Nouvelle manifestation à Narbonne : Halte à l’agression israélienne contre le peuple palestinien, protection internationale pour ce peuple assiégé et massacré, dénonciation de l’immobilisme de l’Europe et du gouvernement français

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Samedi 2 août, malgré la pluie, les narbonnais ont répondu à nouveau  à l’appel du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens et des associations qui le composent.

 Rassemblés devant le hall de l’Hôtel de ville, ils ont manifesté leur soutien au  peuple palestinien et  leur horreur devant le massacre qu’Israël est en train de perpétrer avec l’accord tacite des USA, de l’Europe et du gouvernement français.

Après une  prise de parole au nom du Collectif, les manifestants ont défilé jusqu’à la Sous-préfecture, pour exprimer  à nouveau, par la voix de Jean Costadau,  leur mécontentement à l’égard de la position du gouvernement et de ceux qui le soutiennent, et appeler à une nouvelle  manifestation dans les jours qui viennent,  tant que le Cessez-le-feu   et la fin du blocus  à Gaza ne seront  pas prononcés.

Nombreux étaient ceux qui dénonçaient l’attitude du gouvernement, et lui reprochaient de ne plus représenter la France des Droits de l’Homme. Nombreux étaient les slogans pour appeler à la paix et à la justice en Palestine, pour dénoncer les crimes d’Israël et de ses complices à l’égard du peuple palestinien, pour appeler au cessez-le feu à Gaza, à la fin du blocus, au boycott des produits palestiniens.

Un  tract listant les produits à boycotter a été à nouveau distribué, à la demande des manifestants.

 

Ci-dessous la déclaration de Jean-Louis Burgat, au nom du  COLLECTIF NARBONNAIS POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS

Depuis maintenant plus de trois semaines le massacre auquel se livre l’armée israélienne contre la population de Gaza continue dans sa logique implacable qui vise à écraser un peuple, à lui nier tout droit y compris le droit le plus élémentaire à avoir un Etat, à se gouverner.

 Plus de 1 600 morts (dépassant le nombre de tués de l’opération «Plomb Durci» en 2009) ; d’après l’ONU, les 3 quarts sont des civils dont de nombreux enfants. Sept mille blessés, civils, femmes, enfants, toute une population condamnée à errer dans un champ de ruines sous la menace permanente des bombes. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. .Plus de 230 000 réfugiés palestiniens s’entassent par ailleurs dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza.

         Le Premier ministre israélien a prévenu, l’armée est engagée dans une opération de longue durée. Devant un tel déferlement de violence, un tel acharnement criminel, il a fallu le bombardement d’un des centres de l’ONU situé dans une école, mercredi, dans le camp de réfugiés de Jabaliya (nord de la bande de Gaza), pour qu’ Obama, jusqu’alors silencieux, soit obligé de demander un cessez-le feu sans condition, l’ONU  a fait de même.

Mais quelle efficacité peuvent avoir ces appels alors que les USA et leurs alliés ne cessent de reconnaître la prétendue légitimité d’Israël à nier les droits des Palestiniens ?

Les uns et les autres veulent faire oublier que l’armée israélienne est une armée d’occupation, qui a exproprié les Palestiniens de leur terre, qui, de guerre en guerre, a réduit le peuple palestinien à survivre dans des camps, des bouts de territoires qui sont autant de prisons à ciel ouvert. Une telle situation dramatique, humiliante n’est pas la conséquence de la seule volonté de l’Etat sioniste, elle est aussi celle des choix des grandes puissances occidentales, en premier lieu les USA, mais aussi la France et l’Europe. Ces dernières veulent garder le contrôle de la région afin d’y maintenir leur domination,  la présence de leurs multinationales, en particulier celles du pétrole, leurs profits. Leur politique vise l’ensemble des peuples, elle est le prolongement sur la scène internationale de la politique antisociale qu’ils mènent contre les travailleurs et la population.

 

La France des Bouygues et autres Dassault, vieille puissance coloniale, a toujours été au premier rang pour faire ce sale boulot  comme aujourd’hui, ce gouvernement qui a ouvertement pris fait et cause pour Israël, ignorant les droits des Palestiniens au mépris même des résolutions de l’ONU.

 

Emporté par son zèle à complaire à Israël, Hollande et son ministre de l’Intérieur ont lancé une campagne ridicule et minable contre le mouvement de solidarité qui a traversé tout le pays. Le plus honteux de cette campagne  c’est qu’elle ose accuser d’antisémitisme ceux qui militent pour l’arrêt des bombardements et la solidarité avec le peuple palestinien victime d’un véritable massacre. Interdiction de plusieurs mainfestations à Paris, inculpation de militants,…

Jusqu’où ira le gouvernement Hollande-Valls pour museler la parole des militants qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien et mettent en cause la politique criminelle du gouvernement israélien ?

 

Alors oui, nous avons un problème avec l’État d’Israël et l’agression sanglante qu’il poursuit contre les Palestiniens, oui nous avons un problème avec la veulerie du gouvernement  Valls, mais en aucun cas avec les Juifs. Nous nous battons pour les droits des Palestiniens, pour la solidarité des peuples, contre l’antisémitisme et toute forme de racisme, contre la guerre, nous nous battons pour que, demain, juifs, palestiniens, arabes puissent vivre, ensemble, pacifiquement dans une société libre.

Dans la situation inhumaine, le danger de mort permanent vécu par le peuple palestinien, oui, nous avons le devoir d’intervenir.

Nous avons un devoir de solidarité internationale, un devoir d’ingérence : en nous mobilisant massivement pour mettre la pression sur les gouvernements partout dans le monde comme nous avons su le faire du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, pour faire cesser le massacre et faire respecter les droits du peuple palestinien violés en permanence par l’État d’Israël.

 

Pour rappel : les 6 exigences du droit international

- fin de l’agression contre le peuple palestinienn ;

- levée complète du blocus instauré sur Gaza en 2006 ;

- ouverture du poste frontalier de Rafah avec l’Égypte ;

- liberté de circulation à la frontière gazaouie avec Israël ;

- autorisation de pêcher jusqu’à 12 milles marins des côtes ;

- libération des prisonniers palestiniens.

 

Notre solidarité doit être aussi active et déterminée qu’est abjecte la passivité et la complicité de la prétendue « communauté internationale », qui regarde sans rien dire l’Etat d’israël massacrer une fois de plus les palestinien-ne-s. Nous devons nous faire l’écho de cette solidarité et de cette détermination ici en France en amplifiant la mobilisation, en poursuivant les manifestations de soutien et en continuant de développer la campagne BDS -Boycott, Désinvestissement, sanctions- contre Israël, seule à même de briser l’impunité de cet État terroriste.

 

Oui La solidarité avec le peuple palestien est légitime, elle doit se poursuivre et s’amplifier. Gaza on t’oublie pas, Palestine vivra, Palestine vaincra.              

 

 

 

 


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