LE PEUPLE EGYPTIEN NE DOIT PAS SE FAIRE VOLER SA REVOLUTION

Le soulèvement populaire en Egypte pour demander le départ de Moubarak et la fin de son régime a rassemblé des millions de personnes à travers le Pays au cours de ces derniers jours.

Comme en Tunisie, le peuple, et principalement, la jeunesse, manifestent leur refus de la dictature, de la corruption, de la misère. Il exprime sa révolte contre 30 ans de pouvoir d’Hosni Moubarak, de répression systématique, de censure, de manipulation des élections.

Face à cette révolte légitime, Moubarak répond, comme le tunisien Ben Ali, par la répression brutale : mercredi, ses partisans, nervis, hommes de main, dont des policiers en civil, ont chargé les manifestants, ont multiplié provocations et affrontements pour inciter à une répression à grande échelle. Selon l’ONU, il y aurait plus de 300 morts, des centaines de blessés et d’arrestations. Hosni Moubarak assassine son propre peuple.
Des journalistes ont été interpellés, insultés, arrêtés, battus, et empêchés de faire leur travail d’’information : beaucoup étaient encore aux mains de la police militaire jeudi. Comme certains journalistes l’ont dit, le gouvernement égyptien a comme stratégie d’éliminer les témoins de ses actes.

Par ce recours à la violence, le dictateur espère-t-il vraiment renverser la situation, en faisant le chantage à la guerre civile ? Cherche-t-il à se raccrocher à ses anciens amis et protecteurs qui pendant des années lui ont apporté compréhension et assistance ? Et quelle assistance !
Pour prendre la mesure de cette «assistance»on peut aller sur le site de l’ambassade de France en Egypte : y figurent, au titre de la «coopération» les sessions de formation de policiers égyptiens à ce qu’ils appellent : « la gestion des foules»…Ce que Michèle Alliot-Marie avait précisément proposé à Ben Ali!

Ce soutien des Européens se fait sous l’égide des USA pour des raisons purement stratégiques et géopolitiques. L’Egypte, lieu stratégique, aux confins d’Israël, voie de passage vers l’Océan Pacifique , longtemps dominée par les puissances coloniales européennes, est passée sous le contrôle américain.
Moubarak a été l’homme de cette soumission aux USA, soumission politique, et aussi économique : il a adopté le plan dévastateur du FMI, l’a plié aux impératifs de la mondialisation libérale, faisant régner la rigueur, l’austérité, par la force et la répression, comptant sur l’épouvantail de l’islamisme pour justifier la répression auprès des Occidentaux. Mais le modèle de l’islamisme qui a trouvé son apogée dans al Quaïda, a perdu des points : les manifestants le montrent : ils veulent une autre voie : en dehors des règles du FMI qui les ont affamé, et de la charia qui oppriment d’autres jeunes, par exemple ceux d’Iran .

Ils veulent la liberté, la démocratie et le respect des droits de l’homme.
Le prix Nobel de la Paix , Mohammed El Baradei a assuré dimanche : « ce que nous avons commencé ne pourra pas être remis en cause » Mais le parti du dictateur – hélas, membre de l’Internationale socialiste, -ses nervis et ses réseaux sont lancés contre le peuple égyptien : nous demandons à notre gouvernement et à tous les gouvernements qui ont été et sont par leur silence , complices de la dictature, à mettre en échec ces entreprises de déstabilisation et d’engendrement de la violence, à appeler les autorités égyptiennes à l’arrêt de la répression , au respect des libertés et des droits fondamentaux du peuple égyptien.

Ce peuple ne doit pas se faire voler sa révolution .

Allocution de J.P.Mill devant la sous préfecture de Narbonne le 5 Février

 


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