qui nous ronge ». C’est là qu1il faut prendre tout l’argent nécessaire pour alimenter les finances publiques afin de développer la grande politique de réindustrialisaton et de l’emploi dont la France a besoin pour redonner sens à la vie de 5 millions d’entre nous privés de travail et contraints au RSA, Jusque-là, ils ne méritent que compassion, soutien et une augmentation de leur allocation maudite.

 

ANDRÉ CICCODICOLA

PAS D’UNANIMITÉ AU PALAIS BOURBON

Article de l’humanité

Les députés de la majorité et du PS ont parlé d’une même voix en faveur de l’intervention   militaire en Libye, seuls les élus PCF, solidaires avec ce peuple, s’y sont opposés.   «Nous ne conduisons pas une   guerre mais une opération   de protection des populations   libyennes conformément   à la résolution 1973 votée par   le Conseil de sécurité de l’ONU », s’est   défendu Francois Fillon, premier ministre.   Il intervenait en ouverture du débat sur   l’intervention en Libye, hier après-midi,   à l’Assemblée nationale.   Affirmant que « le colonel Kadhafi   avait décidé de noyer dans le sang » la révolte   du peuple libyen, le chef du gouvernement   concluait qu’il n’y avait pas d’autre   solution « que le recours à la force », option   validée selon lui par la communauté internationale   sous l’égide de l’ONU, mais   aussi les organisations régionales comme   la Ligue arabe. Précisant qu’il s’agissait de   mettre en oeuvre « toute la résolution 1973   et rien que la résolution », il précisait : « Il   n’est pas question d’une force d’occupation   au sol. »   Jean-Marc Ayrault, président du groupe   socialiste, devait approuver « la décision   de la France d’intervenir en Libye dans le   cadre de l’ONU pour éviter un massacre   de populations innocentes ». Il a cependant   souligné que la résolution 1973 « doit être   notre seul cap ». Craignant « un plan militaire   caché » qu’il dénonce par avance,   le député affirmera : « Nous ne sommes   ni des libérateurs, ni des croisés, c’est aux   Libyens d’oeuvrer à leur victoire. » Cette   belle unanimité a volé en éclats quand le   porte-parole des députés communistes   Roland Muzeau est monté à la tribune. Il   a annoncé que « notre voix ne s’associera   pas à la vôtre pour soutenir, dans un unanimisme   béat et aveugle, l’intervention   en Libye ». Exprimant sa solidarité avec   le peuple libyen, le député fustigera « la   fiction » d’un accord de toute la communauté   internationale quand nombre de pays   sont opposés à l’option militaire. Rappelant   les soutiens de nos gouvernants aux   dictateurs arabes, Roland Muzeau a aussi   dénoncé « le mythe des guerres propres   et des frappes chirurgicales », ainsi que   le risque « d’un engrenage avec toutes les   conséquences désastreuses pour les populations   civiles ». Et de prévenir : « Nous ne   cautionnerons pas la moindre intervention   qui ne viserait qu’à faire main basse sur   le pétrole libyen en instrumentalisant son   peuple, en passant par la scission du pays. »

MAX STAAT

LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ …. ILS NOUS PRÉPARENT LE PIRE

 

NON AU PACTE DE COMPÉTITIVITÉ !

Les autorités européennes –avec l’accord de la Présidence française préparent une nouvelle attaque contre les droits sociaux : la dernière mouture du pacte dit de compétitivité qui sera présentée au Conseil européen de la fin du mois de mars.

DE QUELLE « COMPÉTITIVITÉ » S’AGIT-IL? 

On n’y parle pas de création d’emplois, de développement industriel ou agricole, d’extension des services publics, d’amélioration de la formation, de la revalorisation salariale du travail…

L’OBJECTIF EST EXPLICITE : INTÉGRER ENCORE PLUS LES ÉCONOMIES DES PAYS DE L’UNION AUX DOGMES DESTRUCTEURS DU CAPITAL FINANCIER !

Des exemples :

➡le document préconise une baisse des salaires, le démantèlement des systèmes de solidarité et le report de l’âge de la retraite à 67 ans…

➡sur la fiscalité: il privilégie « une taxation de la consommation par le biais de la fiscalité indirecte » (sorte de TVA sociale) et la recherche « d’une assiette commune de l’impôt sur les sociétés » (c’est-à-dire une baisse de cet impôt dans notre pays ».

➡S’agissant du travail, il veut généraliser la « flex-sécurité » c’est-à-dire promouvoir la précarité comme norme d’emploi !

➡Dans le secteur marchand, il insiste pour « lever toute restriction d’ouverture qui était fondée sur des critères horaires ou géographiques». Autrement dit, les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche, et plus si nécessaire…

En outre, ce texte demande : – le contrôle a priori des budgets nationaux et sociaux par la commission européenne contre les choix éventuels des parlements nationaux, – la modification des constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de « faire des déficits ».

C’est un véritable projet de « guerre » contre notre peuple visant à soumettre ses droits sociaux, ses décisions démocratiques, au bon vouloir des marchés financiers.

Nous ne pouvons accepter cela.

Comme nous l’avons fait contre la directive Bolkestein ou le projet de constitution européenne, nous devons peser contre de telles orientations.

Quelques jours avant le sommet européen, se tiendront en France les élections cantonales qui, dans ce contexte, revêtent un enjeu politique important.

Le bulletin des candidats du Front de Gauche élargi exprimera, entre autres, ce refus d’un nouvel engrenage antisocial et anti-démocratique

 

Pcf-Narbonne

1...345678

Ce n'est pas rien |
Mouvement Démocrate RENNES ... |
PARTI SOCIALISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ENSEMBLE AVEC SEGOLENE ROYALE
| Flamberge - Montereau
| pnogues