Archive pour février, 2014

AU PARLEMENT EUROPÉEN : Patrick Le Hyaric : « L’AIDE ALIMENTAIRE SAUVÉE »

aide-alimentaire-sauvée-2-1100x450Le Parlement a adopté aujourd’hui le maintien des financements de l’aide alimentaire européenne.
 
Ce vote représente la fin d’un long processus et d’une bataille politique intense contre ceux qui voulaient réduire ou même supprimer l’aide alimentaire au nom de l’austérité budgétaire. Ce programme qui bénéficie pourtant à plus de 18 millions d’européens devait faire l’objet de coupe drastique de 500 à 350 millions d’euros par an, soit un milliard en moins pour les sept prochaines années.
 
En commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales, où j’ai suivi ce dossier pour mon groupe, et en coordination avec Younous Omarjee qui faisait de même en commission du développement régional, nous nous sommes battus pour maintenir ces financements, mais aussi contre le fatalisme de ceux qui s’accommodaient de cette perte pour les 240 banques alimentaires dépendantes de ces fonds.
 
En portant ce dossier jusqu’en plénière, en juin dernier, nous avons obtenu un positionnement fort du Parlement pour son maintien et une simplification du nouveau Fond européen d’aide au plus démunis, le FEAD. Ce travail, à l’écoute et avec le soutien des organisations de solidarité est désormais mené à son terme avec ce vote. En validant ces négociations avec les représentants des gouvernements européens ce sont donc les nouveaux cadres du FEAD qui sont actés et surtout ses financements.
 
Je me félicite de ce vote qui vient accorder à toutes les organisations de solidarité européennes l’assurance de financements européens jusqu’en 2020.

VÉNÉZUELA : À QUOI JOUENT LES USA ? VIDÉO DE JEAN ORTIZ

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UKRAINE : LE VRAI CARBURANT DU SOULÈVEMENT

Kiev (Ukraine),  de l’envoyé spécial de l’Humanité Vadim Kamenka

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Si une majorité d’Ukrainiens ont soutenu le mouvement qui a conduit à la destitution, samedi, du président Ianoukovitch, la détresse sociale fut au centre du mécontentement politique. C’est elle qui a porté ces aspirations au changement que l’on retrouve dans toutes les conversations.

Barricades par dizaines, un sol noir de suie, la chaussée détruite, les bâtiments entièrement brûlés, les stigmates des affrontements transparaissent toujours sur la place Maidan, l’épicentre du soulèvement contre le président Viktor 
Ianoukovitch, depuis trois mois. Les gens sont descendus par dizaines de milliers, hier, pour y déposer des fleurs rouges et s’y recueillir en 
mémoire des morts (60 depuis mardi). « On ira jusqu’au bout », promet Vassili, quarante-deux ans.

La chute du président, le retour au régime parlementaire, la libération d’Ioulia Timochenko, des élections anticipées, qu’attendent de plus ces citoyens mobilisés depuis des semaines ? « Nous payons nos impôts, nous travaillons et la seule chose que l’on a vu évoluer, ces dix dernières années, ce sont les fortunes des oligarques », explique Vassili, écœuré par tous les dirigeants qui se sont succédé depuis la révolution orange de 2004. La plupart des Ukrainiens n’ont pas oublié que le contexte social et économique n’a jamais évolué avec les « orangistes », au pouvoir jusqu’en 2010, puis avec 
Viktor Ianoukovitch. Pour une partie de la presse, derrière ces événements, on assiste encore à une bataille entre oligarques.

