Archives pour la catégorie antilibéralisme

INTERPELLATION DE NOS ÉLUS : CONFÉRENCE DE PRESSE DU LUNDI 18 JANVIER

Condensé des interventions :

Dans l’Indépendant du 5 janvier, alors que les parlementaires audois étaient interrogés sur leur position concernant l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, notre députée MH Fabre a déclaré vouloir consulter ses électeurs.

Tout en regrettant qu’elle ne l’ait pas fait sur des dossiers comme l’ANI, la loi Macron, etc… l’assem- blée générale des communistes narbonnais a tenu à lui faire connaître ses positions par une lettre ouverte que JPierre Maisterra vous fera passer.

Le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d’une dévire guerrière et sécuritaire. En rupture avec une grande partie de son électorat de gauche,… Hollande veut donner à voir qu’il a de l’autorité. Peu lui importe que cette mesure n’ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c’est la posture politique.

On passe d’une France qui aime avec le mariage pour tous, à un pays qui ne s’aime plus avec la déchéance pour tous ! … D’aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est une nouvelle légitimation de l’extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN.

C’est une remise en cause d’un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. Cette remise en cause est une très vieille « exigence » de l’extrême droite française et seul le régime de Vichy l’a instaurée (loi du 22 juillet 1940). En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française. Où est l’égalité ? Il y aurait des sous- nationaux appelés bi-nationaux ?

Cette mesure traduit aussi un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition il s’agit en fait de se débarrasser des « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances….

Autant dans un premier réflexe sécuritaire une très grande majorité de nos concitoyens ont soutenu cette mesure, autant, avec le recul, une certaine prise de hauteur par rapport aux évènements, de plus en plus font l’analyse qu’une telle mesure est à la fois inefficace et injuste…

Concernant l’état d’urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent et d’une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques se- maines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d’attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu’il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d’assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.

L’application à Narbonne, au stade, provoque des queues sur les trottoirs, générant des situations accidentogènes et plus …
Le pouvoir aggrave la crise de la société  : les événements d’Ajaccio sont venus rappeler combien la société française était malade de ne pas se battre contre les vrais fauteurs de crise économique. Les faiseurs de haine, de racisme et de discriminations, se sentent encouragés aussi bien par la « droite décomplexée » que par un pouvoir socialiste qui en légitime les thèmes comme avec la « déchéance de nationalité ». L’agression inacceptable contre des pompiers appelait une réaction de solidarité légitime. Que celle-ci ait pu être ensuite détournée dans des appels à la haine raciste, alerte sur l’état réel de la société. Banaliser des mesures d’exception au détriment du pouvoir judiciaire, c’est affaiblir la société elle-même au nom de sa protection. On ne protège pas une société en étiolant la démocratie !

Madame Fabre et Mr Courteau se réfèrent à Ferroul, Jaurès, mais dans leurs positions, ils s’en éloignent… Jaurès disait qu’il ne saurait y avoir de laïcité sans justice sociale, droit au travail et à une vie décente… Si on regarde dans l’histoire, ce n’est pas de Blum mais de Daladier que s’inspirent Hollande et Valls, un Daladier qui a détricoté les avancées du Front Populaire pour répondre aux capitalistes de l’époque, comme le font nos dirigeants dits socialistes pour donner des gages au Médef avec la remise en cause des mesures du Conseil National de la Résistance tant sur le droit du travail que sur la sécurité sociale…

Goodyear ou la preuve que selon que vous serez blanc ou noir, riche ou pauvre, résigné ou combatif il y aura une justice de classe différente… …Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide de poursuivre l’action devant les tribunaux …24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve. Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir ! …C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes…

…Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu….
…Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe…

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité de l’action syndicale, ni associative ou politique… Les communistes nar- bonnais feront signer la pétition nous sommes tous des Goodyear sur les marchés dès jeudi…

L’APPEL DES GOODYEAR

L’APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des em- plois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndi- cats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en com- mençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en or- ganisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

Je signe l’appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

NON
LES SYNDICALISTES NE SONT PAS DES DELINQUANTS !

