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INTERPELLATION DE NOS ÉLUS : CONFÉRENCE DE PRESSE DU LUNDI 18 JANVIER

Condensé des interventions :

Dans l’Indépendant du 5 janvier, alors que les parlementaires audois étaient interrogés sur leur position concernant l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, notre députée MH Fabre a déclaré vouloir consulter ses électeurs.

Tout en regrettant qu’elle ne l’ait pas fait sur des dossiers comme l’ANI, la loi Macron, etc… l’assem- blée générale des communistes narbonnais a tenu à lui faire connaître ses positions par une lettre ouverte que JPierre Maisterra vous fera passer.

Le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d’une dévire guerrière et sécuritaire. En rupture avec une grande partie de son électorat de gauche,… Hollande veut donner à voir qu’il a de l’autorité. Peu lui importe que cette mesure n’ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c’est la posture politique.

On passe d’une France qui aime avec le mariage pour tous, à un pays qui ne s’aime plus avec la déchéance pour tous ! … D’aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est une nouvelle légitimation de l’extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN.

C’est une remise en cause d’un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. Cette remise en cause est une très vieille « exigence » de l’extrême droite française et seul le régime de Vichy l’a instaurée (loi du 22 juillet 1940). En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française. Où est l’égalité ? Il y aurait des sous- nationaux appelés bi-nationaux ?

Cette mesure traduit aussi un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition il s’agit en fait de se débarrasser des « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances….

Autant dans un premier réflexe sécuritaire une très grande majorité de nos concitoyens ont soutenu cette mesure, autant, avec le recul, une certaine prise de hauteur par rapport aux évènements, de plus en plus font l’analyse qu’une telle mesure est à la fois inefficace et injuste…

Concernant l’état d’urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent et d’une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques se- maines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d’attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu’il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d’assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.

L’application à Narbonne, au stade, provoque des queues sur les trottoirs, générant des situations accidentogènes et plus …
Le pouvoir aggrave la crise de la société  : les événements d’Ajaccio sont venus rappeler combien la société française était malade de ne pas se battre contre les vrais fauteurs de crise économique. Les faiseurs de haine, de racisme et de discriminations, se sentent encouragés aussi bien par la « droite décomplexée » que par un pouvoir socialiste qui en légitime les thèmes comme avec la « déchéance de nationalité ». L’agression inacceptable contre des pompiers appelait une réaction de solidarité légitime. Que celle-ci ait pu être ensuite détournée dans des appels à la haine raciste, alerte sur l’état réel de la société. Banaliser des mesures d’exception au détriment du pouvoir judiciaire, c’est affaiblir la société elle-même au nom de sa protection. On ne protège pas une société en étiolant la démocratie !

Madame Fabre et Mr Courteau se réfèrent à Ferroul, Jaurès, mais dans leurs positions, ils s’en éloignent… Jaurès disait qu’il ne saurait y avoir de laïcité sans justice sociale, droit au travail et à une vie décente… Si on regarde dans l’histoire, ce n’est pas de Blum mais de Daladier que s’inspirent Hollande et Valls, un Daladier qui a détricoté les avancées du Front Populaire pour répondre aux capitalistes de l’époque, comme le font nos dirigeants dits socialistes pour donner des gages au Médef avec la remise en cause des mesures du Conseil National de la Résistance tant sur le droit du travail que sur la sécurité sociale…

Goodyear ou la preuve que selon que vous serez blanc ou noir, riche ou pauvre, résigné ou combatif il y aura une justice de classe différente… …Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide de poursuivre l’action devant les tribunaux …24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve. Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir ! …C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes…

…Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu….
…Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe…

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité de l’action syndicale, ni associative ou politique… Les communistes nar- bonnais feront signer la pétition nous sommes tous des Goodyear sur les marchés dès jeudi…


DÉMOCRATIE : ÉTAT D’URGENCE, DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ :LETTRE OUVERTE À NOS ÉLUS

Madame la Députée, Monsieur le Sénateur

Réunis en assemblée générale, les communistes narbonnais vous demandent instamment de vous opposer à la volonté du Président de la République d’inscrire dans la Constitution le projet de loi de déchéance de nationalité qui va être soumis au Parlement, ainsi que celui de constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Ces projets sont totalement anti-démocratiques dans leur mise en place : les citoyens sont exclus du débat, le Parlement menacé de l’être aussi puisque que le gouvernement voudrait procéder par ordonnance sur la réforme pénale qui est en rapport.

Mais de plus, ces deux mesures, totalement inefficaces contre le terrorisme, seraient porteuses de danger pour les libertés individuelles et collectives, et menaceraient de fait l’État de droit .

