Archive pour juin, 2007

Patric ROUX communique :

Barrer la route à la droite en votant Jacques BASCOU !

Christine Sanchez et moi-même, au nom du Parti communiste, remercions chaleureusement les 3290 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur suffrage à l’occasion du premier tour de l’élection législative, ainsi que toutes celles et ceux qui nous ont inlassablement aidé dans cette campagne électorale.

Soyons honnête, malgré une campagne visible, courageuse, malgré des progressions significatives dans un certain nombre de communes ou cantons, le résultat de ce premier tour n’est pas à la hauteur de nos espérances. Le bipartisme, les petites phrases qui prévalent sur les propositions politiques et les engagements, le show médiatique ont joué à fond leur rôle : détruire les repères essentiels chez nos concitoyens. Loin de toucher le seul Parti communiste, ce qui serait un moindre mal, cette crise touche l’ensemble de la gauche et du monde du travail. Les semaines et les mois qui viennent doivent être mis à profit pour que s’engage une réflexion en profondeur pour que la gauche et le Parti communiste puissent offrir une réelle capacité de résistance sociale et culturelle au bonapartisme qui est en train de s’installer dans notre pays sous le masque d’une pseudo rupture. L’ampleur de cette résistance conditionnera la possibilité de se débarrasser de cette droite revancharde et pourra seule permettre une gauche qui réussisse. Forts de leur ancrage, de leurs convictions, de leur détermination et de leur courage, les communistes continueront à mettre toute leurs forces dans ce combat !

Pour l’instant cependant, l’urgence est de battre Michel Py le 17 juin ! Mystificateur en chef, ce dernier à mené une campagne comme on « vend des châteaux en Espagne » … N’a-t-il pas de plus esquivé de bout en bout le débat public contradictoire que nous lui proposions sur la viticulture ou les services publics de proximité, les retraites ou le pouvoir d’achat ? Quel homme courageux ! Les électeurs ne doivent pas se laisser berner par cet homme qui « vend à droite» et « vend à gauche » comme on « vend des caravanes » … tout en recyclant à son profit les idées de l’extrême droite !

Nous avons rencontré ce jour le seul candidat de gauche en lice pour le 17 juin, Jacques BASCOU. Un échange commun a permis de dégager deux points d’accord essentiels à nos yeux pour notre pays et pour notre circonscription : en accord avec la majorité de nos concitoyens qui avaient dit NON le 29 mai 2005, Jacques BASCOU s’opposera à la ratification par le congrès d’un nouveau traité constitutionnel européen, véritable projet de hold-up imaginé par Nicolas Sarkozy. Enfin, Jacques BASCOU soutient la demande des communistes de convocation d’Etats généraux de la viticulture, afin de mettre en place un plan de sauvegarde avant la prochaine campagne de vendanges.

Aussi, c’est sans ambigüités que nous appelons l’ensemble du peuple de gauche, des salariés, des précaires, celles et ceux qui se sont à tort abstenus lors du premier tour, à se mobiliser avec force dimanche 17 juin pour faire barrage à la droite et à l’extrême droite en votant Jacques BASCOU.

Nous invitons largement les citoyens à venir échanger avec nous à la fête de Coursan sur les enjeux à venir de la résistance, du rassemblement et de la nécessaire reconstruction à gauche !

 

Narbonne, le 12 juin 2007

 

Son pépé était communiste !

emoticone Dernièrement l’étonnant maire de Leucate Michel Py, rudoyé par Patric Roux au sujet de ses propositions pour les élections législatives expliqua ne pas comprendre les critiques du candidat communiste car, dit-il : « mon grand-père était communiste ! ». Aujourd’hui pour un homme de droite de la trempe de Michel Py ou de son mentor et guide idéologique Nicolas Sarkozy les communistes ne sont plus les horribles bolcheviks d’antan, couteau coincé entre les dents et attendant de pouvoir égorger l’honnête bourgeois. Non, désormais les communistes sont des gens admirables dignes d’être cités en exemple. Il n’y a pas que le grand-père de Monsieur Py : chacun se souvient encore de la scène bouleversante où le nouveau président de la république écrasa une larme lors de la lecture de l’émouvante lettre du jeune communiste résistant Guy Môquet. Le même homme lorsqu’il n’était encore que le candidat UMP à la présidentielle ne manqua jamais une occasion pour affirmer son attachement aux valeurs du front populaire, allant jusqu’à citer Jean Jaurès, et même Antonio Gramsci. Si la campagne présidentielle avait duré une semaine de plus, il est clair que Nicolas Sarkozy aurait fait l’éloge de Lénine et chanté l’Internationale avec enthousiasme !

Il faut s’imaginer le déchirement intérieur de ces hommes pleins d’admiration pour les communistes mais obligés de mettre en œuvre une implacable politique de droite. Quelle chagrin doit ressentir Monsieur Py qui aimerait tant défendre les services publics comme s’obstinent à le faire les communistes mais qui ne le peut pas, tant il est « retenu ! ».