Le ton a été donné dès le début de la législature quand le gouvernement a refusé l’amnistie sociale demandée par les parlementaires communistes.

Depuis quatre ans, d’un côté, un discours fumeux sur « le dialogue social » et de l’autre, une terrible répression pour intimider celles et ceux qui refusent les choix de casse économique et sociale !

Libertés syndicales remises en cause, mises à pied, licenciements, sanctions finan- cières contre des employés -à ERDF par exemple-, arrestations au petit matin comme de vulgaires criminels pour des syndicalistes d’Air France …. et la semaine dernière, une condamnation de vingt-quatre mois de prison dont neuf mois ferme pour huit salariés de Goodyear!

Mais qu’ont fait ces salariés
pour être si lourdement condamnés ?

Comme tout syndicaliste, ils se sont battus pour sauver des emplois…
Ils ont dénoncé la stratégie des actionnaires et des affairistes dont le seul objectif est de s’enrichir au détriment des salariés et des collectivités…
Ils ont contribué à maintenir du lien social face à la désespérance de la perte du tra- vail…

Sept ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec une direction violente et méprisante. Une entreprise fermant ses portes pour s’installer en Russie. Un patronat laissé tranquille par les pouvoirs publics…

Et huit syndicalistes poursuivis par le procureur de la République – c’est à-dire par le gouvernement- alors que les plaintes avait été retirées … pour subir au final un des verdicts les plus lourds de ces trente dernières années: la prison ferme !

Cette condamnation est injuste et inacceptable.

Demandons la relaxe pour les huit salariés de Goodyear !

En cinq jours, plus de cent mille personnes ont signé la pétition…
(voir verso ou sur internet https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l- appel-des-goodyear? Faites comme eux!

L’EUROPE SOCIALE RESTE À QUAI par Jean-Paul Piérot

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    Il n’y a pas plus de raisons de regretter José Manuel Barroso qu’il n’y en a d’espérer dans l’élection, hier par les eurodéputés, de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

     Un ancien chef du gouvernement luxembourgeois – de droite – succède à un ancien premier ministre portugais – de droite. L’ordo-libéralisme, cette conception antidémocratique de la gouvernance européenne au service du dogme de la concurrence libre et non faussée des marchandises, des services et aussi des travailleurs, va donc rester la norme. L’Europe sociale reste à quai. À Strasbourg et à Bruxelles, rien de nouveau !
   Cet immobilisme résulte, direz-vous, du résultat des élections européennes, qui furent plombées par une vague massive d’abstention et une montée de l’extrême droite dans toutes les nuances du brun. Mais l’Union européenne souffre aussi du verrouillage politique de la cogestion des deux courants dominants, la droite libérale et le social-libéralisme qu’incarne majoritairement le Parti socialiste européen. Le PSE et une partie des Verts européens ont donc mêlé leurs voix pour assurer au conservateur luxembourgeois une large majorité après que la droite eut permis la réélection du social-démocrate allemand Martin Schulz à la présidence du Parlement européen. Ces mêmes combinaisons politiciennes vont se poursuivre pour la désignation du successeur d’Herman van Rompuy à la présidence du Conseil…
    Derrière ce théâtre d’ombres, on s’active dans le plus grand secret, dans un entre-soi réunissant responsables politiques et lobbys financiers, dans la préparation de traités visant à faire de la planète un champ de bataille globalisé de la guerre économique, de la course aux profits. C’est le cas du traité transatlantique, qui figure sur l’agenda de la Commission européenne et de l’ACS (accord sur le commerce des services), qui mobilise des négociateurs obscurs à la mission australienne de Genève. Leur arme, c’est le secret, la force des citoyens européens, c’est le débat.

NON AUX RÊVES DU MEDEF

Michel Sapin : le VRP des actionnaires !

