Archive pour mars, 2013

Le 8 mars 2013 à Camplong-d’Aude: une belle leçon de politique !

Le 8 mars 2013 à Camplong-d'Aude: une belle leçon de politique !  dsc_000941

 

Ce que nous avons entendu à cette soirée à Camplong, avec nos amis ANDRÉ CHASSAIGNE  député  GDR du Puy de Dôme, SERGE LÉPINE maire CRC de Camplong d’Aude,  JEAN-FRANÇOIS VOGUET maire CRC de Fontenay-sous-bois, tranche singulièrement avec ce que nous entendons tous les jours et qui contribue à nous écoeurer de la politique?

 

DES ACTES CONCRETS

Pour les élus présents pour fêter avec Serge ses  30 ans de Maire de la  commune, -et de maire communiste !-, il y a une question première à se poser : en quoi peut bien être utile un Maire communiste ?

Plutôt que de grands discours, ils ont fait état de leurs expériences :

développer des logements sociaux…permettre à des enfants de familles en difficulté de partir en vacances…créer des centres de santé sans ticket modérateur…conserver et défendre les services publics…consulter largement pour prendre en compte les besoins et aider ceux qui souffrent de plus en plus du fait de la crise, rassembler, débattre, car des questions nouvelles se posent, sur le grand âge, la réforme démocratique de l’Ecole, la démocratie !  Pour cela, travailler en équipes, se confronter à la réalité et ne pas rester dans les stratosphères  des états-majors !

UNE DEMARCHE CONSTRUCTIVE

André, avec son enthousiasme communicatif, a bien montré en quoi les députés et sénateurs du Front de gauche sont utiles pour faire bouger les choses, à l’Assemblée et au Sénat.

Intervenir, proposer des amendements pour éviter de faire porter la crise sur les populations de plus en plus touchées : voilà leur utilité, leur leit-motiv. Et si les amendements sont refusés, alors, refuser de voter les lois. Déposer de nouveaux projets de lois, intégrant les propositions nouvelles faites dans les entreprises par les travailleurs en lutte : faire avancer l’idée qu’il y a une alternative à la crise, qu’on pourrait faire autrement.

Certaines lois, qu’ils ont pu amender, ont été votées. Pour d’autres, cela n’a pas été possible.

Par exemple, pour le budget, pour la loi de financement de la Sécurité sociale,  pour la loi sur l’énergie… la bataille n’a pas permis d’améliorer la loi, et nos députés ne l’ont pas votée…Mais les lois sont passées : preuve que sans mouvement social, sans luttes, on ne peut changer…

Par exemple, pour l’Accord Inter-Professionnel  voulu par le Medef, qui va être l’objet d’un vote au Parlement : André Chassaigne a assuré  qu’ils allaient lui  « faire la guerre », parce c’ est un accord lamentable, désavoué par une majorité de représentants des travailleurs. André vient d’ailleurs de demander au ministre de le retirer. Là aussi, c’est dans la rue que la bataille peut être gagnée…

FAITES LA DIFFERENCE

Les combats de nos élus pour faire prendre en compte le point de vue de ceux qui ont voté pour le gouvernement actuel et qui ne sont pas entendus tranchent avec la passivité des députés majoritaires à l’Assemblée qui se contentent de reproduire des « copiés-collés » des maîtres à penser qui là-haut nous gouvernent, sourds à la situation de la majeure partie de la population.

Nous avons eu l’exemple de notre élue locale, Mme Fabre, le soir de la manifestation du 5 mars.  En réponse aux participants venus l’interpeller sur la nocivité de l’A.N.I. elle n’a su que répéter les propos lénifiants du  rapporteur socialiste du texte publiés dans le Monde du même jour…

DES ELUS UTILES……SURTOUT SI ON INTERVIENT

Oui, il faut l’affirmer : nous avons besoin d’élus communistes, d’élus du Front de gauche, d’élus qui se battent , qui témoignent pour leurs administrés, et qui fassent les lois pour ceux qui les ont élus, et non pour le Medef, le patronat, et la droite !

Et dans l’immédiat, nos élus ne pourront faire bouger les choses que s’il y a un grand mouvement social.

Il est de la responsabilité de tous,  organisations politiques, syndicales, associations, citoyens,  de travailler  ensemble !

 

Jacqueline Rougier

 

HÔPITAUX PUBLICS : LA SAIGNÉE!

 

 

 

Il y a des annonces qui font froid dans le dos…

Trente cinq mille emplois supprimés dans les hôpitaux français en 2013 , quinze mille autres en 2014 !

Ce n’est pas nous qui l’affirmons mais la Fédération hospitalière de France, porte-parole des hôpitaux publics, qui alerte …

Mais rien d’étonnant pour celles et ceux qui se sont opposés – comme les députés et sénateurs du Front de gauche – à la loi de finance de la Sécurité sociale, votée au Parlement en automne dernier .