Ainsi pour la constitutionnalisation de la loi de déchéance de nationalité :
-cette loi, qui existe déjà dans notre droit, n’a jamais empêché le moindre attentat ni dissuadé le

moindre apprenti kamikaze de passer à l’action.

- le projet de l’inscrire dans la Constitution et de l’étendre aux binationaux y compris « ceux nés Français » n’a pas en vue l’utilité et l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme, mais n’est qu’une posture politique, révélatrice d’une dérive guerrière et sécuritaire inquiétante du gouvernement.

Adopter cette mesure serait contraire à nos principes républicains, à notre histoire, à la place qui devrait être la nôtre au niveau international.

Un pays ne choisit pas ses ressortissants sauf pour les cas de naturalisation.
Il ne peut pas non plus créer d’apatrides en vertu des conventions internationales..
Tout Etat constitué est tenu de conférer une personnalité juridique et une citoyenneté à ses ressortissants sans distinction ni appréciation de leur valeur ou de leur mérite.

-cette remise en question du droit du sol puise aux tréfonds de la droite française la plus xénophobe, depuis le gouvernement de Vichy jusqu’aux premières campagnes lepénistes.

Le droit du sol, à savoir le droit de devenir français sous certaines conditions dès lors que l’on naît en France, est un principe presque aussi ancien que la République et avec laquelle il fait corps.
En remettant en cause ce principe, le gouvernement crée une situation d’inégalité entre les citoyens.

Il rompt ainsi avec les valeurs de la gauche, et avec celles de la Révolution française : impliquant une division indigne de l’Etat de droit entre les « citoyens de souche » et plus de 3

millions de bi-nationaux, légitimant à terme une discrimination entre ces 2 catégories, il constitue un message détestable adressé à des populations qui se voient encore un peu plus stigmatisées et porte atteinte à la cohésion sociale et à l’unité nationale.

De même pour la constitutionnalisation de l’état d’urgence :

-la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d’un régime d’exception permanent,

et d’une atteinte aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien avec des actes terroristes.

- l’état d’urgence est légitime lorsque l’on ne connaît pas l’ampleur des risques en cours. Mais étendre l’état d’urgence dans la durée comme dans les pouvoirs déstabiliserait de fait

l’État de droit !

- en outre, le projet de loi en discussion prévoit non seulement l’extension de l’état d’urgence, mais aussi de transférer aux autorités de police les compétences du juge d’instruction et du juge des libertés. Ce pouvoir judiciaire offre des garanties procédurales à toute personne suspectée, comme aux victimes –notamment, le débat contradictoire- qui n’ existent pas dans l’état d’urgence. . Or, l’état d’urgence permet d’enfermer, de priver de liberté, d’arrêter toute personne sans jugement, quelque fois sur un simple soupçon, C’est l’ouverture sur l’arbitraire…

La Constitution française est faite pour protéger les citoyens.

Par ses projets, le Président Hollande est en train de la transformer négativement en rendant possibles toutes dérives de nature totalitaire.
Modifier la Constitution qui est notre socle commun mérite des débats, de la réflexion. Cela ne peut se faire dans la précipitation. Inclure dans ce texte fondamental l’état d’urgence revient à nier les principes de base de l’Etat de droit : c’est instaurer un état d’exception permanent.

Et c’est inacceptable !
Les mesures pour assurer la sécurité des français existent : elles sont dans le Code pénal.

Une justice efficace, qui lutte contre le terrorisme doit savoir ce qu’est le terrorisme, et ne pas mélanger des actions syndicales ou militantes avec les vraies attaques terroristes
La lutte contre le terrorisme nécessite de changer de politique étrangère. Il faut rompre avec le recours systématique à l’intervention militaire sans vision politique, productrice de déstabilisation et de chaos sur lesquels se développent les frustrations et les fanatismes… Il faut tourner le dos à une démarche hypocrite privilégiant le commerce des armes à une diplomatie visant à isoler les puissances qui alimentent et instrumentalisent ce terrorisme !

C’est fort de ces principes que nous vous demandons de vous opposer à ces projets…

On ne s’égare jamais dans les valeurs. Au contraire ne les perdons jamais de vue : elles sont les repères indispensables pour éviter de s’égarer en politique !

Pour les communistes narbonnais
- PCF Narbonne, 6 place Belfort, Narbonne -


L’APPEL DES GOODYEAR

L’APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des em- plois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndi- cats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en com- mençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en or- ganisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

Je signe l’appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

NON
LES SYNDICALISTES NE SONT PAS DES DELINQUANTS !

Le ton a été donné dès le début de la législature quand le gouvernement a refusé l’amnistie sociale demandée par les parlementaires communistes.