Une véritable paupérisation

« Un clan qui a fait sa fortune dans l’industrie et les finances contre un autre, les groupes dominants de l’est, plus proches de la Russie, contre d’autres groupes implantés à l’ouest », souligne la version ukrainienne du quotidien Kommersant. L’accord avec l’opposition est survenu quand Rinat Akhmetov, l’homme fort de Donetsk avec son groupe, System 
Capital Management (extraction du charbon, métallurgie, banque, médias), et les autres milliardaires proches du pouvoir, Dmytro Firtash, Sergueï 
Taruta et Sergueï Levochkin, de la société RosUkrEnergo, ont lâché le chef de l’État. « Les gens ont véritablement envie que les choses changent. Hélas, les mêmes hommes politiques vont-ils entreprendre des réformes sociales, économiques et juridiques pour que la corruption cesse et que les salaires soient versés ? J’en doute », s’interroge le député de 
Donetsk, Vladimir Bidievka, membre du Parti communiste ukrainien (PCU). L’Ukraine a connu une véritable paupérisation ces dernières années. La crise l’a accélérée.

Cette faillite sociale avec un chômage qui ne cesse de grimper (10 % officiellement), 40 % de sa population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, un salaire moyen de 250 euros et des retraites sous les 90 euros. « Alors que pour la majorité de la population, rien ne change, les prix du gaz, de l’électricité, des logements, eux, augmentent. Et avec la faillite, on va devoir faire encore des efforts. Nous sommes en train de suivre le chemin de la Grèce. On va vendre aux multinationales toutes nos richesses : nos industries, les oléoducs et gazoducs, les terres fertiles et une main-d’œuvre qualifiée », analyse l’économiste Oksana Antotchenko.

Une extrême droite très active

Les régions les plus pauvres sont les régions rurales à l’ouest, d’où sont partis les soulèvements. Malgré ses terres fertiles (tournesol, betterave à sucre), le secteur agricole a été particulièrement touché, depuis 2008, par la crise. « Forcément, les gens ont cru que le partenariat économique avec l’UE résoudrait tous leurs problèmes et mettrait fin au chômage, à la corruption et à la destruction des acquis sociaux », constate Vladimir Bidievka. Cette partie de l’Ukraine proche de la 
Pologne, qui a majoritairement voté pour les partis de l’opposition et l’extrême droite Svoboda, a eu le soutien d’un allié de circonstance, « le voisin polonais », juge le quotidien économique Kommersant. « La Pologne aurait énormément de choses à perdre si jamais l’Ukraine se tournait vers un partenariat économique avec la Russie. L’ouverture des frontières et la fin des visas lui assureraient une main-d’œuvre peu coûteuse. C’est d’ailleurs déjà en partie le cas. » D’autres économistes avancent le peu de modernisation du pays, encore trop centré sur son industrie qui a peu évolué depuis la chute de l’URSS et repose sur les mêmes secteurs (fer, acier, chimie) et des ressources minières importantes (fer, uranium, charbon). Pourtant, son entrée dans le XXIe siècle est marquée par une croissance à deux chiffres. « Le futur pouvoir doit réussir, sinon les Ukrainiens, qui sont dans une situation de détresse sociale profonde, sombreront dans le chaos », conclut 
Anatolii Sokoliouk.

Les locaux du PC dévastés. Le siège du Parti communiste d’Ukraine (KPU), à Kiev, a été saccagé par des manifestants. Les tags sur le bâtiment accusent les communistes d’être des « criminels », des « assassins » ou des « esclaves de (Viktor) Ianoukovitch ». Le KPU a pourtant pris ses distances avec le président ukrainien au début des manifestations en demandant « la fin de l’usage de la force », condamnant la répression et exigeant que la politique étrangère d’intégration 
de l’Ukraine soit soumise à référendum.

Lire aussi :

L’UE ne promet pas la lune aux manifestants… juste la Grèce
Ioulia Timochenko, une oligarque entrée en politique
Trois défis à relever d’urgence

CASSE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE

 

catalog-cover-iconPlusieurs milliers de cheminots ont convergé hier à Strasbourg. Ils ont saisi les eurodéputés de leur opposition à la libéralisation des transports de voyageurs que propose Bruxelles. Ce serait une source de danger pour les passagers et de précarité pour les salariés. « Nous allons combattre au Parlement européen ce 4e paquet ferroviaire », a lancé hier devant les cheminots européens rassemblés à Strasbourg Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, député au Parlement européen (GUE). « La mise en concurrence, qu’on nous présente comme un gage de baisse des prix est un leurre. Nulle part l’ouverture à la concurrence n’a fait baisser les prix, mais elle a diminué la qualité du service, nous avons besoin de plus de coopération ».