Sapin n’est pas un ministre de la République, c’est le VRP du patronat. Sa dernière déclaration « Notre amie c’est la finance, la bonne finance » en est l’illustration. Passons sur l’aspect que cette déclaration enterre le discours de Hollande contre le monde de la finance au Bourget.
Prenons l’actualité, c’est quoi la bonne finance ? Celle qui pousse les Marins de la SNCM à se battre pour sauver l’emploi après qu’un fonds de pension se soit gavé de dizaines de millions d’euros lors d’une privatisation scandaleuse ? Bouygues qui va s’engraisser une nouvelle fois sur le dos de l’Etat et donc du contribuable avec le dossier Alsthom ? Le CAC 40 qui bat des records quand le chômage bat lui aussi des records ? Ce sont les 159 milliards de trésorerie de 36 entreprises du CAC 40 ? Ce sont les 298,6 milliards d’euros d’intérêts et de dividendes payés par les sociétés non financières, illustration de la réalité du coût du capital ?

La « bonne » finance de M. Sapin, c’est celle que nous subissons et dont les profits saignent les salariés et leurs familles.
C’est celle de Warren Buffett quand il dit « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner ».

Conférence sociale: le gouvernement a tué dans l’œuf toute tentative

Avant même ses conclusions, la troisième conférence sociale est d’ores et déjà un échec terrible pour François Hollande et Manuel Valls.

Ils en portent la pleine responsabilité car on ne peut impunément avoir autant de mépris et de brutalité pour les syndicats d’un côté, et, de l’autre, autant d’attention et de douceur pour le patronat. Le gouvernement a tué dans l’oeuf toute tentative de démocratie sociale en alignant les discussions sur les exigences du Medef. Ces conférences sociales, censées être le socle d’un « compromis historique » entre le monde du travail et le patronat, n’ont été que la justification médiatique d’une succession de régressions sociales pour les salariés, de l’ANI aux seuils sociaux, en passant par les retraites.
Aujourd’hui, tout est à reprendre, la méthode comme le fond.L’agenda du Medef ne peut être celui d’un gouvernement de gauche. C’est autour des questions de démocratie, de la cité à l’entreprise, et de droits des salariés, que le dialogue social doit être maintenant repensé. La gauche doit rapidement se reconstruire autour d’un projet de progrès social, dont l’intérêt général serait le garant et le moteur.

Vite la fronde de gauche !

Tous ces renoncements encouragent la droite, l’extrême droite et la diffusion de leurs idées. Se rassembler pour une alternative à gauche, et de gauche, est d’une urgence vitale. De plus en plus nombreux, même au sein du parti socialiste et chez les écologistes, l’idée s’affirme que la politique de Valls et Hollande nous enferment dans une dépression économique, sociale et démocratique. Valls dit la gauche peut mourir et c’est sa politique qui la tue en tournant le dos aux promesses et à ce que la gauche veut dire.

Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie que l’austérité, il y aura naturellement des débats sur les solutions. Mais ce qui est nouveau, c’est que la discussion existe, dans les luttes, avec les salariés et les syndicalistes, avec tous ceux et toutes celles, responsables associatifs, écologistes, socialistes, Front de gauche, abstentionnistes… pour chercher ensemble une issue.

Il faut ouvrir en grand ce dialogue en lien avec les luttes, , avec toutes les forces vives de la société, avec tous ceux et celles qui expriment les urgences populaires.

SNCF : LA GRÈVE EXPLIQUÉE À APHATIE

 

