Archive pour janvier, 2013

NOUVELLES DES PILPA

NOUVELLES DES PILPA numeriser-219x300     PILPA VAINCRA !

 

LES SALARIES DE PILPA, A NOUVEAU SUR LA BRECHE POUR DEFENDRE LEURS EMPLOIS, LEURS MACHINES ET LEUR ENTREPRISE.

Le 8 janvier, ils avaient retrouvé le chemin de l’usine après un mois de fermeture, passé à surveiller  de près les machines pour que la direction ne puisse les déménager sur d’autres sites du groupe, comme elle en avait l’intention .

Ce jeudi 10 janvier, ils ont débrayé et se sont rendus au Tribunal où ils avaient assigné la direction de l’entreprise.

Le juge des référés a examiné à leur demande la deuxième version patronale de plan social, et avait à dire si l’ordonnance du 11 décembre signifiait la suspension ou l’annulation du plan, la direction de l’entreprise et les représentants du personnel divergeant dans leur interprétation de cette ordonnance.

La décision du Tribunal sera connue le 17 janvier.

Affaire à suivre : soyons nombreux autour des Pilpa le 17 janvier prochain devant le Tribunal !

 

PILPA : PETIT HISTORIQUE

Cette usine de bâtonnets de crème glacée emploie 124 salariés, et a appartenu au grand groupe coopératif 3A sur Carcassonne pendant 40 ans. Il y a un an, elle a été acquise par le groupe européen R&R, dans le cadre d’une cession présentée comme un mariage de raison, devant avoir un bel avenir sur un marché de la crème glacée porteur et en expansion.

Mais en juillet dernier, le groupe a annoncé son projet de fermer définitivement l’usine au prétexte d’une surcapacité de production, et de la nécessité de faire des économies.

 

 LES VRAIES RAISONS DE LA FERMETURE 

Du côté syndical, l’analyse est bien différente. La CGT s’appuie sur une étude du cabinet Progexa, qui apporte des éléments nouveaux au dossier : les résultats financiers  de début 2012 montrent que l’usine de Carcassonne est la plus profitable du groupe, avec un taux de marge brut de 34% quand celui des autres sites n’est que de  27% ; d’autre part,  la consommation de crèmes glacées en France est en augmentation constante, contrairement à ce qu’avance le directeur ;  enfin ce groupe, qui doit, soi-disant, faire des économies, a racheté pour 77 millions d’euros une usine de crème glacée en Italie !

En réalité d’après les salariés, le groupe veut se débarrasser de Pilpa pour des raisons financières et spéculatives : en 10 mois, tout en mettant la pression et augmentant les cadences, le groupe a supprimé le service Recherche et Développement, pris les commerciaux de Pilpa et les 23 millions de litres de crème glacée, volé les licences comme Disney, Oasis, Fauchon, et l’identité de l’usine « Pilpa », et volé 50 millions d’euros de chiffre d’affaire !


SE BATTRE POUR GARDER LES EMPLOIS A CARCASSONNE ET FAIRE RESPECTER LES VALEURS DU TRAVAIL CONTRE LES INTERETS DE LA FINANCE

Ce matin,  à la sortie de l’audience, les salariés témoignaient de leur détermination et de leur courage :  « il est dur, très dur de devoir travailler dans ce contexte de tension, pour un patron  qui ne veut plus de nous, et dans l’incertitude », disent-ils,  mais ils tiennent bon et se mobilisent sur trois points : casser le plan social, dont ils ne veulent pas ; évaluer la possibilité de reprendre l’entreprise sous forme de SCOP ( société coopérative et participative) en devenant actionnaires majoritaires ; ou bien trouver un repreneur.

Quant aux machines, « elles ne quitteront jamais le site, nous ferons tout pour cela », déclare un délégué sous les applaudissements.

Cette lutte est exemplaire : avec la défense de leur emploi, les salariés défendent la valeur du travail : ils revendiquent le fait que c’est eux, par leur travail,  qui ont créé l’identité Pilpa, et la valeur de leurs produits et de leurs labels: valeur non reconnue explicitement par la direction mais bien exploitée par elle , comme l’a fait remarquer le délégué CGT : le groupe R&R a mis en bonne place, sur le calendrier du Nouvel An offert aux clients de l’entreprise, les logos de ces marques, qu’ils ont volés aux Pilpa !

Au-delà de la lutte pour la survie de l’entreprise, c’est la lutte contre l’injustice d’un système qui dénie le rôle du travail dans la production de richesse, traite les travailleurs comme bons à jeter, casse l’industrie et fait régner la logique des intérêts privés boursiers et financiers. Bon à savoir : le groupe R&R au capital négatif de moins 95 millions d’euros est endetté artificiellement par son propriétaire, le Fonds d’investissement américain Oaktree au portefeuille de 80 milliards de dollars, avec des holdings dans des paradis fiscaux comme les Iles Caïman, le Luxembourg…

Et les salariés de Pilpa ont su  tirer la leçon de leur lutte, pour qu’elle profite à tout le monde : ils proposent des lois, qui si elles avaient été voté, auraient permis d’éviter ces erreurs et ces souffrances.

 

PROPOSITIONS DE LOIS DES SALARIÉS DE PILPA :


-Lors d’une vente ou d’une cession d’entreprise ou d’établissement, les salariés, à travers leurs instances sociales doivent disposer d’un droit d’opposition sur les projets. Le futur acquéreur doit s’engager sur la pérennité de l’emploi et respecter les acquis sociaux.

 

-Une entreprise qui génère de la richesse, qui est profitable et viable ne doit pas subir de compression de personnel. Il faut empêcher les fermetures pour de fausses raisons économiques.

 

-Sur la vente d’un site industriel due à une cessation d’activité, le vendeur ne doit pas pouvoir statuer sur le choix de l’activité du futur repreneur.

 

-Pour la pérennité de l’emploi et de l’entreprise, il faut protéger et garder les marques sur leurs sites de production comme pour les labels ou AOP et notamment, pour nous, la marque Pilpa.

 IL EST URGENT DE VOTER ENFIN DES LOIS QUI PROTÈGENT L’EMPLOI ET LES SALARIÉS INDUSTRIELS CONTRE L’APPÉTIT DE LA FINANCE :  VIVE PILPA !

 

 

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