 

 

UKRAINE : un article de Jean-Paul Piérot

C’EST QUAND

LA RÉVOLUTION ?ioulia_0

Les quatre-vingt-deux morts du Maïdan auront donc emporté Viktor Ianoukovitch. La confrontation avait atteint un point de non-retour. Lâché progressivement par les oligarques qui l’avaient fait roi, le président aujourd’hui déchu n’avait plus d’autre choix que la fuite s’il voulait éviter d’avoir à rendre des comptes après un tel désastre. Les manifestants qui occupent le centre de Kiev depuis trois mois et, au-delà d’eux, une large frange de l’opinion publique de cette ex-république soviétique de 46 millions d’habitants ont le sentiment d’avoir remporté une victoire.

Mais peut-on évoquer à ce stade une révolution ? En aucune manière, si le résultat d’un tel bras de fer se résume au remplacement de Viktor Ianoukovitch, l’homme lige de Rinet Akhmetov, le patron du consortium SCM Holdings (industries minières et sidérurgiques, assurances et banques), par Ioulia Timochenko, qui a bâti sa fortune sur la distribution du gaz. Depuis 2004, année de la « révolution orange », c’est le même match qui se rejoue, opposant les deux clubs de milliardaires tour à tour au bénéfice des uns puis des autres. Le petit peuple de supporters n’a jamais vu sa situation s’améliorer. Salaires de misère, retraites de survie, chômage massif du plus grand nombre cohabitent avec l’insolente richesse d’une petite partie de la population qui a bénéficié à son seul profit des privatisations opérées au lendemain de la disparition de l’Union soviétique, en 1991.

Comme en Russie avec Boris Eltsine, en Ukraine avec Leonid Kravtchouk, tous deux auparavant dirigeants soviétiques, la transition au capitalisme fut conduite de manière à permettre l’accaparement des titres de propriété par un petit nombre de « nouveaux riches » qui amassèrent des fortunes colossales à vil prix sur les plus grandes unités de production de l’ère soviétique. Au début des années 1990, des salariés, des retraités indigents revendaient dans les couloirs du métro les actions de quelques roubles qu’ils avaient reçues de leurs entreprises privatisées. Ainsi s’est constituée sur les dépouilles de l’URSS une société fortement polarisée et on a vu l’émergence d’une classe d’affairistes dont les oligarques constituent l’aristocratie. Cette division traverse toute la société ukrainienne aussi bien à l’ouest, que l’on dit plus tourné vers l’Occident, qu’à l’est et au sud, plus proches culturellement de la Russie. C’est donc sur le terrain social, sur des revendications d’une plus juste répartition des richesses, de droits sociaux que le monde du travail, la jeunesse peuvent se retrouver et écarter les tentations de partition qui taraudent certains intérêts et des courants nationalistes, à l’extrême droite notamment. Si le peuple ukrainien poursuit sa mobilisation dans cette voie, une révolution dans l’ère postsoviétique est possible, et pas seulement en Ukraine, chacun le comprendra.

De même, l’opposition entre l’appartenance de l’Ukraine à l’Europe, et donc une coopération avec l’Union européenne, et sa proximité avec la Russie ne peut conduire qu’à une impasse dangereuse. Ces deux réalités sont incontournables. On ne construit pas la géopolitique sur des chimères. Ainsi, l’UE ne saurait se comporter en masque avenant de l’Otan qui « est un ami du peuple ukrainien », a cru bon de souligner le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen. Un clin d’œil qui ne peut qu’énerver Moscou alors que la flotte russe mouille en Crimée au terme d’un accord russo-ukrainien. Les relations entre l’UE et ses voisins européens à l’est doivent se débarrasser des hardes de la guerre froide. Ce serait aussi une révolution.