La Fédération hospitalière de France ( F H F ) a fait ses comptes . La croissance prévisible des charges des hôpitaux sera de + 3,5 % à effectif constant . Le gouvernement  annonce une baisse des tarifs pris en charge par la Sécu de  – 1,7 % . Selon la F H F , « il résultera mécaniquement de ces décisions soit une forte aggravation du déficit des hôpitaux, soit une suppression d’effectif de l’ordre de 35 000 postes » alors que le volume d‘activité de ces mêmes hôpitaux s‘accroît !

Cette nouvelle réduction drastique des personnels hospitaliers fera suite aux 50 000 emplois déjà supprimés ces cinq dernières années .

Cela se traduira par des départs à la retraite non remplacés, une aggravation des conditions de travail déjà difficiles et une détérioration des conditions d’accueil et de soin !

Par contre, les cliniques lucratives privées sont traitées différemment :

leurs tarifications « sécu » ne baissent que de 0,5 % et elles pourront profiter, contrairement aux hôpitaux, de 500 millions de crédit d’impôt !

Il y a danger pour le système public de santé !

Il est temps de le sortir de la logique d’austérité !

 

Article PCF Narbonne, communiqué à la presse le 28 février 2013

 

Initiative du Front de gauche 28 février 2013 à Narbonne: tous d’accord pour dire non à L’A.N.I. !

 

Citoyens, organisations syndicales et politiques, associations, ont été invités  à se pencher sur le fameux « Accord National Interprofessionnel », conclu par le patronat dont le Medef et 3 syndicats minoritairesLe débat

 

Après lecture et décryptage préalables par quelques intervenants de plusieurs articles suivis de débats, force a été de conclure à l’aspect dangereux de cet accord : non seulement il  ne sécuriserait  pas l’emploi, mais il imposerait une régression sociale considérable pour les salariés, en faisant exploser le Code du travail et les droits sociaux.

Quelques extraits  du débat :

Un moment de la lecture et du décryptage

- une dénonciation de l’esprit du texte: seule la baisse à tout prix du « coût du travail », est prise en compte : comme si elle était facteur freinant la compétitivité des entreprises ! (en « oubliant »  frais financiers, augmentation des dividendes versés aux actionnaires, absence d’investissements dans la production et la recherche qui pèsent lourdement sur la compétitivité et en « oubliant » que sans travail, il n’y aurait aucune production de richesse !)

-la mobilité imposée: les patrons pourraient proposer aux salariés des mobilités qui ne sauraient être acceptables, et pourraient ainsi les licencier !

-la possibilité pour les patrons d’imposer des baisses de salaire ou des augmentations d’horaires ; si refus des salariés, ils seraient alors licenciés pour raisons économiques, mais sans indemnité de licenciement collectif ;

-le nouveau CDI « intermittent …

-la « complémentaire pour tous » qui n’est qu’une façon déguisée de diminuer les prestations pour chacun, et de remettre en cause la Sécurité sociale

-la « rationalisation des procédures » qui cache  l’octroi aux patrons de nouvelles facilités pour licencier…

 

Cet  accord est, sans conteste mauvais : les salariés seraient fragilisés, réduits à être des pièces d’ajustement du système, dépouillés de leurs droits de citoyen !

Il ouvre la porte à ce « nouveau modèle économique et social » voulu par le Medef, Bruxelles, l’oligarchie financière internationale, à la recherche de compétitivité financière à tout prix,  « modèle » dont nous voyons les résultats lamentables en Espagne, en Grèce, au Portugal, là où il est, hélas, déjà  appliqué.

Dans les semaines qui viennent, il va passer devant le Parlement pour être traduit en loi. Certains, dont le gouvernement sous pression du MEDEF, veulent que rien n’y soit changé !

Mais nous n’allons pas laisser faire ! Rien n’est joué !

Sauf que rien ne se fera si nous n’intervenons pas : il y a urgence de se rassembler pour changer la donne , et il est temps que le mouvement social qui se développe  s’inscrive dans un large mouvement politique :

-au Parlement les députés du Front de gauche vont appeler leurs collègues PS et Verts, qui ne veulent pas être des députés godillots, à revisiter cet accord,  article par article et  à le réécrire, en ayant un seul gouvernail : l’intérêt des salariés, du bien commun, et de la nation

-ils vont profiter de la discussion pour proposer de nouveaux droits pour les salariés : interdiction des licenciements boursiers, avancée de la modernisation sociale, définition du licenciement économique, examen obligatoire des alternatives présentées par les syndicats lors d’une menace de fermeture de site

Et nous, le Front de gauche, nous appelons chacun à débattre autour de soi de cet accord,  à organiser des initiatives pour créer un mouvement d’opinion majoritaire pour défendre le droit social

Et notamment, interpellons nos parlementaires et disons-leur : Il y a d’autres choix pour sortir de la crise, nous ne vous avons pas élus pour faire la politique du Medef,  de Sarkozy et consorts !

 

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