Archive pour janvier, 2016

INTERPELLATION DE NOS ÉLUS : CONFÉRENCE DE PRESSE DU LUNDI 18 JANVIER

Condensé des interventions :

Dans l’Indépendant du 5 janvier, alors que les parlementaires audois étaient interrogés sur leur position concernant l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, notre députée MH Fabre a déclaré vouloir consulter ses électeurs.

Tout en regrettant qu’elle ne l’ait pas fait sur des dossiers comme l’ANI, la loi Macron, etc… l’assem- blée générale des communistes narbonnais a tenu à lui faire connaître ses positions par une lettre ouverte que JPierre Maisterra vous fera passer.

Le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d’une dévire guerrière et sécuritaire. En rupture avec une grande partie de son électorat de gauche,… Hollande veut donner à voir qu’il a de l’autorité. Peu lui importe que cette mesure n’ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c’est la posture politique.

On passe d’une France qui aime avec le mariage pour tous, à un pays qui ne s’aime plus avec la déchéance pour tous ! … D’aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est une nouvelle légitimation de l’extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN.

C’est une remise en cause d’un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. Cette remise en cause est une très vieille « exigence » de l’extrême droite française et seul le régime de Vichy l’a instaurée (loi du 22 juillet 1940). En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française. Où est l’égalité ? Il y aurait des sous- nationaux appelés bi-nationaux ?

Cette mesure traduit aussi un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition il s’agit en fait de se débarrasser des « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances….

Autant dans un premier réflexe sécuritaire une très grande majorité de nos concitoyens ont soutenu cette mesure, autant, avec le recul, une certaine prise de hauteur par rapport aux évènements, de plus en plus font l’analyse qu’une telle mesure est à la fois inefficace et injuste…

Concernant l’état d’urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent et d’une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques se- maines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d’attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu’il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d’assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.

L’application à Narbonne, au stade, provoque des queues sur les trottoirs, générant des situations accidentogènes et plus …
Le pouvoir aggrave la crise de la société  : les événements d’Ajaccio sont venus rappeler combien la société française était malade de ne pas se battre contre les vrais fauteurs de crise économique. Les faiseurs de haine, de racisme et de discriminations, se sentent encouragés aussi bien par la « droite décomplexée » que par un pouvoir socialiste qui en légitime les thèmes comme avec la « déchéance de nationalité ». L’agression inacceptable contre des pompiers appelait une réaction de solidarité légitime. Que celle-ci ait pu être ensuite détournée dans des appels à la haine raciste, alerte sur l’état réel de la société. Banaliser des mesures d’exception au détriment du pouvoir judiciaire, c’est affaiblir la société elle-même au nom de sa protection. On ne protège pas une société en étiolant la démocratie !

Madame Fabre et Mr Courteau se réfèrent à Ferroul, Jaurès, mais dans leurs positions, ils s’en éloignent… Jaurès disait qu’il ne saurait y avoir de laïcité sans justice sociale, droit au travail et à une vie décente… Si on regarde dans l’histoire, ce n’est pas de Blum mais de Daladier que s’inspirent Hollande et Valls, un Daladier qui a détricoté les avancées du Front Populaire pour répondre aux capitalistes de l’époque, comme le font nos dirigeants dits socialistes pour donner des gages au Médef avec la remise en cause des mesures du Conseil National de la Résistance tant sur le droit du travail que sur la sécurité sociale…

Goodyear ou la preuve que selon que vous serez blanc ou noir, riche ou pauvre, résigné ou combatif il y aura une justice de classe différente… …Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide de poursuivre l’action devant les tribunaux …24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve. Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir ! …C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes…

…Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu….
…Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe…

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité de l’action syndicale, ni associative ou politique… Les communistes nar- bonnais feront signer la pétition nous sommes tous des Goodyear sur les marchés dès jeudi…

DÉMOCRATIE : ÉTAT D’URGENCE, DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ :LETTRE OUVERTE À NOS ÉLUS

Madame la Députée, Monsieur le Sénateur

Réunis en assemblée générale, les communistes narbonnais vous demandent instamment de vous opposer à la volonté du Président de la République d’inscrire dans la Constitution le projet de loi de déchéance de nationalité qui va être soumis au Parlement, ainsi que celui de constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Ces projets sont totalement anti-démocratiques dans leur mise en place : les citoyens sont exclus du débat, le Parlement menacé de l’être aussi puisque que le gouvernement voudrait procéder par ordonnance sur la réforme pénale qui est en rapport.

Mais de plus, ces deux mesures, totalement inefficaces contre le terrorisme, seraient porteuses de danger pour les libertés individuelles et collectives, et menaceraient de fait l’État de droit .

Ainsi pour la constitutionnalisation de la loi de déchéance de nationalité :
-cette loi, qui existe déjà dans notre droit, n’a jamais empêché le moindre attentat ni dissuadé le

moindre apprenti kamikaze de passer à l’action.

- le projet de l’inscrire dans la Constitution et de l’étendre aux binationaux y compris « ceux nés Français » n’a pas en vue l’utilité et l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme, mais n’est qu’une posture politique, révélatrice d’une dérive guerrière et sécuritaire inquiétante du gouvernement.

Adopter cette mesure serait contraire à nos principes républicains, à notre histoire, à la place qui devrait être la nôtre au niveau international.