Depuis quatre ans, d’un côté, un discours fumeux sur « le dialogue social » et de l’autre, une terrible répression pour intimider celles et ceux qui refusent les choix de casse économique et sociale !

Libertés syndicales remises en cause, mises à pied, licenciements, sanctions finan- cières contre des employés -à ERDF par exemple-, arrestations au petit matin comme de vulgaires criminels pour des syndicalistes d’Air France …. et la semaine dernière, une condamnation de vingt-quatre mois de prison dont neuf mois ferme pour huit salariés de Goodyear!

Mais qu’ont fait ces salariés
pour être si lourdement condamnés ?

Comme tout syndicaliste, ils se sont battus pour sauver des emplois…
Ils ont dénoncé la stratégie des actionnaires et des affairistes dont le seul objectif est de s’enrichir au détriment des salariés et des collectivités…
Ils ont contribué à maintenir du lien social face à la désespérance de la perte du tra- vail…

Sept ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec une direction violente et méprisante. Une entreprise fermant ses portes pour s’installer en Russie. Un patronat laissé tranquille par les pouvoirs publics…

Et huit syndicalistes poursuivis par le procureur de la République – c’est à-dire par le gouvernement- alors que les plaintes avait été retirées … pour subir au final un des verdicts les plus lourds de ces trente dernières années: la prison ferme !

Cette condamnation est injuste et inacceptable.

Demandons la relaxe pour les huit salariés de Goodyear !

En cinq jours, plus de cent mille personnes ont signé la pétition…
(voir verso ou sur internet https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l- appel-des-goodyear? Faites comme eux!


Appel du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

URGENCE PALESTINE :
Face aux massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza,
plus que jamais, la solidarité internationale avec le peuple palestinien doit continuer et s’amplifier.

RASSEMBLEMENT SAMEDI 09 AOÛT 2014
17H30 À NARBONNE
SUR LA PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE

Halte à l’agression israélienne ; levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza; protection internationale du peuple palestinien; libération de tous les prisonniers ; sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international ; soutien à la résistance du peuple palestinien ; oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité.

Cet appel est déjà soutenu par: Mouvement de la Paix, MRAP, Cimade, Confédération Paysanne, FSU, Solidaires, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, NPA,…

Merci de faire circuler largement ce message.


Nouvelle manifestation à Narbonne : Halte à l’agression israélienne contre le peuple palestinien, protection internationale pour ce peuple assiégé et massacré, dénonciation de l’immobilisme de l’Europe et du gouvernement français

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Samedi 2 août, malgré la pluie, les narbonnais ont répondu à nouveau  à l’appel du Collectif narbonnais pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens et des associations qui le composent.

 Rassemblés devant le hall de l’Hôtel de ville, ils ont manifesté leur soutien au  peuple palestinien et  leur horreur devant le massacre qu’Israël est en train de perpétrer avec l’accord tacite des USA, de l’Europe et du gouvernement français.

Après une  prise de parole au nom du Collectif, les manifestants ont défilé jusqu’à la Sous-préfecture, pour exprimer  à nouveau, par la voix de Jean Costadau,  leur mécontentement à l’égard de la position du gouvernement et de ceux qui le soutiennent, et appeler à une nouvelle  manifestation dans les jours qui viennent,  tant que le Cessez-le-feu   et la fin du blocus  à Gaza ne seront  pas prononcés.

Nombreux étaient ceux qui dénonçaient l’attitude du gouvernement, et lui reprochaient de ne plus représenter la France des Droits de l’Homme. Nombreux étaient les slogans pour appeler à la paix et à la justice en Palestine, pour dénoncer les crimes d’Israël et de ses complices à l’égard du peuple palestinien, pour appeler au cessez-le feu à Gaza, à la fin du blocus, au boycott des produits palestiniens.

Un  tract listant les produits à boycotter a été à nouveau distribué, à la demande des manifestants.

 

Ci-dessous la déclaration de Jean-Louis Burgat, au nom du  COLLECTIF NARBONNAIS POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS

Depuis maintenant plus de trois semaines le massacre auquel se livre l’armée israélienne contre la population de Gaza continue dans sa logique implacable qui vise à écraser un peuple, à lui nier tout droit y compris le droit le plus élémentaire à avoir un Etat, à se gouverner.

 Plus de 1 600 morts (dépassant le nombre de tués de l’opération «Plomb Durci» en 2009) ; d’après l’ONU, les 3 quarts sont des civils dont de nombreux enfants. Sept mille blessés, civils, femmes, enfants, toute une population condamnée à errer dans un champ de ruines sous la menace permanente des bombes. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. .Plus de 230 000 réfugiés palestiniens s’entassent par ailleurs dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza.

