Archive pour 5 mai, 2014

Alsthom : la question de la nationalisation – et de la responsabilité du gouvernement de Mr Hollande est posée

alstom
Face au projet de démembrement d’Alstom au profit de l’américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l’allemand Siemens. Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l’intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.
Le gouvernement français n’a pas à accepter que l’issue des enjeux industriels et stratégiques autour d’Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L’Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l’énergie, déconnecté de la branche transport qui n’y résistera pas. Il s’agit donc d’un marché de dupes.
Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l’indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d’Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

Pour mieux comprendre :nationaliser : l’Europe l’interdit-elle? rappel d’un article de la REVUE DU PROJET DE 2013

Avoir le courage de nationaliser
Entretien avec Jacky Hénin*
Léo Purguette : Les salariés de Petroplus revendiquent la nationalisation de leur entreprise. Les règles de l’Union européenne l’interdisent-elles ?
Jacky Henin : D’abord, ce que les salariés réclament est une très bonne chose. Ils proposent ni plus ni moins de rendre à la France sa capacité à être en permanence indépendante. Dans la situation actuelle, c’est tout le contraire : le raffinage dans notre pays est entièrement tributaire du privé. Les salariés savent que face aux décisions des grands groupes déconnectés des intérêts de la population et du pays, des nationalisations doivent intervenir. Quant à l’Europe qu’elle soit d’accord ou pas, le fond du problème n’est pas là. Serait-elle prête à engager un bras de fer avec la France, pays fondateur, important contributeur, peuplé de 65 millions d’habitants ? Il faut avoir du courage et de l’ambition pour notre peuple !
L. P. : Selon vous, l’Union européenne serait donc l’alibi d’une gauche timorée ?
J. H. : C’est plus qu’un alibi puisque la gauche social-démocrate tout en prétendant arrondir les angles, admet, prolonge, renforce les logiques d’austérité prônées sur le plan européen. Cette gauche-là doit comprendre qu’elle mène la France dans le mur en poursuivant sur cette lancée. L’Europe telle qu’elle a été conçue permet un double profit aux capitalistes : en délocalisant les productions hors du continent où elles seront finalement consommées et en domiciliant leur siège dans un pays de l’Union à la fiscalité minime. Résultat : chômage, perte des savoir-faire, dégradation du pouvoir d’achat, désertification industrielle… C’est cela qu’il faut combattre de front, cela implique d’en avoir l’ambition et de s’en donner les moyens. Les nationalisations en font partie.
L. P. : Cela suppose-t-il de changer les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour mobiliser l’argent au service d’une nouvelle politique ?
J. H. : Il ne s’agit pas de modifier quelques méthodes de travail à la marge. Il faut mettre complètement à plat les règles qui régissent la BCE, à commencer par son indépendance. C’est une fumisterie de ceux qui veulent utiliser l’Europe comme une garantie de leurs politiques libérales. La BCE doit être placée sous la responsabilité des politiques et l’ensemble de son action tournée vers l’objectif de soutenir un développement porteur de justice sociale, fiscale et environnementale.
L. P. : Comment imaginez-vous les relations entre les secteurs nationalisés de chaque pays dans une Europe profondément transformée ? Coopération ? Mise en réseau ? Intégration ? Y a-t-il des secteurs qu’il faudrait « européaniser » ?
J. H. : Le secret de la réussite réside dans le principe de coopération. Travaillons, réfléchissons ensemble, c’est ça la clef. Airbus, Ariane Espace, tout ce que l’Europe a produit de mieux c’est dans la coopération qu’elle l’a fait. Si on veut – non pas faire un maximum de fric – mais satisfaire les besoins de 500 millions d’hommes et de femmes qui habitent ce continent, c’est, me semble-t-il, la seule voie.
Assurer à chacune et chacun une vie digne et sortir nos peuples de la crise actuelle qui est celle du système capitaliste, cela passe par la prise de contrôle, dans l’industrie notamment, d’entreprises stratégiques.
Nous sommes dans une situation comparable d’une certaine façon à 1789. Il est temps d’abolir les privilèges qui existent aujourd’hui.

*Jacky Hénin est député européen (PCF), membre de la commission Industrie, recherche et énergie du parlement européen.

La Revue du projet, n° 27, mai 2013
 

HOLLANDE-VALLS : L’AUSTÉRITÉ SANS HÉSITATION

HOLLANDE – VALLS

L’AUSTERITE SANS HESITATION

50 milliards de coupes budgétaires, les cadeaux aux patrons qui continuent, les services publics à la moulinette… plus personne ne peut décemment nommer de gauche le pacte de responsabilité du gouvernement. A l’assemblée nationale, l’hostilité à ce projet a traversé tous les groupes de gauche, y compris le groupe socialiste. Tous les députés Front de gauche et une grande majorité d’EELV ont voté contre. 41 députés socialistes ont refusé de le cautionner. Ce plan n’a pu passer qu’avec la complicité du centre. La droite en a fait l’éloge. Pas étonnant, il s’inscrit dans le droit fil de la politique de Nicolas Sarkozy.

Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

 

A la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l’affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d’une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d’or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d’euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d’égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n’y aura pas  « d’apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d’installer la confiance », c’est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite : celle d’une austérité à perpétuité.

 

CONTRE LA LOI DE LA FINANCE EN FRANCE COMME EN EUROPE

L’HUMAIN D’ABORD

LE 25 MAI VOTONS FRONT DE GAUCHE

 

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