« Grévistes jusqu’auboutistes contre gouvernement déterminé » : ainsi le journal de France Inter annonce-t-il, dans ses titres, la situation au cinquième jour de la grève SNCF. Ce n’est pas un éditorial de Dominique Seux ou de François Lenglet, c’est le titre du journal, un titre censé être neutre, impartial, objectif et tout et tout. Et la radio nationale d’enchaîner sur l’inévitable reportage aux portes d’un centre de passage du bac philo (car le reportage sur le malheureux lycéen privé de bac par les jusqu’auboutistes est venu heureusement renouveler le genre de « l’usager pris en otage »). Pas de chance : les malheureux lycéens ont pris leurs disposition, et se sont faits amener en voiture, constate la reporter sur place. Bref, à 8 heures et deux minutes, aucun hara-kiri à signaler. On imagine la déception.
Combien d’auditeurs auront réagi, tant ils sont habitués à entendre que les grévistes sont « jusqu’auboutistes », et le gouvernement « déterminé » ? Le jour où l’on nous annoncera en titres que des grévistes déterminés s’opposent à un gouvernement jusqu’auboutiste, alors quelque chose aura vraiment changé dans ce pays.
Devant la propagande raffinée de France Inter, celle du brave Aphatie offre une cible presque trop facile. On aurait pourtant tort de la négliger. Elle porte. Au réveil, le matinaute est happé par ce tweet du mutlicartes de RTL et Canal+ :
Tweet Aphatie SNCF
Vous avez bien lu : les cheminots grévistes sont bêtes, et délicieusement masochistes. S’ils acceptent de perdre des jours de salaire en faisant grève, c’est par plaisir ou par bêtise, vu qu’ils ne comprennent rien eux-mêmes aux raisons de leur grève. On les excuse : cette grève est dûe à de sombres manoeuvres de la CGT, ou même « au score du Front de gauche aux européennes » (assure Philippe Lefébure, de France Inter, habituellement mieux inspiré, d’après un tuyau anonyme).
Ils ont des excuses. Si les voix du matin ne comprennent rien à la grève des cheminots, c’est sans doute parce que Aphatie écoute Lefébure, qui écoute Aphatie. C’est aussi parce que les deux parties (les jusquauboutistes et les déterminés) s’ingénient à brouiller les pistes. Commençons par le gouvernement, qui répète sur toutes les ondes que la réforme va réunifier SNCF (les trains trop larges, vous vous souvenez ?) et RFF (les quais à raboter). C’est à la fois vrai et faux. Comme on le relevait ici, la réforme est une réforme à la Hollande, censée être à la fois digestible par Bruxelles et acceptable par les syndicats, et qui vise à gruger gentiment les deux, avec cette fusion qui fractionne, ou cette division qui fusionne.
Quant aux cheminots grévistes, s’ils mettent en avant la qualité du service public (et parfois de manière concrète et convaincante, voir ici), ils sont généralement plus discrets sur le second motif de leur grève, les craintes pour leurs conditions de travail, et notamment leurs amplitudes horaires, craintes tellement fondées que même un brûlot jusqu’auboutiste antigrève comme cet article de Slate est obligé de les mentionner. « Amplitudes horaires », ça ne vous dit rien, ce n’est que du verbiage technocratique ? Alors lisez simplement ce post de blog d’un cheminot (eh oui, mauvaise nouvelle, il y a des cheminots qui bloguent)http://blog.sylvainbouard.fr/pourquoi-je-suis-en-greve/ et si vous le pouvez, faites-le passer à Aphatie. Même lui ne pourra pas faire semblant de ne pas comprendre.

Daniel Schneidermann

Européennes : déclarations le 25 mai de Pierre Laurent et J.Luc Mélenchon

http://www.dailymotion.com/video/x1wpy7z

Elections européennes : l’émission officielle du Front de gauche

http://www.dailymotion.com/video/x1ukz78

Alsthom : la question de la nationalisation – et de la responsabilité du gouvernement de Mr Hollande est posée

alstom
Face au projet de démembrement d’Alstom au profit de l’américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l’allemand Siemens. Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l’intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.
Le gouvernement français n’a pas à accepter que l’issue des enjeux industriels et stratégiques autour d’Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L’Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l’énergie, déconnecté de la branche transport qui n’y résistera pas. Il s’agit donc d’un marché de dupes.
Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l’indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d’Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

Pour mieux comprendre :nationaliser : l’Europe l’interdit-elle? rappel d’un article de la REVUE DU PROJET DE 2013