Il se dit favorable à la construction d’un lycée à Lézignan mais il sait qu’il ne pourra pas le faire fonctionner. En effet, pour qu’un lycée tourne il faut du personnel notamment des profs. Or le gouvernement UMP que soutient M. Py a décidé la suppression à la rentrée prochaine de 5000 enseignants. Le même Michel Py, toujours comme les communistes, dit vouloir se battre pour le maintient de l’hôpital à Lézignan. Cependant Nicolas Sarkozy et le gouvernement UMP que soutient M. Py a jugé qu’il fallait fermer tous les petits hôpitaux de campagne faute de rentabilité suffisante. Celui de Lézignan appartient à cette catégorie !

On imagine les tourments de Michel Py.

S’il veut récupérer sa quiétude intérieure et honorer ses promesses électorales il ne lui reste qu’une solution : suivre l’exemple de son grand-père et adhérer au parti communiste ! Mais le Parti communiste n’en voudrait pour rien au monde !

Vive l’empereur !

Les adversaires politiques de Nicolas Sarkozy ont coutume ces derniers temps de l’affubler de petits noms affectueux censés le caractériser. Ainsi le président de la République est appelé tantôt petit Bush tantôt Berlusconi français tantôt M Thatcher. Or, il n’y a nul besoin d’aller chercher hors de France des comparatifs à l’action de Sarkozy. Cet homme fait tout simplement revivre une des composantes fondamentales de la droite française, le bonapartisme. Cette pensée politique repose sur la conviction qu’un homme providentiel, particulièrement dynamique et doué, dont la légitimité se fonde sur une approbation massive de la population peut à lui seul conduire le pays vers le bonheur. Les inventeurs du concept, Napoléon Bonaparte et son neveu Louis- Napoléon, tous deux empereurs des Français, concentraient dans leurs mains l’ensemble des pouvoirs. Mais jamais ils ne mirent en cause le suffrage universel, au contraire ils veillaient à renforcer périodiquement leur autorité par de vastes consultations populaires où leurs points de vues étaient régulièrement massivement approuvés par le peuple. Nicolas Sarkozy se place dans cette tradition bonapartiste, comme l’empereur Napoléon il veut tout contrôler, tout décider. Lorsque son ministre Eric Woerth avance prudemment quelques précisions au sujet des déductions fiscales sur les intérêts des prêts immobiliers il est immédiatement corrigé par son président. Lorsque le ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos évoque l’assouplissement de la carte scolaire et le problème du temps de travail des enseignants il est aussitôt dessaisi du dossier par Sarkozy qui fait savoir qu’il s’en occupera principalement. La direction d’Airbus annonce qu’elle va procéder à des licenciements pour cause de mauvaise gestion, le président de la République en personne se rend à Toulouse pour mener les négociations avec les dirigeants de l’entreprise et les représentants syndicaux. L’UMP prépare ses troupes pour la bataille des législatives, Sarkozy accourt au meeting de Rennes et mobilise les militants. Le président-empereur est partout au risque de ne pas respecter la constitution de la Vème République qui stipule que le président doit être au-dessus des partis politiques et que le premier ministre dirige le gouvernement et non pas le président. Sarkozy s’efforce aussi de tout contrôler. Les grands groupes médiatiques sont à sa botte, le Medef est dirigé entre autre par son frère, les industriels les plus puissants de France sont ses amis, mieux ses frères comme il le dit lui-même. Aujourd’hui les instituts de sondage nous informent que le 10 et le 17 juin un vague bleue sarkozyste devrait peupler l’assemblée nationale et assurer une majorité écrasante au président de la République. Tout ceci est dans la droite ligne du bonapartisme : contrôler et diriger les principaux pouvoirs politiques, économiques et médiatiques du pays tout en se faisant confirmer sa légitimité grâce au suffrage universel. Il n’ y a qu’un absent dans ce tableau : la démocratie. Napoléon Ier et son neveu Napoléon III furent deux dictateurs qui avaient supprimé les libertés fondamentales et instauré un état policier. Dès cette époque les communistes étaient là pour dénoncer cette confiscation du pouvoir par un seul homme et ses clients. Rappelons nous simplement les mots admirables et criants de vérité avec lesquelles Karl Marx décrivit le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte dans son ouvrage ‘Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte’. Aujourd’hui encore il est du devoir des communistes d’avertir le pays du danger qui résulte de la trop grande concentration des pouvoirs entre les mains d’un homme qui pense avoir seul raison contre le reste du monde et qui veut tout régler tout seul. Il est du devoir de chaque citoyen français d’éviter cette concentration des pouvoirs en votant le 10 juin contre les candidats de la majorité présidentielle et pour la seule force de résistance capable de d’imaginer et de construire une société différente de celle proposée par Sarkozy. Votons communistes pour que plus jamais la France ne crie Vive l’empereur.

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