ET SI LA B.C.E. FINANÇAIT LES ÉTATS

Pour la section narbonnaise du Parti Communiste Français, Jean-Pierre Maisterra communique :

Il y a des analyses qui font leur chemin. C’est le cas de la proposition de l’économiste communiste Paul Boccara, reprise depuis par le Front de Gauche, de financer directement les Etats par la Banque Centrale Européenne (BCE).

Au regard de l’évolution des réalités financières et économiques, cette exigence commence à s’imposer comme incontournable, voire évidente, au point que même Michel Rocard, thuriféraire de l’Europe libérale, vient d’en évoquer l’idée, certes dans un objectif timoré, dans une tribune du journal Le Monde ! Elle prend le contre-pied d’une décision politique, prise en 1974, qui a contraint les Etats à emprunter auprès des banques privées, créant ainsi un marché financier des obligations qui n’existait pas quand les Banques centrales prêtaient directement à ces mêmes Etats à taux zéro.

C’est sur un tel marché en expansion que s’est développée la spéculation qui étrangle aujourd’hui les finances publiques ! Et ce schéma d’interdit a été repris dans le traité de Maastricht lors de la constitution de cette BCE qui, en outre, s’est vu attribuer une indépendance envers les pouvoirs politiques (faisant fi de la démocratie !) et une mission unique : l’action contre l’inflation (même au détriment de l’emploi et des urgences sociales !) Rien de « naturel », rien de « divin » dans tout cela mais de simples et graves décisions politiques pour lesquelles ceux qui les ont prises ont du mal à rappeler leur responsabilité ! Et aujourd’hui on subit une réalité paradoxale : les banques privées s’alimentent auprès de la BCE à des taux proches de 0 % pour ensuite prêter aux Etats à des taux spéculatifs pouvant dépasser les 30 %, enfonçant les peuples dans les difficultés.

Dans son programme, le Front de Gauche avance une proposition précise : « refonder les missions et les statuts de la BCE qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux Etats et d’acheter des titres de la dette publique sur le marché monétaire pour promouvoir l’emploi, la formation, les services publics, la planification écologique… »

Ainsi, si le candidat du PS se complaît dans ce domaine comme dans d’autres, dans une ambiguïté ou un flou inquiétant, les candidats du Front de Gauche – à la présidentielle comme aux législatives – sont porteurs de réflexions et orientations travaillées dont la crédibilité s’impose aujourd’hui même à ceux qui hier les dénigraient !

 


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