Un pays ne choisit pas ses ressortissants sauf pour les cas de naturalisation.
Il ne peut pas non plus créer d’apatrides en vertu des conventions internationales..
Tout Etat constitué est tenu de conférer une personnalité juridique et une citoyenneté à ses ressortissants sans distinction ni appréciation de leur valeur ou de leur mérite.

-cette remise en question du droit du sol puise aux tréfonds de la droite française la plus xénophobe, depuis le gouvernement de Vichy jusqu’aux premières campagnes lepénistes.

Le droit du sol, à savoir le droit de devenir français sous certaines conditions dès lors que l’on naît en France, est un principe presque aussi ancien que la République et avec laquelle il fait corps.
En remettant en cause ce principe, le gouvernement crée une situation d’inégalité entre les citoyens.

Il rompt ainsi avec les valeurs de la gauche, et avec celles de la Révolution française : impliquant une division indigne de l’Etat de droit entre les « citoyens de souche » et plus de 3

millions de bi-nationaux, légitimant à terme une discrimination entre ces 2 catégories, il constitue un message détestable adressé à des populations qui se voient encore un peu plus stigmatisées et porte atteinte à la cohésion sociale et à l’unité nationale.

De même pour la constitutionnalisation de l’état d’urgence :

-la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent,

et d’une atteinte aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien avec des actes terroristes.

- l’état d’urgence est légitime lorsque l’on ne connaît pas l’ampleur des risques en cours. Mais étendre l’état d’urgence dans la durée comme dans les pouvoirs déstabiliserait de fait

l’État de droit !

- en outre, le projet de loi en discussion prévoit non seulement l’extension de l’état d’urgence, mais aussi de transférer aux autorités de police les compétences du juge d’instruction et du juge des libertés. Ce pouvoir judiciaire offre des garanties procédurales à toute personne suspectée, comme aux victimes –notamment, le débat contradictoire- qui n’ existent pas dans l’état d’urgence. . Or, l’état d’urgence permet d’enfermer, de priver de liberté, d’arrêter toute personne sans jugement, quelque fois sur un simple soupçon, C’est l’ouverture sur l’arbitraire…

La Constitution française est faite pour protéger les citoyens.

Par ses projets, le Président Hollande est en train de la transformer négativement en rendant possibles toutes dérives de nature totalitaire.
Modifier la Constitution qui est notre socle commun mérite des débats, de la réflexion. Cela ne peut se faire dans la précipitation. Inclure dans ce texte fondamental l’état d’urgence revient à nier les principes de base de l’Etat de droit : c’est instaurer un état d’exception permanent.

Et c’est inacceptable !
Les mesures pour assurer la sécurité des français existent : elles sont dans le Code pénal.

Une justice efficace, qui lutte contre le terrorisme doit savoir ce qu’est le terrorisme, et ne pas mélanger des actions syndicales ou militantes avec les vraies attaques terroristes
La lutte contre le terrorisme nécessite de changer de politique étrangère. Il faut rompre avec le recours systématique à l’intervention militaire sans vision politique, productrice de déstabilisation et de chaos sur lesquels se développent les frustrations et les fanatismes… Il faut tourner le dos à une démarche hypocrite privilégiant le commerce des armes à une diplomatie visant à isoler les puissances qui alimentent et instrumentalisent ce terrorisme !

C’est fort de ces principes que nous vous demandons de vous opposer à ces projets…

On ne s’égare jamais dans les valeurs. Au contraire ne les perdons jamais de vue : elles sont les repères indispensables pour éviter de s’égarer en politique !

Pour les communistes narbonnais
- PCF Narbonne, 6 place Belfort, Narbonne -

L’APPEL DES GOODYEAR

L’APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des em- plois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndi- cats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en com- mençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en or- ganisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

Je signe l’appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

NON
LES SYNDICALISTES NE SONT PAS DES DELINQUANTS !

Le ton a été donné dès le début de la législature quand le gouvernement a refusé l’amnistie sociale demandée par les parlementaires communistes.

Depuis quatre ans, d’un côté, un discours fumeux sur « le dialogue social » et de l’autre, une terrible répression pour intimider celles et ceux qui refusent les choix de casse économique et sociale !

Libertés syndicales remises en cause, mises à pied, licenciements, sanctions finan- cières contre des employés -à ERDF par exemple-, arrestations au petit matin comme de vulgaires criminels pour des syndicalistes d’Air France …. et la semaine dernière, une condamnation de vingt-quatre mois de prison dont neuf mois ferme pour huit salariés de Goodyear!

Mais qu’ont fait ces salariés
pour être si lourdement condamnés ?

Comme tout syndicaliste, ils se sont battus pour sauver des emplois…
Ils ont dénoncé la stratégie des actionnaires et des affairistes dont le seul objectif est de s’enrichir au détriment des salariés et des collectivités…
Ils ont contribué à maintenir du lien social face à la désespérance de la perte du tra- vail…

Sept ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec une direction violente et méprisante. Une entreprise fermant ses portes pour s’installer en Russie. Un patronat laissé tranquille par les pouvoirs publics…

Et huit syndicalistes poursuivis par le procureur de la République – c’est à-dire par le gouvernement- alors que les plaintes avait été retirées … pour subir au final un des verdicts les plus lourds de ces trente dernières années: la prison ferme !

Cette condamnation est injuste et inacceptable.

Demandons la relaxe pour les huit salariés de Goodyear !

En cinq jours, plus de cent mille personnes ont signé la pétition…
(voir verso ou sur internet https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l- appel-des-goodyear? Faites comme eux!

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