Archive pour août, 2010

La vidéo-surveillance dans l’espace public est-elle la bonne solution ?

Jean-Pierre Maisterra, ancien conseiller municipal communiste de la ville de Narbonne, communique à titre personnel :
Les problèmes réels des commerçants du centre-ville (vols et actes de vandalisme) et leur ressenti d’insécurité ont donné l’occasion au maire de Narbonne d’annoncer l’installation de la vidéo surveillance en 2011. Je constate que, dans ce domaine, ce n’est pas le temps de la réflexion mais toujours l’immédiateté de l’émotion qui sert de base nationalement à des législations sans fin dans une visée toujours plus sécuritaire et aujourd’hui, localement, à une annonce allant dans cette logique. Je remarque encore que le gouvernement qui promeut la vidéo surveillance fait pression sur les collectivités pour sa mise en place, se fixe comme objectif de tripler le nombre de caméras dans les centres-villes, c’est le même qui supprime des dizaines de milliers d’emplois publics dans les secteurs éducatifs, préventifs, dissuasifs en matière de sécurité. Narbonne et le Narbonnais n’échappent pas à ce choix. Moins d’argent pour les structures de quartier, aucun recrutement d’éducateur de rue, insuffisance voire réduction des postes d’enseignants, de policiers, de gendarmes… Mais la vidéo surveillance en coeur de ville ! Réfléchissons ! Ce système porte en lui-même de sacrées limites ! Je ne serai pas contredit en affirmant qu’il n’est pas possible -heureusement !- d’installer des caméras partout. Et pourtant, une voiture brûlée dans un quartier périphérique, des boîtes aux lettres dégradées dans une résidence HLM, des tags inscrits sur le mur d’une villa ou d’un bâtiment public… sont aussi préjudiciables et inacceptables qu’une vitrine brisée d’un commerce ! Mais ce système coûteux, est-il seulement efficace ? J’ai posé cette question il y a plus d’un an : elle est restée sans réponse. Les études, dont j’ai pu me procurer les conclusions, mettaient en avant que ce type de surveillance n’avait permis d’éviter que 3 % des délits sur la voie publique. Et en Angleterre, là où la vidéo surveillance a été en pointe, la police britannique reconnaît son fiasco ! Y aurait-il du nouveau depuis ? Les villes qui l’ont expérimentée sont-elles devenues des « îlots de sécurité », des « oasis de tranquillité » ? Cela se saurait ! Mais ce qui est plus grave, c’est que ce mode de surveillance de l’espace public s’inscrit dans une politique qui tente à faire croire que cela peut compenser la présence éducative ou dissuasive, le lien de proximité avec les populations, l’intervention humaine adaptée et compétente disparue avec les suppressions d’emplois dans la police, l’enseignement ou les structures sociales. Pire, il est un élément d’une idéologie sécuritaire qui installe l’acceptation qu’il serait normal que nous soyons filmés sans notre assentiment parce que nous serions considérés comme potentiellement suspect (de quoi ?). Certains plus que d’autres : le jeune avec son exubérance, le SDF qui mendie avec son chien… C’est une telle idéologie qui crée et alimente les sentiments de crainte et d’insécurité, les attitudes de suspicion et de rejet… On est loin d’une conception ouverte du vivre ensemble. Je reconnais qu’il est plus facile -électoralement parlant- de gérer dans le sens de la pensée dominante que d’avoir le courage -politique- d’y faire face sur des positions critiques et des constructions alternatives. Dernière observation : si une telle annonce avait été faite il y a quelques années, certaines personnes, certaines associations se seraient déjà fait entendre. Aujourd’hui, je ne perçois que leur silence : cela m’inquiète !

RETRAITES LES PROPOSITIONS ALTERNATIVES GAGNENT EN CRÉDIBILITÉ

Pour la section narbonnaise du Parti communiste français, J.-P. Maisterra communique : Jeudi dernier, sur le marché du Plan Saint-Paul, quelques militants de la section locale du PCF ont collecté, en moins d’une heure et demi, près de 400 signatures sur une pétition réclamant une réforme des retraites juste et efficace et appuyant la proposition de loi alternative déposée par les députés communistes et du parti de gauche en vue d’un autre financement de notre système de retraite par répartition. Toutes ces signatures et discussions valent n’importe quelle enquête d’opinion : les choix du gouvernement Sarkozy-Fillon sont massivement rejetés ! La remise en cause de la retraite à 60 ans ne passe pas… L’allongement de la durée de cotisations -accouplé au mécanisme de « décotes »- est perçu, à juste raison, comme le moyen de réduire encore plus le montant des pensions : le Parti socialiste devrait réfléchir, lui qui s’inscrit dans une telle logique au nom d’une illusoire « retraite choisie » ! Malgré le matraquage médiatique et l’absence d’un vrai débat démocratique, l’idée d’autres réponses et réformes possibles gagne en crédibilité. C’est la raison de cette proposition de loi définissant trois axes et financement. Elle vise à augmenter de façon rapide et dynamique les recettes de la protection sociale en poursuivant trois objectifs. 1- désintoxiquer l’économie de sa financiarisation suicidaire avec notamment la création d’une contribution des revenus financiers des banques, des assurances, des grandes entreprises à un taux de 9,9 % (cela représenterait 30 milliards de recettes supplémentaires). 2- favoriser l’emploi et les salaires comme, par exemple, disposition parmi d’autres, avec une majoration de 10 % des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés comptant dans leurs effectifs 20 % et plus de salariés à temps partiel. 3- promouvoir la justice sociale (suppression du bouclier fiscal, augmentation des contributions des revenus issus des bonus, stock-options ou autres intéressements de type parasitaire). Quand le magazine « Capital » révèle, ce mois-ci, des montants annuels de retraites ou de futures retraites de l’ordre de 3,3 millions d’euros pour M. Owen-Jones, ex PDG de L’Oréal ou de 1,8 million pour M. Riboud, PDG de Danone, on peut se dire qu’il y a de quoi faire en terme de justice sociale ! Encouragés par le succès de leur initiative, les communistes narbonnais continueront à proposer cette pétition durant le mois d’août. C’est la meilleure façon de préparer la journée de riposte syndicale du 7 septembre prochain.

Ce n'est pas rien |
Mouvement Démocrate RENNES ... |
PARTI SOCIALISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ENSEMBLE AVEC SEGOLENE ROYALE
| Flamberge - Montereau
| pnogues