Lire aussi :
Ce lundi dans l’Humanité: Ukraine, le vrai carburant du soulèvement
L’Ukraine face au spectre de la partition

Conférence de presse sur les déplacements à Narbonne : Vidéo

DÉPLACEMENTS « circulation, transports…) à NARBONNE : conférence de presse de Jean-Pierre Maisterra le 23 février 2014

                               

Nous avons choisi de vous présenter notre réflexion et nos propositions sur les déplacements au niveau de la ville de l’agglomération car en traitant ce problème, nous nous sommes aperçus que ce dossier nous amenait de fait à  imaginer la ville en devenir, la ville en projet avec ses pesanteurs présentes et ses défis d‘avenir….

 

Ces pesanteurs sont liées à des erreurs:

           - des erreurs durbanisme avec une extension de la ville sans vision d’ensemble: des lotissements se sont accolés à d’autres lotissements sans service public, sans commerce de proximité notamment mais pas seulement dans le secteur sud multipliant la nécessité des déplacements en voiture pour accompagner les enfants à l’école en centre ville, pour faire la plus petite course, etc, etc…

   Pour réduire les déplacements, il est nécessaire de repenser ces secteurs en quartiers avec des services de proximité.

           - des erreurs de gestion: toute tentative de régler les problèmes de circulation en ville sans tenir compte des déplacements – en particulier habitat/travail- au niveau de l’agglo ne peut qu’échouer. C’est ce qui s’est passé en 2007 et 2009 . Les deux plans de circulation coûteux ( on parlait de 1,5 à 2 millions pour le dernier) n’ont rien résolu!

            -le défi: réduire progressivement la place de la voiture dans les déplacements surtout en ville et encore plus en coeur de ville, asphyxié par les difficultés de stationnement pour les habitants, pour ceux qui y viennent travailler, pour les clients des commerces…

 Trois axes de propositions

 

   1) sappuyer sur lexistant mais le transformer

 

       – Actuellement , un point noir de la circulation est le boulevard Maraussan – La Mayolle, saturé à certains moments de la journée par le flux des véhicules l’utilisant comme rocade.

        Dans ce secteur, l’évitement de la ville peut être encouragé en imposant la gratuité de lautoroute entre les sorties Sud et Est, la transformant ainsi en déviation en prolongement de la future rocade Est.

 

(Nous disons bien gratuité imposée au nom de l’intérêt général et non une nième forme d’abonnement coûteuse pour la collectivité: ce qui existe pour Montpellier peut bien être obtenu pour Narbonne)

 

       – Deuxième situation : lutilisation du ferroviaire dans ces déplacements habitat/travail ou habitat/établissement scolaire

 

Il y a l’exemple du Ginestacois:

C’est un bassin de 20 000 habitants.

Chaque jour, 1 000 élèves font le trajet sur Narbonne.

Chaque jour, 4 500 salariés viennent travailler à Narbonne.

Chaque jour, l’INSEE estime à 12 000 les véhicules qui empruntent cette route

Vous voyez l’enjeu: faire que le ferroviaire capte une partie de ce flux..

 

Pour cela, il faut remettre en état la ligne Bize-Narbonne: il faut interpeller l’Etat et la Région. C’est de leur responsabilité. Mais si la collectivité ne les interpelle pas, personne ne le fera!

Mais il faut aussi mettre en place au niveau de la gare ce qu’on appelle une multimodalité c’est-à-dire cette liaison entre le train, le bus de ville, le bus de l’agglo…(Patrick)

 

Pour résoudre efficacement ce problème des déplacements en se plaçant dans une perspective de transition écologique, il faut être ambitieux et mettre les autorités publiques devant leurs responsabilités

 

      2) répertorier les points noirs de circulation et les solutionner par de nouveaux aménagements.

