Archive pour mai, 2007

La droite montre son vrai visage !

Depuis plusieurs jours deux mesures « prioritaires » du nouveau gouvernement sont avancées par les ministres concernés. Il s’agit de la suppression de la carte scolaire et de la franchise à payer pour les remboursements des frais médicaux. Ces « réformes » étaient annoncées dans le programme présidentiel du candidat Nicolas Sarkozy mais elles étaient passées un peu inaperçue derrière le large écran de fumée populiste développé par le candidat UMP. La rhétorique de la France qui se lève tôt, celle du travailler plus pour gagner plus, celle de la France aimez la ou quittez la, celle du ministère de l’immigration et d’identité nationale, celle enfin qui considère qu’un auteur d’un suicide est un dégénéré génétique, slogans malodorants mais terriblement efficaces ont su habillement cacher le vrai visage du projet de Sarkozy. La droite au pouvoir vient d’engager une lutte de classe dans la pure tradition des droites ultra-libérales. Les deux mesures citées précédemment en sont un exemple flagrant.

Que signifie en effet la suppression de la carte scolaire ? Rien de moins que la fin de la mixité scolaire et le retour à un enseignement à deux vitesses. La suppression de la carte scolaire ne peut avantager que les parents qui ont les moyens financier d’inscrire leurs enfants dans des écoles éloignées de leur lieux d’habitation, il suffit de penser uniquement aux frais de transports engendrés. Les élèves les plus défavorisés qui n’ont pas le luxe de s’éloigner de leurs quartier se retrouveront entre eux dans des écoles qui finiront par être considérées comme des établissement de seconde zone. Il n’est pas difficile d’imaginer l’avenir professionnel de ces enfants sur un marché du travail où règne la concurrence la plus sauvage et où seul le mieux formé a une chance de l’emporter. Cette politique vise à avantager les plus riches et à marginaliser les plus pauvres.

La franchise prévue pour le remboursement des frais médicaux, un projet encore mal définie mais déjà lourd de menaces. Ici aussi la volonté politique de la droite au pouvoir est claire. Il s’agit de démanteler purement et simplement la sécurité sociale française tel qu’elle a été construite en 1945. La droite a horreur de ce système qui repose sur la solidarité nationale où chacun paye pour chacun. Selon ce système un homme aussi travailleur que Nicolas Sarkozy est obligé de cotiser pour des affreux paresseux qui ont en plus le toupet de tomber malade. Le système anglo-saxon où chacun paye pour soi-même est plus du goût de la droite au pouvoir. Le fait que dans ce cas de nombreuses personnes à faible revenu n’ont pas les moyens de se payer une assurance médicale privée n’embarrasse guère la droite. La franchise médicale proposée par Sarkozy est un pas vers la privatisation de la sécurité sociale française. En clair, celui qui a les moyens pourra se faire soigner, celui qui ne les a pas crèvera.

Tous les nostalgiques du XIXème siècle, lecteurs émus de Germinal ou de l’Assommoir, admirateurs d’une époque où le patronat et le grand capital pouvaient à loisir dominer et exploiter les classes populaires se doivent évidemment de voter le 10 juin pour les candidats UMP. Au contraire ceux qui sont attachés à une école républicaine et égalitaire permettant la réussite de tous les Français, ceux qui souhaitent préserver la sécurité sociale basée sur le principe de la solidarité nationale doivent faire barrage à la droite.

Que la France honore ce jeune homme, c’est justice. Il appartient à notre peuple.


youngsarko.gif Et il faut se réjouir que tous les lycéens découvrent avec émotion jusqu’à quel sacrifice a conduit le choix de la Résistance, l’attachement à des valeurs d’émancipation humaine. Cette première décision du président est bien choisie. Mais… Le calcul de Nicolas Sarkozy n’est cependant pas d’amplifier l’écho du message de Guy Môquet. Il a entrepris, dès l’orée de sa campagne électorale d’anesthésier les symboles de la gauche en les­ «panthéonisant ». Mais comment l’image de ce jeune communiste pourrait-elle se marier avec la conception de droite de la nation, excluant les étrangers ?

Cette figure lumineuse est à l’opposée de la face obscure de 1a planète UMP, celle où les vieilles idées de l’extrême droite sont accommodées avec ses restes.

Le nouveau président de la République croit-il également pouvoir domestiquer la mémoire d’un Jaurès qui tonnait que « le communisme doit être l’idée directrice de tout le mouvement» ? Ou qui ironisait à l’intention des amis du nouvel occupant de l’Élysée: «Parce que le millionnaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé. »

Il a été arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’est. Bien avant l’invasion de l’URSS par les nazis, Guy Môquet avait été dénoncé parce que, avec ses camarades de la Jeunesse Communiste, il distribuait des tracts dans les cinémas ou manifestait contre l’occupation et la collaboration. Son père, cheminot et député communiste, était alors déporté au bagne de Maison-Carrée en Algérie et des policiers français gardaient cet élu du Front Populaire dressé contre les cent familles capitalistes qui contrôlaient la France, engagé contre le fascisme qui depuis des années menaçait l’Europe.

Le môme de Paris, chahuteur et frondeur, qui allait être fusillé avec d’autres otages communistes, avait une vision de l’avenir et une espérance de révolution qui l’avaient conduit à écrire sur les .murs de la baraque de Châteaubriant: « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir… »

Un seul mot manquait dans l’hommage rendu par nouveau président : le mot communiste ». Celui-ci lui fait-il encore si peur ? En tout cas, c’était la fierté de Guy Môcquet d’appartenir à ce parti. Tout comme la nôtre, pour perpétuer sa mémoire…

On n’achète pas l’histoire comme certains hommes, avec un portefeuille…

Le rideau de fumée des ralliements ne peut non plus masquer le sens de la nomination de François Fillon à Matignon.

Le bras droit de Nicolas Sarkozy est un homme adroit et à droite. Il a pour tâche de faire ingurgiter sans spasme la potion des réformes ultralibérales. Il y pense depuis longtemps.

Après l’expérience des retraites et de l’éducation, il est certain d’avoir trouvé la recette.

Parmi les ingrédients – et même si cela donne quelques aigreurs à des sarkozystes déçus – figurent les opérations de débauchage au sein d’un PS affaibli par ses tentations centristes, les appâts présentés aux radicaux de gauche et le brouillage des repères.

Les footings au sortir de l’Elysée ou les poses glamour de la prise de fonction ne peuvent faire oublier aux salariés, aux syndicalistes, aux jeunes… qu’il leur faudra résister dans les années qui viennent et que, comme le déclarait Raymond Aubrac : « Résister, c’est aussi créer. »

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