         Le Premier ministre israélien a prévenu, l’armée est engagée dans une opération de longue durée. Devant un tel déferlement de violence, un tel acharnement criminel, il a fallu le bombardement d’un des centres de l’ONU situé dans une école, mercredi, dans le camp de réfugiés de Jabaliya (nord de la bande de Gaza), pour qu’ Obama, jusqu’alors silencieux, soit obligé de demander un cessez-le feu sans condition, l’ONU  a fait de même.

Mais quelle efficacité peuvent avoir ces appels alors que les USA et leurs alliés ne cessent de reconnaître la prétendue légitimité d’Israël à nier les droits des Palestiniens ?

Les uns et les autres veulent faire oublier que l’armée israélienne est une armée d’occupation, qui a exproprié les Palestiniens de leur terre, qui, de guerre en guerre, a réduit le peuple palestinien à survivre dans des camps, des bouts de territoires qui sont autant de prisons à ciel ouvert. Une telle situation dramatique, humiliante n’est pas la conséquence de la seule volonté de l’Etat sioniste, elle est aussi celle des choix des grandes puissances occidentales, en premier lieu les USA, mais aussi la France et l’Europe. Ces dernières veulent garder le contrôle de la région afin d’y maintenir leur domination,  la présence de leurs multinationales, en particulier celles du pétrole, leurs profits. Leur politique vise l’ensemble des peuples, elle est le prolongement sur la scène internationale de la politique antisociale qu’ils mènent contre les travailleurs et la population.

 

La France des Bouygues et autres Dassault, vieille puissance coloniale, a toujours été au premier rang pour faire ce sale boulot  comme aujourd’hui, ce gouvernement qui a ouvertement pris fait et cause pour Israël, ignorant les droits des Palestiniens au mépris même des résolutions de l’ONU.

 

Emporté par son zèle à complaire à Israël, Hollande et son ministre de l’Intérieur ont lancé une campagne ridicule et minable contre le mouvement de solidarité qui a traversé tout le pays. Le plus honteux de cette campagne  c’est qu’elle ose accuser d’antisémitisme ceux qui militent pour l’arrêt des bombardements et la solidarité avec le peuple palestinien victime d’un véritable massacre. Interdiction de plusieurs mainfestations à Paris, inculpation de militants,…

Jusqu’où ira le gouvernement Hollande-Valls pour museler la parole des militants qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien et mettent en cause la politique criminelle du gouvernement israélien ?

 

Alors oui, nous avons un problème avec l’État d’Israël et l’agression sanglante qu’il poursuit contre les Palestiniens, oui nous avons un problème avec la veulerie du gouvernement  Valls, mais en aucun cas avec les Juifs. Nous nous battons pour les droits des Palestiniens, pour la solidarité des peuples, contre l’antisémitisme et toute forme de racisme, contre la guerre, nous nous battons pour que, demain, juifs, palestiniens, arabes puissent vivre, ensemble, pacifiquement dans une société libre.

Dans la situation inhumaine, le danger de mort permanent vécu par le peuple palestinien, oui, nous avons le devoir d’intervenir.

Nous avons un devoir de solidarité internationale, un devoir d’ingérence : en nous mobilisant massivement pour mettre la pression sur les gouvernements partout dans le monde comme nous avons su le faire du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, pour faire cesser le massacre et faire respecter les droits du peuple palestinien violés en permanence par l’État d’Israël.

 

Pour rappel : les 6 exigences du droit international

- fin de l’agression contre le peuple palestinienn ;

- levée complète du blocus instauré sur Gaza en 2006 ;

- ouverture du poste frontalier de Rafah avec l’Égypte ;

- liberté de circulation à la frontière gazaouie avec Israël ;

- autorisation de pêcher jusqu’à 12 milles marins des côtes ;

- libération des prisonniers palestiniens.

 

Notre solidarité doit être aussi active et déterminée qu’est abjecte la passivité et la complicité de la prétendue « communauté internationale », qui regarde sans rien dire l’Etat d’israël massacrer une fois de plus les palestinien-ne-s. Nous devons nous faire l’écho de cette solidarité et de cette détermination ici en France en amplifiant la mobilisation, en poursuivant les manifestations de soutien et en continuant de développer la campagne BDS -Boycott, Désinvestissement, sanctions- contre Israël, seule à même de briser l’impunité de cet État terroriste.

 

Oui La solidarité avec le peuple palestien est légitime, elle doit se poursuivre et s’amplifier. Gaza on t’oublie pas, Palestine vivra, Palestine vaincra.              

 

 

 

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