 

Et pas besoin d’avoir recours systématiquement à des cabinets d’étude mais seulement s’appuyer sur l’intelligence et la réflexion des Narbonnais…

 

         – Premier point noir. Sortie sud, le pont qui enjambe le voie ferrée: la chaussée se rétrécit passant de 4 voies à 2 voies d’où évidemment un ralentissement quotidien quand le flux des voitures devient important.

          Cet étranglement pose un problème de sécurité pour les véhicules de secours se rendant à l’hôpital

Faire passer le pont à 3 voies et dans le même temps assurer et sécuriser les déplacements piétons avec des passerelles (Patrick)

 

          – Deuxième point noir. Avenue Carnot avec les difficultés de pénétrer dans lespace gare certains jours et à  certaines heures. En s’inspirant de ce qui s’est fait à Béziers (voie d’accès directe) et avec une coopération avec RFF propriétaire de l‘espace à aménager, on peut solutionner efficacement (Patrick)

 

   Toute ces propositions sont issues de nos rencontres citoyennes: il y a dans cette ville de la réflexion et des propositions sans passer par de coûteux cabinets d’étude comme c’est le cas depuis quelques années!

 

  3) préparer dès aujourdhui le Narbonne de demain

 

        en proposant des alternatives à la voiture pour se rendre en ville avec des parkings aux entrées de la ville avec des navettes gratuites, régulières et fréquentes pour rejoindre le cœur de ville( Avignon..)

 

       en instituant la gratuité des transports en commun afin de favoriser son usage . Nous avons répertorié 23 villes (Aubagne, Castres, Figeac…) ayant opté pour la gratuité des transports publics. Toutes font le même constat: une hausse progressive mais importante de la fréquentation de ce mode de déplacement.

 

       en mettant en place un réseau cohérent de pistes cyclables: cela n’a pas été une priorité ces six dernières années!

 

Toutes ces dispositions doivent s’inscrire dans le temps car elles se déclinent avec un changement d’habitude dans l’utilisation des modes de déplacement…

 Financement de certaines de ces mesures: voir les propositions de la Cgt (Patrick)

Élargissement et modulation du versement transport des entreprises en fonction du chiffre d’affaires et non de la masse salariale

Recours aux fonds européens

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DOUBLE SCANDALE : FR3, CHAINE PUBLIQUE CENSURE LA LISTE « NARBONNE À GAUCHE »!

 

   Ce samedi 22 février, FR3 Languedoc-Roussillon organisait un débat sur l’élection municipale de Narbonne.

   Quatre listes étaient invitées, deux étaient écartées sous des prétextes divers dont la nôtre  « Narbonne à gauche »

   Malgré une intervention, la direction de FR3 n’a pas daigné répondre à ma protestation et a maintenu sa décision.

   L’invitation sélective ne pouvait se traduire que par un débat amputé et appauvri: des propositions, des réflexions, des positionnements ne seraient pas entendues!

 

    Pour compenser, FR3 me propose d’être interviewé. Les 3 questions au coeur du débat me seraient posées : une sur le sens politique de notre présence à cette élection, la deuxième sur l’emploi et l’économie, la dernière concernant le quartier de Bourg..

    Un rendez-vous est pris avec une équipe de FR3 Carcassonne.

L’interview se fait à ma demande, dans le quartier même de Bourg, sur la place Cassaignol: il dure quinze minutes pour, m’annonce-t-on, en garder trois: une minute par réponse!

 

    Résultat: au moment de l’émission, mes « propos différés » se réduisent à 45 secondes!

     Rien sur l’emploi, rien sur la fermeture de la librairie Chapitre, rien sur le site ferroviaire, rien sur nos propositions économiques au niveau de l‘agglomération, rien sur le quartier du centre-ville, rien sur les services publics, sur la concertation …. tout cela censuré! 

     C’est grave surtout émanant d’une chaîne publique!

 

   Quant au reste, heureux ceux qui n’ont pas regardé ce semblant de débat… Ils n’ont rien perdu : propos inaudibles et cacophonie sur le plateau!

 

 Jean Pierre Maisterra

Pour la liste « Narbonne à gauche »

 

MARCHÉ TRANSATLANTIQUE : C’EST TROP GRAVE : LE PEUPLE DOIT ÊTRE CONSULTÉ!