Avoir le courage de nationaliser
Entretien avec Jacky Hénin*
Léo Purguette : Les salariés de Petroplus revendiquent la nationalisation de leur entreprise. Les règles de l’Union européenne l’interdisent-elles ?
Jacky Henin : D’abord, ce que les salariés réclament est une très bonne chose. Ils proposent ni plus ni moins de rendre à la France sa capacité à être en permanence indépendante. Dans la situation actuelle, c’est tout le contraire : le raffinage dans notre pays est entièrement tributaire du privé. Les salariés savent que face aux décisions des grands groupes déconnectés des intérêts de la population et du pays, des nationalisations doivent intervenir. Quant à l’Europe qu’elle soit d’accord ou pas, le fond du problème n’est pas là. Serait-elle prête à engager un bras de fer avec la France, pays fondateur, important contributeur, peuplé de 65 millions d’habitants ? Il faut avoir du courage et de l’ambition pour notre peuple !
L. P. : Selon vous, l’Union européenne serait donc l’alibi d’une gauche timorée ?
J. H. : C’est plus qu’un alibi puisque la gauche social-démocrate tout en prétendant arrondir les angles, admet, prolonge, renforce les logiques d’austérité prônées sur le plan européen. Cette gauche-là doit comprendre qu’elle mène la France dans le mur en poursuivant sur cette lancée. L’Europe telle qu’elle a été conçue permet un double profit aux capitalistes : en délocalisant les productions hors du continent où elles seront finalement consommées et en domiciliant leur siège dans un pays de l’Union à la fiscalité minime. Résultat : chômage, perte des savoir-faire, dégradation du pouvoir d’achat, désertification industrielle… C’est cela qu’il faut combattre de front, cela implique d’en avoir l’ambition et de s’en donner les moyens. Les nationalisations en font partie.
L. P. : Cela suppose-t-il de changer les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour mobiliser l’argent au service d’une nouvelle politique ?
J. H. : Il ne s’agit pas de modifier quelques méthodes de travail à la marge. Il faut mettre complètement à plat les règles qui régissent la BCE, à commencer par son indépendance. C’est une fumisterie de ceux qui veulent utiliser l’Europe comme une garantie de leurs politiques libérales. La BCE doit être placée sous la responsabilité des politiques et l’ensemble de son action tournée vers l’objectif de soutenir un développement porteur de justice sociale, fiscale et environnementale.
L. P. : Comment imaginez-vous les relations entre les secteurs nationalisés de chaque pays dans une Europe profondément transformée ? Coopération ? Mise en réseau ? Intégration ? Y a-t-il des secteurs qu’il faudrait « européaniser » ?
J. H. : Le secret de la réussite réside dans le principe de coopération. Travaillons, réfléchissons ensemble, c’est ça la clef. Airbus, Ariane Espace, tout ce que l’Europe a produit de mieux c’est dans la coopération qu’elle l’a fait. Si on veut – non pas faire un maximum de fric – mais satisfaire les besoins de 500 millions d’hommes et de femmes qui habitent ce continent, c’est, me semble-t-il, la seule voie.
Assurer à chacune et chacun une vie digne et sortir nos peuples de la crise actuelle qui est celle du système capitaliste, cela passe par la prise de contrôle, dans l’industrie notamment, d’entreprises stratégiques.
Nous sommes dans une situation comparable d’une certaine façon à 1789. Il est temps d’abolir les privilèges qui existent aujourd’hui.

*Jacky Hénin est député européen (PCF), membre de la commission Industrie, recherche et énergie du parlement européen.

La Revue du projet, n° 27, mai 2013
 

HOLLANDE-VALLS : L’AUSTÉRITÉ SANS HÉSITATION

HOLLANDE – VALLS

L’AUSTERITE SANS HESITATION

50 milliards de coupes budgétaires, les cadeaux aux patrons qui continuent, les services publics à la moulinette… plus personne ne peut décemment nommer de gauche le pacte de responsabilité du gouvernement. A l’assemblée nationale, l’hostilité à ce projet a traversé tous les groupes de gauche, y compris le groupe socialiste. Tous les députés Front de gauche et une grande majorité d’EELV ont voté contre. 41 députés socialistes ont refusé de le cautionner. Ce plan n’a pu passer qu’avec la complicité du centre. La droite en a fait l’éloge. Pas étonnant, il s’inscrit dans le droit fil de la politique de Nicolas Sarkozy.

Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

 

A la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l’affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d’une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d’or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d’euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d’égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n’y aura pas  « d’apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d’installer la confiance », c’est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite : celle d’une austérité à perpétuité.

 

CONTRE LA LOI DE LA FINANCE EN FRANCE COMME EN EUROPE

L’HUMAIN D’ABORD

LE 25 MAI VOTONS FRONT DE GAUCHE

 

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