De Patrick Le Hyaric, député européen, vice-président  du groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen130830-obama-hollande-1-1100x450

   C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis. Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ». Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ?

   De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’Etat, en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait. Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.
 
   Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA, ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses fiscales dont bénéficient des groupes comme Google.

   Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore.

En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide », M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration commune, le réclamaient. Tout comme à « l’European américan business concil » (EABC) ou conseil des affaires Europe – Amérique qui regroupe des dizaines de grandes sociétés industrielles et bancaires et au « Transatlantic business Dialogue » qui, côté américain comme européen, réunit les principales firmes transnationales.

   Jamais jusqu’ici, le Président de la République n’a parlé en France du projet de marché unique transatlantique à la télévision ou au cours d’une réunion publique. Voici qu’il le fait aux Etats-Unis devant M. Obama et le monde des affaires, après avoir cosigné, le jour de son arrivée sur le continent nord-américain, une tribune commune avec le président nord-américain.
 
   Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes.

Il poursuit plusieurs buts : tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires, alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti, les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.
 
   Le second objectif de ce « marché unique transatlantique » vise, pour les pays occidentaux, à tenter de reprendre leur domination sur le monde face aux pays émergents comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et l’Indonésie. Ce projet,c’est le marché capitaliste, avec l’OTAN comme gardien contre les souverainetés populaires.

Ce projet, c’est la création d’un « marché intérieur transatlantique » contre l’existence même d’une autre construction européenne.

   Et pour faire accepter tout cela, pour torpiller définitivement nos services publics, pour nous faire accepter le bœuf aux hormones et les poulets au chlore ou pour accaparer toutes nos données personnelles via les géants de l’internet, ils ont inventé le missile destructeur de toute souveraineté des Etats, des Parlements et même des gouvernements : la création d’un tribunal arbitral privé où les sociétés multinationales seront juges et parties.

Elles pourront attaquer les Etats quand un système de protection environnemental ou social entravera leurs intérêts. Ce serait définitivement le triomphe de la loi de l’argent contre la loi du peuple. Ce serait une dictature sans chars dans les rues, sans généraux casqués et bottés au pouvoir. Il existe déjà de tels exemples à partir d’accords de libre-échange existants. Ainsi, la firme Philip Morris porte plainte contre l’Australie, parce que ce pays restreint le commerce du tabac. Le groupe multinational Novartis poursuit l’Inde pour la contraindre à cesser la production de médicaments génériques.
 
De même, demain, si la France refusait le bœuf ou le lait aux hormones nord-américains, telle ou telle culture de végétaux modifiés génétiquement, l’exploitation de gaz de schiste, ou encore le maintien d’un salaire de base pour une durée limitée du temps de travail, des firmes multinationales pourraient poursuivre l’Etat et imposer leurs choix. C’est très grave !
 
      M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse :

« Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces et de crispations ».

Quel terrible aveu !

Quelle négation de la démocratie! Cela ressemble à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. Nous réclamons, une nouvelle fois, la transparence sur les négociations en cours. Nous demandons à F. Hollande et au gouvernement de mettre à disposition de nos concitoyens le texte du mandat de négociation de la Commission européenne, ainsi que toutes les expertises produites par chacun des ministères sur les conséquences d’un tel marché transatlantique. Nous demandons aux médias d’organiser des débats publics sur ce sujet. Chaque ville, département, région, peut voter, comme l’a fait le Conseil régional d’Ile-de-France, sur proposition des élus du Front de gauche, des motions réclamant le retrait de ce projet.
 
   Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de le rejeter. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des prochaines élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour les listes soutenues par le Président de la République, ni l’abstention ou le vote d’extrême-droite ne permettront de créer un rapport de force en ce sens.

Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision.

Alexis Tsipras, candidat à la présidence de la Commission Européenne, au siège du PCF

http://www.dailymotion.com/video/x1b292w
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